Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-09-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 septembre 1858 25 septembre 1858
Description : 1858/09/25 (A3,N55). 1858/09/25 (A3,N55).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203101c
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
486 L'ISTHME DE SUEZ, SAMEDI 25 SEPTEMBRE.
nant tout froidement que la Turquie abandonne un de ses
ports de l'Adriatique. Comment discuter avec des personnes
d'une inconséquence si évidente? Néanmoins telle parait être
la politique de la Russie et de la France dans la question du
Monténégro, et ce bruit est si généralement accrédité, qu'on
a dit que le but du voyage de lord Stratford de Redcliffe
n'était autre que d'empêcher la Porte de céder le port en
question. Il y a eu tant de bruits sur ce voyage, que le plus
sûr est de n'en croire aucun. D'après une version, Sa Seigneu-
rie va pour obtenir la cession de l'île Périm en échange du
consentement du gouvernement anglais au percement de
l'isthme de Suez; d'après une autre, il doit établir une meil-
leure entente entre la Perse et la Turquie, que la Russie
chercherait à désunir. Nous avons des nouvelles de l'arrivée
du Curaçao à Marseille pour transporter lord Stratford à
Constantinople. On se demande quelle nécessité il y a de
l'envoyer ; on se demande encore si sir H. Bulwer est à Con-
stantinople pour figurer ou pour rendre des services réels, et
comment s'entendront ces deux diplomates qui avaient une
si rude collision entre eux, il y a quelques années. Bref, plus
on ignore les circonstances de toute cette affaire, plus les
diverses conjectures sont nombreuses. »
Nous nous garderons bien d'ajouter nos propres conjec-
tures à celles dont le nombre effraye déjà le Times. Nous
saurons dans peu à quoi nous en tenir sur l'objet véritable
du voyage de l'ancien ambassadeur. Mais ce qui est certain,
e'est que la position du nouvel ambassadeur anglais sera fort
embarrassante; et nous ne voyons pas en quoi sir Henry Bul-
wer a pu mériter cette rude épreuve de la part du cabinet
qui l'a tout récemment nommé.
On lit dans le Morning-Advertiser du 15 septembre : « Le
traité de Tien-tsin paraîtra dans le Moniteur dans le courant
de la semaine; mais les rusés politiques du Céleste Empire
parviendront à y découvrir des trous, pour nous lancer
encore des pots à feu et des fusées, et pour continuer à élu-
der toutes les stipulations. Le gouvernement français a déjà
décidé l'établissement d'une escadre navale dans le golfe du
Peï-ho, pour protéger le consul français qui doit résider à
Pékin. Mais pendant ce temps la Russie coupe l'herbe sous
les pieds même de la diplomatie occidentale. Il faut être pru-
dent à temps, et nous devrions nous hâter d'ouvrir de nou-
velles routes de communication pour la Chine. Ne serait-il
pas désirable qu'il fût formé une commission d'hommes
scientifiques pour examiner s'il n'y a pas de moyens de per-
èer l'isthme de Suez moins sujets à des objections que celles
qui ont fait du projet de M. de Lesseps la proie des rieurs et
des railleurs? «
Nous ne savons pas où le Morning-Advertiser a pris ses
renseignements; mais nous ne croyons pas que le rapport
de la Commission internationale puisse prêter à rire à qui
que ce soit, si ce n'est à l'ignorance et à la sottise.
Le Morning-Herald du 16 septembre, en parlant du télé-
graphe de l'Inde, reconnaît que c'est à l'influence de M. de
Lesseps que la Compagnie doit la permission accordée par le
Vice-roi d'Egypte pour la construction d'une ligne télégra-
phique d'Alexandrie à Suez et appartenant à des Européens.
Le Joînt-Stock-Ledger du 15 septembre continue la pu-
blication en anglais de l'acte de concession de la Compagnie
universelle du canal de Suez, et il reproduit les deux lettres
adressées par M. de Lesseps à lord Strattford de Redcliffe et
au public anglais.
La Presse dJ Orient du 25 août rend compte de la récep-
tion de M. Ferdinand de Lesseps à Odessa.
« Le séjour de M. de Lesseps à Odessa, dit-elle, n'a été,
pour ainsi dire, qu'une longue fête.
» La Compagnie de navigation à vapeur et de commerce
lui a offert un splendide banquet à bord du Vladimir. Trois
jours après, le corps commercial lui a également donné un
banquet dans la salle de la Bourse.
m Dès sa création la Compagnie russe a offert, par l'entre-
mise de son directeur fondateur, de transporter à prix réduit
tous les objets qui seraient demandés à la Russie pour le
percement de l'isthme de Suez. M. de Lesseps venait témoi-
gner sa reconnaissance à M. Novosselski pour cette offre
généreuse.
» Parmi les conviés au banquet donné à bord du Vladimir
se trouvaient le comte Strogonoff, gouverneur général de la
Nouvelle-Russie et de la Bessarabie, l'aide de camp général
de Bezak, le baron Metzmacher, faisant fonction de gouver-
neur de la ville d'Odessa, M. Yourief, directeur de la Banque
impériale de Saint-Pétersbourg. Le corps consulaire et le
haut commerce assistaient pareillement à cette fête.
n Au dessert M. Novosselski a proposé le toast suivant. »
La Presse d'Orient reproduit ici le discours de M. de No-
vosselski et la réponse de M. Ferdinand de Lesseps que con-
naissent nos lecteurs.
On lit dans la Presse d'Orient, Constantinople, 1er sep-
tembre :
« Une correspondance particulière de Vienne, adressée à
l'agence Bullier, croit pouvoir affirmer que l'Autriche est
aujourd'hui formellement décidée à seconder l'entreprise de
l'isthme de Suez; le célèbre ingénieur M. Négrelli aurait été
spécialement chargé d'étudier la question, et le cabinet de
Vienne ne tarderait pas à faire connaître ouvertement son opi-
nion à ce sujet; il attendrait seulement que la question rela-
tive à la neutralité absolue et perpétuelle du canal de Suez
fût d'abord résolue. »
On sait que cette dernière partie de la nouvelle donnée
par la Presse d'Orient n'est pas exacte. La question de la
neutralité du canal ne sera opportune que quand le canal
sera construit.
La Presse d'Orient du 8 septembre répète une nouvelle
donnée par plusieurs journaux allemands.
« Nous trouvons, dit-elle, dans la Gazette de la Bourse,
de Berlin, une importante nouvelle relative au canal de
Suez :
» M. de Prokesch, dit cette feuille, a été reçu par l'empe-
reur et a eu plusieurs conférences avec le comte Buol, aux-
quelles assistaient le baron de Bruck, ministre des finances,
et le prince Kallimaki, ambassadeur ottoman. On apprend,
de bonne source, qu'il s'est agi surtout dans ces conférences
du canal de Suez, dont le ministre des finances aurait vive-
ment recommandé l'exécution. Il est possible que le baron
de Prokesch appuie dorénavant avec insistance les démarches
que M. de Lesseps fait à ce sujet à Constantinople; et l'am-
bassadeur ottoman aussi, convaincu par la force des raisons
produites par M. de Bruck, doit faire à son gouvernement
son rapport en faveur de cette entreprise. »
Le Télégraphe des Cyclades, journal grec d'Hermopolis (Syra)
du 26 août, rend compte de la réception de M. Ferd.-de
Lesseps à Odessa.
Le Journal d'Odessa du 4/16 août rapportait les discours
prononcés au Cercle de la noblesse que nous avons cités
dans notre dernier numéro, et il les faisait précéder des lignes
suivantes :
« Les marques de sympathie qui ont accueilli l'arrivée de
M. de Lesseps dans notre ville ont continué à se manifester
nant tout froidement que la Turquie abandonne un de ses
ports de l'Adriatique. Comment discuter avec des personnes
d'une inconséquence si évidente? Néanmoins telle parait être
la politique de la Russie et de la France dans la question du
Monténégro, et ce bruit est si généralement accrédité, qu'on
a dit que le but du voyage de lord Stratford de Redcliffe
n'était autre que d'empêcher la Porte de céder le port en
question. Il y a eu tant de bruits sur ce voyage, que le plus
sûr est de n'en croire aucun. D'après une version, Sa Seigneu-
rie va pour obtenir la cession de l'île Périm en échange du
consentement du gouvernement anglais au percement de
l'isthme de Suez; d'après une autre, il doit établir une meil-
leure entente entre la Perse et la Turquie, que la Russie
chercherait à désunir. Nous avons des nouvelles de l'arrivée
du Curaçao à Marseille pour transporter lord Stratford à
Constantinople. On se demande quelle nécessité il y a de
l'envoyer ; on se demande encore si sir H. Bulwer est à Con-
stantinople pour figurer ou pour rendre des services réels, et
comment s'entendront ces deux diplomates qui avaient une
si rude collision entre eux, il y a quelques années. Bref, plus
on ignore les circonstances de toute cette affaire, plus les
diverses conjectures sont nombreuses. »
Nous nous garderons bien d'ajouter nos propres conjec-
tures à celles dont le nombre effraye déjà le Times. Nous
saurons dans peu à quoi nous en tenir sur l'objet véritable
du voyage de l'ancien ambassadeur. Mais ce qui est certain,
e'est que la position du nouvel ambassadeur anglais sera fort
embarrassante; et nous ne voyons pas en quoi sir Henry Bul-
wer a pu mériter cette rude épreuve de la part du cabinet
qui l'a tout récemment nommé.
On lit dans le Morning-Advertiser du 15 septembre : « Le
traité de Tien-tsin paraîtra dans le Moniteur dans le courant
de la semaine; mais les rusés politiques du Céleste Empire
parviendront à y découvrir des trous, pour nous lancer
encore des pots à feu et des fusées, et pour continuer à élu-
der toutes les stipulations. Le gouvernement français a déjà
décidé l'établissement d'une escadre navale dans le golfe du
Peï-ho, pour protéger le consul français qui doit résider à
Pékin. Mais pendant ce temps la Russie coupe l'herbe sous
les pieds même de la diplomatie occidentale. Il faut être pru-
dent à temps, et nous devrions nous hâter d'ouvrir de nou-
velles routes de communication pour la Chine. Ne serait-il
pas désirable qu'il fût formé une commission d'hommes
scientifiques pour examiner s'il n'y a pas de moyens de per-
èer l'isthme de Suez moins sujets à des objections que celles
qui ont fait du projet de M. de Lesseps la proie des rieurs et
des railleurs? «
Nous ne savons pas où le Morning-Advertiser a pris ses
renseignements; mais nous ne croyons pas que le rapport
de la Commission internationale puisse prêter à rire à qui
que ce soit, si ce n'est à l'ignorance et à la sottise.
Le Morning-Herald du 16 septembre, en parlant du télé-
graphe de l'Inde, reconnaît que c'est à l'influence de M. de
Lesseps que la Compagnie doit la permission accordée par le
Vice-roi d'Egypte pour la construction d'une ligne télégra-
phique d'Alexandrie à Suez et appartenant à des Européens.
Le Joînt-Stock-Ledger du 15 septembre continue la pu-
blication en anglais de l'acte de concession de la Compagnie
universelle du canal de Suez, et il reproduit les deux lettres
adressées par M. de Lesseps à lord Strattford de Redcliffe et
au public anglais.
La Presse dJ Orient du 25 août rend compte de la récep-
tion de M. Ferdinand de Lesseps à Odessa.
« Le séjour de M. de Lesseps à Odessa, dit-elle, n'a été,
pour ainsi dire, qu'une longue fête.
» La Compagnie de navigation à vapeur et de commerce
lui a offert un splendide banquet à bord du Vladimir. Trois
jours après, le corps commercial lui a également donné un
banquet dans la salle de la Bourse.
m Dès sa création la Compagnie russe a offert, par l'entre-
mise de son directeur fondateur, de transporter à prix réduit
tous les objets qui seraient demandés à la Russie pour le
percement de l'isthme de Suez. M. de Lesseps venait témoi-
gner sa reconnaissance à M. Novosselski pour cette offre
généreuse.
» Parmi les conviés au banquet donné à bord du Vladimir
se trouvaient le comte Strogonoff, gouverneur général de la
Nouvelle-Russie et de la Bessarabie, l'aide de camp général
de Bezak, le baron Metzmacher, faisant fonction de gouver-
neur de la ville d'Odessa, M. Yourief, directeur de la Banque
impériale de Saint-Pétersbourg. Le corps consulaire et le
haut commerce assistaient pareillement à cette fête.
n Au dessert M. Novosselski a proposé le toast suivant. »
La Presse d'Orient reproduit ici le discours de M. de No-
vosselski et la réponse de M. Ferdinand de Lesseps que con-
naissent nos lecteurs.
On lit dans la Presse d'Orient, Constantinople, 1er sep-
tembre :
« Une correspondance particulière de Vienne, adressée à
l'agence Bullier, croit pouvoir affirmer que l'Autriche est
aujourd'hui formellement décidée à seconder l'entreprise de
l'isthme de Suez; le célèbre ingénieur M. Négrelli aurait été
spécialement chargé d'étudier la question, et le cabinet de
Vienne ne tarderait pas à faire connaître ouvertement son opi-
nion à ce sujet; il attendrait seulement que la question rela-
tive à la neutralité absolue et perpétuelle du canal de Suez
fût d'abord résolue. »
On sait que cette dernière partie de la nouvelle donnée
par la Presse d'Orient n'est pas exacte. La question de la
neutralité du canal ne sera opportune que quand le canal
sera construit.
La Presse d'Orient du 8 septembre répète une nouvelle
donnée par plusieurs journaux allemands.
« Nous trouvons, dit-elle, dans la Gazette de la Bourse,
de Berlin, une importante nouvelle relative au canal de
Suez :
» M. de Prokesch, dit cette feuille, a été reçu par l'empe-
reur et a eu plusieurs conférences avec le comte Buol, aux-
quelles assistaient le baron de Bruck, ministre des finances,
et le prince Kallimaki, ambassadeur ottoman. On apprend,
de bonne source, qu'il s'est agi surtout dans ces conférences
du canal de Suez, dont le ministre des finances aurait vive-
ment recommandé l'exécution. Il est possible que le baron
de Prokesch appuie dorénavant avec insistance les démarches
que M. de Lesseps fait à ce sujet à Constantinople; et l'am-
bassadeur ottoman aussi, convaincu par la force des raisons
produites par M. de Bruck, doit faire à son gouvernement
son rapport en faveur de cette entreprise. »
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du 26 août, rend compte de la réception de M. Ferd.-de
Lesseps à Odessa.
Le Journal d'Odessa du 4/16 août rapportait les discours
prononcés au Cercle de la noblesse que nous avons cités
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