Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-11-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 novembre 1858 25 novembre 1858
Description : 1858/11/25 (A3,N59). 1858/11/25 (A3,N59).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62031051
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
JEUDI 25 NOVEMBRE. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 587
du niveau des deux mers. Des hommes très-compétents pen-
sent même que plusieurs des travaux étudiés par la Commis-
sion internationale pourraient être supprimés. Le port pro-
longé de Péluse, suivant eux, ne serait point nécessaire, et il
suffirait de creuser à la drague dans le fond solide de la baie
de Péluse une large entrée pour assurer l'accès maritime du
canal. Loin de prévoir une augmentation dans les dépenses
au delà du chiffre des devis, il est donc permis de penser que
ce chiffre ne sera pas atteint. »
Quant aux sources des bénéfices sans s'arrêter aux ac-
cessoires , elles sont d'une double nature : 1° les produits
des terres concédées; 2° la perception du péage sur le canal.
(j Sur le premier point, ce n'est pas sans dessein que nous
signalons en première ligne les concessions de terres faites à
la Compagnie. Ces concessions équivalent à nos yeux à une
garantie d'intérêt donnée par le gouvernement égyptien au
capital employé pour le percement de l'isthme et à l'amor-
tissement de ce capital en dehors de tout prélèvement fait sur
les bénéfices mêmes qui résulteront de l'exploitation du canal.
63,000 hectares de terrains irrigables sont concédés à la
Compagnie. Supposons qu'elle n'en mette en culture que
48,000. Le produit des terres cultivées de la basse Égypte
est en moyenne de 100 fr. par feddan ou 250 fr. par hec-
tare. Ce chiffre résulte d'un compte que nous avons sous les
yeux, établissant les produits obtenus pendant sept années
consécutives dans des terrains gagnés sur le désert maréca-
geux du lac d'Etkou. 48,000 hectares à 250 fr. par hectare
donneraient un produit net d'environ 10 millions de francs.
Ce serait l'intérêt du capital social à 5 0/0. Si l'on ajoute à
l'importance de cette propriété agricole la bande de deux
kilomètres dont la Compagnie sera également propriétaire le
long des canaux et autour des ports, et dont il est impossible
qu'une grande partie ne soit pas utilisée par elle en ventes ou
en locations de terrain pour tous les établissements particu-
liers qui devront se former sur le parcours du canal, on
reconnaîlra que la Compagnie aura, dans cette vaste pro-
priété territoriale mise en valeur par le canal maritime et le
canal fluvial, une ample représentation de son capital, qu'elle
pourra amortir au besoin par des réalisations successives. »
Quant aux revenus maritimes du canal, voici comment
l'écrivain les apprécie :
« De nombreux documents statistiques ont servi à l'éva-
luation des produits du canal maritime. Nous ne songeons
point à les reproduire ici en détail. Nous nous contenterons
de constater, d'après les Annales du commerce extérieur, que
le mouvement commercial entre l'Europe et les Indes dépasse
actuellement 4 millions de tonnes, et suit, depuis dix années,
une progression incessante. Qu'une grande part de ce mouve-
ment maritime doive revenir au canal de Suez, c'est ce que
personne ne contestera. On peut différer sur la proportion
du tonnage que le canal détournera vers la nouvelle route,
qui gagnera 3,000 lieues sur l'ancienne ; ce que l'on accordera,
c'est que, de même que toutes les créations nouvelles, le canal
suscitera des besoins, des intérêts nouveaux dans la mesure
même des avantages nouveaux qu'il offrira au commerce et à
la navigation. Qui eût pu prédire, du temps où le transport
des voyageurs se faisait par les diligences, quels déplacements
d'hommes les chemins de fer devaient entraîner et pourraient
opérer? L'ouverture de la mer Rouge et des mers de l'Inde,
de la Chine et de l'Australie, aux peuples riverains de la Médi-
terranée, produira infailliblement dans le commerce et la
marine marchande de ces peuples une révolution non moins
vaste et non moins imprévue. Il s'agit ici de l'invasion des
marines grecque, sarde, génoise, marines si actives, si
sobres, si économiques, sur les 1,200 lieues des côtes de la
mer Rouge, dans le golfe Persique et sur la côte orientale de
l'Afrique ! Il s'agit de mettre en contact avec la Méditerranée
des contrées riches en minéraux, coton, sucre, café, soies,
laines, etc. Il s'agit, en un mot, de rendre voisins, par un
travail de quelques années, deux mondes dont la distance
matérielle avait séparé jusqu'à présent les civilisations. Est-il
téméraire, en présence d'un tel inconnu, de porter à 4 mil-
lions de tonnes le mouvement qui s'accomplira par le canal
de Suez ?
» Si l'on applique à ce chiffre le tarif de 10 francs par
tonne que la Compagnie est autorisée à percevoir, on trou-
vera déjà pour elle un revenu de 40 millions de francs, béné-
fice bien légitime, car le passage de Suez réduira au moins à
un tiers de la dépense actuelle les frais imposés à la naviga-
tion par le passage du cap de Bonne-Espérance. Quand la
Compagnie gagnera 40 millions, c'est donc encore une éco-
nomie de 80 millions qu'elle procurera au commerce général. »
M. Forcade conclut enfin en répondant à quelques préoccu-
pations qui, en effet, ont un instant existé dans quelques
esprits, mais qui aujourd'hui ont complétement disparu.
a Nous négligeons, dit-il, les autres branches secondaires de
venus sur lesquels peut compter la Compagnie de l'isthme de
Suez, pour répondre en finissant à deux préoccupations que
nous avons rencontrées chez plusieurs de nos lecteurs habi-
tuels. Quelques personnes hésitent devant la question de na-
tionalité que soulève le siége social de la Compagnie; d'autres
auraient voulu que la souscription eût été ouverte sous le
patronage d'un conseil d'administration dont les membres
auraient été désignés d'avance. Nous répondrons sur le pre-
mier point : La Compagnie de Suez, quoique ayant à Alexan-
drie son siège social, comme le veut l'objet de son entreprise,
est une société anonyme. Il existe déjà deux sociétés anonymes
en Egypte : La Compagnie du Medjidié et la Compagnie de
remorquage à vapeur, toutes les deux régies par la loi fran-
çaise. La Compagnie de l'isthme de Suez sera la troisième
société de ce genre ayant son siège à Alexandrie, mais avec
cette différence, qui est tout à son avantage, que l'action admi-
nistrative et le siège de juridiction sont établis à Paris. Quant
au conseil d'administration , il doit être composé de membres
choisis parmi les diverses nations qui s'associeront à l'entre-
prise, et dans la mesure de la part que chaque nation prendra
à la formation du capital social. C'est ce qui a empêché de com-
poser le conseil d'administration avant la clôture de la sous-
cription publique. Le désintéressement qui a présidé jusqu'à
présent à l'étude et aux travaux préparatoires de cette grande
entreprise est un gage de sûreté pour les souscripteurs , et
nous ne doutons point qu'après la clôture de la souscription
un conseil d'administration, recruté parmi les notabilités
industrielles et financières de l'Europe, ne prenne en main la
direction de la Compagnie. ) EUGÈNE FORCADE.
Sur cette même question, le Moniteur industriel du 18 no-
vembre exprime encore plus de confiance et la pose avec une
plus grande largeur. Il pense que dans les diverses estima-
tions publiques on a timidement reculé devant la vérité réelle,
et qu'on est loin jusqu'ici d'avoir attribué aux revenus du ca-
nal l'importance qu'ils auront. C'est un nouveau point de
vue, et nous devons citer cet article dans son entier :
(c Depuis deux ans, nous étudions avec toute l'attention et
toute l'application dont nous sommes capable les problèmes
relatifs aux résultats du percement de l'isthme de Suez. Plus
nous pénétrons dans cette étude, et plus nous demeurons con-
vaincu que les évaluations produites, toutes belles qu'elles
du niveau des deux mers. Des hommes très-compétents pen-
sent même que plusieurs des travaux étudiés par la Commis-
sion internationale pourraient être supprimés. Le port pro-
longé de Péluse, suivant eux, ne serait point nécessaire, et il
suffirait de creuser à la drague dans le fond solide de la baie
de Péluse une large entrée pour assurer l'accès maritime du
canal. Loin de prévoir une augmentation dans les dépenses
au delà du chiffre des devis, il est donc permis de penser que
ce chiffre ne sera pas atteint. »
Quant aux sources des bénéfices sans s'arrêter aux ac-
cessoires , elles sont d'une double nature : 1° les produits
des terres concédées; 2° la perception du péage sur le canal.
(j Sur le premier point, ce n'est pas sans dessein que nous
signalons en première ligne les concessions de terres faites à
la Compagnie. Ces concessions équivalent à nos yeux à une
garantie d'intérêt donnée par le gouvernement égyptien au
capital employé pour le percement de l'isthme et à l'amor-
tissement de ce capital en dehors de tout prélèvement fait sur
les bénéfices mêmes qui résulteront de l'exploitation du canal.
63,000 hectares de terrains irrigables sont concédés à la
Compagnie. Supposons qu'elle n'en mette en culture que
48,000. Le produit des terres cultivées de la basse Égypte
est en moyenne de 100 fr. par feddan ou 250 fr. par hec-
tare. Ce chiffre résulte d'un compte que nous avons sous les
yeux, établissant les produits obtenus pendant sept années
consécutives dans des terrains gagnés sur le désert maréca-
geux du lac d'Etkou. 48,000 hectares à 250 fr. par hectare
donneraient un produit net d'environ 10 millions de francs.
Ce serait l'intérêt du capital social à 5 0/0. Si l'on ajoute à
l'importance de cette propriété agricole la bande de deux
kilomètres dont la Compagnie sera également propriétaire le
long des canaux et autour des ports, et dont il est impossible
qu'une grande partie ne soit pas utilisée par elle en ventes ou
en locations de terrain pour tous les établissements particu-
liers qui devront se former sur le parcours du canal, on
reconnaîlra que la Compagnie aura, dans cette vaste pro-
priété territoriale mise en valeur par le canal maritime et le
canal fluvial, une ample représentation de son capital, qu'elle
pourra amortir au besoin par des réalisations successives. »
Quant aux revenus maritimes du canal, voici comment
l'écrivain les apprécie :
« De nombreux documents statistiques ont servi à l'éva-
luation des produits du canal maritime. Nous ne songeons
point à les reproduire ici en détail. Nous nous contenterons
de constater, d'après les Annales du commerce extérieur, que
le mouvement commercial entre l'Europe et les Indes dépasse
actuellement 4 millions de tonnes, et suit, depuis dix années,
une progression incessante. Qu'une grande part de ce mouve-
ment maritime doive revenir au canal de Suez, c'est ce que
personne ne contestera. On peut différer sur la proportion
du tonnage que le canal détournera vers la nouvelle route,
qui gagnera 3,000 lieues sur l'ancienne ; ce que l'on accordera,
c'est que, de même que toutes les créations nouvelles, le canal
suscitera des besoins, des intérêts nouveaux dans la mesure
même des avantages nouveaux qu'il offrira au commerce et à
la navigation. Qui eût pu prédire, du temps où le transport
des voyageurs se faisait par les diligences, quels déplacements
d'hommes les chemins de fer devaient entraîner et pourraient
opérer? L'ouverture de la mer Rouge et des mers de l'Inde,
de la Chine et de l'Australie, aux peuples riverains de la Médi-
terranée, produira infailliblement dans le commerce et la
marine marchande de ces peuples une révolution non moins
vaste et non moins imprévue. Il s'agit ici de l'invasion des
marines grecque, sarde, génoise, marines si actives, si
sobres, si économiques, sur les 1,200 lieues des côtes de la
mer Rouge, dans le golfe Persique et sur la côte orientale de
l'Afrique ! Il s'agit de mettre en contact avec la Méditerranée
des contrées riches en minéraux, coton, sucre, café, soies,
laines, etc. Il s'agit, en un mot, de rendre voisins, par un
travail de quelques années, deux mondes dont la distance
matérielle avait séparé jusqu'à présent les civilisations. Est-il
téméraire, en présence d'un tel inconnu, de porter à 4 mil-
lions de tonnes le mouvement qui s'accomplira par le canal
de Suez ?
» Si l'on applique à ce chiffre le tarif de 10 francs par
tonne que la Compagnie est autorisée à percevoir, on trou-
vera déjà pour elle un revenu de 40 millions de francs, béné-
fice bien légitime, car le passage de Suez réduira au moins à
un tiers de la dépense actuelle les frais imposés à la naviga-
tion par le passage du cap de Bonne-Espérance. Quand la
Compagnie gagnera 40 millions, c'est donc encore une éco-
nomie de 80 millions qu'elle procurera au commerce général. »
M. Forcade conclut enfin en répondant à quelques préoccu-
pations qui, en effet, ont un instant existé dans quelques
esprits, mais qui aujourd'hui ont complétement disparu.
a Nous négligeons, dit-il, les autres branches secondaires de
venus sur lesquels peut compter la Compagnie de l'isthme de
Suez, pour répondre en finissant à deux préoccupations que
nous avons rencontrées chez plusieurs de nos lecteurs habi-
tuels. Quelques personnes hésitent devant la question de na-
tionalité que soulève le siége social de la Compagnie; d'autres
auraient voulu que la souscription eût été ouverte sous le
patronage d'un conseil d'administration dont les membres
auraient été désignés d'avance. Nous répondrons sur le pre-
mier point : La Compagnie de Suez, quoique ayant à Alexan-
drie son siège social, comme le veut l'objet de son entreprise,
est une société anonyme. Il existe déjà deux sociétés anonymes
en Egypte : La Compagnie du Medjidié et la Compagnie de
remorquage à vapeur, toutes les deux régies par la loi fran-
çaise. La Compagnie de l'isthme de Suez sera la troisième
société de ce genre ayant son siège à Alexandrie, mais avec
cette différence, qui est tout à son avantage, que l'action admi-
nistrative et le siège de juridiction sont établis à Paris. Quant
au conseil d'administration , il doit être composé de membres
choisis parmi les diverses nations qui s'associeront à l'entre-
prise, et dans la mesure de la part que chaque nation prendra
à la formation du capital social. C'est ce qui a empêché de com-
poser le conseil d'administration avant la clôture de la sous-
cription publique. Le désintéressement qui a présidé jusqu'à
présent à l'étude et aux travaux préparatoires de cette grande
entreprise est un gage de sûreté pour les souscripteurs , et
nous ne doutons point qu'après la clôture de la souscription
un conseil d'administration, recruté parmi les notabilités
industrielles et financières de l'Europe, ne prenne en main la
direction de la Compagnie. ) EUGÈNE FORCADE.
Sur cette même question, le Moniteur industriel du 18 no-
vembre exprime encore plus de confiance et la pose avec une
plus grande largeur. Il pense que dans les diverses estima-
tions publiques on a timidement reculé devant la vérité réelle,
et qu'on est loin jusqu'ici d'avoir attribué aux revenus du ca-
nal l'importance qu'ils auront. C'est un nouveau point de
vue, et nous devons citer cet article dans son entier :
(c Depuis deux ans, nous étudions avec toute l'attention et
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relatifs aux résultats du percement de l'isthme de Suez. Plus
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