Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-10-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 octobre 1858 25 octobre 1858
Description : 1858/10/25 (A3,N57). 1858/10/25 (A3,N57).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62031036
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
532 - L'ISTHME DE SUEZ, LUNDI 25 OCTOBRE.
ment une telle organisation exigerait moins de subventions;
mais aussi elle aurait précisément tous les .inconvénients
dont les colonies d'Australie se sont constamment plaintes
dans les dernières années. »
; Nous ne croyons pas que les plaintes de M. Edward Wil-
son soient très-justes. La Compagnie Péninsulaire et Orien-
tale mène admirablement les services dont elle s'est chargée,
et il est à croire que, si elle consentait à se charger du ser-
vice australien, elle le ferait tout ausii régulièrement qu'elle
fait les autres. A la dernière adjudication, en 1856, cette
Compagnie a eu la prudence de ne pas se présenter, et les
soumissionnaires audacieux qui ont accepté alors les condi-
tions de l'amirauté ont perdu beaucoup d'argent, et ils ont
fait grand tort au public par l'inexactitude de leur service.
Il.faut espérer que cette fois on réussira mieux.
D'un autre côté, il ne semble pas que M. Edward Wilson
soit davantage dans la vérité quand il croit qu'on peut aller
de Sydney à Londres en quarante et un jours et demi. Dans
l'état actuel de la navigation, cette vitesse est absolument
impossible, et ce serait une grande témérité que de la pro-
mettre. Nous ne disons pas que dans l'avenir cette rapidité
ne sera point atteinte. Mais aujourd'hui elle est une pure
chimère..
Quoi qu'il en puisse être, nous sommes heureux de voir
qu'on s'occupe sérieusement de réorganiser le service de la
malle australienne.
La lettre de M. Wilson sur la malle de l'Australie,
que nous venons d'analyser, a provoqué une réponse dans
le Daily-News du 9 octobre. Le nouveau correspondant
se prononce plus favorablement pour la route de Panama.
D'après l'auteur de cette lettre, il résulterait du rapport
officiel de la Commission d'enquête sur la navigation à
vapeur que la distance de Southamptou à Sydney est de
12,124 milles par Suez et de 12,491 milles par Panama, ce
qui fait une différence de 367 milles, tandis que M. Wilson
avait admis une différence de près de deux mille milles. Ce
dernier aurait tort aussi de juger que la ligne postale de Pa-
nama n'a de valeur que pour la Nouvelle-Zélande; c'est
ignorer totalement le continent d'Amérique, dont les relations
avec l'Australie ont déjà pris un développement si considé-
rable, qu'il a été question d'un service postal sous pavillon
américain entre l'Amérique et l'Australie. Enfin une autre
objection à la lettre de M. Wilson concerne la durée du
voyage, fixée par l'amirauté à cinquante-cinq jours, tandis que
ce dernier prétend qu'il devrait suffire de quarante et un jours
et demi. Si l'on voulait prescrire une telle vitesse, les nou-
velles compagnies partageraient probablement le sort des
anciennes; car les frais augmentent en proportion de la
vitesse, parce que pour l'obtenir il faut sacrifier une très-
grande partie de l'espace réservé aux marchandises. Une
compagnie tqui s'engagerait à satisfaire à une telle marche
ne pourrait exister qu'en recevant une subvention exagérée;
et il est tout naturel et très-sage que le gouvernement ne
veuille pas payer des sommes trop fortes. R. LINDAU.
R. LINDAU.
ADJUDICATION DE LA MALLE D'AUSTRALIE.
On lit dans le Daily-News du 12 octobre :
« Les bruits qui circulaient depuis deux ou trois jours
que la Compagnie Péninsulaire et Orientale obtiendrait le
contrat pour le service postal de l'Australie ont été confirmés
de fait, la Compagnie ayant reçu l'avis que le contrat lui a
été adjugé. La traversée entre Southampton et Sydney doit
être accomplie en cinquante-cinq jours , tandis que le temps
laissé pour la route via Marseille est de cinquante jours.
On ne connaît pas le chiffre de la subvention ; mais nous avons
quelque raison de croire qu'elle sera à peu près la même que
celle qui avait été accordée à la Compagnie Européenne et
Australienne, à savoir, 185,000 livres sterling par an. Le
nouveau service de la Compagnie Péninsulaire commencera
le 12 mars 1859, de sorte que la première malle arrivera à
Melbourne le 5 mai; et la malle australienne quittera Sydney
pour la première fois le 15 février 1859. La Compagnie
Péninsulaire et Orientale a l'habitude maintenant d'expédier
une entre-malle pour Bombay le 11 de chaque mois, service
qui n'est pas exigé par les termes du contrat. Aussitôt que
le contrat australien commencera, elle se propose d'expédier
de Southampton une malle pour Bombay et une autre pour
l'Australie le 12 de chaque mois. Le navire portant la malle
pour l'Australie touchera à Melbourne, et ira ensuite à Syd-
ney, pour s'y arrêter sept jours. Une amélioration du service
actuel est l'arrangement d'après lequel les bateaux de la
Compagnie Péninsulaire toucheront à l'île des Kangourous,
pour débarquer et embarquer les malles d'Adélaïde. Entre
l'Australie et Suez les vapeurs se dirigeront sur l'île Maurice,
et non sur Pointe-de-Galle, afin d'éviter les moussons.
» Il a été calculé que la distance par cette route ne sera
que de cent milles plus longue que celle par Ceylan. La
Salsette, de mille neuf cents tonneaux et quatre cents chevaux,
partira de Southampton pour l'Australie le 1er novembre ,
via le Cap, pour chercher la première malle australienne.
Elle sera suivie par le Malte, le Northam et le Bénarès, et
deux autres vapeurs de premier rang, à peu près du même
tonnage que la Salsette, de sorte qu'il y aura bientôt six
vapeurs sur la ligne de Suez en Australie. On assure que la
Compagnie Péninsulaire ne diminuera pas en attendant le
fret de l'or ; mais si le service s'établit avec toute la régula-
rité promise, il est probable que des grandes quantités pren-
dront la route de Suez, à cause de l'économie sous forme
d'intérêts, qui est considérable. »
Nous souhaitons pour notre part le plus heureux succès
à la Compagnie Péninsulaire et Orientale. Nous croyons
qu'elle réussira, non pas seulement parce qu'elle est très-
puissante et très-riche; mais surtout parce qu'elle est très-
prudente. On se rappelle en effet qu'en 1856 la Compagnie
Péninsulaire et Orientale avait refusé de se charger de ce
service aux conditions qu'avait faites l'amirauté. Ce refus était
très-sage, comme les événements l'ont prouvé. L'autre Com-
pagnie s'est ruinée après deux ans d'essais infructueux. Le
commerce anglais nous paraît assuré maintenant d'un ser-
vice exact et rapide. C'est un très-grand point.
On doit se souvenir aussi que, dès à présent et malgré
l'irrégularité des malles, il est venu des quantités d'or consi-
dérables d'Australie à Suez en 1857.
ERNEST DESPLACES.
TRAVAUX PUBLICS ET AMÉLIORATIONS DANS L'INDE.
Le Daily-News a commencé une série d'articles remar-
quables, intitulés : « Améliorations dans l'Inde o, et traitant
des travaux d'utilité publique à exécuter dans ce vaste empire,
afin de développer toutes ses ressources, qui sont immenses.
Au moment où le changement opéré dans l'administration de
l'Inde fait espérer que ces contrées fertiles seront bientôt ou-
vertes au capital et à l'entreprise du monde entier, ces articles
méritent une attention particulière.
ment une telle organisation exigerait moins de subventions;
mais aussi elle aurait précisément tous les .inconvénients
dont les colonies d'Australie se sont constamment plaintes
dans les dernières années. »
; Nous ne croyons pas que les plaintes de M. Edward Wil-
son soient très-justes. La Compagnie Péninsulaire et Orien-
tale mène admirablement les services dont elle s'est chargée,
et il est à croire que, si elle consentait à se charger du ser-
vice australien, elle le ferait tout ausii régulièrement qu'elle
fait les autres. A la dernière adjudication, en 1856, cette
Compagnie a eu la prudence de ne pas se présenter, et les
soumissionnaires audacieux qui ont accepté alors les condi-
tions de l'amirauté ont perdu beaucoup d'argent, et ils ont
fait grand tort au public par l'inexactitude de leur service.
Il.faut espérer que cette fois on réussira mieux.
D'un autre côté, il ne semble pas que M. Edward Wilson
soit davantage dans la vérité quand il croit qu'on peut aller
de Sydney à Londres en quarante et un jours et demi. Dans
l'état actuel de la navigation, cette vitesse est absolument
impossible, et ce serait une grande témérité que de la pro-
mettre. Nous ne disons pas que dans l'avenir cette rapidité
ne sera point atteinte. Mais aujourd'hui elle est une pure
chimère..
Quoi qu'il en puisse être, nous sommes heureux de voir
qu'on s'occupe sérieusement de réorganiser le service de la
malle australienne.
La lettre de M. Wilson sur la malle de l'Australie,
que nous venons d'analyser, a provoqué une réponse dans
le Daily-News du 9 octobre. Le nouveau correspondant
se prononce plus favorablement pour la route de Panama.
D'après l'auteur de cette lettre, il résulterait du rapport
officiel de la Commission d'enquête sur la navigation à
vapeur que la distance de Southamptou à Sydney est de
12,124 milles par Suez et de 12,491 milles par Panama, ce
qui fait une différence de 367 milles, tandis que M. Wilson
avait admis une différence de près de deux mille milles. Ce
dernier aurait tort aussi de juger que la ligne postale de Pa-
nama n'a de valeur que pour la Nouvelle-Zélande; c'est
ignorer totalement le continent d'Amérique, dont les relations
avec l'Australie ont déjà pris un développement si considé-
rable, qu'il a été question d'un service postal sous pavillon
américain entre l'Amérique et l'Australie. Enfin une autre
objection à la lettre de M. Wilson concerne la durée du
voyage, fixée par l'amirauté à cinquante-cinq jours, tandis que
ce dernier prétend qu'il devrait suffire de quarante et un jours
et demi. Si l'on voulait prescrire une telle vitesse, les nou-
velles compagnies partageraient probablement le sort des
anciennes; car les frais augmentent en proportion de la
vitesse, parce que pour l'obtenir il faut sacrifier une très-
grande partie de l'espace réservé aux marchandises. Une
compagnie tqui s'engagerait à satisfaire à une telle marche
ne pourrait exister qu'en recevant une subvention exagérée;
et il est tout naturel et très-sage que le gouvernement ne
veuille pas payer des sommes trop fortes. R. LINDAU.
R. LINDAU.
ADJUDICATION DE LA MALLE D'AUSTRALIE.
On lit dans le Daily-News du 12 octobre :
« Les bruits qui circulaient depuis deux ou trois jours
que la Compagnie Péninsulaire et Orientale obtiendrait le
contrat pour le service postal de l'Australie ont été confirmés
de fait, la Compagnie ayant reçu l'avis que le contrat lui a
été adjugé. La traversée entre Southampton et Sydney doit
être accomplie en cinquante-cinq jours , tandis que le temps
laissé pour la route via Marseille est de cinquante jours.
On ne connaît pas le chiffre de la subvention ; mais nous avons
quelque raison de croire qu'elle sera à peu près la même que
celle qui avait été accordée à la Compagnie Européenne et
Australienne, à savoir, 185,000 livres sterling par an. Le
nouveau service de la Compagnie Péninsulaire commencera
le 12 mars 1859, de sorte que la première malle arrivera à
Melbourne le 5 mai; et la malle australienne quittera Sydney
pour la première fois le 15 février 1859. La Compagnie
Péninsulaire et Orientale a l'habitude maintenant d'expédier
une entre-malle pour Bombay le 11 de chaque mois, service
qui n'est pas exigé par les termes du contrat. Aussitôt que
le contrat australien commencera, elle se propose d'expédier
de Southampton une malle pour Bombay et une autre pour
l'Australie le 12 de chaque mois. Le navire portant la malle
pour l'Australie touchera à Melbourne, et ira ensuite à Syd-
ney, pour s'y arrêter sept jours. Une amélioration du service
actuel est l'arrangement d'après lequel les bateaux de la
Compagnie Péninsulaire toucheront à l'île des Kangourous,
pour débarquer et embarquer les malles d'Adélaïde. Entre
l'Australie et Suez les vapeurs se dirigeront sur l'île Maurice,
et non sur Pointe-de-Galle, afin d'éviter les moussons.
» Il a été calculé que la distance par cette route ne sera
que de cent milles plus longue que celle par Ceylan. La
Salsette, de mille neuf cents tonneaux et quatre cents chevaux,
partira de Southampton pour l'Australie le 1er novembre ,
via le Cap, pour chercher la première malle australienne.
Elle sera suivie par le Malte, le Northam et le Bénarès, et
deux autres vapeurs de premier rang, à peu près du même
tonnage que la Salsette, de sorte qu'il y aura bientôt six
vapeurs sur la ligne de Suez en Australie. On assure que la
Compagnie Péninsulaire ne diminuera pas en attendant le
fret de l'or ; mais si le service s'établit avec toute la régula-
rité promise, il est probable que des grandes quantités pren-
dront la route de Suez, à cause de l'économie sous forme
d'intérêts, qui est considérable. »
Nous souhaitons pour notre part le plus heureux succès
à la Compagnie Péninsulaire et Orientale. Nous croyons
qu'elle réussira, non pas seulement parce qu'elle est très-
puissante et très-riche; mais surtout parce qu'elle est très-
prudente. On se rappelle en effet qu'en 1856 la Compagnie
Péninsulaire et Orientale avait refusé de se charger de ce
service aux conditions qu'avait faites l'amirauté. Ce refus était
très-sage, comme les événements l'ont prouvé. L'autre Com-
pagnie s'est ruinée après deux ans d'essais infructueux. Le
commerce anglais nous paraît assuré maintenant d'un ser-
vice exact et rapide. C'est un très-grand point.
On doit se souvenir aussi que, dès à présent et malgré
l'irrégularité des malles, il est venu des quantités d'or consi-
dérables d'Australie à Suez en 1857.
ERNEST DESPLACES.
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Le Daily-News a commencé une série d'articles remar-
quables, intitulés : « Améliorations dans l'Inde o, et traitant
des travaux d'utilité publique à exécuter dans ce vaste empire,
afin de développer toutes ses ressources, qui sont immenses.
Au moment où le changement opéré dans l'administration de
l'Inde fait espérer que ces contrées fertiles seront bientôt ou-
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