Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-10-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 octobre 1858 25 octobre 1858
Description : 1858/10/25 (A3,N57). 1858/10/25 (A3,N57).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62031036
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
530 L'ISTHME DE SUEZ, LUNDI 25 OCTOBRE.
Quant à ce pénible rapprochement des époques pour en
déduire le reproche que j'ai retardé jusqu'en 1855 la publi-
cation de mon avis sur le canal, je fais observer à M. Sté-
phenson que mon rapport, avec des plans, a été déposé
dans les archives publiques des ministères des finances et du
commerce de Vienne, et ensuite aux Chambres de commerce
de Venise et de Trieste. De plus, immédiatement après la
publication du projet de M. Talabot, je n'ai pas manqué de
faire mes réserves par écrit; sur quoi on m'écrivit de Paris,
pour me rassurer, que le projet n'émanait pas de la Société
d'études, mais qu'il devait être considéré comme une affaire
privée de M. Talabot. De cette manière il n'y a plus de motif
de combattre publiquement ce projet de M. Talabot, précisé-
ment parce que j'aime à laisser à chacun son opinion parti-
culière. Les documents en question se trouvent chez moi à
la disposition de M. Stéphenson ou de tout autre.
Ce n'est que lors de l'entrevue de 1855 à Paris que je
compris parfaitement que M. Stéphenson n'avait jamais pris
au sérieux la Société d'études, et que dans de telles con-
ditions il n'y avait pas à penser à poursuivre.
Ainsi, après avoir travaillé pendant vingt ans à la réalisa-
tion de cette grande entreprise et poursuivi le même but sans
arrière-pensée, franchement et loyalement, je me joignis
aussi ouvertement que franchement, sur l'invitation de M. de
Lesseps et après l'autorisation des ministères, à la Commis-
sion internationale chargée de l'exploration de l'isthme de
Suez, et avec la ferme volonté de persévérer jusqu'à la réali-
sation non pas d'une pensée française, mais d'une pensée
datant de plusieurs siècles.
L'assertion injurieuse de M. Stéphenson que ma partici-
pation aux travaux de la Commission internationale avait
pris en 1855 une forme commerciale, je la renvoie avec in-
dignation. L'honneur n'est pas à vendre en Autriche, et
que l'honorable gentleman le sache : ni moi, ni aucun autre
membre de la Commission internationale, enthousiasmés de
la grandeur de l'idée, nous n'avons accepté aucune indemnité
pour nos travaux.
Quant aux plaisanteries de M. Stéphenson et à l'écluse de
Teddington qui empêche que la marée ne monte jusqu'à
Windsor, je me tais en rougissant au nom de la science; et
qu'il suffise, pour rassurer M. Stéphenson, que le calcul des
effets de la marée dans le canal de Suez est fait et publié
depuis longtemps. Si M. Stéphenson avait connu le projet
de la Commission internationale, il se serait aperçu que
M. Lieussou avait fait depuis longtemps ce calcul comme
étant une des bases du projet. Il est joint au Rapport de la
Commission, et fixe avec pleine exactitude la hauteur de
l'eau dans le canal et dans les ports pour tous les temps.
Quand on parle de cette question en homme de science, il
faut avoir lu ce document. M. Stéphenson, en l'ignorant,
prouve au moins qu'il est très-peu consciencieux.
La lettre publiée dans la Gazette autrichienne du 18 juin
a été réellement écrite par moi, d'un bout à l'autre; car je
n'ai pas l'habitude de vendre mon nom. C'est à tort que
M. Stéphenson se plaint du contenu, la lettre ne se rappor-
tant qu'aux paroles prononcées devant le Parlement, dans
lesquelles il n'a pas seulement attaqué le projet, mais toute
la Commission internationale à qui je regarde comme un
honneur d'appartenir. Et comme il semblait aller jusqu'à
faire partager son opinion par « l'Autrichien, "je me suis bien
vu obligé de m'en défendre. Personne en jugeant avec im-
partialité n'y verra un manque de loyauté. M. Stéphenson a
publié sa réponse sous forme de brochuie, mais en omettant
ses propres paroles citées dans ma lettre, et qui sont la base
réelle de toute la controverse. Une telle omission est-elle
loyale? C'est la question.
Après tout, la fin de la réponse de l'honorable gentle-
man, où il déclare n'avoir rien à objecter, au canal s'il
pouvait donner des profits commercialement parlant, semble
assez étrange. Il serait enchanté si l'on pouvait établir
entre les deux mers un canal semblable au Bosphore et aux
Dardanelles, etc., etc. On peut poser la question : Ce canal
alors serait-il néanmoins d'un bon profit? Y a-t-il une dif-
férence du niveau de trente pieds entre la mer Noire et la
mer de Marmara? ou la marée est-elle si puissante dans le
Bosphore et dans les Dardanelles qu'elle produise le courant
que veut M. Stéphenson? Comment l'honorable gentleman
peut-il concilier toutes ces contradictions?
Je répète donc de mon côté que je crois plus fermement
que jamais à la possibilité d'exécuter avantageusement le
canal de Suez, et je recommande à M. Stéphenson une étude
assidue des documents.
NÉGRELLI,
Membre de la Commission internationale
pour le percement de l'isthme de Suez.
LE CANAL DE SUEZ,
ÉPISODE DE L'HISTOIRE DU DIX - ME U VIÈME SIÈCLE.
Notre gérant, M. Ernest Desplaces, vient de publier,
sous le litre qui précède, une brochure qui a paru à la
librairie Hachette, et qui fait partie de la Bibliothèque
des Chemins de fer. Pour en faire bien comprendre le
but et la portée, nous en citons aujourd'hui la préface.
COUP D'OEIL GÉNÉRAL.
« Au point où en est aujourd'hui la question du canal de
Suez, il nous semble utile d'en présenter au public un résumé
clair et surtout exact. Depuis quatre ans bientôt que cette
question a été posée et qu'elle se développe devant le
monde, on l'a beaucoup discutée; mais, à moins d'en avoir
fait une étude particulière, il est bien peu probable qu'on la
connaisse entièrement. On peut se contenter, sans doute, d'en
saisir les traits les plus généraux; mais au moment où ce
grand projet va être mis à exécution , il est bon qu'on sache
au juste ce qu'il est, comment il a été conçu, les bases sur
lesquelles il repose, les besoins qu'il doit satisfaire, les services
qu'il doit rendre à la civilisation, les adhésions unanimes qu'il
a rencontrées à une seule exception près, et les obstacles illé-
gitimes et peu raisonnables qu'on lui a suscités, et qu'on vou-
drait vainement lui susciter encore,
» Tous les faits que nous rappellerons seront empruntés
aux documents les plus authentiques; et les auspices si hono-
rables sous lesquels nous paraissons répondent assez de la
justesse de nos informations.
» Les sources où nous puiserons tout le récit qu'on va lire
sont d'abord :
» Les documents si étendus et si complets qu'a publiés, de-
puis quatre années entières, M. Ferd. de Lesseps , concession-
naire du canal de Suez, documents qui ne comprennent pas
moins de quatre volumes in-8°, avec un atlas, et bon nombre
de brochures importantes.
» En second lieu, c'est le journal spécial de l'Isthine de
Suez, qui, depuis deux ans et demi, a enregistré jour par
jour tous les progrès de l'entreprise.
» Ce sont ensuite les mémoires des ingénieurs; les rapports
Quant à ce pénible rapprochement des époques pour en
déduire le reproche que j'ai retardé jusqu'en 1855 la publi-
cation de mon avis sur le canal, je fais observer à M. Sté-
phenson que mon rapport, avec des plans, a été déposé
dans les archives publiques des ministères des finances et du
commerce de Vienne, et ensuite aux Chambres de commerce
de Venise et de Trieste. De plus, immédiatement après la
publication du projet de M. Talabot, je n'ai pas manqué de
faire mes réserves par écrit; sur quoi on m'écrivit de Paris,
pour me rassurer, que le projet n'émanait pas de la Société
d'études, mais qu'il devait être considéré comme une affaire
privée de M. Talabot. De cette manière il n'y a plus de motif
de combattre publiquement ce projet de M. Talabot, précisé-
ment parce que j'aime à laisser à chacun son opinion parti-
culière. Les documents en question se trouvent chez moi à
la disposition de M. Stéphenson ou de tout autre.
Ce n'est que lors de l'entrevue de 1855 à Paris que je
compris parfaitement que M. Stéphenson n'avait jamais pris
au sérieux la Société d'études, et que dans de telles con-
ditions il n'y avait pas à penser à poursuivre.
Ainsi, après avoir travaillé pendant vingt ans à la réalisa-
tion de cette grande entreprise et poursuivi le même but sans
arrière-pensée, franchement et loyalement, je me joignis
aussi ouvertement que franchement, sur l'invitation de M. de
Lesseps et après l'autorisation des ministères, à la Commis-
sion internationale chargée de l'exploration de l'isthme de
Suez, et avec la ferme volonté de persévérer jusqu'à la réali-
sation non pas d'une pensée française, mais d'une pensée
datant de plusieurs siècles.
L'assertion injurieuse de M. Stéphenson que ma partici-
pation aux travaux de la Commission internationale avait
pris en 1855 une forme commerciale, je la renvoie avec in-
dignation. L'honneur n'est pas à vendre en Autriche, et
que l'honorable gentleman le sache : ni moi, ni aucun autre
membre de la Commission internationale, enthousiasmés de
la grandeur de l'idée, nous n'avons accepté aucune indemnité
pour nos travaux.
Quant aux plaisanteries de M. Stéphenson et à l'écluse de
Teddington qui empêche que la marée ne monte jusqu'à
Windsor, je me tais en rougissant au nom de la science; et
qu'il suffise, pour rassurer M. Stéphenson, que le calcul des
effets de la marée dans le canal de Suez est fait et publié
depuis longtemps. Si M. Stéphenson avait connu le projet
de la Commission internationale, il se serait aperçu que
M. Lieussou avait fait depuis longtemps ce calcul comme
étant une des bases du projet. Il est joint au Rapport de la
Commission, et fixe avec pleine exactitude la hauteur de
l'eau dans le canal et dans les ports pour tous les temps.
Quand on parle de cette question en homme de science, il
faut avoir lu ce document. M. Stéphenson, en l'ignorant,
prouve au moins qu'il est très-peu consciencieux.
La lettre publiée dans la Gazette autrichienne du 18 juin
a été réellement écrite par moi, d'un bout à l'autre; car je
n'ai pas l'habitude de vendre mon nom. C'est à tort que
M. Stéphenson se plaint du contenu, la lettre ne se rappor-
tant qu'aux paroles prononcées devant le Parlement, dans
lesquelles il n'a pas seulement attaqué le projet, mais toute
la Commission internationale à qui je regarde comme un
honneur d'appartenir. Et comme il semblait aller jusqu'à
faire partager son opinion par « l'Autrichien, "je me suis bien
vu obligé de m'en défendre. Personne en jugeant avec im-
partialité n'y verra un manque de loyauté. M. Stéphenson a
publié sa réponse sous forme de brochuie, mais en omettant
ses propres paroles citées dans ma lettre, et qui sont la base
réelle de toute la controverse. Une telle omission est-elle
loyale? C'est la question.
Après tout, la fin de la réponse de l'honorable gentle-
man, où il déclare n'avoir rien à objecter, au canal s'il
pouvait donner des profits commercialement parlant, semble
assez étrange. Il serait enchanté si l'on pouvait établir
entre les deux mers un canal semblable au Bosphore et aux
Dardanelles, etc., etc. On peut poser la question : Ce canal
alors serait-il néanmoins d'un bon profit? Y a-t-il une dif-
férence du niveau de trente pieds entre la mer Noire et la
mer de Marmara? ou la marée est-elle si puissante dans le
Bosphore et dans les Dardanelles qu'elle produise le courant
que veut M. Stéphenson? Comment l'honorable gentleman
peut-il concilier toutes ces contradictions?
Je répète donc de mon côté que je crois plus fermement
que jamais à la possibilité d'exécuter avantageusement le
canal de Suez, et je recommande à M. Stéphenson une étude
assidue des documents.
NÉGRELLI,
Membre de la Commission internationale
pour le percement de l'isthme de Suez.
LE CANAL DE SUEZ,
ÉPISODE DE L'HISTOIRE DU DIX - ME U VIÈME SIÈCLE.
Notre gérant, M. Ernest Desplaces, vient de publier,
sous le litre qui précède, une brochure qui a paru à la
librairie Hachette, et qui fait partie de la Bibliothèque
des Chemins de fer. Pour en faire bien comprendre le
but et la portée, nous en citons aujourd'hui la préface.
COUP D'OEIL GÉNÉRAL.
« Au point où en est aujourd'hui la question du canal de
Suez, il nous semble utile d'en présenter au public un résumé
clair et surtout exact. Depuis quatre ans bientôt que cette
question a été posée et qu'elle se développe devant le
monde, on l'a beaucoup discutée; mais, à moins d'en avoir
fait une étude particulière, il est bien peu probable qu'on la
connaisse entièrement. On peut se contenter, sans doute, d'en
saisir les traits les plus généraux; mais au moment où ce
grand projet va être mis à exécution , il est bon qu'on sache
au juste ce qu'il est, comment il a été conçu, les bases sur
lesquelles il repose, les besoins qu'il doit satisfaire, les services
qu'il doit rendre à la civilisation, les adhésions unanimes qu'il
a rencontrées à une seule exception près, et les obstacles illé-
gitimes et peu raisonnables qu'on lui a suscités, et qu'on vou-
drait vainement lui susciter encore,
» Tous les faits que nous rappellerons seront empruntés
aux documents les plus authentiques; et les auspices si hono-
rables sous lesquels nous paraissons répondent assez de la
justesse de nos informations.
» Les sources où nous puiserons tout le récit qu'on va lire
sont d'abord :
» Les documents si étendus et si complets qu'a publiés, de-
puis quatre années entières, M. Ferd. de Lesseps , concession-
naire du canal de Suez, documents qui ne comprennent pas
moins de quatre volumes in-8°, avec un atlas, et bon nombre
de brochures importantes.
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Suez, qui, depuis deux ans et demi, a enregistré jour par
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