Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1863-07-01
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 01 juillet 1863 01 juillet 1863
Description : 1863/07/01 (A8,N169). 1863/07/01 (A8,N169).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62032484
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 26/11/2012
JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 249
Ce n'est donc que pour notre propre satisfaction et
pour celle des actionnaires que nous allons discuter
rapidement les motifs sur lesquels M. Hawkshaw
croit devoir augmenter de 50 millions les devis dé-
terminés par la commission internationale.
Voici les chiffres de M. Hawkshaw :
Le devis estimatif de la Compagnie qu'il juge suf-
fisant, sauf les réserves ci-dessous 200,000,000
A déduire pour économie sur les
terrassements par suite de la réduc-
tion de la largeur du canal de 100
mètres à 80 mètres entre les lacs
Amers et la mer Rouge, et à 58 mètres
entre les lacs Amers et la Méditerra-
née. 12,000,000
Dépense nette 188,000,000
Augmentations d'aprèsM. Hawkshaw:
Pour travaux de défense du canal
maritime à sa traversée
des lacs Amers 7,000,000
Pour le revêtement du
fond et des berges du
canal, depuis la mer
Rouge jusqu'aux lacs
Amers 12,500,000
Pour les intérêts à
payer probablement pen-
dant la construction sur
le capital versé. 20,000,000
Pour les éventualités
à prévoir dans l'exécu-
tion des travaux, indé-
pendamment de la som-
me de 14,370,000 francs
déjà prévue pour ce
même article dans les
estimations de la com-
mission internationale.. 22,500,000 62,000,000
Total 250,000,000
Par conséquent, les éventualités d'augmentation
prévues par le savant ingénieur sont de 62 millions
et non de 50 millions.
Examinons maintenant les divers articles qui
constituent ce surcroît de dépenses.
Pour le premier de ces articles (7 millions), il est
possible, comme l'indique M. Hawkshaw, qu'il soit
nécessaire d'endiguer dans certaines parties le bas-
sin des lacs Amers ; mais cette nécessité n'est pas
encore complétement démontrée. Dans tous les cas
nous ne la contesterons point jusqu'à plus ample in-
formé.
Quant au second article (12,500,000 francs), M. le
directeur général des travaux, dans ses observations,
ne l'admet pas avec une complète raison selon nous.
M. Hawkshaw lui-même indique dans quelles con-
ditions cette dépense serait inutile: « à moins, dit-il,
que le lit et les berges du canal ne soient d'une terre
glaise très-compacte qui saurait résister au frotte-
ment que produira l'eau à sa plus grande vitesse, il
faudra les revêtir de pierre. » ,
Or cette circonstance est justement celle qui se
présente sur le terrain situé entre les lacs Amers et
la mer Rouge, comme le constatent ces paroles de
M. Voisin.
« M. Hawkshaw pense qu'il sera nécessaire d'em-
pierrer le fond et les berges du canal entre la mer
Rouge et les lacs Amer à cause de la vitesse que le
courant atteindra quelquefois dans cette partie du
canal. S'il avait pu voir les récents puits de sondage
qui ont été creusés avec leurs parois à pic, sans le
secours d'aucun blindage, il eùt certainement formulé
une opinion en sens contraire. Le terrain, avec sa
nature argileuse extrêmement compacte, est certai-
nement capable de résister à des vitesses de lm,20
par seconde. )
Nous croyons devoir faire remarquer que ces vi-
tesses exceptionnelles seront, dans le canal, celles des
plus hautes marées de la mer Rouge. Mais il est
une raison encore plus péremptoire , pour que M.
Hawkshaw retire l'article dont nous parlons ; c'est
que cette dépense est prévue dans les devis de la
commission internationale.
On ne connaissait pas alors aussi complètement
qu'aujourd'hui la solidité et l'état compact du ter-
rain dans la plaine de Suez. La commission, par
conséquent, avait dû prévoir toutes les éventualités
et elle y avait pourvu dans ses estimations. C'est une
nouvelle preuve de l'exactitude et de la prudence
de son travail. Maintenant tout porte à croire que
l'empierrement sera inutile. Dans ce cas, ce serait un
article à ajouter non à la dépense, mais aux écono-
mies jusqu'ici acquises sur les terrassements. Quoi
qu'il en soit il est naturellement à retrancher du devis
de M. Hawkshaw, puisqu'il figure déjà dans les devis
antérieurs.
Le troisième article (20,000,000) se rapporte aux
intérêts du capital versé jusqu'à la conclusion des
travaux. Sur ce point d'abord , la loyauté de M.
Hawkshaw a soin de dire qu'il np, porte pas en ligne
de compte les diverses recettes , les divers revenus
qu'a pu ou que pourra se créer la Compagnie jus-
qu'à cette époque. En effet, la culture des terres, la
vente des terrains à bâtir, quand le moment en sera
venu, le transport des charbons de Port-Saïd à Suez,
l'admission des navires caboteurs dans le canal avant
qu'il puisse être ouvert à la grande navigation, tout
cela constitue des sources de recettes progressivement
réalisables; mais, suivant notre usage, nous ne vou-
lons pas anticiper sur l'avenir. Prenons exclusivement
les faits acquis,
Ce n'est donc que pour notre propre satisfaction et
pour celle des actionnaires que nous allons discuter
rapidement les motifs sur lesquels M. Hawkshaw
croit devoir augmenter de 50 millions les devis dé-
terminés par la commission internationale.
Voici les chiffres de M. Hawkshaw :
Le devis estimatif de la Compagnie qu'il juge suf-
fisant, sauf les réserves ci-dessous 200,000,000
A déduire pour économie sur les
terrassements par suite de la réduc-
tion de la largeur du canal de 100
mètres à 80 mètres entre les lacs
Amers et la mer Rouge, et à 58 mètres
entre les lacs Amers et la Méditerra-
née. 12,000,000
Dépense nette 188,000,000
Augmentations d'aprèsM. Hawkshaw:
Pour travaux de défense du canal
maritime à sa traversée
des lacs Amers 7,000,000
Pour le revêtement du
fond et des berges du
canal, depuis la mer
Rouge jusqu'aux lacs
Amers 12,500,000
Pour les intérêts à
payer probablement pen-
dant la construction sur
le capital versé. 20,000,000
Pour les éventualités
à prévoir dans l'exécu-
tion des travaux, indé-
pendamment de la som-
me de 14,370,000 francs
déjà prévue pour ce
même article dans les
estimations de la com-
mission internationale.. 22,500,000 62,000,000
Total 250,000,000
Par conséquent, les éventualités d'augmentation
prévues par le savant ingénieur sont de 62 millions
et non de 50 millions.
Examinons maintenant les divers articles qui
constituent ce surcroît de dépenses.
Pour le premier de ces articles (7 millions), il est
possible, comme l'indique M. Hawkshaw, qu'il soit
nécessaire d'endiguer dans certaines parties le bas-
sin des lacs Amers ; mais cette nécessité n'est pas
encore complétement démontrée. Dans tous les cas
nous ne la contesterons point jusqu'à plus ample in-
formé.
Quant au second article (12,500,000 francs), M. le
directeur général des travaux, dans ses observations,
ne l'admet pas avec une complète raison selon nous.
M. Hawkshaw lui-même indique dans quelles con-
ditions cette dépense serait inutile: « à moins, dit-il,
que le lit et les berges du canal ne soient d'une terre
glaise très-compacte qui saurait résister au frotte-
ment que produira l'eau à sa plus grande vitesse, il
faudra les revêtir de pierre. » ,
Or cette circonstance est justement celle qui se
présente sur le terrain situé entre les lacs Amers et
la mer Rouge, comme le constatent ces paroles de
M. Voisin.
« M. Hawkshaw pense qu'il sera nécessaire d'em-
pierrer le fond et les berges du canal entre la mer
Rouge et les lacs Amer à cause de la vitesse que le
courant atteindra quelquefois dans cette partie du
canal. S'il avait pu voir les récents puits de sondage
qui ont été creusés avec leurs parois à pic, sans le
secours d'aucun blindage, il eùt certainement formulé
une opinion en sens contraire. Le terrain, avec sa
nature argileuse extrêmement compacte, est certai-
nement capable de résister à des vitesses de lm,20
par seconde. )
Nous croyons devoir faire remarquer que ces vi-
tesses exceptionnelles seront, dans le canal, celles des
plus hautes marées de la mer Rouge. Mais il est
une raison encore plus péremptoire , pour que M.
Hawkshaw retire l'article dont nous parlons ; c'est
que cette dépense est prévue dans les devis de la
commission internationale.
On ne connaissait pas alors aussi complètement
qu'aujourd'hui la solidité et l'état compact du ter-
rain dans la plaine de Suez. La commission, par
conséquent, avait dû prévoir toutes les éventualités
et elle y avait pourvu dans ses estimations. C'est une
nouvelle preuve de l'exactitude et de la prudence
de son travail. Maintenant tout porte à croire que
l'empierrement sera inutile. Dans ce cas, ce serait un
article à ajouter non à la dépense, mais aux écono-
mies jusqu'ici acquises sur les terrassements. Quoi
qu'il en soit il est naturellement à retrancher du devis
de M. Hawkshaw, puisqu'il figure déjà dans les devis
antérieurs.
Le troisième article (20,000,000) se rapporte aux
intérêts du capital versé jusqu'à la conclusion des
travaux. Sur ce point d'abord , la loyauté de M.
Hawkshaw a soin de dire qu'il np, porte pas en ligne
de compte les diverses recettes , les divers revenus
qu'a pu ou que pourra se créer la Compagnie jus-
qu'à cette époque. En effet, la culture des terres, la
vente des terrains à bâtir, quand le moment en sera
venu, le transport des charbons de Port-Saïd à Suez,
l'admission des navires caboteurs dans le canal avant
qu'il puisse être ouvert à la grande navigation, tout
cela constitue des sources de recettes progressivement
réalisables; mais, suivant notre usage, nous ne vou-
lons pas anticiper sur l'avenir. Prenons exclusivement
les faits acquis,
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.94%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.94%.
- Collections numériques similaires Thématique : ingénierie, génie civil Thématique : ingénierie, génie civil /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCthèm02"Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCcorp11" Corpus : ports et travaux maritimes Corpus : ports et travaux maritimes /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCcorp16"
- Auteurs similaires Desplaces Ernest Desplaces Ernest /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Desplaces Ernest" or dc.contributor adj "Desplaces Ernest")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 9/16
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k62032484/f9.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k62032484/f9.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k62032484/f9.image
- Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k62032484
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k62032484
Facebook
Twitter