Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-08-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 août 1858 10 août 1858
Description : 1858/08/10 (A3,N52). 1858/08/10 (A3,N52).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203098b
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
394 L'ISTHME DE SUEZ, MARDI 10 AOUT.
mouth à Bombay, et en 45 jours, à Calcutta. J'espère, a
ajouté sir de Lacy Evans, que le gouvernement ne négli-
gera rien, pendant les vacances, pour trouver les moyens
d'envoyer des renforts considérables à l'armée des Indes
le plus tôt possible. ,
Lord Palmerston n'a pas laissé passer cette discussion
sans y prendre part, et il est venu répéter encore une
fois les opinions qu'on lui connaît sur cette question.
Selon lord Palmerston, la voie de l'Egypte est bonne à
prendre quand il ne s'agit que de faibles détachements ;
mais quand il s'agit de corps considérables, il est de
meilleure politique, selon lui, de les envoyer par le cap
de Bonne-Espérance plutôt que par l'Egypte. Il n'est pas
prudent de rendre les communications militaires de l'An-
gleterre avec les Indes dépendantes d'un passage qui
traverse un pays soumis à un pouvoir étranger. « Il vaut
beaucoup mieux garder, a dit lord Palmerston, des
moyens de communication entre nos mains dont nous
puissions toujours disposer ainsi qu'il nous conviendra. »
Lord Palmerston semble, en exprimant cette opinion,
méconnaître absolument les faits. Sans doute il vaudrait
mieux pour l'Angleterre aforr une route dont elle pût
toujours disposer. Mais ici, la chose est impossible; et
en prenant par le cap de Bonne-Espérance, on court le
risque de perdre les Indes par les retards qu'on doit né-
cessairement subir. Lord Palmerston en a fait la triste
expérience; mais il ne semble pas qu'il en ait profité.
Sir de Lacy Evans est beaucoup plus pratique et beau-
coup plus sage en voulant qu'on adopte la voie la plus
rapide; car un délai peut encore une fois compromettre
l'existence de l'empire anglo-indien.
Nous sommes de l'avis de l'honorable général, comme
nous l'avons déjà plusieurs fois exprimé. Mais peut-être
lord Palmerston a-t-il voulu, par cette ténacité à ses pre-
mières opinions, se venger du blâme indirect que lui a
infligé la Commission d'enquête, dont sir de Lacy Evans
était le président.
Le Chancelier de l'Échiquier, en répondant à lord Pal-
merston, n'a pas touché cette partie de son discours, sans
doute parce qu'il croit, comme le général sir de Lacy
Evans, que l'Egypte est la seule voie raisonnable pour
l'envoi des renforts anglais dans les Indes.
Sir J. Elphinstone, membre du Comité d'enquête avec
le général sir de Lacy Evans, s'est prononcé de la ma-
nière la plus vive pour la route de l'Overland; et il ap-
pellera l'attention de la Chambre sur ce sujet dès que
l'occasion lui en sera offerte.
G. WAGENER.
LE TÉLÉGRAPHE D'ANGLETERRE
AUX INDES ORIENTALES.
La question si importante de la communication télé-
graphique entre l'Angleterre et les Indes orientales, a
occupé quelques-uns des derniers moments de la ses-
sion à, la Chambre des Lords et à la Chambre des Com-
munes. Nous empruntons l'analyse qui suit au Moniteur
universel ;
(CHAMBRE DES LORDS. — .'KAXCE DU 30 JUILLET.)
Lord IVodhouse, en adressant une interpellation au gou-
vernement sur le télégraphe électrique d'Angleterre aux Indes
orientales, dit qu'il y a présentement à l'étude deux projets
qui rempliraient ce but. Il désire savoir jusqu'à quel point le
gouvernement de Sa Majesté est disposé à les favoriser. Un de
ces projets est la construction d'une ligne télégraphique à tra-
vers les Etats autrichiens, depuis Raguse jusqu'à Corfou, de
là à Alexandrie, puis par la voie de la mer Rouge jusqu'à
Kourrachi ; l'autre par la vallée de l'Euphrate, Bassora et le
golfe Persique jusqu'à Bombay. Il ne veut pas entrer dans la
question des mérites de ces deux projets; cela sera discuté une
autre fois. Tout ce qu'il peut dire en ce qui concerne le projet
de communication par la voie de Raguse à Corfou et à Alexan-
drie, c'est qu'à son avis la dernière proposition du gouverne-
ment, telle qu'elle a été présentée à l'autre Chambre, est dé-
gagée d'une grande partie des objections que soulevaient bien
certainement les propositions précédentes. Il est en même
temps d'opinion qu'il est à désirer qu'il y ait autant de lignes
séparées de communication qu'il est possible, afin qu'on soit
pourvu de moyens indépendants de communication.
A l'égard de la ligne qui s'étend jusqu'au golfe Persique,
son avantage et son utilité paraissent dépendre principalement
de la sûreté offerte par cette partie qui passe à travers le ter-
ritoire turc. Il n'est nullement convaincu que, bien que ce
soit la plus courte voie de communication avec l'Inde, elle
sera la plus satisfaisante. Voici la principale objection : c'est
qu'elle est à la merci des tribus arabes du pays par où elle
passe. Nul doute que la contrée de l'Inde où l'on ferait
passer l'autre ligne ne soit aussi sauvage; mais, dit lord
Wodhouse, je ne crois pas qu'on rencontre la même diffi-
culté, attendu qu'il existe une meilleure administration. Déjà
le gouvernement turc travaille à construire une ligne depuis
Constantinople jusqu'à Bassora, passant par la vallée de l'Eu-
phrate ; et c'est dans ce district qu'on doute un peu qu'il soit
possible de protéger la ligne contre les tribus arabes. Mais la
Turquie dût-elle même réussir à établir cette ligne de com-
munication, je croirais encore qu'il importerait d'avoir deux
lignes, dont l'une par la mer Rouge. L'objection qu'on fait
contre cette ligne est celle-ci : c'est qu'étant établie au fond de
la mer Rouge, puis exposée à l'action des flots sur un fond
inégal, elle serait constamment sujette à se rompre. Mais il
serait, selon moi, facile d'y remédier en la portant le long de
la côte de l'Arabie, et depuis ce point jusqu'à l'extrémité sud-
est de la Péninsule. Ce serait, ce me semble, le mode de com-
munication le plus sûr et le plus satisfaisant, Ce que le gou-
vernement aurait de mieux à faire , ce serait de construire une
ligne aux frais de l'État. C'est chose pitoyable que, malgré
l'immense importance d'une rapide communication avec
l'Inde, on n'ait pas même encore adopté un plan pour établir
la ligne.
Le comte de Donoughmore craint de ne pouvoir donner au
noble lord une réponse bien satisfaisante. Il convient parfai-
tement qu'il est utile que des lignes télégraphiques communi-
quant avec l'Inde soient établies aussitôt qu'il sera possible ;
mais, en ce moment, il s'agit d'obtenir une ligne de commu-
nication; et le gouvernement est encore en négociation avec le
gouvernement autrichien, et si cette négociation se conclut
heureusement, elle aura pour effet d'abréger la communica-
tion de l'Angleterre avec l'Inde.
Après quelques autres observations, le noble lord termine
en disant que, si le gouvernement turc ou les personnes à qui
la concession a été faite réussissent à faire cette ligne, le gou..;
mouth à Bombay, et en 45 jours, à Calcutta. J'espère, a
ajouté sir de Lacy Evans, que le gouvernement ne négli-
gera rien, pendant les vacances, pour trouver les moyens
d'envoyer des renforts considérables à l'armée des Indes
le plus tôt possible. ,
Lord Palmerston n'a pas laissé passer cette discussion
sans y prendre part, et il est venu répéter encore une
fois les opinions qu'on lui connaît sur cette question.
Selon lord Palmerston, la voie de l'Egypte est bonne à
prendre quand il ne s'agit que de faibles détachements ;
mais quand il s'agit de corps considérables, il est de
meilleure politique, selon lui, de les envoyer par le cap
de Bonne-Espérance plutôt que par l'Egypte. Il n'est pas
prudent de rendre les communications militaires de l'An-
gleterre avec les Indes dépendantes d'un passage qui
traverse un pays soumis à un pouvoir étranger. « Il vaut
beaucoup mieux garder, a dit lord Palmerston, des
moyens de communication entre nos mains dont nous
puissions toujours disposer ainsi qu'il nous conviendra. »
Lord Palmerston semble, en exprimant cette opinion,
méconnaître absolument les faits. Sans doute il vaudrait
mieux pour l'Angleterre aforr une route dont elle pût
toujours disposer. Mais ici, la chose est impossible; et
en prenant par le cap de Bonne-Espérance, on court le
risque de perdre les Indes par les retards qu'on doit né-
cessairement subir. Lord Palmerston en a fait la triste
expérience; mais il ne semble pas qu'il en ait profité.
Sir de Lacy Evans est beaucoup plus pratique et beau-
coup plus sage en voulant qu'on adopte la voie la plus
rapide; car un délai peut encore une fois compromettre
l'existence de l'empire anglo-indien.
Nous sommes de l'avis de l'honorable général, comme
nous l'avons déjà plusieurs fois exprimé. Mais peut-être
lord Palmerston a-t-il voulu, par cette ténacité à ses pre-
mières opinions, se venger du blâme indirect que lui a
infligé la Commission d'enquête, dont sir de Lacy Evans
était le président.
Le Chancelier de l'Échiquier, en répondant à lord Pal-
merston, n'a pas touché cette partie de son discours, sans
doute parce qu'il croit, comme le général sir de Lacy
Evans, que l'Egypte est la seule voie raisonnable pour
l'envoi des renforts anglais dans les Indes.
Sir J. Elphinstone, membre du Comité d'enquête avec
le général sir de Lacy Evans, s'est prononcé de la ma-
nière la plus vive pour la route de l'Overland; et il ap-
pellera l'attention de la Chambre sur ce sujet dès que
l'occasion lui en sera offerte.
G. WAGENER.
LE TÉLÉGRAPHE D'ANGLETERRE
AUX INDES ORIENTALES.
La question si importante de la communication télé-
graphique entre l'Angleterre et les Indes orientales, a
occupé quelques-uns des derniers moments de la ses-
sion à, la Chambre des Lords et à la Chambre des Com-
munes. Nous empruntons l'analyse qui suit au Moniteur
universel ;
(CHAMBRE DES LORDS. — .'KAXCE DU 30 JUILLET.)
Lord IVodhouse, en adressant une interpellation au gou-
vernement sur le télégraphe électrique d'Angleterre aux Indes
orientales, dit qu'il y a présentement à l'étude deux projets
qui rempliraient ce but. Il désire savoir jusqu'à quel point le
gouvernement de Sa Majesté est disposé à les favoriser. Un de
ces projets est la construction d'une ligne télégraphique à tra-
vers les Etats autrichiens, depuis Raguse jusqu'à Corfou, de
là à Alexandrie, puis par la voie de la mer Rouge jusqu'à
Kourrachi ; l'autre par la vallée de l'Euphrate, Bassora et le
golfe Persique jusqu'à Bombay. Il ne veut pas entrer dans la
question des mérites de ces deux projets; cela sera discuté une
autre fois. Tout ce qu'il peut dire en ce qui concerne le projet
de communication par la voie de Raguse à Corfou et à Alexan-
drie, c'est qu'à son avis la dernière proposition du gouverne-
ment, telle qu'elle a été présentée à l'autre Chambre, est dé-
gagée d'une grande partie des objections que soulevaient bien
certainement les propositions précédentes. Il est en même
temps d'opinion qu'il est à désirer qu'il y ait autant de lignes
séparées de communication qu'il est possible, afin qu'on soit
pourvu de moyens indépendants de communication.
A l'égard de la ligne qui s'étend jusqu'au golfe Persique,
son avantage et son utilité paraissent dépendre principalement
de la sûreté offerte par cette partie qui passe à travers le ter-
ritoire turc. Il n'est nullement convaincu que, bien que ce
soit la plus courte voie de communication avec l'Inde, elle
sera la plus satisfaisante. Voici la principale objection : c'est
qu'elle est à la merci des tribus arabes du pays par où elle
passe. Nul doute que la contrée de l'Inde où l'on ferait
passer l'autre ligne ne soit aussi sauvage; mais, dit lord
Wodhouse, je ne crois pas qu'on rencontre la même diffi-
culté, attendu qu'il existe une meilleure administration. Déjà
le gouvernement turc travaille à construire une ligne depuis
Constantinople jusqu'à Bassora, passant par la vallée de l'Eu-
phrate ; et c'est dans ce district qu'on doute un peu qu'il soit
possible de protéger la ligne contre les tribus arabes. Mais la
Turquie dût-elle même réussir à établir cette ligne de com-
munication, je croirais encore qu'il importerait d'avoir deux
lignes, dont l'une par la mer Rouge. L'objection qu'on fait
contre cette ligne est celle-ci : c'est qu'étant établie au fond de
la mer Rouge, puis exposée à l'action des flots sur un fond
inégal, elle serait constamment sujette à se rompre. Mais il
serait, selon moi, facile d'y remédier en la portant le long de
la côte de l'Arabie, et depuis ce point jusqu'à l'extrémité sud-
est de la Péninsule. Ce serait, ce me semble, le mode de com-
munication le plus sûr et le plus satisfaisant, Ce que le gou-
vernement aurait de mieux à faire , ce serait de construire une
ligne aux frais de l'État. C'est chose pitoyable que, malgré
l'immense importance d'une rapide communication avec
l'Inde, on n'ait pas même encore adopté un plan pour établir
la ligne.
Le comte de Donoughmore craint de ne pouvoir donner au
noble lord une réponse bien satisfaisante. Il convient parfai-
tement qu'il est utile que des lignes télégraphiques communi-
quant avec l'Inde soient établies aussitôt qu'il sera possible ;
mais, en ce moment, il s'agit d'obtenir une ligne de commu-
nication; et le gouvernement est encore en négociation avec le
gouvernement autrichien, et si cette négociation se conclut
heureusement, elle aura pour effet d'abréger la communica-
tion de l'Angleterre avec l'Inde.
Après quelques autres observations, le noble lord termine
en disant que, si le gouvernement turc ou les personnes à qui
la concession a été faite réussissent à faire cette ligne, le gou..;
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