Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-11-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 novembre 1858 25 novembre 1858
Description : 1858/11/25 (A3,N59). 1858/11/25 (A3,N59).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62031051
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
JBUDI 23 SOVEMUIIB, JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. âïo
» Quelle sera cependant, à côté de celte grande branche de
revenus, ta valeur des terrains concédés? Aujourd'hui elle est
à peu près nulle. Elle se compose d'un sol fécond en lui-
même, mais que le soleil brûle et que l'eau ne fertilise pas.
Mais lorsque les flots du Nil, du fleuve vivifiant de l'Egypte,
iront, par la ligne de tous les canaux que nous avons indiqués
porter à cette terre le seul élément de ferlilité qui lui manque,
elle aura acquis l'importance et le prix des riches terrains du
Delta, c'est-à-dire de ces champs qui donnent trois et quatre
récoltes par année.
Une relation que M. Mougol, ingénieur en chef du canal,
connu par ses immenses travaux hydrauliques en Egypte, a
publiée dans le journal Y Isthme de Suez, nous donne tous
les détails d'une exploitation qu'il a conquise sur le désert
dans des conditions beaucoup moins avantageuses et qui lui
a rapporté 210 fr. par an et par hectare. Réduisons cette es-
timation de près des deux cinquièmes; évaluons le revenu à
l'hectare des terrains cultivables de la Compagnie à 150 fr.
seulement. Elle possède 63,000 hectares ciillirables. Rédui-
sons les à 50,000. 50,000 hectares à 150 fr. donnent un re-
venu annuel de 7,500,000 fr. Ce n'est pas tout. I.e surplus de
la concession , jusqu'à concurrence de 133,000 hecttucs, est
composé de terrains à bâtir, le long du canal maritime et au-
tour du lac Timsah, devant former un port intérieur d'une
superficie de 2,000 hectares, où viendront aboutir tous ces
navires, tous ces voyageurs, toutes ces marchandises, en un
mot tout ce mouvement maritime et commercial qui consii-
tue les relations entre les deux hémisphères. Quelle sera l'af-
fluence des populations vers ce centre du commerce entre
l'Europe et l'Asie? Quelle sera l'étendue des établissements
qui se formeront sur ses contours, et qui auront leurs corres-
pondants à Suez et à Péluse? C'est ce que nul ne peut pré-
voir avec certitude ; mais on peut avancer avec assurance
qu'elle sera considérable. Si donc on estime sur le pied le
plus modeste et la valeur des terrains cultivés et la valeur des
terrains à bâtir, il n'est certes pas excessif de croire que, dans
leur ensemble, ils représenteront la valeur totale de la con-
struction du canal, c'est-à dire le fonds social de la Compa-
gnie. Quelle est l'entreprise qui, de nos jours, s'est pré-
sentée dans ces perspectives de solidité et de puissance
productive?
» Avant de terminer, nous avons à exposer une dernière
considération. On sait que, d'après le texte de la souscription,
un versement de 200 fr. par action doit être effectué, et
qu'aucun autre appel de fonds ne sera fait avant deux ans.
Nous croyons pouvoir affirmer que ce nouvel appel de fonds
ne sera imposé aux actionnaires qu'après que les terrains au-
ront été mis en culture; qu'après que le canal aura été ouvert
de façon à pouvoir donner passage aux neuf dixièmes de la
navigation totale. Les produits des terrains, les revenus du
péage, seront alors en grande partie réalisés, et comme ils
représentent et la mise en valeur des terres, et les neuf
dixièmes du péage, nous demeurons encore au-dessous de la
réalité en les évaluant à un total de 30 millions. Or, ce revenu,
à répartir sur les versements effectués ou sur 80 millions, re-
présente un riche dividende dont les actionnaires jouiront
indépendamment du service de l'intérêt de 5 p. 100 qui leur
est attribué sur les sommes versées jusqu'au complet achève-
ment des travaux.
» Ainsi, dans ses estimations, la Compagnie universelle s'est
tenue aux limites les plus humbles pour les avantages dont
elle pouvait présenter la perspective à ses intéressés. Selon
nous.même, et toute la presse à peu près est de notre avis,
elle s'est tnoulrée dans ces cireonslanccs trop timide eL trop
restrictive. Elle a cherché à atténuer plutôt qu'à grandir les
résultats commerciaux promis à l'entreprise, En cela elle a
fait à la fois acte de probité et du plus honorable scrupule.
La presse avait la mission comme elle possède les éléments
de montrer la réalité, la nature des choses dans tout leur jour.
C'est ce que nous avons essayé de faire, et nous sommes
prêt à soutenir et démontrer la modération et l'exactitude
logique de ces calculs contre tout contradicteur. »
P. B-s DARNIS.
LA SOUSCRIPTION.
Il est remarquable que sur l'énonciation des avantages
politiques, commerciaux, financiers, civilisateurs, pu-
blics et privés du canal de Suez, pas une contestation ne
s'élève. Les adversaires très-rares de l'entreprise, qui s'a-
vouent peu et se cachent, ont porté la guerre sur un tout
autre terrain. Sur le terrain large et ouvert où la presse les
appelait, ils se sentaient sans force; ils se sont donc rabattus
sur les détails; ils ont plaidé des fins de nonrrecevoir.
Pour l'un, c'était le firman du Sultan; pour l'autre, l'oppo-
sition de l'Angleterre; ici on objectait la non-formation du
conseil d'administration; là, l'absence du patronage de quel-
que haut financier, etc. ; et même, faut-il le dire ? la prétendue
insécurité des fonds remis et déposés à la Banque. Tous ces
nuages, Dieu merci! se sont dissipés sous les rayons de la
presse; aujourd'hui, nous ne croyons plus qu'il reste quelque
chose dans les esprits de ces petites perfidies , de CiS méticu-
leuses susceptibilités : il serait difficile, en effet, qu'elles eus-
sent pu persister devant l'unanimité et la puissance des réfu-
tations qui leur ont été opposées.
Citons d'abord une déclaration du Moniteur industriel,
parce qu'ici l'affirmation du journaliste est en même temps la
pensée et sera la règle de conduite du directeur de la Compa-
gnie universelle :
u L'entreprise du canal de Suez est pour son promoteur
une œuvre d'abnégation et de dévouement. Elle ne sera livrée
à aucune exploitation particulière.
» Les actions seront distribuées sans exception ni privilége
au prorata de la demande de chaque souscripteur en raison
de la somme du capital souscrit.
» Les fonds provenant de la souscription sont, on le sait,
versés à la Banque de France. Il n'en sera pas distrait une
obole avant que le conseil d'administration en ait déterminé
l'emploi. Les frais de l'opération, comme tous ceux qui ont
été faits jusqu'à présent pour les études et pour les dépenses
préparatoires de ce grand projet, continueront à être avancés
par les promoteurs de l'entreprise.
» Ce n'est que du jour où le capital social sera souscrit
qu'aux termes des statuts, la Compagnie sera constituée. Ce
n'est que de ce jour, par conséquent, que peuvent fonction-
ner ses divers instruments, et, dès lors, son conseil d'admi-
nistration ; ce n'est que de ce jour que les capitaux versés
pourront trouver un emploi ; et il n'en peut être et il n'en
sera disposé que par la délibération et l'intervention du con-
seil d'administration.
» Jusque-là, les fonds seront un dépôt auquel il n'est per-
mis à personne de toucher, et le promoteur du canal de-Suez,
quant à lui, désire rester et restera complétement étranger à
toute manipulation financière. « p. B-S darnis.
Ici nous ne pouvons nous refuser au plaisir, plus encore,
au devoir de placer sous les yeux du lecteur le texte même des
réponses qui, par toutes les voix de la presse politique, com-
merciale, financière, ont jailli sut* cette petite oppbsitton
souveraine, et n'ont pas eu de peine à l'étouffer eous leur!
Ilots,
» Quelle sera cependant, à côté de celte grande branche de
revenus, ta valeur des terrains concédés? Aujourd'hui elle est
à peu près nulle. Elle se compose d'un sol fécond en lui-
même, mais que le soleil brûle et que l'eau ne fertilise pas.
Mais lorsque les flots du Nil, du fleuve vivifiant de l'Egypte,
iront, par la ligne de tous les canaux que nous avons indiqués
porter à cette terre le seul élément de ferlilité qui lui manque,
elle aura acquis l'importance et le prix des riches terrains du
Delta, c'est-à-dire de ces champs qui donnent trois et quatre
récoltes par année.
Une relation que M. Mougol, ingénieur en chef du canal,
connu par ses immenses travaux hydrauliques en Egypte, a
publiée dans le journal Y Isthme de Suez, nous donne tous
les détails d'une exploitation qu'il a conquise sur le désert
dans des conditions beaucoup moins avantageuses et qui lui
a rapporté 210 fr. par an et par hectare. Réduisons cette es-
timation de près des deux cinquièmes; évaluons le revenu à
l'hectare des terrains cultivables de la Compagnie à 150 fr.
seulement. Elle possède 63,000 hectares ciillirables. Rédui-
sons les à 50,000. 50,000 hectares à 150 fr. donnent un re-
venu annuel de 7,500,000 fr. Ce n'est pas tout. I.e surplus de
la concession , jusqu'à concurrence de 133,000 hecttucs, est
composé de terrains à bâtir, le long du canal maritime et au-
tour du lac Timsah, devant former un port intérieur d'une
superficie de 2,000 hectares, où viendront aboutir tous ces
navires, tous ces voyageurs, toutes ces marchandises, en un
mot tout ce mouvement maritime et commercial qui consii-
tue les relations entre les deux hémisphères. Quelle sera l'af-
fluence des populations vers ce centre du commerce entre
l'Europe et l'Asie? Quelle sera l'étendue des établissements
qui se formeront sur ses contours, et qui auront leurs corres-
pondants à Suez et à Péluse? C'est ce que nul ne peut pré-
voir avec certitude ; mais on peut avancer avec assurance
qu'elle sera considérable. Si donc on estime sur le pied le
plus modeste et la valeur des terrains cultivés et la valeur des
terrains à bâtir, il n'est certes pas excessif de croire que, dans
leur ensemble, ils représenteront la valeur totale de la con-
struction du canal, c'est-à dire le fonds social de la Compa-
gnie. Quelle est l'entreprise qui, de nos jours, s'est pré-
sentée dans ces perspectives de solidité et de puissance
productive?
» Avant de terminer, nous avons à exposer une dernière
considération. On sait que, d'après le texte de la souscription,
un versement de 200 fr. par action doit être effectué, et
qu'aucun autre appel de fonds ne sera fait avant deux ans.
Nous croyons pouvoir affirmer que ce nouvel appel de fonds
ne sera imposé aux actionnaires qu'après que les terrains au-
ront été mis en culture; qu'après que le canal aura été ouvert
de façon à pouvoir donner passage aux neuf dixièmes de la
navigation totale. Les produits des terrains, les revenus du
péage, seront alors en grande partie réalisés, et comme ils
représentent et la mise en valeur des terres, et les neuf
dixièmes du péage, nous demeurons encore au-dessous de la
réalité en les évaluant à un total de 30 millions. Or, ce revenu,
à répartir sur les versements effectués ou sur 80 millions, re-
présente un riche dividende dont les actionnaires jouiront
indépendamment du service de l'intérêt de 5 p. 100 qui leur
est attribué sur les sommes versées jusqu'au complet achève-
ment des travaux.
» Ainsi, dans ses estimations, la Compagnie universelle s'est
tenue aux limites les plus humbles pour les avantages dont
elle pouvait présenter la perspective à ses intéressés. Selon
nous.même, et toute la presse à peu près est de notre avis,
elle s'est tnoulrée dans ces cireonslanccs trop timide eL trop
restrictive. Elle a cherché à atténuer plutôt qu'à grandir les
résultats commerciaux promis à l'entreprise, En cela elle a
fait à la fois acte de probité et du plus honorable scrupule.
La presse avait la mission comme elle possède les éléments
de montrer la réalité, la nature des choses dans tout leur jour.
C'est ce que nous avons essayé de faire, et nous sommes
prêt à soutenir et démontrer la modération et l'exactitude
logique de ces calculs contre tout contradicteur. »
P. B-s DARNIS.
LA SOUSCRIPTION.
Il est remarquable que sur l'énonciation des avantages
politiques, commerciaux, financiers, civilisateurs, pu-
blics et privés du canal de Suez, pas une contestation ne
s'élève. Les adversaires très-rares de l'entreprise, qui s'a-
vouent peu et se cachent, ont porté la guerre sur un tout
autre terrain. Sur le terrain large et ouvert où la presse les
appelait, ils se sentaient sans force; ils se sont donc rabattus
sur les détails; ils ont plaidé des fins de nonrrecevoir.
Pour l'un, c'était le firman du Sultan; pour l'autre, l'oppo-
sition de l'Angleterre; ici on objectait la non-formation du
conseil d'administration; là, l'absence du patronage de quel-
que haut financier, etc. ; et même, faut-il le dire ? la prétendue
insécurité des fonds remis et déposés à la Banque. Tous ces
nuages, Dieu merci! se sont dissipés sous les rayons de la
presse; aujourd'hui, nous ne croyons plus qu'il reste quelque
chose dans les esprits de ces petites perfidies , de CiS méticu-
leuses susceptibilités : il serait difficile, en effet, qu'elles eus-
sent pu persister devant l'unanimité et la puissance des réfu-
tations qui leur ont été opposées.
Citons d'abord une déclaration du Moniteur industriel,
parce qu'ici l'affirmation du journaliste est en même temps la
pensée et sera la règle de conduite du directeur de la Compa-
gnie universelle :
u L'entreprise du canal de Suez est pour son promoteur
une œuvre d'abnégation et de dévouement. Elle ne sera livrée
à aucune exploitation particulière.
» Les actions seront distribuées sans exception ni privilége
au prorata de la demande de chaque souscripteur en raison
de la somme du capital souscrit.
» Les fonds provenant de la souscription sont, on le sait,
versés à la Banque de France. Il n'en sera pas distrait une
obole avant que le conseil d'administration en ait déterminé
l'emploi. Les frais de l'opération, comme tous ceux qui ont
été faits jusqu'à présent pour les études et pour les dépenses
préparatoires de ce grand projet, continueront à être avancés
par les promoteurs de l'entreprise.
» Ce n'est que du jour où le capital social sera souscrit
qu'aux termes des statuts, la Compagnie sera constituée. Ce
n'est que de ce jour, par conséquent, que peuvent fonction-
ner ses divers instruments, et, dès lors, son conseil d'admi-
nistration ; ce n'est que de ce jour que les capitaux versés
pourront trouver un emploi ; et il n'en peut être et il n'en
sera disposé que par la délibération et l'intervention du con-
seil d'administration.
» Jusque-là, les fonds seront un dépôt auquel il n'est per-
mis à personne de toucher, et le promoteur du canal de-Suez,
quant à lui, désire rester et restera complétement étranger à
toute manipulation financière. « p. B-S darnis.
Ici nous ne pouvons nous refuser au plaisir, plus encore,
au devoir de placer sous les yeux du lecteur le texte même des
réponses qui, par toutes les voix de la presse politique, com-
merciale, financière, ont jailli sut* cette petite oppbsitton
souveraine, et n'ont pas eu de peine à l'étouffer eous leur!
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