Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-08-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 août 1858 25 août 1858
Description : 1858/08/25 (A3,N53). 1858/08/25 (A3,N53).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203099r
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
MERCREDI 25 AOUT. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 429
— Le Times du 14 août 1858 contient le nouveau tarif des
lettres pour l'Egypte et pour les Indes orientales. Les pre-
mières peuvent être envoyées via Southampton ou via Mar-
seille et peuvent être affranchies ou non affranchies. La poste
des Indes, qui se fera de même via Southampton et via Mar-
seille, ne se chargera que de lettres affranchies, soit que
l'on écrive d'Angleterre aux Indes ou des Indes en Angleterre.
— Le lIloniteur universel du 10 août emprunte aux An.
nales du commerce extérieur l'article suivant sur l'Inde an-
glaise et sur la situation commerciale du marché de Calcutta à
la fin du 1er trimestre 1858 :
u Les affaires ont éprouvé un ralentissement qu'expliquent
les circonstances politiques. Les communications entre Cal-
cutta et les provinces du centre et du nord-ouest, d'où vien-
nent les principaux articles d'exportation , et notamment les
salpêtres, avaient été fermées par l'insurrection des cipayes.
On avait à craindre ou que les récoltes n'eussent pu être faites,
ou que, déjà faites, elles n'eussent été détruites. Il en est ré-
sulté des augmentations de prix qui ont beaucoup entravé les
transactions commerciales , et dont le contre-coup s'est fait
sentir par un abaissement considérable du fret. La difficulté
que les marchandises d'Europe trouvaient à s'écouler de Cal-
cutta ajoutait encore aux embarras de la situation. Les entre-
pôts furent tellement encombrés que des cargaisons entières
ont dû être réexpédiées en Angleterre. Les crédits des maisons
les plus solides étaient de fait suspendus. A la fin cependant,
les produits agricoles et manufacturés ayant de nouveau af-
flué à Calcutta, la tendance à la baisse s'est manifestée et a
prévalu sur les principaux articles, à l'exception toutefois des
substances alimentaires et des indigos, qui se sont assez bien
placés, et des opiums, qui ont continué à monter ; ils valaient,
fin février dernier, de 3,750 à 3,800 fr. la caisse.
» Au 7 avril 1858, le marché de Calcutta était assez mal
approvisionné en articles de bonne qualité, et les transactions
étaient à peu près suspendues, vu l'approche de la nouvelle
année des Hindous, qui commence le 12 avril. Les frets se res-
sentent de cette stagnation; le taux en est plus bas qu'il ne
l'était vers la fin de l'année dernière.
» Les ventes d'opium du gouvernement ont atteint, pendant
l'année 1857, les chiffres suivants :
QUANTITÉS. VALEURS.
r , -
Caisies. kilogr. fr.
Patna. 30,198 2,174,256 82,467,320
Bénarès. 13,405 965,160 36,282,000
Totaux. 43,603 3,139,416 - 118,749,320
» Si de ce dernier chiffre on déduit 20 0/0, soit environ
24 millions, pour les dépenses de culture, pour le coût des
transports et les autres frais, on arrive au chiffre de 95 mil-
lions, qui représenterait approximativement le bénéfice que
le gouvernement de l'Inde a retiré l'an dernier de l'opium.
» Quant à l'indigo, il en a été exporté, pendant le 1er tri-
mestre 1858, 2,158,812 kilogr., dont 1,485,000 pour la
Grande-Bretagne, 438,000 pour la France, et le reste pour
Bombay, les Détroits, Suez, l'Amérique du Nord et Ham-
bourg. n
- Les principales maisons intéressées au commerce avec
la Nouvelle-Galle du Sud, avec Moncton-Bay et la Nouvelle-
Zélande signent en ce moment un mémoire adressé au Colo-
nial-office dans lequel elles soutiennent la nécessité d'établir
une malle pour l'Australie. Une communication régulière
devient surtout désirable, dit le mémoire, depuis que la Co-
lombie britannique promet d'augmenter considérablement le
commerce d'or, ce qui ne pourra manquer d'exercer une grande
influence sur toutes les autres branches de commerce.
— Le Times du 6 août donne quelques détails assez tristes
sur les îles de Kouria-Mouria à l'entrée du golfe Persique. On
écrit de Liverpool au Times : «Le British-Empire, qui est
arrivé dans notre port le 2 août, venant d'Akyab, rapporte
avoir rencontré en mer le brick Helcoloise, de Kouria-Mouria,
pour Liverpool. Le capitaine de ce dernier navire donnait un
compte rendu très-fâcheux de l'état de ces îles. Lorsqu'il les
avait quittées, il y avait vingt-cinq bâtiments dans les ports; et
beaucoup des hommes qui montaient ces bâtiments souffraient
de la petite vérole, du scorbut et de la fièvre. Un air pestilen-
tiel désolait les îles, et des navires entiers se trouvaient dés-
armés. Le Helcoloise, portant 300 tonneaux de guano, avait
effectué son passage en 100 jours. »
On peut voir sur les îles Kouria-Mouria notre numéro du
25 décembre 1857, p. 547; et l'on se rappelle qu'on avait
espéré trouver dans ces îles des dépôts considérables de guano.
— Le Times du 12 août contient une pétition signée par
les principales maisons de la Cité, dans laquelle les conseillers
de la Reine sont priés de prendre en considération la situa-
tion dans laquelle sir James Brooke se trouve placé à Bornéo.
Cette pétition rappelle qu'un nombre considérable de sujets
anglais se sont établis sur le territoire de sir James Brooke,
que la Compagnie qui s'est formée dans le but de développer
le commerce et d'exploiter les mines de la côte nord-ouest de
Bornéo, est composée d'actionnaires britanniques qu'une
somme fort considérable a été réunie à cet effet, et que la
Compagnie ne demande que la protection de son gouverne-
ment pour prospérer. Il s'agit de la vie et de la fortune d'un
grand nombre de sujets de Sa Majesté Britannique, dit la pé-
tition.
Le Times du 13 août répond à cette pétition par un article
assez long dans lequel il examine quels sont les avantages qui
résulteraient pour l'Angleterre de la possession d'un établisse-
ment fixe sur la côte nord-ouest de Bornéo. « On n'a qu'à je-
ter un regard sur une carte, dit ce journal, pour se convaincre
que cet établissement serait de la plus haute importance pour
une nation qui fait du commerce avec l'Orient. Si les Hollan-
dais parvenaient à s'en rendre maîtres, ils finiraient aisément
par s'assurer le monopole dont ils se sont emparés dans l'ar-
chipel des Indes. Si, au contraire, nous sommes assez pru-
dents pour saisir l'occasion qui s'offre en ce moment, nous
assurons pour toujours à nos vaisseaux une entrée sûre dans
la mer des Indes et sur les côtes de la Chine. Les Hollandais
ont actuellement la clef du détroit de Banda; la clef du détroit
de Malacca devrait se trouver entre les mains des Anglais; et
il est certain que si un autre peuple venait à s'emparer des
côtes nord-ouest de Bornéo, il pourrait de là causer de grands
embarras au commerce britannique. » Le Times ajoute que
l'importance de l'établissement a été comprise par tous les
grands commerçants qui s'occupent de l'Orient; et il espère
que le gouvernement tiendra compte des raisons qui les ont
décidés à faire une pétition aux conseillers de la Reine.
Nous avons rapporté dans le temps le voyage de sir James
Brooke en Angleterré. Nous reviendrons sur ce sujet si l'occa-
sion nous en est offerte.
— M. le baron de Czœrnig, que nos lecteurs connaissent
par son beau mémoire sur le canal de Suez, vient de publier
un savant travail intitulé : La Réorganisation de l'Autriche
(Die Neugestaltung Oesterreichs), dans lequel il apprécie
d'une manière fort remarquable les principaux événements
— Le Times du 14 août 1858 contient le nouveau tarif des
lettres pour l'Egypte et pour les Indes orientales. Les pre-
mières peuvent être envoyées via Southampton ou via Mar-
seille et peuvent être affranchies ou non affranchies. La poste
des Indes, qui se fera de même via Southampton et via Mar-
seille, ne se chargera que de lettres affranchies, soit que
l'on écrive d'Angleterre aux Indes ou des Indes en Angleterre.
— Le lIloniteur universel du 10 août emprunte aux An.
nales du commerce extérieur l'article suivant sur l'Inde an-
glaise et sur la situation commerciale du marché de Calcutta à
la fin du 1er trimestre 1858 :
u Les affaires ont éprouvé un ralentissement qu'expliquent
les circonstances politiques. Les communications entre Cal-
cutta et les provinces du centre et du nord-ouest, d'où vien-
nent les principaux articles d'exportation , et notamment les
salpêtres, avaient été fermées par l'insurrection des cipayes.
On avait à craindre ou que les récoltes n'eussent pu être faites,
ou que, déjà faites, elles n'eussent été détruites. Il en est ré-
sulté des augmentations de prix qui ont beaucoup entravé les
transactions commerciales , et dont le contre-coup s'est fait
sentir par un abaissement considérable du fret. La difficulté
que les marchandises d'Europe trouvaient à s'écouler de Cal-
cutta ajoutait encore aux embarras de la situation. Les entre-
pôts furent tellement encombrés que des cargaisons entières
ont dû être réexpédiées en Angleterre. Les crédits des maisons
les plus solides étaient de fait suspendus. A la fin cependant,
les produits agricoles et manufacturés ayant de nouveau af-
flué à Calcutta, la tendance à la baisse s'est manifestée et a
prévalu sur les principaux articles, à l'exception toutefois des
substances alimentaires et des indigos, qui se sont assez bien
placés, et des opiums, qui ont continué à monter ; ils valaient,
fin février dernier, de 3,750 à 3,800 fr. la caisse.
» Au 7 avril 1858, le marché de Calcutta était assez mal
approvisionné en articles de bonne qualité, et les transactions
étaient à peu près suspendues, vu l'approche de la nouvelle
année des Hindous, qui commence le 12 avril. Les frets se res-
sentent de cette stagnation; le taux en est plus bas qu'il ne
l'était vers la fin de l'année dernière.
» Les ventes d'opium du gouvernement ont atteint, pendant
l'année 1857, les chiffres suivants :
QUANTITÉS. VALEURS.
r , -
Caisies. kilogr. fr.
Patna. 30,198 2,174,256 82,467,320
Bénarès. 13,405 965,160 36,282,000
Totaux. 43,603 3,139,416 - 118,749,320
» Si de ce dernier chiffre on déduit 20 0/0, soit environ
24 millions, pour les dépenses de culture, pour le coût des
transports et les autres frais, on arrive au chiffre de 95 mil-
lions, qui représenterait approximativement le bénéfice que
le gouvernement de l'Inde a retiré l'an dernier de l'opium.
» Quant à l'indigo, il en a été exporté, pendant le 1er tri-
mestre 1858, 2,158,812 kilogr., dont 1,485,000 pour la
Grande-Bretagne, 438,000 pour la France, et le reste pour
Bombay, les Détroits, Suez, l'Amérique du Nord et Ham-
bourg. n
- Les principales maisons intéressées au commerce avec
la Nouvelle-Galle du Sud, avec Moncton-Bay et la Nouvelle-
Zélande signent en ce moment un mémoire adressé au Colo-
nial-office dans lequel elles soutiennent la nécessité d'établir
une malle pour l'Australie. Une communication régulière
devient surtout désirable, dit le mémoire, depuis que la Co-
lombie britannique promet d'augmenter considérablement le
commerce d'or, ce qui ne pourra manquer d'exercer une grande
influence sur toutes les autres branches de commerce.
— Le Times du 6 août donne quelques détails assez tristes
sur les îles de Kouria-Mouria à l'entrée du golfe Persique. On
écrit de Liverpool au Times : «Le British-Empire, qui est
arrivé dans notre port le 2 août, venant d'Akyab, rapporte
avoir rencontré en mer le brick Helcoloise, de Kouria-Mouria,
pour Liverpool. Le capitaine de ce dernier navire donnait un
compte rendu très-fâcheux de l'état de ces îles. Lorsqu'il les
avait quittées, il y avait vingt-cinq bâtiments dans les ports; et
beaucoup des hommes qui montaient ces bâtiments souffraient
de la petite vérole, du scorbut et de la fièvre. Un air pestilen-
tiel désolait les îles, et des navires entiers se trouvaient dés-
armés. Le Helcoloise, portant 300 tonneaux de guano, avait
effectué son passage en 100 jours. »
On peut voir sur les îles Kouria-Mouria notre numéro du
25 décembre 1857, p. 547; et l'on se rappelle qu'on avait
espéré trouver dans ces îles des dépôts considérables de guano.
— Le Times du 12 août contient une pétition signée par
les principales maisons de la Cité, dans laquelle les conseillers
de la Reine sont priés de prendre en considération la situa-
tion dans laquelle sir James Brooke se trouve placé à Bornéo.
Cette pétition rappelle qu'un nombre considérable de sujets
anglais se sont établis sur le territoire de sir James Brooke,
que la Compagnie qui s'est formée dans le but de développer
le commerce et d'exploiter les mines de la côte nord-ouest de
Bornéo, est composée d'actionnaires britanniques qu'une
somme fort considérable a été réunie à cet effet, et que la
Compagnie ne demande que la protection de son gouverne-
ment pour prospérer. Il s'agit de la vie et de la fortune d'un
grand nombre de sujets de Sa Majesté Britannique, dit la pé-
tition.
Le Times du 13 août répond à cette pétition par un article
assez long dans lequel il examine quels sont les avantages qui
résulteraient pour l'Angleterre de la possession d'un établisse-
ment fixe sur la côte nord-ouest de Bornéo. « On n'a qu'à je-
ter un regard sur une carte, dit ce journal, pour se convaincre
que cet établissement serait de la plus haute importance pour
une nation qui fait du commerce avec l'Orient. Si les Hollan-
dais parvenaient à s'en rendre maîtres, ils finiraient aisément
par s'assurer le monopole dont ils se sont emparés dans l'ar-
chipel des Indes. Si, au contraire, nous sommes assez pru-
dents pour saisir l'occasion qui s'offre en ce moment, nous
assurons pour toujours à nos vaisseaux une entrée sûre dans
la mer des Indes et sur les côtes de la Chine. Les Hollandais
ont actuellement la clef du détroit de Banda; la clef du détroit
de Malacca devrait se trouver entre les mains des Anglais; et
il est certain que si un autre peuple venait à s'emparer des
côtes nord-ouest de Bornéo, il pourrait de là causer de grands
embarras au commerce britannique. » Le Times ajoute que
l'importance de l'établissement a été comprise par tous les
grands commerçants qui s'occupent de l'Orient; et il espère
que le gouvernement tiendra compte des raisons qui les ont
décidés à faire une pétition aux conseillers de la Reine.
Nous avons rapporté dans le temps le voyage de sir James
Brooke en Angleterré. Nous reviendrons sur ce sujet si l'occa-
sion nous en est offerte.
— M. le baron de Czœrnig, que nos lecteurs connaissent
par son beau mémoire sur le canal de Suez, vient de publier
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