Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-08-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 août 1858 25 août 1858
Description : 1858/08/25 (A3,N53). 1858/08/25 (A3,N53).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203099r
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
418 L'ISTHME DE SUEZ, MERCREDI 25 AOUT.
politique aux hommes politiques, l'histoire aux historiens. Si
nous sommes ingénieurs, faisons preuve de notre savoir spé-
cial. C'est le cas où jamais lorsqu'il s'agit de discuter une
question technique comme celle du percement de l'isthme de
Suez. Et M. Stéphenson a certainement qualité pour entamer
cette discussion; mais le public reste juge et pèse non-seule-
ment les arguments, mais encore l'autorité de chacun. Par
exemple il demande à M. Stéphenson quels travaux hydrau-
liques il ajamais exécutés, et en voyant qu'il n'en a pas fait,
et qu'au contraire les membres de la Commission internatio-
nale ont cette spécialité, il accorde naturellement plus de poids
à leur opinion qu'à la sienne. Il veut savoir encore si M. Sté-
phenson connaît bien les lieux dont il parle et s'il les a visi-
tés. L'ingénieur anglais répond : Oui; mais il résulte de son
propre aveu qu'il n'a jamais approché du golfe de Péluse et
qu'il s'en est tenu à la distance de douze lieues. Comment donc
peut-il affirmer qu'il y existe de la vase, lorsque les membres
de la Commission internationale, qui ont touché le rivage de
cette baie, qui se sont baignés dans ses eaux et qui en ont
sondé le fond, disent qu'on n'y trouve pas de dépôt limoneux?
o Quand on en est réduit à prendre une telle attitude devant le
public, quand on n'a que desi mauvaises raisons à donner pour
soutenir une thèse désespérée, on devrait, ce semble, montrer
quelque réserve et quelque modestie. Mais M. Stéphenson n'en
est au contraire que plus agressif. Il accuse nettement ses ad-
versaires d'être payés pour soutenir leur avis. C'est le premier
argument qu'on emploie en Angleterre dans toute discussion
un peu vive. Ceci rappelle cet amant qui, voulant rompre une
liaison, se bornait à écrire: « Madame, je sais tout. » Par le
fait il ne savait rien; mais il paraît qu'il y avait toujours
quelque chose à savoir, puisque le moyen réussissait infailli-
blement.
» L'invective de M. Stéphenson n'a même pas sa portée en
Angleterre, en ce qui touche le canal de Suez. En France, elte
n'excitera que Je dédain. Seulement, elle donnera le droit de
se souvenir que le célèbre ingénieur a exigé du Pacha d'Egypte
des sommes fabuleuses pour des services problématiques ou
du moins fort médiocres. Au demeurant, la publication
de M. Stéphenson ne peut faire de tort qu'à lui-même. Elle
n'entravera pas l'exécution du canal ; elle ne la retardera
même pas d'un jour ; et bientôt le concessionnaire, en montrant
les bâtiments qui franchiront l'isthme à toute vapeur, se trou-
vera dispensé de faire aucune autre réponse à ses contradic-
teurs. » P. DUBOIS.
RÉPONSE DE M. PALÉOCAPA A M. ZUCCHI.
Nous reproduisons en partie l'article de M. Paléocapa
en réponse aux objections de M. Zucclii, d'Alexandrie,
qui avait déjà démontré, d'une manière indubitable à son
avis, K l'impossibilité absolue d'entretenir le canal de
Suez au milieu des sables mobiles du désert. » Mais cela
ne suffisait pas encore à M. Zucchi, et malgré cette con-
viction inaltérable de l'impossibilité du canal, il a
trouvé d'autres arguments qu'il ne croit pas moins in-
vincibles, et que M. Paléocapa réfute dans un article
remarquable dont nous faisons l'analyse suivante :
u En parlant de l'état florissant du commerce de l'Egypte,
dû surtout à la sagesse du gouvernement de S. A. Moham-
med-Saïd, M. Zucchi insiste particulièrement sur le commerce
que l'Egypte fait avec les pays de la mer Rouge, qu'il appelle
des provinces nouvellement conquises et il exprime la crainte
que les produits de ces pays ne prennent une tout autre di-
rection après le percement de l'isthme de Suez, résultat qu'il
déplorerait grandement. M. Zucchi confond la prospérité de
l'Egypte et l'intérêt de quelques négociants qui font avec des
profits considérables le commerce des pays de la mer Rouge;
et, contrairement aux principes d'économie politique admis
partout dans le monde, il plaint les contrées qui trouvent des
communications plus directes avec l'étranger. On pourrait en-
core lui pardonner son zèle trop grand pour les commerçants
égyptiens, s'il était vrai qu'ils eussent à craindre de voir le
champ de leurs spéculations devenir plus restreint par suite
de l'établissement du canal de Suez; mais il est au contraire
hors de doute que l'Egypte, dont le commerce s'alimente
pour sa presque totalité des produits précieux de son sol fer-
tile, trouvera à la suite du Mouvement maritime du canal de
nouveaux débouchés plus que suffisants pour réparer la perte
éventuelle et très-improbable du commerce de la mer Rouge.
» Mais les côtes du golfe Arabique se ressentiront également
de l'influence bienfaisante du canal. L'ouverture d'une route
directe en Europe, le contact plus fréquent avec les nations
occidentales, ne manqueront pas de donner lieu à un plus
grand développement du commerce à la fois et à une plus
large production du sol. Alors l'Egypte aura pour voisines
immédiates des provinces riches et prospères qui échangeront
leurs produits contre les siens, en conservant et en augmen-
tant toutes ses ressources.
» Il y a plus encore. Suivant le projet de M. de Lesseps, on
rendra à l'agriculture une vaste élendue de terrains célèbres
par leur fertilité dans les temps anciens, lorsqu'ils étaient sil-
lonnés par de nombreux canaux d'irrigation.
» D'ailleurs, quelle que soit l'opinion de M. Zucchi, nous
avons aussi celle des commerçants d'Alexandrie, qui tous at-
tendent avec impatience une nouvelle époque commercialequi
doit dater de l'achèvement des travaux du canal, et qui met-
tent leurs capitaux à la disposition des entrepreneurs. Cepen-
dant, si même la ville d'Alexandrie y trouvait des désavantages,
ce qui est impossible, ce ne serait pas encore une raison pour
abandonner une entreprise d'une importance aussi universelle
que le percement de l'isthme de Suez.
» Un autre argument économique, plus singulier encore,
est tiré des facilités offertes aux pèlerins de la Mecque, et qui,
en hâtant le voyage, dispenseraient les pauvres des frais considé-
rables que le riche seul peut supporter. Ainsi, M. Zucchi ose dire
à un gouvernement musulman : ■< Ne laissez pas faire le canal,
parce qu'il faciliterait ce pèlerinage qui doit assurer à vos co-
religionnaires et à vos sujets les joies du paradis, et parce que
ces pèlerins ne dépenseront plus autant d'argent dans votre
pays, bien que par cela même le nombre des pèlerins doive
augmenter d'une manière considérable. » On voit bien que
M. Zucchi plaide la cause de quelques monopoleurs égyptiens,
et non celle de tout le pays.
» Outre ces considérations économiques, M. Zucchi a en-
core à sa disposition un argument technique : il prétend que
dans les deux branches du canal d'eau douce, l'une se diri-
geant vers le nord et l'autre vers le sud, le long du grand ca-
nal maritime, l'eau ne serait plus douce, mais saumâtre par
suite du mélange des eaux de la mer, et donnerait ainsi lieu à
des exhalaisons méphitiques très-insalubres. Si notre censeur
avait bien étudié les documents, il n'aurait pas hasardé une
telle objection ; car il y est dit expressément que l'une de ces
ramifications du canal d'eau douce sera assez élevée pour ne pas
traverser les couches salines du terrain, et pour ne pas don-
ner lieu à un mélange des eaux marines. Il n'a pas non plus
bien étudié les causes des infections qui arrivent lorsqu'il y a
politique aux hommes politiques, l'histoire aux historiens. Si
nous sommes ingénieurs, faisons preuve de notre savoir spé-
cial. C'est le cas où jamais lorsqu'il s'agit de discuter une
question technique comme celle du percement de l'isthme de
Suez. Et M. Stéphenson a certainement qualité pour entamer
cette discussion; mais le public reste juge et pèse non-seule-
ment les arguments, mais encore l'autorité de chacun. Par
exemple il demande à M. Stéphenson quels travaux hydrau-
liques il ajamais exécutés, et en voyant qu'il n'en a pas fait,
et qu'au contraire les membres de la Commission internatio-
nale ont cette spécialité, il accorde naturellement plus de poids
à leur opinion qu'à la sienne. Il veut savoir encore si M. Sté-
phenson connaît bien les lieux dont il parle et s'il les a visi-
tés. L'ingénieur anglais répond : Oui; mais il résulte de son
propre aveu qu'il n'a jamais approché du golfe de Péluse et
qu'il s'en est tenu à la distance de douze lieues. Comment donc
peut-il affirmer qu'il y existe de la vase, lorsque les membres
de la Commission internationale, qui ont touché le rivage de
cette baie, qui se sont baignés dans ses eaux et qui en ont
sondé le fond, disent qu'on n'y trouve pas de dépôt limoneux?
o Quand on en est réduit à prendre une telle attitude devant le
public, quand on n'a que desi mauvaises raisons à donner pour
soutenir une thèse désespérée, on devrait, ce semble, montrer
quelque réserve et quelque modestie. Mais M. Stéphenson n'en
est au contraire que plus agressif. Il accuse nettement ses ad-
versaires d'être payés pour soutenir leur avis. C'est le premier
argument qu'on emploie en Angleterre dans toute discussion
un peu vive. Ceci rappelle cet amant qui, voulant rompre une
liaison, se bornait à écrire: « Madame, je sais tout. » Par le
fait il ne savait rien; mais il paraît qu'il y avait toujours
quelque chose à savoir, puisque le moyen réussissait infailli-
blement.
» L'invective de M. Stéphenson n'a même pas sa portée en
Angleterre, en ce qui touche le canal de Suez. En France, elte
n'excitera que Je dédain. Seulement, elle donnera le droit de
se souvenir que le célèbre ingénieur a exigé du Pacha d'Egypte
des sommes fabuleuses pour des services problématiques ou
du moins fort médiocres. Au demeurant, la publication
de M. Stéphenson ne peut faire de tort qu'à lui-même. Elle
n'entravera pas l'exécution du canal ; elle ne la retardera
même pas d'un jour ; et bientôt le concessionnaire, en montrant
les bâtiments qui franchiront l'isthme à toute vapeur, se trou-
vera dispensé de faire aucune autre réponse à ses contradic-
teurs. » P. DUBOIS.
RÉPONSE DE M. PALÉOCAPA A M. ZUCCHI.
Nous reproduisons en partie l'article de M. Paléocapa
en réponse aux objections de M. Zucclii, d'Alexandrie,
qui avait déjà démontré, d'une manière indubitable à son
avis, K l'impossibilité absolue d'entretenir le canal de
Suez au milieu des sables mobiles du désert. » Mais cela
ne suffisait pas encore à M. Zucchi, et malgré cette con-
viction inaltérable de l'impossibilité du canal, il a
trouvé d'autres arguments qu'il ne croit pas moins in-
vincibles, et que M. Paléocapa réfute dans un article
remarquable dont nous faisons l'analyse suivante :
u En parlant de l'état florissant du commerce de l'Egypte,
dû surtout à la sagesse du gouvernement de S. A. Moham-
med-Saïd, M. Zucchi insiste particulièrement sur le commerce
que l'Egypte fait avec les pays de la mer Rouge, qu'il appelle
des provinces nouvellement conquises et il exprime la crainte
que les produits de ces pays ne prennent une tout autre di-
rection après le percement de l'isthme de Suez, résultat qu'il
déplorerait grandement. M. Zucchi confond la prospérité de
l'Egypte et l'intérêt de quelques négociants qui font avec des
profits considérables le commerce des pays de la mer Rouge;
et, contrairement aux principes d'économie politique admis
partout dans le monde, il plaint les contrées qui trouvent des
communications plus directes avec l'étranger. On pourrait en-
core lui pardonner son zèle trop grand pour les commerçants
égyptiens, s'il était vrai qu'ils eussent à craindre de voir le
champ de leurs spéculations devenir plus restreint par suite
de l'établissement du canal de Suez; mais il est au contraire
hors de doute que l'Egypte, dont le commerce s'alimente
pour sa presque totalité des produits précieux de son sol fer-
tile, trouvera à la suite du Mouvement maritime du canal de
nouveaux débouchés plus que suffisants pour réparer la perte
éventuelle et très-improbable du commerce de la mer Rouge.
» Mais les côtes du golfe Arabique se ressentiront également
de l'influence bienfaisante du canal. L'ouverture d'une route
directe en Europe, le contact plus fréquent avec les nations
occidentales, ne manqueront pas de donner lieu à un plus
grand développement du commerce à la fois et à une plus
large production du sol. Alors l'Egypte aura pour voisines
immédiates des provinces riches et prospères qui échangeront
leurs produits contre les siens, en conservant et en augmen-
tant toutes ses ressources.
» Il y a plus encore. Suivant le projet de M. de Lesseps, on
rendra à l'agriculture une vaste élendue de terrains célèbres
par leur fertilité dans les temps anciens, lorsqu'ils étaient sil-
lonnés par de nombreux canaux d'irrigation.
» D'ailleurs, quelle que soit l'opinion de M. Zucchi, nous
avons aussi celle des commerçants d'Alexandrie, qui tous at-
tendent avec impatience une nouvelle époque commercialequi
doit dater de l'achèvement des travaux du canal, et qui met-
tent leurs capitaux à la disposition des entrepreneurs. Cepen-
dant, si même la ville d'Alexandrie y trouvait des désavantages,
ce qui est impossible, ce ne serait pas encore une raison pour
abandonner une entreprise d'une importance aussi universelle
que le percement de l'isthme de Suez.
» Un autre argument économique, plus singulier encore,
est tiré des facilités offertes aux pèlerins de la Mecque, et qui,
en hâtant le voyage, dispenseraient les pauvres des frais considé-
rables que le riche seul peut supporter. Ainsi, M. Zucchi ose dire
à un gouvernement musulman : ■< Ne laissez pas faire le canal,
parce qu'il faciliterait ce pèlerinage qui doit assurer à vos co-
religionnaires et à vos sujets les joies du paradis, et parce que
ces pèlerins ne dépenseront plus autant d'argent dans votre
pays, bien que par cela même le nombre des pèlerins doive
augmenter d'une manière considérable. » On voit bien que
M. Zucchi plaide la cause de quelques monopoleurs égyptiens,
et non celle de tout le pays.
» Outre ces considérations économiques, M. Zucchi a en-
core à sa disposition un argument technique : il prétend que
dans les deux branches du canal d'eau douce, l'une se diri-
geant vers le nord et l'autre vers le sud, le long du grand ca-
nal maritime, l'eau ne serait plus douce, mais saumâtre par
suite du mélange des eaux de la mer, et donnerait ainsi lieu à
des exhalaisons méphitiques très-insalubres. Si notre censeur
avait bien étudié les documents, il n'aurait pas hasardé une
telle objection ; car il y est dit expressément que l'une de ces
ramifications du canal d'eau douce sera assez élevée pour ne pas
traverser les couches salines du terrain, et pour ne pas don-
ner lieu à un mélange des eaux marines. Il n'a pas non plus
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