Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-11-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 novembre 1858 10 novembre 1858
Description : 1858/11/10 (A3,N58). 1858/11/10 (A3,N58).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203104m
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
562 L'ISTHME DE SUEZ, MERCREDI 10 NOVEMBRE.
arrivé à établir à travers l'isthme de Suez une communication
maritime suffisante pour les neuf dixièmes de la navigation
commerciale.
» Le commerce, la civilisation, l'humanité, n'auront pas
assez d'actions de grâces à rendre à l'infatigable promoteur
de cette œuvre rénovatrice, et le nom de M. de Lesseps sera
inscrit en caractères ineffaçables dans le livre d'or de la pos-
térité. n
Avec Londres, avec Vienne, avec Madrid, avec Bruxelles,
voici maintenant comment s'expiime Paris :
Le Courrier de Paris, dans une discussion excellente et
détaillée , où sont appréciés les obstacles opposés à l'œuvre et
l'invincible puissance à laquelle elle est arrivée, en résume en
ces termes les avantages matériels et financiers :
« Nous ne nous occuperons, dans les lignes qui vont suivre,
que des points traités dans la circulaire de M. Ferd. de Lesseps,
remettant à un autre jour l'historique de ce grand fait poli-
tique et commercial, la description des pays que doit tra-
verser le canal, l'énumération des travaux à exécuter, ainsi
que les considérations sur les conséquences que le percement
doit produire.
» On sait que la Compagnie a pour objet 1° la réunion de
la Méditerranée à la mer Rouge par un canal de grande navi-
gation; 2° la jonction du Xil au canal maritime par un canal
d'irrigation et de navigation fluviale; 3° la mise en valeur
des terrains concédés à la Compagnie et situés de manière à
profiter du canal d'irrigation.
r Disons de suite que ces deux derniers objets, bien qu'ac-
cessoires , n'en procureront pas moins à la Compagnie un
avantage très-réel, les terres cultivables concédées étant éva-
luées à cent mille hectares.
n Il est maintenant hors de doute, et la discussion qui s'est
élevée sur ce point le rend certain jusqu'à l'évidence, que le
percement de l'isthme de Suez est non-seulement praticable,
mais encore facile, auprès des travaux gigantesques que l'on
voit opérer par l'industrie moderne. Il est aujourd'hui dé-
montré en fait, comme Laplace et Fourier l'avaient depuis
longtemps démontré en théorie, que la différence de niveau
entre les deux mers, que la commission d'Egypte en 1799
avait trouvée être de 30 pieds, n'existe pas. Les forages opé-
rés en plusieurs endroits de l'isthme prouvent qu'on n'aura
pas, comme on l'avait prétendu, à creuser le canal dans le
roc; et enfin les sondages de la marine établissent que le golfe
de Péluse n'est pas, comme on l'avait avancé, un vaste bour-
bier recouvert de quelques pouces d'eau.
» Passons maintenant à la question des dépenses que doit
nécessiter le travail projeté.
» Le devis des travaux, réglé avec le plus grand soin par
la Commission internationale, s'élève à la somme de 162 mil-
lions, et on va voir, par le détail de cette somme, que les
fonds portés au chapitre de l'imprévu sont plus que suffisants
pour parer aux éventualités les plus fâcheuses.
La dépense prévue pour le percement de l'isthme de
Suez, y compris les travaux accessoires, s'élève à la somme
de 143,851,595 fr. ; les frais d'administration, évalués à
2 1/2 p. 100 du capital, montent à 3,578,164 fr. La somme
pour omissions ou accidents est évaluée à 10 p. 100 de la
dépense prévue, soit 14,570,240 fr., ce qui donne le total de
162 millions.
regard de ces dépenses, plaçons les bénéfices que
IP rter
IV/ idoi £ .p^gorter le droit de passage que chaque navire devra
à«^uitïerg*)ur traverser l'isthme, en négligeant le revenu des
.terr<8S;ce~Bdées, celui que donneront les prises d'eau que les
^|| - terres cô^pdées, celui que donneront les prises d'eau que les
riverains du canal fluvial devront payer, et celui que l'on
percevra pour la navigation de ce canal.
n M. Ferdinand de Lesseps évalue à 30 millions par an
le produit brut du canal de communication entre les deux
mers, calculant que les bâtiments le traversant jaugeront au
moins 3 millions de tonneaux, sur lesquels la concession
l'autorise à percevoir un droit de 10 fr. par tonneau. Nous
devons ajouter qu'en annonçant que ce chiffre est au-dessous
de toutes les probabilités , M. Ferdinand de Lesseps est as-
surément dans le vrai. A présent, en effet, 4 millions de
tonneaux passent par le cap de Bonne-Espérance, et des
relevés officiels publiés par l'East India and China asso-
ciation, il résulte que, pour l'Angleterre seule, depuis 1852
jusqu'en 1857, l'augmentation du tonnage anglais par le
Cap, aller et retour, a été en totalité de 826,745 tonneaux,
ce qui fait une augmentation moyenne de 165,349 tonneaux
par année pour la seule Angleterre.
n Nous devons dire de plus que des principes les plus cer-
tains et les plus élémentaires de l'économie politique, prin-
cipes qui se justifient par l'expérience et le sens commun, on
doit tirer cette conséquence qu'il est fort à supposer que,
par suite du percement de l'isthme de Suez, la quantité des
exportations pour l'Asie et des importations de cette partie
du monde en Europe est appelée à doubler en fort peu de
temps, sans qu'il soit même besoin, pour expliquer cet ac-
croissement du commerce maritime, d'invoquer les débouchés
immenses que va ouvrir à l'activité commerciale le traité de
Tien-tsing avec la Chine, et la pacification possible de l'Inde.
Rien n'est en effet plus facile à comprendre; car, puisque
les frais et le temps de la traversée d'Europe en Asie, et réci-
proquement, sont diminués de moitié, le même navire pourra
faire dans le même laps de temps et pour le même prix deux
voyages au lieu d'un, et l'armateur, avec le même capital,
doublera ainsi ses bénéfices.
» La plus humble intelligence commerciale comprendra
donc l'intérêt qu'a le commerce maritime à prendre une voie
qui lui épargne un trajet de trois mille lieues sur six mille,
et par laquelle la traversée, qui était de quatre mois, se
trouve réduite à deux; ce sera pour celui-ci l'occasion de
faire l'application en chiffres du célèbre adage américain :
time is money, le temps c'est de l'argent. Un ancien marin,
M. de Chancel, qui s'est spécialement occupé de cette ques-
tion, établit qu'en suivant la voie du cap de Bonne-Espérance,
le tonneau coûte cent vingt francs, tandis qu'il n'en coûtera
que soixante-douze par la voie du canal de Suez, réalisant
ainsi une économie de quarante-huit francs par tonne. Nous
ne disons rien de l'avantage qu'il y aura à ne plus affronter
ce terrible cap des Tempêtes, où tant de vaisseaux périssent
chaque année. »
Enfin, le Constitutionnel, dont le dévouement à l'oeuvre
civilisatrice de Suez ne s'est ni lassé ni démenti un seul jour,
publie, dans son numéro du 6 novembre, sur la souscription
les considérations suivantes, dues à la plume habile et ferme
de M. P. Dubois, très-connu de nos lecteurs:
« La souscription aux actions du canal de Suez est un évé-
nement européen. Il se fait autour d'elle un mouvement très-
remarquable qui a toute l'autorité et toute la dignité d'un
mouvement d'opinion. Que les capitaux y rencontrent un bon
placement, ce n'est pas douteux; la spéculation même y trou-
vera son compte. Mais pour le peuple et pour nous autres,
ce n'est pas là ce qui nous préoccupe. Voyez cette marche réel-
lement triomphale du fondateur de l'entreprise au milieu des
populations , depuis Barcelone jusqu'à Marseille Pourquoi cet
empressement ? Pourquoi ces applaudissements, ces encoura-
arrivé à établir à travers l'isthme de Suez une communication
maritime suffisante pour les neuf dixièmes de la navigation
commerciale.
» Le commerce, la civilisation, l'humanité, n'auront pas
assez d'actions de grâces à rendre à l'infatigable promoteur
de cette œuvre rénovatrice, et le nom de M. de Lesseps sera
inscrit en caractères ineffaçables dans le livre d'or de la pos-
térité. n
Avec Londres, avec Vienne, avec Madrid, avec Bruxelles,
voici maintenant comment s'expiime Paris :
Le Courrier de Paris, dans une discussion excellente et
détaillée , où sont appréciés les obstacles opposés à l'œuvre et
l'invincible puissance à laquelle elle est arrivée, en résume en
ces termes les avantages matériels et financiers :
« Nous ne nous occuperons, dans les lignes qui vont suivre,
que des points traités dans la circulaire de M. Ferd. de Lesseps,
remettant à un autre jour l'historique de ce grand fait poli-
tique et commercial, la description des pays que doit tra-
verser le canal, l'énumération des travaux à exécuter, ainsi
que les considérations sur les conséquences que le percement
doit produire.
» On sait que la Compagnie a pour objet 1° la réunion de
la Méditerranée à la mer Rouge par un canal de grande navi-
gation; 2° la jonction du Xil au canal maritime par un canal
d'irrigation et de navigation fluviale; 3° la mise en valeur
des terrains concédés à la Compagnie et situés de manière à
profiter du canal d'irrigation.
r Disons de suite que ces deux derniers objets, bien qu'ac-
cessoires , n'en procureront pas moins à la Compagnie un
avantage très-réel, les terres cultivables concédées étant éva-
luées à cent mille hectares.
n Il est maintenant hors de doute, et la discussion qui s'est
élevée sur ce point le rend certain jusqu'à l'évidence, que le
percement de l'isthme de Suez est non-seulement praticable,
mais encore facile, auprès des travaux gigantesques que l'on
voit opérer par l'industrie moderne. Il est aujourd'hui dé-
montré en fait, comme Laplace et Fourier l'avaient depuis
longtemps démontré en théorie, que la différence de niveau
entre les deux mers, que la commission d'Egypte en 1799
avait trouvée être de 30 pieds, n'existe pas. Les forages opé-
rés en plusieurs endroits de l'isthme prouvent qu'on n'aura
pas, comme on l'avait prétendu, à creuser le canal dans le
roc; et enfin les sondages de la marine établissent que le golfe
de Péluse n'est pas, comme on l'avait avancé, un vaste bour-
bier recouvert de quelques pouces d'eau.
» Passons maintenant à la question des dépenses que doit
nécessiter le travail projeté.
» Le devis des travaux, réglé avec le plus grand soin par
la Commission internationale, s'élève à la somme de 162 mil-
lions, et on va voir, par le détail de cette somme, que les
fonds portés au chapitre de l'imprévu sont plus que suffisants
pour parer aux éventualités les plus fâcheuses.
La dépense prévue pour le percement de l'isthme de
Suez, y compris les travaux accessoires, s'élève à la somme
de 143,851,595 fr. ; les frais d'administration, évalués à
2 1/2 p. 100 du capital, montent à 3,578,164 fr. La somme
pour omissions ou accidents est évaluée à 10 p. 100 de la
dépense prévue, soit 14,570,240 fr., ce qui donne le total de
162 millions.
regard de ces dépenses, plaçons les bénéfices que
IP rter
IV/ idoi £ .p^gorter le droit de passage que chaque navire devra
à«^uitïerg*)ur traverser l'isthme, en négligeant le revenu des
.terr<8S;ce~Bdées, celui que donneront les prises d'eau que les
^|| - terres cô^pdées, celui que donneront les prises d'eau que les
riverains du canal fluvial devront payer, et celui que l'on
percevra pour la navigation de ce canal.
n M. Ferdinand de Lesseps évalue à 30 millions par an
le produit brut du canal de communication entre les deux
mers, calculant que les bâtiments le traversant jaugeront au
moins 3 millions de tonneaux, sur lesquels la concession
l'autorise à percevoir un droit de 10 fr. par tonneau. Nous
devons ajouter qu'en annonçant que ce chiffre est au-dessous
de toutes les probabilités , M. Ferdinand de Lesseps est as-
surément dans le vrai. A présent, en effet, 4 millions de
tonneaux passent par le cap de Bonne-Espérance, et des
relevés officiels publiés par l'East India and China asso-
ciation, il résulte que, pour l'Angleterre seule, depuis 1852
jusqu'en 1857, l'augmentation du tonnage anglais par le
Cap, aller et retour, a été en totalité de 826,745 tonneaux,
ce qui fait une augmentation moyenne de 165,349 tonneaux
par année pour la seule Angleterre.
n Nous devons dire de plus que des principes les plus cer-
tains et les plus élémentaires de l'économie politique, prin-
cipes qui se justifient par l'expérience et le sens commun, on
doit tirer cette conséquence qu'il est fort à supposer que,
par suite du percement de l'isthme de Suez, la quantité des
exportations pour l'Asie et des importations de cette partie
du monde en Europe est appelée à doubler en fort peu de
temps, sans qu'il soit même besoin, pour expliquer cet ac-
croissement du commerce maritime, d'invoquer les débouchés
immenses que va ouvrir à l'activité commerciale le traité de
Tien-tsing avec la Chine, et la pacification possible de l'Inde.
Rien n'est en effet plus facile à comprendre; car, puisque
les frais et le temps de la traversée d'Europe en Asie, et réci-
proquement, sont diminués de moitié, le même navire pourra
faire dans le même laps de temps et pour le même prix deux
voyages au lieu d'un, et l'armateur, avec le même capital,
doublera ainsi ses bénéfices.
» La plus humble intelligence commerciale comprendra
donc l'intérêt qu'a le commerce maritime à prendre une voie
qui lui épargne un trajet de trois mille lieues sur six mille,
et par laquelle la traversée, qui était de quatre mois, se
trouve réduite à deux; ce sera pour celui-ci l'occasion de
faire l'application en chiffres du célèbre adage américain :
time is money, le temps c'est de l'argent. Un ancien marin,
M. de Chancel, qui s'est spécialement occupé de cette ques-
tion, établit qu'en suivant la voie du cap de Bonne-Espérance,
le tonneau coûte cent vingt francs, tandis qu'il n'en coûtera
que soixante-douze par la voie du canal de Suez, réalisant
ainsi une économie de quarante-huit francs par tonne. Nous
ne disons rien de l'avantage qu'il y aura à ne plus affronter
ce terrible cap des Tempêtes, où tant de vaisseaux périssent
chaque année. »
Enfin, le Constitutionnel, dont le dévouement à l'oeuvre
civilisatrice de Suez ne s'est ni lassé ni démenti un seul jour,
publie, dans son numéro du 6 novembre, sur la souscription
les considérations suivantes, dues à la plume habile et ferme
de M. P. Dubois, très-connu de nos lecteurs:
« La souscription aux actions du canal de Suez est un évé-
nement européen. Il se fait autour d'elle un mouvement très-
remarquable qui a toute l'autorité et toute la dignité d'un
mouvement d'opinion. Que les capitaux y rencontrent un bon
placement, ce n'est pas douteux; la spéculation même y trou-
vera son compte. Mais pour le peuple et pour nous autres,
ce n'est pas là ce qui nous préoccupe. Voyez cette marche réel-
lement triomphale du fondateur de l'entreprise au milieu des
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