Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-08-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 août 1858 25 août 1858
Description : 1858/08/25 (A3,N53). 1858/08/25 (A3,N53).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203099r
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
^20 L'ISTHME DE SUEZ, MERCREDI 25 AOUT.
LA « TRIBUNE DES ÉCONOMISTES « DE MADRID
ET LE CANAL DE SUEZ.
La Tribune des Economistes, revue mensuelle de
Madrid , publie dans son numéro d'avril 1858 (tome V,
seconde année, numéro 15) la séance de la Société éco-
nomique de Madrid du 3 mars 1858, où le président,
M. Montésino, a mis en discussion la question du canal
de Suez.
Nous ne revenons pas sur cette discussion que nous
avons analysée dans notre numéro du 10 avril dernier,
page 160. Nos lecteurs ont pu voir qu'elle avait une
grande importance, et elle ne tient pas moins de 36 pa-
ges in-8° dans la Tribune des Economistes. Nous sommes
heureux qu'elle ait été reproduite dans un recueil aussi
sérieux et aussi justement considéré. Nous en remercions
le rédacteur en chef, M. Enrique Pastop, ainsi que
M. Montésino, qui ne cesse de montrer la plus active
sympathie pour notre grande entreprise, et qui a fait
lui-même sur la matière un livre excellent dont nous
avons déjà plusieurs fois parlé.
G. WAGENER.
MASSACRES DE DJEDDAH.
Nous avons indiqué, d'après le Moniteur universel,
les résolutions prises par les deux gouvernements de
France et d'Angleterre pour le châtiment exemplaire des
assassins de Djeddah. Ces résolutions arrêtées d'accord, il
y a près d'un mois, doivent avoir reçu déjà un commen-
cement d'exécution. Nous trouvons quelques renseigne-
ments à ce sujet dans les journaux étrangers ; et nous
nous arrêtons plus particulièrement au Times, qui est
en général bien informé.
Le correspondant parisien du Times, 10 août, donne
les nouvelles suivantes dont nous lui laissons la respon-
sabilité :
« L'affaire de Djeddah ne se jugera probablement pas avant
le mois d'octobre, lorsque les commissaires français et anglais
seront arrivés dans cette ville. C'est alors seulement aussi, au-
tant que je le sais, que l'on jugera les personnes qui ont trempé
dans l'assassinat des consuls français et anglais. »
Puis le même correspondant ajoute dans une autre
partie de sa lettre :
a Le gouvernement français, d'accord avec le gouvernement
anglais, a décidé que le procès contre les assassins de Djeddah
aura lieu en présence d'un commissaire français et d'un com-
missaire anglais, et que M. Emerat, qui a été témoin de l'as-
sassinat du consul français, assistera les commissaires. M. Eme-
rat et les deux commissaires s'embarqueront à Suez sur la
corvette française le Duchayla, qui les conduira à Djeddah. »
La corvette française est partie le 8 août de Toulon ;
et, en supposant que son voyage soit très-rapide, elle ne
peut pa&arriver à Djeddah avant le mois d'octobre, c'est-
à-dire dans six semaines à peu près.
Le calcul du correspondant du Times est exact, et
s'il est aussi bien informé des résolutions des deux gou-
vernements, il est clair que le châtiment des coupables
ne pourra avoir lieu , s'il a lieu, que vers le milieu du
mois d'octobre. Or c'est le 15 juin que le forfait a été
commis. La justice aura donc tardé quatre mois entiers.
Pour qui connaît les populations des bords de la mer
Rouge, et en particulier celle de l'Hedjaz, c'est là un re-
tard bien fâcheux. Le jugement au bout de ce temps ne
produira presque plus d'effet, quelle que soit la juste
sévérité qu'on exerce.
Si le canal de Suez était ouvert, en quinze jours tout
au plus, un bâtiment parti de Toulon aurait atteint la
cité coupable, et l'aurait châtiée comme le mérite cet
épouvantable attentat. La promptitude de la répression
en aurait immensément accru l'importance, en suppo-
sant même qu'on en eût atténué la rigueur.
R. LINDAU.
BOMBARDEMENT DE DJEDDAH.
Le Aloniteur universel du 20 août publie la note sui-
vante :
« Nous recevons des nouvelles de la mer Rouge qui annon-
cent le bombardement par le Cyclops de la ville de Djeddah,
et l'exécution de onze coupables. C'est le 23 juillet que le Cy-
clops est arrivé à Djeddah. Namik-Pacha se trouvait à la
Mecque; satisfaction fut néanmoins demandée dans une lettre
adressée au Caïmacan, et menace fut faite, si elle n'était pas
obtenue , de bombarder la ville après 36 heures.
» Le 25, dans la matinée, le feu fut ouvert. Arrivé le 26, le
Pacha se rendit à bord du Cyclops j mais il n'avait pas l'auto-
rité nécessaire pour faire exécuter les coupables. Des pourpar-
lers eurent lieu jusqu'au 4 août ; le 5 enfin, le bombardement
fnt recommencé.
» Le 6, à la suite de l'arrivée d'Ismaïl-Pacha, qui était
muni de pleins pouvoirs, onze des assassins furent exécutés
près du port, quatre autres furent envoyés à Constantinople.
» Le Cyclops a quitté Djeddah le 7. »
(Correspondance particulière.)
Nous reviendrons sur ces faits importants dès que de
plus amples détails nous seront parvenus.
R. LINDAU.
DJEDDAH.
MOUVEMENT COMMERCIAL EN 1857.
L'ensemble du commerce de Djeddah, pour l'année qui vient
de s'écouler, atteint 31,609,000 francs; savoir: 20,837,750 à
l'importation, et 10,771,250 à l'exportation. Ces chiffres con-
stituent une augmentation de 5,244,000 francs, comparative-
ment à J 855, et de 3,717,360 francs, relativement à 1856.
L'augmentation en 1857 a principalement profité au com-
merce d'importation. Quant à l'exportation, le chiffre en a
peu varié; comparé à celui de 1855, il montre une augmen-
tation de 594,550 francs.
Comme dans les années antérieures, les produits manufac-
turés occupent le premier rang parmi les articles importés à
Djeddah. Cependant une faible diminution a eu lieu en 1857 ;
le chiffre total en est inférieur de 625,500 francs à celui de
l'année dernière. Bombay et Surate avaient importé en 1856
LA « TRIBUNE DES ÉCONOMISTES « DE MADRID
ET LE CANAL DE SUEZ.
La Tribune des Economistes, revue mensuelle de
Madrid , publie dans son numéro d'avril 1858 (tome V,
seconde année, numéro 15) la séance de la Société éco-
nomique de Madrid du 3 mars 1858, où le président,
M. Montésino, a mis en discussion la question du canal
de Suez.
Nous ne revenons pas sur cette discussion que nous
avons analysée dans notre numéro du 10 avril dernier,
page 160. Nos lecteurs ont pu voir qu'elle avait une
grande importance, et elle ne tient pas moins de 36 pa-
ges in-8° dans la Tribune des Economistes. Nous sommes
heureux qu'elle ait été reproduite dans un recueil aussi
sérieux et aussi justement considéré. Nous en remercions
le rédacteur en chef, M. Enrique Pastop, ainsi que
M. Montésino, qui ne cesse de montrer la plus active
sympathie pour notre grande entreprise, et qui a fait
lui-même sur la matière un livre excellent dont nous
avons déjà plusieurs fois parlé.
G. WAGENER.
MASSACRES DE DJEDDAH.
Nous avons indiqué, d'après le Moniteur universel,
les résolutions prises par les deux gouvernements de
France et d'Angleterre pour le châtiment exemplaire des
assassins de Djeddah. Ces résolutions arrêtées d'accord, il
y a près d'un mois, doivent avoir reçu déjà un commen-
cement d'exécution. Nous trouvons quelques renseigne-
ments à ce sujet dans les journaux étrangers ; et nous
nous arrêtons plus particulièrement au Times, qui est
en général bien informé.
Le correspondant parisien du Times, 10 août, donne
les nouvelles suivantes dont nous lui laissons la respon-
sabilité :
« L'affaire de Djeddah ne se jugera probablement pas avant
le mois d'octobre, lorsque les commissaires français et anglais
seront arrivés dans cette ville. C'est alors seulement aussi, au-
tant que je le sais, que l'on jugera les personnes qui ont trempé
dans l'assassinat des consuls français et anglais. »
Puis le même correspondant ajoute dans une autre
partie de sa lettre :
a Le gouvernement français, d'accord avec le gouvernement
anglais, a décidé que le procès contre les assassins de Djeddah
aura lieu en présence d'un commissaire français et d'un com-
missaire anglais, et que M. Emerat, qui a été témoin de l'as-
sassinat du consul français, assistera les commissaires. M. Eme-
rat et les deux commissaires s'embarqueront à Suez sur la
corvette française le Duchayla, qui les conduira à Djeddah. »
La corvette française est partie le 8 août de Toulon ;
et, en supposant que son voyage soit très-rapide, elle ne
peut pa&arriver à Djeddah avant le mois d'octobre, c'est-
à-dire dans six semaines à peu près.
Le calcul du correspondant du Times est exact, et
s'il est aussi bien informé des résolutions des deux gou-
vernements, il est clair que le châtiment des coupables
ne pourra avoir lieu , s'il a lieu, que vers le milieu du
mois d'octobre. Or c'est le 15 juin que le forfait a été
commis. La justice aura donc tardé quatre mois entiers.
Pour qui connaît les populations des bords de la mer
Rouge, et en particulier celle de l'Hedjaz, c'est là un re-
tard bien fâcheux. Le jugement au bout de ce temps ne
produira presque plus d'effet, quelle que soit la juste
sévérité qu'on exerce.
Si le canal de Suez était ouvert, en quinze jours tout
au plus, un bâtiment parti de Toulon aurait atteint la
cité coupable, et l'aurait châtiée comme le mérite cet
épouvantable attentat. La promptitude de la répression
en aurait immensément accru l'importance, en suppo-
sant même qu'on en eût atténué la rigueur.
R. LINDAU.
BOMBARDEMENT DE DJEDDAH.
Le Aloniteur universel du 20 août publie la note sui-
vante :
« Nous recevons des nouvelles de la mer Rouge qui annon-
cent le bombardement par le Cyclops de la ville de Djeddah,
et l'exécution de onze coupables. C'est le 23 juillet que le Cy-
clops est arrivé à Djeddah. Namik-Pacha se trouvait à la
Mecque; satisfaction fut néanmoins demandée dans une lettre
adressée au Caïmacan, et menace fut faite, si elle n'était pas
obtenue , de bombarder la ville après 36 heures.
» Le 25, dans la matinée, le feu fut ouvert. Arrivé le 26, le
Pacha se rendit à bord du Cyclops j mais il n'avait pas l'auto-
rité nécessaire pour faire exécuter les coupables. Des pourpar-
lers eurent lieu jusqu'au 4 août ; le 5 enfin, le bombardement
fnt recommencé.
» Le 6, à la suite de l'arrivée d'Ismaïl-Pacha, qui était
muni de pleins pouvoirs, onze des assassins furent exécutés
près du port, quatre autres furent envoyés à Constantinople.
» Le Cyclops a quitté Djeddah le 7. »
(Correspondance particulière.)
Nous reviendrons sur ces faits importants dès que de
plus amples détails nous seront parvenus.
R. LINDAU.
DJEDDAH.
MOUVEMENT COMMERCIAL EN 1857.
L'ensemble du commerce de Djeddah, pour l'année qui vient
de s'écouler, atteint 31,609,000 francs; savoir: 20,837,750 à
l'importation, et 10,771,250 à l'exportation. Ces chiffres con-
stituent une augmentation de 5,244,000 francs, comparative-
ment à J 855, et de 3,717,360 francs, relativement à 1856.
L'augmentation en 1857 a principalement profité au com-
merce d'importation. Quant à l'exportation, le chiffre en a
peu varié; comparé à celui de 1855, il montre une augmen-
tation de 594,550 francs.
Comme dans les années antérieures, les produits manufac-
turés occupent le premier rang parmi les articles importés à
Djeddah. Cependant une faible diminution a eu lieu en 1857 ;
le chiffre total en est inférieur de 625,500 francs à celui de
l'année dernière. Bombay et Surate avaient importé en 1856
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