Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-11-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 novembre 1858 25 novembre 1858
Description : 1858/11/25 (A3,N59). 1858/11/25 (A3,N59).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62031051
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
584 L'ISTHME DE SUEZ, JEUDI 25 NOVEMBRE.
""C
- - aux généreux antécédents qui l'engagent dans cette œuvre de
civilisation, où avec tant de spontanéité et de dévouement elle
a voulu prendre sa-large part d'honneur et de populaire soli-
darité. En cette occasion solennelle, elle s'est portée sur la
brèche, avec une vigueur et un ensemble qui ont dépassé notre
attente elle-même.
Ce grand mouvement et ses diverses périodes ont été ap-
préciés avec justesse par le Moniteur industriel du 18 no-
vembre, dans les termes suivants :
« Le canal de Suez offrira à l'histoire un spectacle unique
jusqu'ici. Par l'ascendant de sa pensée, par la solidité de ses
études, par la puissance de la discussion, il a conquis les in-
telligences de tous les ordres, il a rallié tous les intérêts. Il
est adopté avec la même faveur dans les sommets intellec-
tuels et dans les couches secondaires des nations. Il est le
complément invoqué de tous ces prodiges de la vapeur, de
l'électricité, de la paix et de la guerre, qui ont imprimé un
si merveilleux élan à notre époque. Il est pour les peuples oc-
cidentaux l'clargissscment de celte porte qui vient de s'ouvrir
sur l'extrême Orient, et qui prépare à l'industrie européenne
des carrières presque inconnues et des marchés de 4 à 500
millions d'Ames. Ainsi, opportun, indispensable, son heure
est arrivée, comme on l'a dit de toutes parts, et il est devenu
le mot d'ordre, comme il sera devant la postérité la gloire et
lé plus beau titre de notre siècle. A l'exemple de toutes les
grandes conceptions de l'esprit humain condamnées à n'en-
fanter que dans la douleur, il a dû lutter contre les égoïsmes
routiniers, les préjugés envieux, les rêves d'accaparement et
de monopole; mais, dès à présent, il a franchi victorieuse-
ment ces obstacles, grâce à cet irrésistible levier dont le point
d'appui est l'opinion du monde : la presse unanime et univer-
selle..
Il Oui, la presse, dans son expression la plus large et la plus
bienfaisante, la presse groupée autour d'une idée de civilisa-
tion et de progrès aura sa belle et noble part dans la recon-
naissance des générations qui vont jouir et jouiront du per-
cement de l'isthme. Ce projet l'a révélée sous un jour tout
nouveau et tout moral. Devant l'évidente grandeur et l'utilité
fraternelle de cette œuvre, elle a mis de côté les tactiques
de parti, les dissentiments d'opinion, et jusqu'à l'antagonisme
des croyances religieuses. Elle a formé spontanément dans
son sein cette sainte alliance de la civilisation, et à Vienne
comme à Paris , à Saint-Pétersbourg et à Genève comme en
Espagne et en Italie, à Rome comme à Constantinople, à
Turin comme au Caire, partout elle a protégé et couvé sous
la vaste envergure de ses ailes l'initiative des hommes de
bonne volonté, résolus à trancher le problème de la commu-
niéation la plus directe entre l'Orient et l'Occident.
o C'est là un beau symptôme du génie de notre âge. Il prouve
que désormais toute pénsée généreuse et utile peut se pro-
duire avec succès devant les assises du genre humain ; que
les jalousies nationales ne prévaudront pas contre elle; et
qu'au lieu de lui demander : « D'où viens-tu ? » on lui deman-
dera uniquement : « Qui es-tu ? » ,
» Mais ce grand fait témoigne aussi de la valeur et de la
puissance de l'idée qui l'a provoqué. Elle est éminemment
juste, éminemment vraie, elle se rattache naturellement aux
besoins et aux intérêts du monde, l'idée qui a pu rallier à
ille ces sympathies, ce concours unanime dans toutes les
parties du globe,
< Au moment où, par un appel aux capitaux, la Compa.
gnje universelle procède à sa constitution définitive, prélimi-
naire obligé delà prochaine mise à exécution des travaux, la
presse devait sentir redoubler son zèle et son dévouement.
Elle touchait à son triomphe , ce n'était pas le moment de
l'abdiquer. »
La presse, en effet, dans ces conjonctures décisives, s'est
appliquée à prodiguer la lumière et à ne pas laisser en quel-
que sorte dans les ténèbres un seul recoin de la question.
Elle a tout dit, tout discuté, tout élucidé, si bien qu'elle ne
nous laisse plus rien à dire, et que dans ce débat suprême
nous n'avons plus d'autre rôle que de recueillir et de répéter
ses arguments.
Jamais peut-être les généralités et les détails de l'entreprise
sous toutes leurs faces n'ont été plus examinés et plus fouil-
lés que pendant ces derniers quinze jours; évidemment la
presse n'a pas voulu laisser survivre un doute possible dans
les esprits bienveillants, mais indécis, et pour avoir raison de
toutes les objections sincères ou malveillantes , elle a vu qu'il
suffisait de les traîner à la clarté de la discussion publique.
Cette revue, en résumant tout ce débat, ne sera donc pas
et ne peut pas être autre chose que le recueil complet de toutes
les grandes considérations commerciales, financières, politi-
ques, qui militent en faveur du canal, et la réfutation reflétée
des quelques observations ou insinuations qui se sont élevées
à propos de la forme et du mode de la souscription.
En France, la presse parisienne est celle qui a naturelle-
ment tenu le plus de place dans cette discussion : elle a droit
par conséquent à une mention et -à une citation spéciales;
c'est par elle que nous commencerons.
Nous divisons ce résumé en deux sections tirées de la na-
lure des choses : 1° les considérations générales; 20 celles qui
concernent plus particulièrement la souscription elle-même.
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES.
Le Journal des Débats du 14 novembre, sous la signature
d'un de nos plus savants économistes, M. Chemin-Dupontès,
publie ces réflexions : , ,
« L'un des épisodes les plus intéressants de l'histoire du
dix-neuvième siècle, ce sera certainement l'entreprise du canal
maritime de Suez, et lorsque les 10 à 12,000 navires qui
chaque année vont, par la route du Cap, échanger entre
l'Europe et l'Indo-Chine environ 4 millions de tonneaux de
marchandises, emprunteront, sinon tous, du moins pour
la majeure partie, cette voie méditerranéenne; lorsque la va-
peur, aidée de l'une des plus fécondes inventions modernes,
l'hélice, aura établi avec la mer Rouge une intercourse régu-
lière et multiplié les transports entre les pays d'Ocident et le
mbnde oriental, on s'étonnera bien qu'il ait fallu tant d'ef-
forts, tant de luttes, tant de négociations pour amener à fin
une entreprise aussi évidemment utile, pussi indispensable
aux progrès commerciaux des peuples, pour la dégager des
obstacles infinis et des inconcevables résistances que lui au-
ront opposés les défiances d'une politique jalouse où les étroi-
tes préventions de la routine. Mais disons mieux : nos petits-
neveux s'expliqueront bien difficilement qu'il ait fallu l'attente
d'une longue suite de siècles avant que leurs devanciers en
vinssent enfin à s'ingénier de couper un morceau de terre de
moins de 140 kilomètres, au solpiat et uni, pour ce grand
intérêt, pour ce merveilleux résultat de rapprocher deux mon-
des, deux civilisations, en réduisant à moitié, par un canal
qui n'exige pas d'écluses, le parcours maritime de 5 à 600
lieues qui les avait séparés jusque-là. — Rien de si simple au
monde que les grandes choses; c'est ce dont s'aperçoit tou-
jours, en fin de compte, la gent humaine, mais seulement
quand elles sont accomplies et .quand les intérêts plus ou
moins légitimes qu'elles ont dérangés, ou plutôt qui se sont
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- - aux généreux antécédents qui l'engagent dans cette œuvre de
civilisation, où avec tant de spontanéité et de dévouement elle
a voulu prendre sa-large part d'honneur et de populaire soli-
darité. En cette occasion solennelle, elle s'est portée sur la
brèche, avec une vigueur et un ensemble qui ont dépassé notre
attente elle-même.
Ce grand mouvement et ses diverses périodes ont été ap-
préciés avec justesse par le Moniteur industriel du 18 no-
vembre, dans les termes suivants :
« Le canal de Suez offrira à l'histoire un spectacle unique
jusqu'ici. Par l'ascendant de sa pensée, par la solidité de ses
études, par la puissance de la discussion, il a conquis les in-
telligences de tous les ordres, il a rallié tous les intérêts. Il
est adopté avec la même faveur dans les sommets intellec-
tuels et dans les couches secondaires des nations. Il est le
complément invoqué de tous ces prodiges de la vapeur, de
l'électricité, de la paix et de la guerre, qui ont imprimé un
si merveilleux élan à notre époque. Il est pour les peuples oc-
cidentaux l'clargissscment de celte porte qui vient de s'ouvrir
sur l'extrême Orient, et qui prépare à l'industrie européenne
des carrières presque inconnues et des marchés de 4 à 500
millions d'Ames. Ainsi, opportun, indispensable, son heure
est arrivée, comme on l'a dit de toutes parts, et il est devenu
le mot d'ordre, comme il sera devant la postérité la gloire et
lé plus beau titre de notre siècle. A l'exemple de toutes les
grandes conceptions de l'esprit humain condamnées à n'en-
fanter que dans la douleur, il a dû lutter contre les égoïsmes
routiniers, les préjugés envieux, les rêves d'accaparement et
de monopole; mais, dès à présent, il a franchi victorieuse-
ment ces obstacles, grâce à cet irrésistible levier dont le point
d'appui est l'opinion du monde : la presse unanime et univer-
selle..
Il Oui, la presse, dans son expression la plus large et la plus
bienfaisante, la presse groupée autour d'une idée de civilisa-
tion et de progrès aura sa belle et noble part dans la recon-
naissance des générations qui vont jouir et jouiront du per-
cement de l'isthme. Ce projet l'a révélée sous un jour tout
nouveau et tout moral. Devant l'évidente grandeur et l'utilité
fraternelle de cette œuvre, elle a mis de côté les tactiques
de parti, les dissentiments d'opinion, et jusqu'à l'antagonisme
des croyances religieuses. Elle a formé spontanément dans
son sein cette sainte alliance de la civilisation, et à Vienne
comme à Paris , à Saint-Pétersbourg et à Genève comme en
Espagne et en Italie, à Rome comme à Constantinople, à
Turin comme au Caire, partout elle a protégé et couvé sous
la vaste envergure de ses ailes l'initiative des hommes de
bonne volonté, résolus à trancher le problème de la commu-
niéation la plus directe entre l'Orient et l'Occident.
o C'est là un beau symptôme du génie de notre âge. Il prouve
que désormais toute pénsée généreuse et utile peut se pro-
duire avec succès devant les assises du genre humain ; que
les jalousies nationales ne prévaudront pas contre elle; et
qu'au lieu de lui demander : « D'où viens-tu ? » on lui deman-
dera uniquement : « Qui es-tu ? » ,
» Mais ce grand fait témoigne aussi de la valeur et de la
puissance de l'idée qui l'a provoqué. Elle est éminemment
juste, éminemment vraie, elle se rattache naturellement aux
besoins et aux intérêts du monde, l'idée qui a pu rallier à
ille ces sympathies, ce concours unanime dans toutes les
parties du globe,
< Au moment où, par un appel aux capitaux, la Compa.
gnje universelle procède à sa constitution définitive, prélimi-
naire obligé delà prochaine mise à exécution des travaux, la
presse devait sentir redoubler son zèle et son dévouement.
Elle touchait à son triomphe , ce n'était pas le moment de
l'abdiquer. »
La presse, en effet, dans ces conjonctures décisives, s'est
appliquée à prodiguer la lumière et à ne pas laisser en quel-
que sorte dans les ténèbres un seul recoin de la question.
Elle a tout dit, tout discuté, tout élucidé, si bien qu'elle ne
nous laisse plus rien à dire, et que dans ce débat suprême
nous n'avons plus d'autre rôle que de recueillir et de répéter
ses arguments.
Jamais peut-être les généralités et les détails de l'entreprise
sous toutes leurs faces n'ont été plus examinés et plus fouil-
lés que pendant ces derniers quinze jours; évidemment la
presse n'a pas voulu laisser survivre un doute possible dans
les esprits bienveillants, mais indécis, et pour avoir raison de
toutes les objections sincères ou malveillantes , elle a vu qu'il
suffisait de les traîner à la clarté de la discussion publique.
Cette revue, en résumant tout ce débat, ne sera donc pas
et ne peut pas être autre chose que le recueil complet de toutes
les grandes considérations commerciales, financières, politi-
ques, qui militent en faveur du canal, et la réfutation reflétée
des quelques observations ou insinuations qui se sont élevées
à propos de la forme et du mode de la souscription.
En France, la presse parisienne est celle qui a naturelle-
ment tenu le plus de place dans cette discussion : elle a droit
par conséquent à une mention et -à une citation spéciales;
c'est par elle que nous commencerons.
Nous divisons ce résumé en deux sections tirées de la na-
lure des choses : 1° les considérations générales; 20 celles qui
concernent plus particulièrement la souscription elle-même.
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES.
Le Journal des Débats du 14 novembre, sous la signature
d'un de nos plus savants économistes, M. Chemin-Dupontès,
publie ces réflexions : , ,
« L'un des épisodes les plus intéressants de l'histoire du
dix-neuvième siècle, ce sera certainement l'entreprise du canal
maritime de Suez, et lorsque les 10 à 12,000 navires qui
chaque année vont, par la route du Cap, échanger entre
l'Europe et l'Indo-Chine environ 4 millions de tonneaux de
marchandises, emprunteront, sinon tous, du moins pour
la majeure partie, cette voie méditerranéenne; lorsque la va-
peur, aidée de l'une des plus fécondes inventions modernes,
l'hélice, aura établi avec la mer Rouge une intercourse régu-
lière et multiplié les transports entre les pays d'Ocident et le
mbnde oriental, on s'étonnera bien qu'il ait fallu tant d'ef-
forts, tant de luttes, tant de négociations pour amener à fin
une entreprise aussi évidemment utile, pussi indispensable
aux progrès commerciaux des peuples, pour la dégager des
obstacles infinis et des inconcevables résistances que lui au-
ront opposés les défiances d'une politique jalouse où les étroi-
tes préventions de la routine. Mais disons mieux : nos petits-
neveux s'expliqueront bien difficilement qu'il ait fallu l'attente
d'une longue suite de siècles avant que leurs devanciers en
vinssent enfin à s'ingénier de couper un morceau de terre de
moins de 140 kilomètres, au solpiat et uni, pour ce grand
intérêt, pour ce merveilleux résultat de rapprocher deux mon-
des, deux civilisations, en réduisant à moitié, par un canal
qui n'exige pas d'écluses, le parcours maritime de 5 à 600
lieues qui les avait séparés jusque-là. — Rien de si simple au
monde que les grandes choses; c'est ce dont s'aperçoit tou-
jours, en fin de compte, la gent humaine, mais seulement
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