Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-09-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 septembre 1858 25 septembre 1858
Description : 1858/09/25 (A3,N55). 1858/09/25 (A3,N55).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203101c
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
SAMEDI 25 SEPTEMBRE. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 493
comme cela se voit habituellement, ce n'est souvent que doute
et confusion.
» En un mot, la bonne manière dont M. de Lesseps con-
duit sa publicité lui en a désormais assuré le succès.
» Cependant, comme un seul journal resterait inévitable-
ment, quoi qu'il pût faire, au-dessous.de la lourde tâche qui
lui est dévolue particulièrement, ce ne sera pas trop que du
concours dévoué de plusieurs autres feuilles connaissant bien
la question, et animées par la grandeur de cette entreprise
qui fera époque dans l'histoire des progrès humains. »
E. CHAVET.
Dans son numéro du 14 septembre, le Journal de Paris a
tenu sa promesse, et il a fait un second article en faveur du
canal de Suez.
Le Monde industriel, le Courrier de Paris et la Pairie,
12 septembre, empruntent au Journal d'Odessa la lettre de
M. Ferd. de Lesseps, qui se trouve reproduite presque iden-
tiquement dans la circulaire qui nous a été envoyée de
Venise, et que nos lecteurs ont trouvée dans notre dernier
numéro.
La Patrie publie, sur les récents événements de Chine, un
article remarquable de M. Cucheval-Clarigny, qui se termine
ainsi :
« Que l'Angleterre relie Pékin à Londres par le télégraphe
électrique, nous serons les premiers à y applaudir. Que le
Times nous permette seulement de lui suggérer une observa-
tion. Le jour où le commerce avec la Chine sera complètement
libre, qui empêchera les marchandises de prendre la route
qu'a suivie le commissaire ? Qu'au lieu de cinquante jours,
elles en mettent cent à la parcourir, la route de terre aura
encore deux mois d'avance sur la navigation. Ajoutez que le
thé est au nombre des marchandises qui, sous un petit vo-
lume, ont une valeur considérable. Les négociants anglais
expédient-ils leurs marchandises sur les ailes du télégraphe?
Pour prévenir les concurrences que les journaux prévoient de
si loin, l'essentiel sera donc toujours d'ouvrir au commerce
européen une communication plus rapide et plus courte vers
l'Orient. Or. il n'existe pour cela qu'un seul moyen, que le
Times, à la vérité, ne veut pas croire, c'est de percer l'isthme
de Suez.
» Il a fallu l'initiative des Américains et le concours de
leur gouvernement pour établir entre les États-Unis et l'An-
gleterre une communication électrique, si profitable au com-
merce anglais. Il faudra l'appréhension de la concurrence
pour déterminer le gouvernement anglais à laisser accomplir
une entreprise si essentielle à la grandeur politique et com-
merciale de l'Angleterre. Mais que l'alarme gagne un jour la
cité de Londres, et l'Angleterre sera la plus ardente à récla-
mer le percement de l'isthme de Suez, à offrir le concours de
ses ingénieurs et de ses capitaux. C'est un enseignement qu'un
avenir prochain nous réserve, et c'est alors que l'Occident,
aussi bien que les peuples orientaux, aura dû à la guerre qui
vient de finir une leçon salutaire et une nouvelle source de
prospérités. » CUCHEVAL-CLARIGNY.
Le Constitutionnel du 18 septembre termine ainsi un article
sur les grands travaux de viabilité qu'entreprend l'Empire
russe :
« Le rail-way conduisant de la mer d'Aral à la mer Cas-
pienne sera le complément très-utile du service de paque-
bots russes. Par cette voie, les produits de l'Asie centrale
doivent arriver, dans les ports de l'Euxin en traversant la
Géorgie. Et quand on songe à toutes les lenteurs, à toutes
les difficultés d'un voyage à l'Asie centrale par les ports de
Bombay et de Calcutta; quand on réfléchit que les mar-
chandises anglaises, les seules qu'on puisse hasarder par
cette vole, n'arrivent sur les marchés asiatiques que grevées
des frais énormes d'un voyage si long, si pénible et si coû-
teux, on est porté à regarder avec sympathie les efforts que
fait la Russie pour ouvrir une nouvelle route au transit avec
l'Asie, parce que c'est un acheminement à l'émancipation du
commerce du monde.
» D'un autre côté, l'ouverture de l'isthme de Suez, dont
les avantages sont si aveuglément méconnus par les préjugés
de l'Angleterre, fera compensation, en ce sens que les mar-
chandises d'encombrement prendront nécessairement cette
route, la seule possible dans ces nouvelles conditions.
» De toutes façons, celle du Cap ne peut pas tarder à être
abandonnée. Les réformes que le gouvernement russe opère
avec une activité intelligente, et en particulier l'organisation
du service des paquebots russes, auront beaucoup contribué
à ce résultat, qui sera favorable aux intérêts du monde en-
tier. » P. DUBOIS.
On lit dans le Journal des départements, Paris , 11 sep-
tembre :
« Le percement de l'isthme de Suez est décidé. M. de Les-
seps, encouragé, fêté, acclamé partout, va pouvoir enfin mettre
à exécution le projet le plus grandiose et le plus utile des
temps modernes.
» La mer Rouge et la Méditerranée vont se relier par un
canal, et l'Europe et l'Inde sont à la veille de communiquer
l'une avec l'autre par une nouvelle voie plus sûre, plus courte
et plus économique.
» Dieu en soit loué, et que M. de Lesseps reçoive la récom-
pense due à sa persévérance et à son énergie ! »
Le Moniteur industriel du jeudi, 9 septembre, publie
plusieurs articles qui nous concernent. Le premier est in-
titulé : Il Une leçon à l'Angleterre, a et P. B-s Darnis trouve
cette leçon dans l'accueil que le commerce russe d'Odessa a
fait à M. Ferd. de Lesseps, avec tant d'enthousiasme et d'in-
telligente sympathie. Voici comment finit cet article :
« Dans la vérité, cette manifestation d'Odessa est une
victoire morale de la Russie sur l'Angleterre, et la Russie n'a
pas dû la recueillir avec une médiocre satisfaction. La Russie,
en cette conjoncture, a prouvé à l'Europe à la fois qu'elle
savait s'associer à elle dans ses besoins de civilisation et dans
ses aspirations de progrès, tandis que l'Angleterre, si
bruyante dans ses paroles, non-seulement se tient à l'écart,
mais encore isole ses intérêts et ses besoins de ceux du reste
de l'humanité. La leçon est dure et le coup est dangereux. Il
doit être dur pour l'orgueil de l'Angleterre de se voir ainsi
placée en fait aux yeux du monde au-dessous de ce peuple
russe, dont il aime tant à rabaisser la moralité et le génie,
et il n'est pas moins dangereux pour sa considération de voir
ainsi constater son antipathie et son antagonisme contre tout
ce qui peut intéresser, grandir et développer le continent.
Nous trouvons encore là une nouvelle confirmation de cette
prophétie de M. Gladstone : la résistance de l'Angleterre au
percement de l'isthme de Suez lui fera plus de mal que dix
révoltes comme celle des cipayes. La faute déjà porte ses
fruits ; l'Angleterre se dépopularise et la Russie se popularise.
L'Angleterre non-seulement déserte, mais encore combat la
cause de la civilisation ; la Russie l'embrasse et la défend.
La Russie se mêle à l'Europe; l'Angleterre s'isole de 1 Europe.
C'est ici encore qu'on peut voir que la justice et l'esprit de
réciprocité sont les meilleures bases de la politique,-L'Angle-
terre, qu'elle ne s'y trompe point, a, dans cette affaire,
répandu contre elle parmi les peuples du continent des sen-
timents d'irritation et de défiance qui dureront longtemps.
comme cela se voit habituellement, ce n'est souvent que doute
et confusion.
» En un mot, la bonne manière dont M. de Lesseps con-
duit sa publicité lui en a désormais assuré le succès.
» Cependant, comme un seul journal resterait inévitable-
ment, quoi qu'il pût faire, au-dessous.de la lourde tâche qui
lui est dévolue particulièrement, ce ne sera pas trop que du
concours dévoué de plusieurs autres feuilles connaissant bien
la question, et animées par la grandeur de cette entreprise
qui fera époque dans l'histoire des progrès humains. »
E. CHAVET.
Dans son numéro du 14 septembre, le Journal de Paris a
tenu sa promesse, et il a fait un second article en faveur du
canal de Suez.
Le Monde industriel, le Courrier de Paris et la Pairie,
12 septembre, empruntent au Journal d'Odessa la lettre de
M. Ferd. de Lesseps, qui se trouve reproduite presque iden-
tiquement dans la circulaire qui nous a été envoyée de
Venise, et que nos lecteurs ont trouvée dans notre dernier
numéro.
La Patrie publie, sur les récents événements de Chine, un
article remarquable de M. Cucheval-Clarigny, qui se termine
ainsi :
« Que l'Angleterre relie Pékin à Londres par le télégraphe
électrique, nous serons les premiers à y applaudir. Que le
Times nous permette seulement de lui suggérer une observa-
tion. Le jour où le commerce avec la Chine sera complètement
libre, qui empêchera les marchandises de prendre la route
qu'a suivie le commissaire ? Qu'au lieu de cinquante jours,
elles en mettent cent à la parcourir, la route de terre aura
encore deux mois d'avance sur la navigation. Ajoutez que le
thé est au nombre des marchandises qui, sous un petit vo-
lume, ont une valeur considérable. Les négociants anglais
expédient-ils leurs marchandises sur les ailes du télégraphe?
Pour prévenir les concurrences que les journaux prévoient de
si loin, l'essentiel sera donc toujours d'ouvrir au commerce
européen une communication plus rapide et plus courte vers
l'Orient. Or. il n'existe pour cela qu'un seul moyen, que le
Times, à la vérité, ne veut pas croire, c'est de percer l'isthme
de Suez.
» Il a fallu l'initiative des Américains et le concours de
leur gouvernement pour établir entre les États-Unis et l'An-
gleterre une communication électrique, si profitable au com-
merce anglais. Il faudra l'appréhension de la concurrence
pour déterminer le gouvernement anglais à laisser accomplir
une entreprise si essentielle à la grandeur politique et com-
merciale de l'Angleterre. Mais que l'alarme gagne un jour la
cité de Londres, et l'Angleterre sera la plus ardente à récla-
mer le percement de l'isthme de Suez, à offrir le concours de
ses ingénieurs et de ses capitaux. C'est un enseignement qu'un
avenir prochain nous réserve, et c'est alors que l'Occident,
aussi bien que les peuples orientaux, aura dû à la guerre qui
vient de finir une leçon salutaire et une nouvelle source de
prospérités. » CUCHEVAL-CLARIGNY.
Le Constitutionnel du 18 septembre termine ainsi un article
sur les grands travaux de viabilité qu'entreprend l'Empire
russe :
« Le rail-way conduisant de la mer d'Aral à la mer Cas-
pienne sera le complément très-utile du service de paque-
bots russes. Par cette voie, les produits de l'Asie centrale
doivent arriver, dans les ports de l'Euxin en traversant la
Géorgie. Et quand on songe à toutes les lenteurs, à toutes
les difficultés d'un voyage à l'Asie centrale par les ports de
Bombay et de Calcutta; quand on réfléchit que les mar-
chandises anglaises, les seules qu'on puisse hasarder par
cette vole, n'arrivent sur les marchés asiatiques que grevées
des frais énormes d'un voyage si long, si pénible et si coû-
teux, on est porté à regarder avec sympathie les efforts que
fait la Russie pour ouvrir une nouvelle route au transit avec
l'Asie, parce que c'est un acheminement à l'émancipation du
commerce du monde.
» D'un autre côté, l'ouverture de l'isthme de Suez, dont
les avantages sont si aveuglément méconnus par les préjugés
de l'Angleterre, fera compensation, en ce sens que les mar-
chandises d'encombrement prendront nécessairement cette
route, la seule possible dans ces nouvelles conditions.
» De toutes façons, celle du Cap ne peut pas tarder à être
abandonnée. Les réformes que le gouvernement russe opère
avec une activité intelligente, et en particulier l'organisation
du service des paquebots russes, auront beaucoup contribué
à ce résultat, qui sera favorable aux intérêts du monde en-
tier. » P. DUBOIS.
On lit dans le Journal des départements, Paris , 11 sep-
tembre :
« Le percement de l'isthme de Suez est décidé. M. de Les-
seps, encouragé, fêté, acclamé partout, va pouvoir enfin mettre
à exécution le projet le plus grandiose et le plus utile des
temps modernes.
» La mer Rouge et la Méditerranée vont se relier par un
canal, et l'Europe et l'Inde sont à la veille de communiquer
l'une avec l'autre par une nouvelle voie plus sûre, plus courte
et plus économique.
» Dieu en soit loué, et que M. de Lesseps reçoive la récom-
pense due à sa persévérance et à son énergie ! »
Le Moniteur industriel du jeudi, 9 septembre, publie
plusieurs articles qui nous concernent. Le premier est in-
titulé : Il Une leçon à l'Angleterre, a et P. B-s Darnis trouve
cette leçon dans l'accueil que le commerce russe d'Odessa a
fait à M. Ferd. de Lesseps, avec tant d'enthousiasme et d'in-
telligente sympathie. Voici comment finit cet article :
« Dans la vérité, cette manifestation d'Odessa est une
victoire morale de la Russie sur l'Angleterre, et la Russie n'a
pas dû la recueillir avec une médiocre satisfaction. La Russie,
en cette conjoncture, a prouvé à l'Europe à la fois qu'elle
savait s'associer à elle dans ses besoins de civilisation et dans
ses aspirations de progrès, tandis que l'Angleterre, si
bruyante dans ses paroles, non-seulement se tient à l'écart,
mais encore isole ses intérêts et ses besoins de ceux du reste
de l'humanité. La leçon est dure et le coup est dangereux. Il
doit être dur pour l'orgueil de l'Angleterre de se voir ainsi
placée en fait aux yeux du monde au-dessous de ce peuple
russe, dont il aime tant à rabaisser la moralité et le génie,
et il n'est pas moins dangereux pour sa considération de voir
ainsi constater son antipathie et son antagonisme contre tout
ce qui peut intéresser, grandir et développer le continent.
Nous trouvons encore là une nouvelle confirmation de cette
prophétie de M. Gladstone : la résistance de l'Angleterre au
percement de l'isthme de Suez lui fera plus de mal que dix
révoltes comme celle des cipayes. La faute déjà porte ses
fruits ; l'Angleterre se dépopularise et la Russie se popularise.
L'Angleterre non-seulement déserte, mais encore combat la
cause de la civilisation ; la Russie l'embrasse et la défend.
La Russie se mêle à l'Europe; l'Angleterre s'isole de 1 Europe.
C'est ici encore qu'on peut voir que la justice et l'esprit de
réciprocité sont les meilleures bases de la politique,-L'Angle-
terre, qu'elle ne s'y trompe point, a, dans cette affaire,
répandu contre elle parmi les peuples du continent des sen-
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