Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1860-11-01
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 01 novembre 1860 01 novembre 1860
Description : 1860/11/01 (A5,N105). 1860/11/01 (A5,N105).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6529971x
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 05/07/2013
JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 341
» Il est vrai que sur ce chiffre d'environ 5 millions
de tonneaux il faut défalquer le tonnage des échan-
ges directs qui s'opèrent entre l'Inde anglaise et la
Chine. Mais cette défalcation ne peut altérer profon-
dément les conclusions ressortant du tableau ci-des-
sus (1), et si nous rencontrions des contradicteurs,
nous pourrions leur faire de larges concessions avant
de descendre à notre chiffre de 3 millions de ton-
neaux.
» Observons toutefois que c'est là l'état de choses
créé par le progrès moderne, avant que ce progrès
ait pu substituer au long détour du cap la voie
« plus courte et "naturelle » de l'isthme, et que pas
un tonneau n'y est accordé en prévision de l'influence
que, dans les convictions du rapport, la route nou-
velle exercera sur le mouvement commercial des In-
des anglaises et de la Chine.
» Or, dans les mers qui s'étendent au delà de
l'isthme, l'enquête énumère encore et signale comme
devant profiter du passage du canal et concourir à
ses bénéfices :
« L'archipel des Philippines, possession importante
» de laquelle le grand la Peyvouse disait : « La nation
» qui en est maîtresse peut regarder sans jalousie
» toutes les possessions européennes, soit en Asie,
» soit en Amérique. » (Page 133.) « Iles abondantes
» en riz, en tabac, en maca, sorte de chanvre fort et
» soyeux dont une grande quantité est exportée aux
» États-Unis ; en café très-recherché en France pour
» sa qualité, en cacao, en indigo, en bois de Sumac,
» et enfin en sucre dont le produit annuel est évalué
» à 25 millions de kilogrammes, production bien infé-
» rieure à celle que pourrait livrer ce sol fertile, si
» les colons y mettaient un peu plus de bon vouloir,
» ce qui ne tardera pas à arriver quand ils se trou-
M veront en contact plus fréquent avec les Européens
» et qu'ils éprouveront un plus grand besoin des pro-
» duits du dehors. » (Page 139-40.)
» L'Australie, dont « il ne faut pas croire que les
» habitants regardent avec indifférence la prochaine
» mise à exécution de ce grand projet. Les tentatives
dras seuls sont égaux à. celui de Calcutta. Ainsi, pour l'année
1856-1857, d'après le même document, tandis que le chiffre des ex-
portations et des importations pour le Bengale était de 690 millions
de francs, il était pour Bombay et Madras de 689 millions. Si donc
Calcutta a employé à son service maritime 1,700,000 tonneaux ef-
fectifs en 1857, Bombay et Madras en ont dû employer la même
quantité, ce qui porterait, pour 1856-1857, le tonnage de ces trois
poits seulement à 3,400,000 tonneaux.
(1) D'après les Annales du commerce extériêur, les échanges
entre la Chine et Calcutta, centre principal de ce commerce aux
Indes, ont été, pour 1857-1858, d'un peu moins de 150 millions,
savoir :
Importations en Chine 114,551,000 fr.
Exportation3. ,. 32,779,000
Cette énorme différence entre les importations et les exportations
s'explique par ce fait que Calcutta est l'entrepôt d'où les expéditions
d'opium s'effectuent sur la Chine,
» réitérées faites au prix de grands sacrifices pour eta-
M blir une communication directe et accélérée avec la
» mère patrie par l'isthme de Suez, prouvent le con-
» traire. » (Page 144.) L'Australie, qui en supposant,
contre « l'attente de ses colons, » mais conformément
aux hypothèses du rapport, que la route par la mer
Rouge ne sera point favorable à ses envois vers l'Eu-
rope occidentale, trouvera pour le moins, sur cette
voie, des avantages incontestés pour l'expédition et
la diffusion de ses riches et nombreux produits dans
l'Europe méridionale.
» L'île Maurice, « riche de son sol fertile et heu-
» reusement située pour tirer un grand avantage des
» développements du commerce et de la navigation
» qui résulteront de l'ouverture du canal de Suez. »
(Page 145.)
» L'île de la Réunion, « ne pouvant que gagner aii
» percement de l'isthme. » (Même page.)
» Madagascar, « dont le commerce est tout à fait
» dans les mains des Français qui en retirent de très-
» grands avantages et le développent considérable-
» ment, l'exportation pour la France ayant quintuplé
» depuis cinq ans. Madagascar produit dès à présent
» une grande quantité de bois odoriférants, du sucre
» brut, du riz, du bois d'ébène, etc. Le tout dirigé
» sur la France par les petites îles de Mayotte, Nossi-
» Bé et Sainte-Marie. » (Page 146.)
» La Perse, qui par « l'ouverture du canal de Suez
» pourra non-seulement améliorer son état actuel,
» mais s'ouvrir aussi une nouvelle ère de bien-être et
D de prospérité. » (Page 147).
« Les contrées du littoral de la mer Rouge, l'Arabie,
la côte orientale d'Afrique, « pays sur lesquels la
» nouvelle voie maritime exercera la plus grande
» influence. Ces pays abandonnés par la grande na-
» vigation et d'un accès difficile, seront mis en com-
» munication immédiate avec un grand nombre de
» patrons de navires qui, habitués à la navigation des
» côtes de la Méditerranée et de l'Archipel de la Grèce,
» n'hésiteront point à conduire leurs bâtiments dans
» des parages où l'on ne trouve actuellement que les
» Arabes avec leurs misérables barques. » (Même page).
« La Commission hollandaise constate ici pour la
Compagnie une branche infaillible de revenus qui
pourtant n'a point figuré dans les estimations primi-
tives, parce qu'on n'en voulait baser les calculs que
sur des faits actuellement existants. Nous entendons
parler du cabotage que va susciter et fomenter le ca-
nal de Suez entre la Méditerranée et la mer Rouge ,
et qu'une note rendue publique du président de la
chambre de commerce de Marseille juge capable à
lui seul de rémunérer suffisamment les frais de l'en-
treprise.
» La Commission aussi attache à ce point de vue
assez d'importance pour en détailler les grandes pers*
pectives
» Il est vrai que sur ce chiffre d'environ 5 millions
de tonneaux il faut défalquer le tonnage des échan-
ges directs qui s'opèrent entre l'Inde anglaise et la
Chine. Mais cette défalcation ne peut altérer profon-
dément les conclusions ressortant du tableau ci-des-
sus (1), et si nous rencontrions des contradicteurs,
nous pourrions leur faire de larges concessions avant
de descendre à notre chiffre de 3 millions de ton-
neaux.
» Observons toutefois que c'est là l'état de choses
créé par le progrès moderne, avant que ce progrès
ait pu substituer au long détour du cap la voie
« plus courte et "naturelle » de l'isthme, et que pas
un tonneau n'y est accordé en prévision de l'influence
que, dans les convictions du rapport, la route nou-
velle exercera sur le mouvement commercial des In-
des anglaises et de la Chine.
» Or, dans les mers qui s'étendent au delà de
l'isthme, l'enquête énumère encore et signale comme
devant profiter du passage du canal et concourir à
ses bénéfices :
« L'archipel des Philippines, possession importante
» de laquelle le grand la Peyvouse disait : « La nation
» qui en est maîtresse peut regarder sans jalousie
» toutes les possessions européennes, soit en Asie,
» soit en Amérique. » (Page 133.) « Iles abondantes
» en riz, en tabac, en maca, sorte de chanvre fort et
» soyeux dont une grande quantité est exportée aux
» États-Unis ; en café très-recherché en France pour
» sa qualité, en cacao, en indigo, en bois de Sumac,
» et enfin en sucre dont le produit annuel est évalué
» à 25 millions de kilogrammes, production bien infé-
» rieure à celle que pourrait livrer ce sol fertile, si
» les colons y mettaient un peu plus de bon vouloir,
» ce qui ne tardera pas à arriver quand ils se trou-
M veront en contact plus fréquent avec les Européens
» et qu'ils éprouveront un plus grand besoin des pro-
» duits du dehors. » (Page 139-40.)
» L'Australie, dont « il ne faut pas croire que les
» habitants regardent avec indifférence la prochaine
» mise à exécution de ce grand projet. Les tentatives
dras seuls sont égaux à. celui de Calcutta. Ainsi, pour l'année
1856-1857, d'après le même document, tandis que le chiffre des ex-
portations et des importations pour le Bengale était de 690 millions
de francs, il était pour Bombay et Madras de 689 millions. Si donc
Calcutta a employé à son service maritime 1,700,000 tonneaux ef-
fectifs en 1857, Bombay et Madras en ont dû employer la même
quantité, ce qui porterait, pour 1856-1857, le tonnage de ces trois
poits seulement à 3,400,000 tonneaux.
(1) D'après les Annales du commerce extériêur, les échanges
entre la Chine et Calcutta, centre principal de ce commerce aux
Indes, ont été, pour 1857-1858, d'un peu moins de 150 millions,
savoir :
Importations en Chine 114,551,000 fr.
Exportation3. ,. 32,779,000
Cette énorme différence entre les importations et les exportations
s'explique par ce fait que Calcutta est l'entrepôt d'où les expéditions
d'opium s'effectuent sur la Chine,
» réitérées faites au prix de grands sacrifices pour eta-
M blir une communication directe et accélérée avec la
» mère patrie par l'isthme de Suez, prouvent le con-
» traire. » (Page 144.) L'Australie, qui en supposant,
contre « l'attente de ses colons, » mais conformément
aux hypothèses du rapport, que la route par la mer
Rouge ne sera point favorable à ses envois vers l'Eu-
rope occidentale, trouvera pour le moins, sur cette
voie, des avantages incontestés pour l'expédition et
la diffusion de ses riches et nombreux produits dans
l'Europe méridionale.
» L'île Maurice, « riche de son sol fertile et heu-
» reusement située pour tirer un grand avantage des
» développements du commerce et de la navigation
» qui résulteront de l'ouverture du canal de Suez. »
(Page 145.)
» L'île de la Réunion, « ne pouvant que gagner aii
» percement de l'isthme. » (Même page.)
» Madagascar, « dont le commerce est tout à fait
» dans les mains des Français qui en retirent de très-
» grands avantages et le développent considérable-
» ment, l'exportation pour la France ayant quintuplé
» depuis cinq ans. Madagascar produit dès à présent
» une grande quantité de bois odoriférants, du sucre
» brut, du riz, du bois d'ébène, etc. Le tout dirigé
» sur la France par les petites îles de Mayotte, Nossi-
» Bé et Sainte-Marie. » (Page 146.)
» La Perse, qui par « l'ouverture du canal de Suez
» pourra non-seulement améliorer son état actuel,
» mais s'ouvrir aussi une nouvelle ère de bien-être et
D de prospérité. » (Page 147).
« Les contrées du littoral de la mer Rouge, l'Arabie,
la côte orientale d'Afrique, « pays sur lesquels la
» nouvelle voie maritime exercera la plus grande
» influence. Ces pays abandonnés par la grande na-
» vigation et d'un accès difficile, seront mis en com-
» munication immédiate avec un grand nombre de
» patrons de navires qui, habitués à la navigation des
» côtes de la Méditerranée et de l'Archipel de la Grèce,
» n'hésiteront point à conduire leurs bâtiments dans
» des parages où l'on ne trouve actuellement que les
» Arabes avec leurs misérables barques. » (Même page).
« La Commission hollandaise constate ici pour la
Compagnie une branche infaillible de revenus qui
pourtant n'a point figuré dans les estimations primi-
tives, parce qu'on n'en voulait baser les calculs que
sur des faits actuellement existants. Nous entendons
parler du cabotage que va susciter et fomenter le ca-
nal de Suez entre la Méditerranée et la mer Rouge ,
et qu'une note rendue publique du président de la
chambre de commerce de Marseille juge capable à
lui seul de rémunérer suffisamment les frais de l'en-
treprise.
» La Commission aussi attache à ce point de vue
assez d'importance pour en détailler les grandes pers*
pectives
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.96%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.96%.
- Collections numériques similaires Thématique : ingénierie, génie civil Thématique : ingénierie, génie civil /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCthèm02"Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCcorp11" Corpus : ports et travaux maritimes Corpus : ports et travaux maritimes /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCcorp16"
- Auteurs similaires Desplaces Ernest Desplaces Ernest /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Desplaces Ernest" or dc.contributor adj "Desplaces Ernest")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 5/16
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k6529971x/f5.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k6529971x/f5.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k6529971x/f5.image
- Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k6529971x
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k6529971x
Facebook
Twitter