Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-10-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 octobre 1858 10 octobre 1858
Description : 1858/10/10 (A3,N56). 1858/10/10 (A3,N56).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203102s
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/10/2012
514
L'ISTHME DE SUEZ,
DIMANCHE 10 OCTOBRE.
tellement elles lui semblent contraires aux indications de la
science et à la pratique constante de la canalisation. »
L'icho universel fait ensuite une analyse fort étendue et
fort exacte de la réponse de M. Conrad à M. Stéphenson, et
il termine en ces termes :
« Nous pensons que le petit travail de M. Conrad contri-
buera à propager la conviction que la raison, le bon sens,
sont du côté de la Commission internationale et qu'en déga-
geant l'entreprise de tous les travaux gigantesques et absurdes
dont l'idée a été soulevée par des gens secrètement hostiles
au canal de Suez, qu'en maintenant et en défendant le plan
rationnel qui a été jugé facile à exécuter, elle a contribué
largement au triomphe d'une des plus belles conceptions de
de notre époque. »
Nos lecteurs ont pu juger par eux-mêmes combien ces
éloges donnés au travail de M. Conrad sont mérités. Il est
difficile d'être plus clair et plus démonstratif que ne l'est
M. le président de la Commission internationale, et l'on peut
croire qu'il a désormais porté la conviction dans tous les es-
prits intelligents et attentifs.
Le Courrier d'Amsterdam du 25 septembre consacre l'ar-
ticle suivant à la réponse que M. Conrad a faite à M. Sté-
phenson :
« M. F. W. Conrad, que nous voyons nommé avec bien
du plaisir dans un journal allemand très-estimé, qui s'est
voué aux intérêts du canal de Suez : « Einen der ausgezeich-
netsten ingenieuren Europa's, un des ingénieurs les plus dis-
tingués de l'Europe, » a, comme président de la Commission
internationale de Suez, élevé sa voix contre les attaques
qu'a dû subir cette grande entreprise de la part de l'ingénieur
anglais Stéphenson. D'une manière digne de lui et du célèbre
promoteur du canal, M. de Lesseps, il maintient l'honneur
de l'entreprise dans une brochure, qui a paru, il y a quel-
ques jours, à la Haye chez les frères Langenhuysen, écrite en
français et intitulée : Canal de Suez. État de la question,
1858. L'auteur y traite les différents points sous le rapport
purement technique, et il réfute avec la plus rare clarté, et
comme on peut l'attendre de M. Conrad, les objections de
M. Stéphenson, qui juge, comme on sait, que le canal est
impraticable. Dans sa réfutation, M. Conrad s'est posé comme
Néerlandais; et il a cité tous nos travaux hydrauliques, qui
pouvaient servir à démontrer son opinion. Ce petit livre ne
compte que vingt-quatre pages, avec une planche; mais il
peut être considéré comme un travail hautement intéressant
pour la connaissance approfondie de la question de Suez. »
Le Télégraphe, Bruxelles, 29 septembre, commence ainsi
un article sur le percement de l'isthme de Suez :
« L'ouverture des ports de la Chine au commerce euro-
péen rend de plus en plus évidente la nécessité de simplifier
et d'abréger les moyens de communication pour faciliter les
échanges entre l'Orient et l'Occident.
» Le percement de l'isthme de Suez ouvrira une nouvelle
ère aux industries de notre continent. C'est ce qu'ont par-
faitement compris ceux qui se sont associés à cette grande
entreprise; c'est ce que comprennent mieux encore ceux
qui s'y opposent, et qui s'effrayent à l'idée de voir la libre
concurrence entre toutes les nations prendre la place du
monopole que l'Angleterre espère conserver par la supériorité
de sa marine. M. de Lesseps est le Pierre l'Ermite d'une
nouvelle croisade; comme au temps des Godefroy et Bau-
douin, l'Europe entière répond à son appel et demande à
prendre part au mouvement, qui pousse l'industrie à la con-
quête pacifique d'un monde dont jusqu'ici quelques pèlerins
seuls connaissaient le chemin.
» En présence des nombreux témoignages de sympathie
qui ont accueilli son projet, le promoteur du percement de
l'isthme de Suez poursuit sans relâche l'organisation de la
compagnie universelle, qui doit concourir à la réalisation de
son œuvre, n
On lit dans YAkhbar, Alger, 24 septembre :
« La grande affaire de la canalisation de Suez marche en
dépit des obstacles suscités par l'Angleterre. Depuis son
retour à Paris, 1\1.. de Lesseps a beaucoup avancé dans
l'organisation du personnel d'ingénieurs et d'ouvriers qui
doivent se rendre en Egypte dans les premiers jours de
novembre, pour commencer les travaux du canal de Suez.
C'est la meilleure réponse à faire aux diatribes des journaux
anglais. D
Nos lecteurs savent que ces renseignements, tout bien-
veillants qu'ils sont, ne sont pas très exacts. M. Ferdinand
de Lesseps n'a point à s'occuper en ce moment du choix des
ingénieurs et des ouvriers. Il s'occupe de l'organisation de la
Compagnie et du conseil d'administration, qui décidera plus
tard des mesures nécessaires à l'exécution.
« L'opposition faite par l'Angleterre au percement de
l'isthme de Suez, dit M. L. Méry dans le Courrier de Mar-
seille du 18 septembre, tient à bien des raisons, dont les
unes sont avouées, et les autres passées sous silence. Parmi
ces dernières, il en est une que l'on pourrait appeler histo-
rique, elle suppose une prudence qui craint de voir revivre
un passé bien oublié, si des errements depuis longtemps et
forcément abandonnés se trouvaient tout à coup repris. »
M. L. Méry rappelle ensuite quelques souvenirs historiques
sur le passé glorieux du commerce de la Méditerranée, et
voici comment il conclut :
« L'Angleterre redoute de voir l'Italie et la France du
midi profiter plus qu'elle de l'ancienne route occidentale,
reprise, abrégée et améliorée. La Méditerranée reprendrait
sa suprématie; voilà ce qu'elle craint. Aussi un journal an-
glais s'est-il écrié dernièrement : « L'isthme de Suez ferait
* revivre, s'il était percé, la splendeur des nations latines;
* cela n'aura pas lieu. »
» C'est là de la franchise ; c'est celle d'un singulier égoïsme,
il fallait le constater. » L. MÉRY.
Ces considérations sont justes en partie du moins pour ce
qui concerne le cabinet anglais; mais les meetings de 1857,
en se prononçant unanimement pour le canal de Suez, ont
formellement déclaré que le commerce anglais n'avait ab-
solument rien à craindre de la concurrence. Il faut en croire
les armateurs de Londres, de Liverpool, et de Glasgow, les
commerçants de Manchester et de Birmingham.
Voici comment le Nouvelliste de Marseille du 28 septembre
apprécie le discours de M. Baruffi au Congrès scientifique de
France, que nous avons donné dans notre dernier numéro :
« Il n'y a plus rien à dire sur le canal de Suez. La discus-
sion ne pourrait mettre en lumière aucun argument nouveau.
Jamais une cause n'a été plus vigoureusement attaquée ni
plus énergiquement défendue. Les adversaires du canal ont
été battus sur toute la ligne, et ce grand tribunal qu'on ap-
pelle l'opinion publique les a condamnés formellement. C'est,
il faut le reconnaître, qu'ils avaient contre eux la raison et le
droit; c'est qu'ils abritaient un intérêt égoïste derrière un
faux semblant de patriotisme. Malgré l'arrêt qui les frappe,
ils résistent encore; ils semblent vouloir qu'on l'exécute de
force, non pas sans doute pour se ménager un droit éventuel
de blâme, mais uniquement pour ne pas avoir l'air de revenir
eux-mêmes d'une erreur.
L'ISTHME DE SUEZ,
DIMANCHE 10 OCTOBRE.
tellement elles lui semblent contraires aux indications de la
science et à la pratique constante de la canalisation. »
L'icho universel fait ensuite une analyse fort étendue et
fort exacte de la réponse de M. Conrad à M. Stéphenson, et
il termine en ces termes :
« Nous pensons que le petit travail de M. Conrad contri-
buera à propager la conviction que la raison, le bon sens,
sont du côté de la Commission internationale et qu'en déga-
geant l'entreprise de tous les travaux gigantesques et absurdes
dont l'idée a été soulevée par des gens secrètement hostiles
au canal de Suez, qu'en maintenant et en défendant le plan
rationnel qui a été jugé facile à exécuter, elle a contribué
largement au triomphe d'une des plus belles conceptions de
de notre époque. »
Nos lecteurs ont pu juger par eux-mêmes combien ces
éloges donnés au travail de M. Conrad sont mérités. Il est
difficile d'être plus clair et plus démonstratif que ne l'est
M. le président de la Commission internationale, et l'on peut
croire qu'il a désormais porté la conviction dans tous les es-
prits intelligents et attentifs.
Le Courrier d'Amsterdam du 25 septembre consacre l'ar-
ticle suivant à la réponse que M. Conrad a faite à M. Sté-
phenson :
« M. F. W. Conrad, que nous voyons nommé avec bien
du plaisir dans un journal allemand très-estimé, qui s'est
voué aux intérêts du canal de Suez : « Einen der ausgezeich-
netsten ingenieuren Europa's, un des ingénieurs les plus dis-
tingués de l'Europe, » a, comme président de la Commission
internationale de Suez, élevé sa voix contre les attaques
qu'a dû subir cette grande entreprise de la part de l'ingénieur
anglais Stéphenson. D'une manière digne de lui et du célèbre
promoteur du canal, M. de Lesseps, il maintient l'honneur
de l'entreprise dans une brochure, qui a paru, il y a quel-
ques jours, à la Haye chez les frères Langenhuysen, écrite en
français et intitulée : Canal de Suez. État de la question,
1858. L'auteur y traite les différents points sous le rapport
purement technique, et il réfute avec la plus rare clarté, et
comme on peut l'attendre de M. Conrad, les objections de
M. Stéphenson, qui juge, comme on sait, que le canal est
impraticable. Dans sa réfutation, M. Conrad s'est posé comme
Néerlandais; et il a cité tous nos travaux hydrauliques, qui
pouvaient servir à démontrer son opinion. Ce petit livre ne
compte que vingt-quatre pages, avec une planche; mais il
peut être considéré comme un travail hautement intéressant
pour la connaissance approfondie de la question de Suez. »
Le Télégraphe, Bruxelles, 29 septembre, commence ainsi
un article sur le percement de l'isthme de Suez :
« L'ouverture des ports de la Chine au commerce euro-
péen rend de plus en plus évidente la nécessité de simplifier
et d'abréger les moyens de communication pour faciliter les
échanges entre l'Orient et l'Occident.
» Le percement de l'isthme de Suez ouvrira une nouvelle
ère aux industries de notre continent. C'est ce qu'ont par-
faitement compris ceux qui se sont associés à cette grande
entreprise; c'est ce que comprennent mieux encore ceux
qui s'y opposent, et qui s'effrayent à l'idée de voir la libre
concurrence entre toutes les nations prendre la place du
monopole que l'Angleterre espère conserver par la supériorité
de sa marine. M. de Lesseps est le Pierre l'Ermite d'une
nouvelle croisade; comme au temps des Godefroy et Bau-
douin, l'Europe entière répond à son appel et demande à
prendre part au mouvement, qui pousse l'industrie à la con-
quête pacifique d'un monde dont jusqu'ici quelques pèlerins
seuls connaissaient le chemin.
» En présence des nombreux témoignages de sympathie
qui ont accueilli son projet, le promoteur du percement de
l'isthme de Suez poursuit sans relâche l'organisation de la
compagnie universelle, qui doit concourir à la réalisation de
son œuvre, n
On lit dans YAkhbar, Alger, 24 septembre :
« La grande affaire de la canalisation de Suez marche en
dépit des obstacles suscités par l'Angleterre. Depuis son
retour à Paris, 1\1.. de Lesseps a beaucoup avancé dans
l'organisation du personnel d'ingénieurs et d'ouvriers qui
doivent se rendre en Egypte dans les premiers jours de
novembre, pour commencer les travaux du canal de Suez.
C'est la meilleure réponse à faire aux diatribes des journaux
anglais. D
Nos lecteurs savent que ces renseignements, tout bien-
veillants qu'ils sont, ne sont pas très exacts. M. Ferdinand
de Lesseps n'a point à s'occuper en ce moment du choix des
ingénieurs et des ouvriers. Il s'occupe de l'organisation de la
Compagnie et du conseil d'administration, qui décidera plus
tard des mesures nécessaires à l'exécution.
« L'opposition faite par l'Angleterre au percement de
l'isthme de Suez, dit M. L. Méry dans le Courrier de Mar-
seille du 18 septembre, tient à bien des raisons, dont les
unes sont avouées, et les autres passées sous silence. Parmi
ces dernières, il en est une que l'on pourrait appeler histo-
rique, elle suppose une prudence qui craint de voir revivre
un passé bien oublié, si des errements depuis longtemps et
forcément abandonnés se trouvaient tout à coup repris. »
M. L. Méry rappelle ensuite quelques souvenirs historiques
sur le passé glorieux du commerce de la Méditerranée, et
voici comment il conclut :
« L'Angleterre redoute de voir l'Italie et la France du
midi profiter plus qu'elle de l'ancienne route occidentale,
reprise, abrégée et améliorée. La Méditerranée reprendrait
sa suprématie; voilà ce qu'elle craint. Aussi un journal an-
glais s'est-il écrié dernièrement : « L'isthme de Suez ferait
* revivre, s'il était percé, la splendeur des nations latines;
* cela n'aura pas lieu. »
» C'est là de la franchise ; c'est celle d'un singulier égoïsme,
il fallait le constater. » L. MÉRY.
Ces considérations sont justes en partie du moins pour ce
qui concerne le cabinet anglais; mais les meetings de 1857,
en se prononçant unanimement pour le canal de Suez, ont
formellement déclaré que le commerce anglais n'avait ab-
solument rien à craindre de la concurrence. Il faut en croire
les armateurs de Londres, de Liverpool, et de Glasgow, les
commerçants de Manchester et de Birmingham.
Voici comment le Nouvelliste de Marseille du 28 septembre
apprécie le discours de M. Baruffi au Congrès scientifique de
France, que nous avons donné dans notre dernier numéro :
« Il n'y a plus rien à dire sur le canal de Suez. La discus-
sion ne pourrait mettre en lumière aucun argument nouveau.
Jamais une cause n'a été plus vigoureusement attaquée ni
plus énergiquement défendue. Les adversaires du canal ont
été battus sur toute la ligne, et ce grand tribunal qu'on ap-
pelle l'opinion publique les a condamnés formellement. C'est,
il faut le reconnaître, qu'ils avaient contre eux la raison et le
droit; c'est qu'ils abritaient un intérêt égoïste derrière un
faux semblant de patriotisme. Malgré l'arrêt qui les frappe,
ils résistent encore; ils semblent vouloir qu'on l'exécute de
force, non pas sans doute pour se ménager un droit éventuel
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