Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-09-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 septembre 1858 10 septembre 1858
Description : 1858/09/10 (A3,N54). 1858/09/10 (A3,N54).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203100z
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
VENDREDI JO SEPTEMBRE. JOURNAL DE L'UNION DES-DEUX MERS. 461
« Une réunion des membres de la Coton-supplement-asso-
ciation a eu lieu hier pour recevoir de M. CAMPBELL, consul
de la Reine d'Angleterre à Lagos, quelques informations tou-
chant les suppléments de coton que l'on peut attendre de la
côte occidentale de l'Afrique.
M. J. CHEETHAM, membre du Parlement, a présidé l'as-
semblée. Il a dit que les Indes et les côtes occidentales de l'A-
frique étaient les seuls points sur lesquels l'attention de l'As-
sociation devait se diriger; que la guerre des Indes avait
empêché l'Association d'obtenir des avantages dans ce pays ;
qu'elle n'avait pas, selon lui, grand'chose à espérer du nou-
veau gouvernement des Indes, dont plusieurs membres s'étaient
ouvertement opposés aux desseins de l'entreprise, et que, par
conséquent, elle devait surtout songer à l'Afrique; que
M. Campbell donnerait des renseignements à l'Association
sur ce qu'elle avait à espérer de ce côté-là, et que lui,
M. CHEETHAM, voyait dans le succès de l'entreprise dirigée
en ce sens le meilleur moyen de supprimer le commerce des
esclaves; que miss Burdett Coutts avait contribué largement
aux fonds dont l'Association disposait; et cela exclusivement
en vue de la suppression du commerce des esclaves, et que ce
point de la question devait attirer l'intérêt de la nation tout
entière.
Le consul CAMPBELL adresse ensuite un long discours à
l'Assemblée et donne un compte rendu très-satisfaisant des
ressources des districts qui environnent lés bouches du Niger.
Il ne doute point que dans quelque temps ces pays ne puissent
fournir des suppléments de coton très-considérables, et il fait
remarquer qu'en général l'Afrique tropicale tout entière pro-
duit du coton. Il dit que c'est le commerce des esclaves qui tue
l'industrie dans les pays dont il s'agit, et que, depuis que le
gouvernement anglais s'est occupé à y mettre ordre, des pro-
grès immenses ont été obtenus; que, par exemple, le com-
merce de l'huile de palmier dans le Bight de Benin (?) a pris
dans les six dernières années une extension considérable, s'é-
levant du chiffre de 1,000,000 liv. à 1,600,000 liv. Le com-
merce du coton doit pouvoir augmenter dans les mêmes pro-
portions; et, continue-t-il, le premier navire chargé de
coton sera comme un signal donné à tous les pays de l'Afrique
où cette denrée peut être produite. La population aime de
préférence les travaux rustiques, et à Abeocuta, entre autres,
les indigènes préfèrent travailler pour 3 deniers la journée
dans une plantation plutôt que de se livrer pour 9 deniers
la journée à un autre emploi quelconque. M. Campbell croit
que ce n'est que le manque de communication avec les peuples
civilisés qui a mis des obstacles au progrès des pays en ques-
tion , et que le Niger est appelé à devenir le Mississipi de
l'Afrique. Il fait remarquer que l'on trouve dans les régions
dont il s'agit des villes de 40,000, 60,000, 80,000, 100,000
et même de 150,000 habitants; que ces habitants ne sont pas
seulement des cultivateurs, mais aussi des manufacturiers de
coton, et que, dans l'année 1857, 200,000 habillements de
coton, pesant l'un dans l'autre 2 livres 1/2, avaient été expé-
diés de Lagos et Bight de Benin au Brésil, probablement pour
y vêtir des hommes qui venaient originairement des mêmes
pays d'où sortait cette marchandise; que Lagos avait exporté
en 1856 34,491 livres de coton, et, en 1857, 117,899 livres;
que la progression dans l'extension du commerce était donc
évidente; qu'en outre du commerce d'exportation , la popula-
tion de Lagos fournissait encore à ses voisins 200,000 habil-
lements , pesant chacun de 4 1/2 à 5 livres, et que tout ceci
avait déjà eu lieu avant que les Anglais se fussent mis en
communication avec les indigènes de la côte occidentale de
l'Afrique, M. Campbell conclut eu disant que la base du com-
merce entre les Anglais et les indigènes devait être l'échange
du coton brut contre le coton manufacturé; que les Africains
ne demandaient pas mieux que de vendre, et que les Anglais
seraient sûrs d'être bien reçus par eux; qu'il avait vécu lui-
même trente-cinq ans dans le pays dont il parlait; qu'il'con-
naissait un Irlandais qui y demeurait depuis quarante-cinq
ans, et qu'il croyait pouvoir assurer que le climat y était bon
pour tous ceux qui ne se livreraient pas à des excès. M. Camb-
bell propose finalement d'envoyer un homme de confiance en
Afrique, portant avec lui pour 2,500 à 3,000 liv. st. de mar-
chandises propres à être échangées contre du coton brut,
qu'il se procurerait par exemple à Lagos à raison de 22 à
23 liv. st. le tonneau ; que cet homme de confiance ou sur-
intendant devait être autorisé à engager quelques sous-agents,
auxquels on serait obligé d'allouer un traitement annuel de
60 à 80 liv. st.
Après le discours de M. Campbell, sir J. Polter et M. Had-
field, membres du Parlement, disent encore quelques mots
dans lesquels ils expriment l'espérance que l'association réa-
lisera les avantages qui résulteront évidemment pour l'Angle-
terre d'une augmentation de la quantité de coton brut que
l'on y fabrique en ce moment.
L'Association se sépare après avoir voté des remercîments
à M. Campbell.
Il semblerait résulter de ces renseignements donnés par le
Times que les efforts de XAssociation pour le supplément du
coton détourne des Indes orientales ses efforts, qu'elle essaye
de reporter sur l'Afrique occidentale. Nous reviendrons sur
cette question si importante dès que quelques faits considé-
rables nous en donneront l'occasion.
- La Gazette de Trieste du 28 juin compare la situation des
deux Compagnies du Lloyd autrichien et des Messageries im-
périales de France. Nous reproduisons ces détails sous toute
réserve. Le capital de fondation est le même pour les deux
Compagnies ; mais, quant au matériel et au service accompli,
les chiffres diffèrent considérablement. Ainsi nous trouvons :
POUR LES MESSAGERIES
POUR LE LLOYD. IMPÉRIALES.
Nombre de navires. 67 45
— de chevaux. 13,100 10,260
Jaugeage. 38,960 21,448
Milles marins parcourus. 1,042,284 871,044
TRANSPORT TRANSPORT
DE PASSAGERS. DE MARCHANDISES EN TONNEAUX*
Messageries. Lloyd. Messageries. Lloyd.
1552. 27,300 239,600 9,300 25,120
1853. 35,500 231,700 13,000 56,500
1854. 120,400 161.000 26,900 89,600
1855. 207,700 348,200 42,900 119,500
1856. 229,300 364,200 67,000 124,300
1857. 154,000 426,400 80,000 137,600
Pour la comparaison des recettes et dépenses des deux so-
ciétés, il est important de constater les subventions annuelles
que les deux sociétés reçoivent de leur gouvernement res-
pectif. La Gazette de Trieste assure tenir de bonne source
que la subvention des messageries impériales s'élève, depuis
1854, à la somme de 4,116,118 fr., tandis qu'elle n'est que
de 2,500,000 fr. pour le Lloyd. En 1857, les recettes et les
dépenses ont été :
POUR LES MESSAGERIES. POUR LE LLOYD.
Recettes. 19,037,000 16,224,000
Dépenses. < 15,533,000 - 15,500,000
Excédant. 3,504,000 524,000
En ôtant de ces excédants de recettes les subventions rel-
« Une réunion des membres de la Coton-supplement-asso-
ciation a eu lieu hier pour recevoir de M. CAMPBELL, consul
de la Reine d'Angleterre à Lagos, quelques informations tou-
chant les suppléments de coton que l'on peut attendre de la
côte occidentale de l'Afrique.
M. J. CHEETHAM, membre du Parlement, a présidé l'as-
semblée. Il a dit que les Indes et les côtes occidentales de l'A-
frique étaient les seuls points sur lesquels l'attention de l'As-
sociation devait se diriger; que la guerre des Indes avait
empêché l'Association d'obtenir des avantages dans ce pays ;
qu'elle n'avait pas, selon lui, grand'chose à espérer du nou-
veau gouvernement des Indes, dont plusieurs membres s'étaient
ouvertement opposés aux desseins de l'entreprise, et que, par
conséquent, elle devait surtout songer à l'Afrique; que
M. Campbell donnerait des renseignements à l'Association
sur ce qu'elle avait à espérer de ce côté-là, et que lui,
M. CHEETHAM, voyait dans le succès de l'entreprise dirigée
en ce sens le meilleur moyen de supprimer le commerce des
esclaves; que miss Burdett Coutts avait contribué largement
aux fonds dont l'Association disposait; et cela exclusivement
en vue de la suppression du commerce des esclaves, et que ce
point de la question devait attirer l'intérêt de la nation tout
entière.
Le consul CAMPBELL adresse ensuite un long discours à
l'Assemblée et donne un compte rendu très-satisfaisant des
ressources des districts qui environnent lés bouches du Niger.
Il ne doute point que dans quelque temps ces pays ne puissent
fournir des suppléments de coton très-considérables, et il fait
remarquer qu'en général l'Afrique tropicale tout entière pro-
duit du coton. Il dit que c'est le commerce des esclaves qui tue
l'industrie dans les pays dont il s'agit, et que, depuis que le
gouvernement anglais s'est occupé à y mettre ordre, des pro-
grès immenses ont été obtenus; que, par exemple, le com-
merce de l'huile de palmier dans le Bight de Benin (?) a pris
dans les six dernières années une extension considérable, s'é-
levant du chiffre de 1,000,000 liv. à 1,600,000 liv. Le com-
merce du coton doit pouvoir augmenter dans les mêmes pro-
portions; et, continue-t-il, le premier navire chargé de
coton sera comme un signal donné à tous les pays de l'Afrique
où cette denrée peut être produite. La population aime de
préférence les travaux rustiques, et à Abeocuta, entre autres,
les indigènes préfèrent travailler pour 3 deniers la journée
dans une plantation plutôt que de se livrer pour 9 deniers
la journée à un autre emploi quelconque. M. Campbell croit
que ce n'est que le manque de communication avec les peuples
civilisés qui a mis des obstacles au progrès des pays en ques-
tion , et que le Niger est appelé à devenir le Mississipi de
l'Afrique. Il fait remarquer que l'on trouve dans les régions
dont il s'agit des villes de 40,000, 60,000, 80,000, 100,000
et même de 150,000 habitants; que ces habitants ne sont pas
seulement des cultivateurs, mais aussi des manufacturiers de
coton, et que, dans l'année 1857, 200,000 habillements de
coton, pesant l'un dans l'autre 2 livres 1/2, avaient été expé-
diés de Lagos et Bight de Benin au Brésil, probablement pour
y vêtir des hommes qui venaient originairement des mêmes
pays d'où sortait cette marchandise; que Lagos avait exporté
en 1856 34,491 livres de coton, et, en 1857, 117,899 livres;
que la progression dans l'extension du commerce était donc
évidente; qu'en outre du commerce d'exportation , la popula-
tion de Lagos fournissait encore à ses voisins 200,000 habil-
lements , pesant chacun de 4 1/2 à 5 livres, et que tout ceci
avait déjà eu lieu avant que les Anglais se fussent mis en
communication avec les indigènes de la côte occidentale de
l'Afrique, M. Campbell conclut eu disant que la base du com-
merce entre les Anglais et les indigènes devait être l'échange
du coton brut contre le coton manufacturé; que les Africains
ne demandaient pas mieux que de vendre, et que les Anglais
seraient sûrs d'être bien reçus par eux; qu'il avait vécu lui-
même trente-cinq ans dans le pays dont il parlait; qu'il'con-
naissait un Irlandais qui y demeurait depuis quarante-cinq
ans, et qu'il croyait pouvoir assurer que le climat y était bon
pour tous ceux qui ne se livreraient pas à des excès. M. Camb-
bell propose finalement d'envoyer un homme de confiance en
Afrique, portant avec lui pour 2,500 à 3,000 liv. st. de mar-
chandises propres à être échangées contre du coton brut,
qu'il se procurerait par exemple à Lagos à raison de 22 à
23 liv. st. le tonneau ; que cet homme de confiance ou sur-
intendant devait être autorisé à engager quelques sous-agents,
auxquels on serait obligé d'allouer un traitement annuel de
60 à 80 liv. st.
Après le discours de M. Campbell, sir J. Polter et M. Had-
field, membres du Parlement, disent encore quelques mots
dans lesquels ils expriment l'espérance que l'association réa-
lisera les avantages qui résulteront évidemment pour l'Angle-
terre d'une augmentation de la quantité de coton brut que
l'on y fabrique en ce moment.
L'Association se sépare après avoir voté des remercîments
à M. Campbell.
Il semblerait résulter de ces renseignements donnés par le
Times que les efforts de XAssociation pour le supplément du
coton détourne des Indes orientales ses efforts, qu'elle essaye
de reporter sur l'Afrique occidentale. Nous reviendrons sur
cette question si importante dès que quelques faits considé-
rables nous en donneront l'occasion.
- La Gazette de Trieste du 28 juin compare la situation des
deux Compagnies du Lloyd autrichien et des Messageries im-
périales de France. Nous reproduisons ces détails sous toute
réserve. Le capital de fondation est le même pour les deux
Compagnies ; mais, quant au matériel et au service accompli,
les chiffres diffèrent considérablement. Ainsi nous trouvons :
POUR LES MESSAGERIES
POUR LE LLOYD. IMPÉRIALES.
Nombre de navires. 67 45
— de chevaux. 13,100 10,260
Jaugeage. 38,960 21,448
Milles marins parcourus. 1,042,284 871,044
TRANSPORT TRANSPORT
DE PASSAGERS. DE MARCHANDISES EN TONNEAUX*
Messageries. Lloyd. Messageries. Lloyd.
1552. 27,300 239,600 9,300 25,120
1853. 35,500 231,700 13,000 56,500
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1857. 154,000 426,400 80,000 137,600
Pour la comparaison des recettes et dépenses des deux so-
ciétés, il est important de constater les subventions annuelles
que les deux sociétés reçoivent de leur gouvernement res-
pectif. La Gazette de Trieste assure tenir de bonne source
que la subvention des messageries impériales s'élève, depuis
1854, à la somme de 4,116,118 fr., tandis qu'elle n'est que
de 2,500,000 fr. pour le Lloyd. En 1857, les recettes et les
dépenses ont été :
POUR LES MESSAGERIES. POUR LE LLOYD.
Recettes. 19,037,000 16,224,000
Dépenses. < 15,533,000 - 15,500,000
Excédant. 3,504,000 524,000
En ôtant de ces excédants de recettes les subventions rel-
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