Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-11-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 novembre 1858 25 novembre 1858
Description : 1858/11/25 (A3,N59). 1858/11/25 (A3,N59).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62031051
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
594 L'ISTHME DE SUEZ, JEUDI 25 NOVEMBRE.
Gazette de l'Industrie et du Commerce.
a Le moment est donc propice aux grandes entreprises , et
expliquerait à lui seul le succès de la souscription ouverte
par M. de Lesseps pour l'établissement du canal de Suez, si
l'attrait d'une aussi grande œuvre ne légitimait pas cet em-
pressement d'un public intelligent. Nous avons tenu exacte-
ment nos lecteurs au courant des diverses phases de cette
entreprise sur le point d'aboutir, malgré l'opiniâtre opposition
des journaux anglais : ils doivent donc bien en connaître les
éléments et la haute portée. Cependant nous reproduisons plus
loin un article rédigé avec beaucoup de soin sur cet important
sujet, et que publie la Semaine financière dans son numéro
d'aujourd'hui. La question y est envisagée sous ces trois points
de vue essentiels : le côté politique de l'œuvre, le côté tech-
nique et scientifique, et enfin le côté financier, qui n'a pas le
moins d'intérêt pour les lecteurs d'une feuille spéciale. »
Alonde industriel.
a Nous sommes heureux de pouvoir annoncer que la sous-
cription de la Compagnie universelle du canal maritime de
Suez obtient partout le succès le plus sérieux et le plus décisif.
Un pareil résultat n'étonnera personne. La souscription, il est
vrai, a été ouverte dans des conditions exceptionnelles et
tout à fait en dehors de la pratique des entreprises ordinaires.
Mais c'est là précisément la cause et le secret du succès. L'émi-
nent promoteur de l'entreprise, qui, depuis quatre ans et sans
dévier un moment du but poursuivi, a triomphé de tant
d'obstacles, savait bien comment il convenait d'assurer le
couronnement de son œuvre. Sa pensée ne sera pas trompée.
Le Vice-roi d'Egypte a dépensé trois ou quatre millions pour
préparer à coup sûr les bases de cette gigantesque entreprise.
Il y a déjà sur les chantiers un ou deux millions de matériel.
Cette confiance pratique, gage de la confiance universelle qui
aujourd'hui éclate de toutes parts, ne permettait pas de douter
de la réussite. - Nous donnons par exception à la Compagnie
universelle la première place de notre journal, comme elle l'a
déjà dans les préoccupations de tous les esprits. » JUNQUA.
La France, 14 novembre.
« On assure que la souscription à l'isthme de Suez marche
de manière à satisfaire l'infatigable promoteur de la jonction
des deux mers. Il paraît que la France est décidément à la
tète decette mémorable entreprise, non-seulement par l'homme
qui l'a si largement divulguée et préparée, mais aussi par ses
capitaux. Comme elle doit tirer le principal profit de l'écono-
mie que réalise le percement de l'isthme, elle a la conscience
de vouloir y concourir pour la principale somme.
n Nous n'en attendions pas moins de notre pays.
» On dirait queles circonstances sont appropriées pour la réa-
lisation du projet de M. de Lesseps. La Chine nous a ouvert
ses portes par un traité de commerce; le Japon, à ce qu'on
prétend, en fait autant à l'heure qu'il est, et la Cochinchine
est courbée sous notre pavillon. La civilisation et le commerce
n'ont pas à s'occuper si le canon a renversé les barrières qui
leur faisaient obstacle: pour eux, le point important, c'est
que l'obstacle n'existe plus.
» C'est aussi notre manière de voir.
» Nous allons donc trafiquer avec ces contrées encore si peu
explorées par les Occidentaux! Nous allons donc leur com-
muniquer nos merveilles scientifiques et industrielles! Leur sol
fécond nous récompensera de nos peines, de nos dangers et
de notre hardiesse.
» Avec l'isthme percé, Marseille est à quarante jours de Pé-
kin, de Jeddo et de Hué. Avec la nouvelle route, dont la
France est le premier affluent, toutes les valeurs de notre
génie et de notre activité doivent s'accroître.
» Nous pouvons donc terminer cet article par les mots que
nous inscrivions en le commencant :
» Confiance ! confiance!. » CH. LEGRAND.
La Cote, 13 novembre.
« Toutes les questions soulevées à propos de l'isthme de Suez
n'ont été jusqu'ici que des occasions offertes au promoteur de
ce grand projet pour triompher de ses adversaires. On se rap-
pelle combien les difficultés d'exécution du canal maritime ont
fourni d'arguments spécieux contre cette œuvre gigantesque;
on sait aussi comment les travaux du génie européen et en
particulier du génie français ont fait justice des appréciations
de cabinet. C'est appuyé sur des décisions auxquelles les noms
les plus illustres prêtaient leur autorité que M. de Lesseps a
pu répondre de la possibilité du percement de l'isthme, et les
discussions contraires n'ont eu d'autre effet que d'amener une
affirmation plus éclatante de cette grande pensée.
« Quant à la souscription, le public répond d'une manière
trop palpable aux doutes que la jalousie et l'envie avaient
répandus à l'avance. Ainsi que le génie français, l'argent fran-
çais se montre disposé à concourir de toutes ses forces à la
réalisation du dessein qui préoccupe l'humanité civilisée depuis
les Pharaons.
Il suffisait, en effet, que cette œuvre eût un caractère d'uti-
lité universelle bien accusé pour que la France l'adoptât avec
chaleur, et mît à son service toutes les ressources dont elle
pouvait disposer. Elle se plaît à attacher son nom à ces grands
travaux, et c'était certes quelque chose pour elle de l'écrire
une fois de plus sur l'ancienne terre d'Egypte par une œuvre
utile et impérissable. Cependant nous ne croyons pas qu'elle
ait maintenant terminé son rôle. Après le conseil, après l'ar-
gent, vient le travail matériel, l'œuvre des bras, comme on dit,
et la France, qui a accueilli la pensée, fourni la plus grande
partie des premières ressources, ne manquera pas d'ingénieurs
et d'ouvriers pour l'exécution. Nous ne croyons pas altérer
le caractère de neutralité garanti à l'entreprise en réclamant
pour le travail national une large part. D'ailleurs les adjudi-
cations seront fractionnées, suivant toutes probabilités, de
manière à assurer à chacun sa tâche; pour que le canal soit
terminé dans l'espace de trois ans, il faut une véritable armée
de travailleurs. » A. CARDONNEL.
Pour être juste envers ces auxiliaires, il nous faudrait les
nommer et les citer tous; ils nous pardonneront pour un jour
de ne pouvoir ici leur présenter qu'en masse l'expression de
notre gratitude et du sentiment profond que nous avons de
l'utilité de leur concours. Parmi eux, quelques-uns ont ex-
primé sur la marche de la souscription des inquiétudes bien-
veillantes ; nous les prions de se rassurer, et pour cela il leur
suffira d'ailleurs de lire tous les renseignements, toutes les
preuves de sympathiques assistances que nous venons d'em-
prunter à la presse parisienne.
JOURNAL DES DÉBATS,
« Enfin, le 22 de ce mois, le Journal des Débats, fermant en
quelque sorte et couronnant cette grande campagne de la
presse française, concentre dans un article dû au talent d'un
des défenseurs les plus constants et les plus distingués du canal
Suez, M. Alloury, la substance de toute cette polémique. Cet
article, nous le savons, a produit une vive sensation. Le pu-
blic y a vu la formule brillante et solide des sentiments qui
l'animent, et nous le considérons comme portant en lui la so-
lution de tous les doutes sincères; à ce double titre, et mal-
Gazette de l'Industrie et du Commerce.
a Le moment est donc propice aux grandes entreprises , et
expliquerait à lui seul le succès de la souscription ouverte
par M. de Lesseps pour l'établissement du canal de Suez, si
l'attrait d'une aussi grande œuvre ne légitimait pas cet em-
pressement d'un public intelligent. Nous avons tenu exacte-
ment nos lecteurs au courant des diverses phases de cette
entreprise sur le point d'aboutir, malgré l'opiniâtre opposition
des journaux anglais : ils doivent donc bien en connaître les
éléments et la haute portée. Cependant nous reproduisons plus
loin un article rédigé avec beaucoup de soin sur cet important
sujet, et que publie la Semaine financière dans son numéro
d'aujourd'hui. La question y est envisagée sous ces trois points
de vue essentiels : le côté politique de l'œuvre, le côté tech-
nique et scientifique, et enfin le côté financier, qui n'a pas le
moins d'intérêt pour les lecteurs d'une feuille spéciale. »
Alonde industriel.
a Nous sommes heureux de pouvoir annoncer que la sous-
cription de la Compagnie universelle du canal maritime de
Suez obtient partout le succès le plus sérieux et le plus décisif.
Un pareil résultat n'étonnera personne. La souscription, il est
vrai, a été ouverte dans des conditions exceptionnelles et
tout à fait en dehors de la pratique des entreprises ordinaires.
Mais c'est là précisément la cause et le secret du succès. L'émi-
nent promoteur de l'entreprise, qui, depuis quatre ans et sans
dévier un moment du but poursuivi, a triomphé de tant
d'obstacles, savait bien comment il convenait d'assurer le
couronnement de son œuvre. Sa pensée ne sera pas trompée.
Le Vice-roi d'Egypte a dépensé trois ou quatre millions pour
préparer à coup sûr les bases de cette gigantesque entreprise.
Il y a déjà sur les chantiers un ou deux millions de matériel.
Cette confiance pratique, gage de la confiance universelle qui
aujourd'hui éclate de toutes parts, ne permettait pas de douter
de la réussite. - Nous donnons par exception à la Compagnie
universelle la première place de notre journal, comme elle l'a
déjà dans les préoccupations de tous les esprits. » JUNQUA.
La France, 14 novembre.
« On assure que la souscription à l'isthme de Suez marche
de manière à satisfaire l'infatigable promoteur de la jonction
des deux mers. Il paraît que la France est décidément à la
tète decette mémorable entreprise, non-seulement par l'homme
qui l'a si largement divulguée et préparée, mais aussi par ses
capitaux. Comme elle doit tirer le principal profit de l'écono-
mie que réalise le percement de l'isthme, elle a la conscience
de vouloir y concourir pour la principale somme.
n Nous n'en attendions pas moins de notre pays.
» On dirait queles circonstances sont appropriées pour la réa-
lisation du projet de M. de Lesseps. La Chine nous a ouvert
ses portes par un traité de commerce; le Japon, à ce qu'on
prétend, en fait autant à l'heure qu'il est, et la Cochinchine
est courbée sous notre pavillon. La civilisation et le commerce
n'ont pas à s'occuper si le canon a renversé les barrières qui
leur faisaient obstacle: pour eux, le point important, c'est
que l'obstacle n'existe plus.
» C'est aussi notre manière de voir.
» Nous allons donc trafiquer avec ces contrées encore si peu
explorées par les Occidentaux! Nous allons donc leur com-
muniquer nos merveilles scientifiques et industrielles! Leur sol
fécond nous récompensera de nos peines, de nos dangers et
de notre hardiesse.
» Avec l'isthme percé, Marseille est à quarante jours de Pé-
kin, de Jeddo et de Hué. Avec la nouvelle route, dont la
France est le premier affluent, toutes les valeurs de notre
génie et de notre activité doivent s'accroître.
» Nous pouvons donc terminer cet article par les mots que
nous inscrivions en le commencant :
» Confiance ! confiance!. » CH. LEGRAND.
La Cote, 13 novembre.
« Toutes les questions soulevées à propos de l'isthme de Suez
n'ont été jusqu'ici que des occasions offertes au promoteur de
ce grand projet pour triompher de ses adversaires. On se rap-
pelle combien les difficultés d'exécution du canal maritime ont
fourni d'arguments spécieux contre cette œuvre gigantesque;
on sait aussi comment les travaux du génie européen et en
particulier du génie français ont fait justice des appréciations
de cabinet. C'est appuyé sur des décisions auxquelles les noms
les plus illustres prêtaient leur autorité que M. de Lesseps a
pu répondre de la possibilité du percement de l'isthme, et les
discussions contraires n'ont eu d'autre effet que d'amener une
affirmation plus éclatante de cette grande pensée.
« Quant à la souscription, le public répond d'une manière
trop palpable aux doutes que la jalousie et l'envie avaient
répandus à l'avance. Ainsi que le génie français, l'argent fran-
çais se montre disposé à concourir de toutes ses forces à la
réalisation du dessein qui préoccupe l'humanité civilisée depuis
les Pharaons.
Il suffisait, en effet, que cette œuvre eût un caractère d'uti-
lité universelle bien accusé pour que la France l'adoptât avec
chaleur, et mît à son service toutes les ressources dont elle
pouvait disposer. Elle se plaît à attacher son nom à ces grands
travaux, et c'était certes quelque chose pour elle de l'écrire
une fois de plus sur l'ancienne terre d'Egypte par une œuvre
utile et impérissable. Cependant nous ne croyons pas qu'elle
ait maintenant terminé son rôle. Après le conseil, après l'ar-
gent, vient le travail matériel, l'œuvre des bras, comme on dit,
et la France, qui a accueilli la pensée, fourni la plus grande
partie des premières ressources, ne manquera pas d'ingénieurs
et d'ouvriers pour l'exécution. Nous ne croyons pas altérer
le caractère de neutralité garanti à l'entreprise en réclamant
pour le travail national une large part. D'ailleurs les adjudi-
cations seront fractionnées, suivant toutes probabilités, de
manière à assurer à chacun sa tâche; pour que le canal soit
terminé dans l'espace de trois ans, il faut une véritable armée
de travailleurs. » A. CARDONNEL.
Pour être juste envers ces auxiliaires, il nous faudrait les
nommer et les citer tous; ils nous pardonneront pour un jour
de ne pouvoir ici leur présenter qu'en masse l'expression de
notre gratitude et du sentiment profond que nous avons de
l'utilité de leur concours. Parmi eux, quelques-uns ont ex-
primé sur la marche de la souscription des inquiétudes bien-
veillantes ; nous les prions de se rassurer, et pour cela il leur
suffira d'ailleurs de lire tous les renseignements, toutes les
preuves de sympathiques assistances que nous venons d'em-
prunter à la presse parisienne.
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« Enfin, le 22 de ce mois, le Journal des Débats, fermant en
quelque sorte et couronnant cette grande campagne de la
presse française, concentre dans un article dû au talent d'un
des défenseurs les plus constants et les plus distingués du canal
Suez, M. Alloury, la substance de toute cette polémique. Cet
article, nous le savons, a produit une vive sensation. Le pu-
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