Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-10-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 octobre 1858 25 octobre 1858
Description : 1858/10/25 (A3,N57). 1858/10/25 (A3,N57).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62031036
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
LUXDI 25 OCTOBRE. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 535
services que pourrait rendre le télégraphe deviendraient
presque illusoires. Ainsi donc la confiance qu'a le Times
de voir se réaliser le projet du télégraphe de l'Inde,
malgré toutes les entraves officielles, nous pensons
l'avoir aussi pour le canal de Suez; la victoire de l'un
est aussi la victoire de l'autre.
Nous ajouterons encore que, si le Times & raison contre
le gouvernement qu'il blâme, une partie de ce blâme
mérité doit retomber sur le Times lui-même. Pour s'en
apercevoir, le grand journal n'aurait qu'à recueillir ses
souvenirs. Il a soutenu longtemps, et il soutient encore
le télégraphe de l'Euphrate, bien qu'aujourd'hui l'im-
possibilité en soit parfaitement notoire. C'est en croyant
et en répétant que ce télégraphe imaginaire était exécu-
table qu'on a retardé depuis plus de trois ans l'exécution
du télégraphe très-facile de la mer Rouge. Si l'on s'était
décidé dès le début pour celui-là, il serait fait aujour-
d'hui, et il aurait déjà rendu les plus grands services.
Et d'ailleurs ce que dit le Times de la nécessité d'avoir
plus d'une communication est très-juste. Mais la solu-
tion est toute simple, au lieu d'un câble unique dans la
mer Rouge, il faut en mettre deux. Les difficultés que
l'on craint dans l'Atlantique ne sont point à redouter,
puisque le câble pourra presque constamment longer les
côtes, et il sera aussi près du rivage qu'on le voudra.
Entre Valentia et Terre-Neuve, il y a des milliers de
lieues ; entre les stations du télégraphe de la mer Rouge
il n'y aura jamais 200 lieues si on le désire. Le Times
devrait, donc se rallier sans réserve à ce télégraphe si
pratique, et l'appuyer de toute son influence, qui est si
considérable, et si efficace, quand il le veut bien.
G. WAGEXER.
FAITS DIVERS.
Les dernières nouvelles des Indes n'annoncent encore rien
d'important. Les grandes opérations ne sont pas encore com-
mencées; mais les rebelles semblent faire quelques prépara-
ratifs considérables.
Les dates sont: Bombay, 24 septembre; Suez, 3 octobre;
Calcutta 9 septembre; Madras, 15 septembre; Sydney,
11 août; Melbourne, 17 août; l'ointe-de-Galle, 14 septembre.
Les nouvelles de Hong-kong sont du 21 août; les choses
ne semblent pas se calmer à Canton.
Une dépêche télégraphique d'Alexandrie, 14 octobre, an-
nonce l'arrivée du Duchayla devant Djeddah, où MM. Saba-
tier et Pullen s'étaient rendus dès la fin de septembre.
— On écrit au Times du 12 octobre :
« Des nouvelles de l'Inde annoncent que M. de Castelnau,
consul de France à Siam, était arrivé à Bangkok, et qu'il
avait été reçu par les deux rois de Siam le 18 août. Une com-
munication a été adressée à la cour de Siam au sujet de la
non-exécution par les autorités siamoises des différentes clauses
du dernier traité signé par M. de Montigny. n
— Le Daily-News nous apprend que la « Compagnie du
grand navire à vapeur 1), le Grand Oriental, bien que son
prospectus ne soit pas encore formellement publié, a déjà
reçu des demandes d'action pour une valeur de 105,000 liv.
st. (4,100,000 fr.). On sait que le capital total sera de
330,000 actions d'une livre chacune, dont 75,000 seront
données aux premiers actionnaires de la Compagnie de navi-
gation à vapeur orientale. Ces derniers se réuniront probable-
ment en assemblée générale dans une quinzaine. Si le projet
est adopté , la Compagnie sera dissoute, et le Grand Oriental
deviendra la propriété de la nouvelle Compagnie.
— On lit dans l'Express du 7 octobre :
« Le bateau à vapeur Faid-Gihaad, construit il y a quel-
ques années pour servir de yacht au pacha d'Egypte, est resté
pendant les quatre derniers mois dans les bassins de Sou-
thampton pour y être orné et réparé. Ce navire étant prêt
maintenant à prendre la mer, il a été visité officiellement,
hier, par le fils unique de S. A. Saïd-Pacha, actuellement vice-
roi del 'Egypte. Il était accompagné de M. Galloway-Bey (agent
du pacha en Angleterre), de madame Williams (sa gouver-
nante), d'un officier de santé français et d'autres personnes.
n Le jeune prince, qui est âgé de cinq ans, est un très-
beau garçon, ayant tout à fait l'air d'un Anglais, d'une belle
constitution, légèrement coloré; ses cheveux sont d'un noir
foncé. Sa mère est Circassienne. Il avait revêtu le costume
turc, avec des épauletles d'argent, un cordon et deux étoiles
qui, ainsi que la poignée d'un petit sabre qu'il portait, étaient
enrichis de diamants avec profusion. Il parle purement l'an-
glais et le français, et très-peu le turc, et l'on dit qu'il
donne des marques de beaucoup d'intelligence dans les obser-
vations qu'il a faites sur le navire. Il a présidé à un déjeuner,
et il a répondu à un toast par ces mots : « Messieurs, je vous
remercie. »
» Il est néanmoins curieux d'apprendre qu'avant le déjeuner
le capitaine Kelloch, qui représentait la Compagnie péninsu-
laire et orientale dans cette circonstance, M. J.-R. Stebbin (un
des juges du bourg), M. P. Hedger (directeur du bassin), et
d'autres personnes, ont été présentés au jeune prince. Le
jeune enfant restera encore un mois en Angleterre, et partira
ensuite pour l'Egypte. »
— L'agitation suscitée en Angleterre par sir James Brooke
dans l'intérêt de son petit royaume de Sarawak suit toujours
son cours. La Chambre de commerce de Leith s'est jointe aux
commerçants de Manchester et de Xorwich pour demander au
gouvernement de prendre en considération la proposition du
radjah Brooke.
Mais cette même question de Sarawak a été discutée le
8 octobre dans une réunion de la Chambre de commerce de
Birmingham. Sir James Brooke y a rencontré pour la pre-
mière lois une résistance assez vive, plusieurs membres de la
Chambre l'ayant simplement traité de flibustier du dix-neu-
vième siècle, dont le gouvernement ne saurait prendre la suc-
cession. Ils ont objecté aussi que l'Angleterre, possédant
l'Australie et la Nouvelle-Zélande, n'avait pas besoin de nou-
velles colonies. D'autres membres ont insisté, au contraire, sur
les avantages matériels de l'acquisition, en acceptant le fait
accompli, sans se soucier beaucoup de la manière dont il
s'est produit; ils ont rappelé aussi que sir James Brooke a
rendu de grands services au commerce et à la navigation en
détruisant la piraterie dans les détroits, et que le Parlement
a approuvé sa conduite par une majorité de 230 voix contre
19. Enfin il a été adopté la résolution suivante : « Une péti-
» tion sera envoyée au gouvernement pour lui demander de
» provoquer une enquête parlementaire sur les avantages qui
» résulteraient pour la civilisation et le commerce de l'acqui-
» sition de Sarawak, et à quel point il serait conforme aux
» principes de l'équité et de la justice de prendre cette posses-
» sion d'entre les mains de sir James Brooke, du sultan et
» des indigènes de Bornéo. )
- Le Times, après d'autres journaux, commence à prendre
part à ce mouvement signalé par nous, et qui a pour but
services que pourrait rendre le télégraphe deviendraient
presque illusoires. Ainsi donc la confiance qu'a le Times
de voir se réaliser le projet du télégraphe de l'Inde,
malgré toutes les entraves officielles, nous pensons
l'avoir aussi pour le canal de Suez; la victoire de l'un
est aussi la victoire de l'autre.
Nous ajouterons encore que, si le Times & raison contre
le gouvernement qu'il blâme, une partie de ce blâme
mérité doit retomber sur le Times lui-même. Pour s'en
apercevoir, le grand journal n'aurait qu'à recueillir ses
souvenirs. Il a soutenu longtemps, et il soutient encore
le télégraphe de l'Euphrate, bien qu'aujourd'hui l'im-
possibilité en soit parfaitement notoire. C'est en croyant
et en répétant que ce télégraphe imaginaire était exécu-
table qu'on a retardé depuis plus de trois ans l'exécution
du télégraphe très-facile de la mer Rouge. Si l'on s'était
décidé dès le début pour celui-là, il serait fait aujour-
d'hui, et il aurait déjà rendu les plus grands services.
Et d'ailleurs ce que dit le Times de la nécessité d'avoir
plus d'une communication est très-juste. Mais la solu-
tion est toute simple, au lieu d'un câble unique dans la
mer Rouge, il faut en mettre deux. Les difficultés que
l'on craint dans l'Atlantique ne sont point à redouter,
puisque le câble pourra presque constamment longer les
côtes, et il sera aussi près du rivage qu'on le voudra.
Entre Valentia et Terre-Neuve, il y a des milliers de
lieues ; entre les stations du télégraphe de la mer Rouge
il n'y aura jamais 200 lieues si on le désire. Le Times
devrait, donc se rallier sans réserve à ce télégraphe si
pratique, et l'appuyer de toute son influence, qui est si
considérable, et si efficace, quand il le veut bien.
G. WAGEXER.
FAITS DIVERS.
Les dernières nouvelles des Indes n'annoncent encore rien
d'important. Les grandes opérations ne sont pas encore com-
mencées; mais les rebelles semblent faire quelques prépara-
ratifs considérables.
Les dates sont: Bombay, 24 septembre; Suez, 3 octobre;
Calcutta 9 septembre; Madras, 15 septembre; Sydney,
11 août; Melbourne, 17 août; l'ointe-de-Galle, 14 septembre.
Les nouvelles de Hong-kong sont du 21 août; les choses
ne semblent pas se calmer à Canton.
Une dépêche télégraphique d'Alexandrie, 14 octobre, an-
nonce l'arrivée du Duchayla devant Djeddah, où MM. Saba-
tier et Pullen s'étaient rendus dès la fin de septembre.
— On écrit au Times du 12 octobre :
« Des nouvelles de l'Inde annoncent que M. de Castelnau,
consul de France à Siam, était arrivé à Bangkok, et qu'il
avait été reçu par les deux rois de Siam le 18 août. Une com-
munication a été adressée à la cour de Siam au sujet de la
non-exécution par les autorités siamoises des différentes clauses
du dernier traité signé par M. de Montigny. n
— Le Daily-News nous apprend que la « Compagnie du
grand navire à vapeur 1), le Grand Oriental, bien que son
prospectus ne soit pas encore formellement publié, a déjà
reçu des demandes d'action pour une valeur de 105,000 liv.
st. (4,100,000 fr.). On sait que le capital total sera de
330,000 actions d'une livre chacune, dont 75,000 seront
données aux premiers actionnaires de la Compagnie de navi-
gation à vapeur orientale. Ces derniers se réuniront probable-
ment en assemblée générale dans une quinzaine. Si le projet
est adopté , la Compagnie sera dissoute, et le Grand Oriental
deviendra la propriété de la nouvelle Compagnie.
— On lit dans l'Express du 7 octobre :
« Le bateau à vapeur Faid-Gihaad, construit il y a quel-
ques années pour servir de yacht au pacha d'Egypte, est resté
pendant les quatre derniers mois dans les bassins de Sou-
thampton pour y être orné et réparé. Ce navire étant prêt
maintenant à prendre la mer, il a été visité officiellement,
hier, par le fils unique de S. A. Saïd-Pacha, actuellement vice-
roi del 'Egypte. Il était accompagné de M. Galloway-Bey (agent
du pacha en Angleterre), de madame Williams (sa gouver-
nante), d'un officier de santé français et d'autres personnes.
n Le jeune prince, qui est âgé de cinq ans, est un très-
beau garçon, ayant tout à fait l'air d'un Anglais, d'une belle
constitution, légèrement coloré; ses cheveux sont d'un noir
foncé. Sa mère est Circassienne. Il avait revêtu le costume
turc, avec des épauletles d'argent, un cordon et deux étoiles
qui, ainsi que la poignée d'un petit sabre qu'il portait, étaient
enrichis de diamants avec profusion. Il parle purement l'an-
glais et le français, et très-peu le turc, et l'on dit qu'il
donne des marques de beaucoup d'intelligence dans les obser-
vations qu'il a faites sur le navire. Il a présidé à un déjeuner,
et il a répondu à un toast par ces mots : « Messieurs, je vous
remercie. »
» Il est néanmoins curieux d'apprendre qu'avant le déjeuner
le capitaine Kelloch, qui représentait la Compagnie péninsu-
laire et orientale dans cette circonstance, M. J.-R. Stebbin (un
des juges du bourg), M. P. Hedger (directeur du bassin), et
d'autres personnes, ont été présentés au jeune prince. Le
jeune enfant restera encore un mois en Angleterre, et partira
ensuite pour l'Egypte. »
— L'agitation suscitée en Angleterre par sir James Brooke
dans l'intérêt de son petit royaume de Sarawak suit toujours
son cours. La Chambre de commerce de Leith s'est jointe aux
commerçants de Manchester et de Xorwich pour demander au
gouvernement de prendre en considération la proposition du
radjah Brooke.
Mais cette même question de Sarawak a été discutée le
8 octobre dans une réunion de la Chambre de commerce de
Birmingham. Sir James Brooke y a rencontré pour la pre-
mière lois une résistance assez vive, plusieurs membres de la
Chambre l'ayant simplement traité de flibustier du dix-neu-
vième siècle, dont le gouvernement ne saurait prendre la suc-
cession. Ils ont objecté aussi que l'Angleterre, possédant
l'Australie et la Nouvelle-Zélande, n'avait pas besoin de nou-
velles colonies. D'autres membres ont insisté, au contraire, sur
les avantages matériels de l'acquisition, en acceptant le fait
accompli, sans se soucier beaucoup de la manière dont il
s'est produit; ils ont rappelé aussi que sir James Brooke a
rendu de grands services au commerce et à la navigation en
détruisant la piraterie dans les détroits, et que le Parlement
a approuvé sa conduite par une majorité de 230 voix contre
19. Enfin il a été adopté la résolution suivante : « Une péti-
» tion sera envoyée au gouvernement pour lui demander de
» provoquer une enquête parlementaire sur les avantages qui
» résulteraient pour la civilisation et le commerce de l'acqui-
» sition de Sarawak, et à quel point il serait conforme aux
» principes de l'équité et de la justice de prendre cette posses-
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