Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-08-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 10 août 1858 10 août 1858
Description : 1858/08/10 (A3,N52). 1858/08/10 (A3,N52).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203098b
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
MARDI 10 AOUT. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX AI ERS. 391
musulman ; il y rendrait l'action de son autorité toujours
présente et par conséquent plus respectée et plus efficace.
Ainsi le canal de Suez ne profiterait pas seulement aux inté-
rêts matériels et au commerce du monde entier, il ne servi-
rait pas moins utilement la cause de la civilisation occiden-
tale, si cruellement blessée par les massacres de Djeddali, et
qui trouverait dans cette route abrégée un moyen de prévenir
le retour de ces sauvages excès. Il y a donc dans ces événements
déplorables une leçon pour la Turquie et pour l'Angleterre,
pour les deux puissances dont l'opposition ouverte ou l'inertie
ont entravé jusqu'ici l'accomplissement de cette œuvre euro-
péenne.
» Comme on le voit, à l'intérêt général qu'il offre par lui-
même, le livre de M. Paul Merruau réunit celui de l'oppor-
tunité. En somme, c'est le document le plus complet et le
plus substantiel qu'on puisse lire sur l'état actuel de l'Egypte. »
» L. ALLOURY. »
Nous avons tenu à reproduire cet article entier, parce
qu'il est bon de propager des idées aussi justes et aussi
graves. M. Louis Alloury a parlé du livre de AI. Merruau
selon son mérite; mais il a surtout parlé de l'Egypte en
excellents termes ; et c'est sous ce jour que doivent être
envisagés par toutes les puissances de l'Europe , les ef-
forts généreux que fait le gouvernement égyptien pour
s'assimiler la civilisation européenne. Il fait de jour en
jour des progrès très-louables dans cette voie; et nous
croyons que c'est l'y soutenir dignement que de dire de
lui en public le bien qu'on en pense.
Nous remercions sincèrement AI. L. Alloury et le
Journal des Débats de cette preuve nouvelle de sym-
pathie.
ERNEST DESPLACES.
« L'OSSERVATORE TRIESTINO ) ET LA « GAZETTE DE TRIESTE »
SUR LE CANAL DE SUEZ.
L'Osservatore Triestino du 7 juillet, que nous n'a-
vons pu citer dans notre dernier numéro, reproduisait
la correspondance du Constitutionnel sur les véritables
dispositions de la Porte au sujet du canal de Suez, et
il mettait en tête de cette lettre si curieuse quelques pa-
roles d'introduction :
« Nos lecteurs se rappellent que, lors de la discussion dans
la Chambre des Communes sur la motion de M. Roebuck, le
Chancelier de l'Échiquier n'a pas hésité à affirmer que la Porte
n'était pas favorable à l'ouverture de l'isthme de Suez, et que
le gouvernement anglais n'exerçait sur elle aucune pression
hostile à l'entreprise.
» Le Bullettino dell' istmo di Suez, en rendant compte de
cette discussion, a réfuté dans plusieurs articles les arguments
et les affirmations de M. Disraëli et de ses amis.
» A présent, nous sommes heureux de reproduire, d'après
le Constitutionnel, toujours bien informé sur la vraie marche
de la question, une correspondance particulière qui doit mar-
.quer dans la longue et précieuse série des démentis donnés
au Cabinet anglais. Si elle ne produit pas d'impression sur le
Cabinet actuel, elle en a produit et en produit encore une
très-grande sur l'opinion publique du continent, qui est gé-
néralement et hautement indignée contre un système si peu
conforme à la loyauté des ministres qui dirigent les destinées
de la puissante nation anglaise. »
Nos lecteurs remarqueront la vivacité de ces critiques;
et l'on voit, par le ton que prend Y Osservatore Tricstino,
à la fois le dépit de ces longs retards dans une ville qui
doit profiter si largement de l'ouverture du canal de
Suez, et aussi une preuve nouvelle des sympathies que
le gouvernement autrichien, dont l'Osservatore est
l'écho fidèle, ne cesse de porter à notre grande entre-
prise.
Nous en trouvons une preuve nouvelle dans l'article
suivant de la Gazette de Trieste du 21 juillet sur les
affreux événements de Djeddah. Les sentiments que cet
article exprime sont aussi élevés qu'ils sont justes, et
nous sommes assurés qu'ils ont bien des approbateurs
en Allemagne.
« Le malheur et le crime, dit la Gazette de Trieste du
21 juillet, ne peuvent être rachetés et rendus supportables
pour la conscience des hommes que par un développement plus
élevé et plus puissant de l'empire du bien. Ainsi, le sanglant
massacre de Djeddah ne peut être réparé que par le dévelop-
pement d'une civilisation plus grande sur les côtes arabes.
Sans de grands faits consolants pour la civilisation dans ces
parages, le souvenir de ce crime fanatique paraitra toujours
au sentiment moral de l'Europe le défi le plus insolent jeté à
tous les droits divins et humains. Nous sommes aussi d'avis
qu'il faut laisser le châtiment immédiat à l'autorité légitime ,
à la Porte. Tout autre procédé n(Tferait qu'aider les intrigues
des ennemis ouverts ou cachés de l'ordre actuel de choses et
empirer le mal, en attisant encore le fanatisme de ces pays.
» Mais il ne suffit pas de la simple punition de la férocité.
L'humanité, cherchant le progrès et la perfection, veut avoir
la garantie que ces monstruosités ne se répéteront pas, et elle
veut qu'une nouvelle vie surgisse de la mort et du crime. Mais
comment garantir à l'avenir cette impasse de la mer Rouge,
remplie d'une population fanatique, des crimes de cette nature
pour la conduire à la vraie humanité? Evidemment en la rap-
prochant du contact civilisateur des autres nations, en faisant
déborder sur ses côtes un torrent vigoureux de civilisation, en
un mot, en mettant la côte du golfe Arabique , bénie par la
nature, à la portée de l'action des idées civilisatrices par le
percement de l'isthme de Suez. Le noyau de la nationalité
arabe est bon; seulement les fils orgueilleux de cette pénin-
sule, obstinément fermée, sont retombés dans la barbarie
après une belle époque de civilisation. Il s'agit, à présent, de
les réveiller de nouveau pour une vie plus élevée. Les Anglais
ou les Français auraient-ils seuls cette mission? et les Alle-
mands ne l'auraient-ils pas à un plus haut degré? Ne verra-
t-on pas des factoreries du centre de l'Europe s'établir sur
les côtes de la mer Rouge? Elle est si près de nous ! Mais les
bancs de sable de Suez l'empêchent! Pauvre Europe, que tu
es à plaindre, si tu te laisses arrêter dans les entreprises les
plus voisines de toi et les plus urgentes de la civilisation, par
des jalousies et des rivalités mesquines! »
Nous ne pouvons que féliciter la Gazette de Trieste
d'exprimer si bien des idées aussi nobles. Mais, encore
une fois, nous signalons à nos lecteurs ces articles des
journaux autrichiens; ils prouvent de nouveau où en est
l'opinion de l'Autriche sur notre grande entreprise.
G. IVAGENEU.
musulman ; il y rendrait l'action de son autorité toujours
présente et par conséquent plus respectée et plus efficace.
Ainsi le canal de Suez ne profiterait pas seulement aux inté-
rêts matériels et au commerce du monde entier, il ne servi-
rait pas moins utilement la cause de la civilisation occiden-
tale, si cruellement blessée par les massacres de Djeddali, et
qui trouverait dans cette route abrégée un moyen de prévenir
le retour de ces sauvages excès. Il y a donc dans ces événements
déplorables une leçon pour la Turquie et pour l'Angleterre,
pour les deux puissances dont l'opposition ouverte ou l'inertie
ont entravé jusqu'ici l'accomplissement de cette œuvre euro-
péenne.
» Comme on le voit, à l'intérêt général qu'il offre par lui-
même, le livre de M. Paul Merruau réunit celui de l'oppor-
tunité. En somme, c'est le document le plus complet et le
plus substantiel qu'on puisse lire sur l'état actuel de l'Egypte. »
» L. ALLOURY. »
Nous avons tenu à reproduire cet article entier, parce
qu'il est bon de propager des idées aussi justes et aussi
graves. M. Louis Alloury a parlé du livre de AI. Merruau
selon son mérite; mais il a surtout parlé de l'Egypte en
excellents termes ; et c'est sous ce jour que doivent être
envisagés par toutes les puissances de l'Europe , les ef-
forts généreux que fait le gouvernement égyptien pour
s'assimiler la civilisation européenne. Il fait de jour en
jour des progrès très-louables dans cette voie; et nous
croyons que c'est l'y soutenir dignement que de dire de
lui en public le bien qu'on en pense.
Nous remercions sincèrement AI. L. Alloury et le
Journal des Débats de cette preuve nouvelle de sym-
pathie.
ERNEST DESPLACES.
« L'OSSERVATORE TRIESTINO ) ET LA « GAZETTE DE TRIESTE »
SUR LE CANAL DE SUEZ.
L'Osservatore Triestino du 7 juillet, que nous n'a-
vons pu citer dans notre dernier numéro, reproduisait
la correspondance du Constitutionnel sur les véritables
dispositions de la Porte au sujet du canal de Suez, et
il mettait en tête de cette lettre si curieuse quelques pa-
roles d'introduction :
« Nos lecteurs se rappellent que, lors de la discussion dans
la Chambre des Communes sur la motion de M. Roebuck, le
Chancelier de l'Échiquier n'a pas hésité à affirmer que la Porte
n'était pas favorable à l'ouverture de l'isthme de Suez, et que
le gouvernement anglais n'exerçait sur elle aucune pression
hostile à l'entreprise.
» Le Bullettino dell' istmo di Suez, en rendant compte de
cette discussion, a réfuté dans plusieurs articles les arguments
et les affirmations de M. Disraëli et de ses amis.
» A présent, nous sommes heureux de reproduire, d'après
le Constitutionnel, toujours bien informé sur la vraie marche
de la question, une correspondance particulière qui doit mar-
.quer dans la longue et précieuse série des démentis donnés
au Cabinet anglais. Si elle ne produit pas d'impression sur le
Cabinet actuel, elle en a produit et en produit encore une
très-grande sur l'opinion publique du continent, qui est gé-
néralement et hautement indignée contre un système si peu
conforme à la loyauté des ministres qui dirigent les destinées
de la puissante nation anglaise. »
Nos lecteurs remarqueront la vivacité de ces critiques;
et l'on voit, par le ton que prend Y Osservatore Tricstino,
à la fois le dépit de ces longs retards dans une ville qui
doit profiter si largement de l'ouverture du canal de
Suez, et aussi une preuve nouvelle des sympathies que
le gouvernement autrichien, dont l'Osservatore est
l'écho fidèle, ne cesse de porter à notre grande entre-
prise.
Nous en trouvons une preuve nouvelle dans l'article
suivant de la Gazette de Trieste du 21 juillet sur les
affreux événements de Djeddah. Les sentiments que cet
article exprime sont aussi élevés qu'ils sont justes, et
nous sommes assurés qu'ils ont bien des approbateurs
en Allemagne.
« Le malheur et le crime, dit la Gazette de Trieste du
21 juillet, ne peuvent être rachetés et rendus supportables
pour la conscience des hommes que par un développement plus
élevé et plus puissant de l'empire du bien. Ainsi, le sanglant
massacre de Djeddah ne peut être réparé que par le dévelop-
pement d'une civilisation plus grande sur les côtes arabes.
Sans de grands faits consolants pour la civilisation dans ces
parages, le souvenir de ce crime fanatique paraitra toujours
au sentiment moral de l'Europe le défi le plus insolent jeté à
tous les droits divins et humains. Nous sommes aussi d'avis
qu'il faut laisser le châtiment immédiat à l'autorité légitime ,
à la Porte. Tout autre procédé n(Tferait qu'aider les intrigues
des ennemis ouverts ou cachés de l'ordre actuel de choses et
empirer le mal, en attisant encore le fanatisme de ces pays.
» Mais il ne suffit pas de la simple punition de la férocité.
L'humanité, cherchant le progrès et la perfection, veut avoir
la garantie que ces monstruosités ne se répéteront pas, et elle
veut qu'une nouvelle vie surgisse de la mort et du crime. Mais
comment garantir à l'avenir cette impasse de la mer Rouge,
remplie d'une population fanatique, des crimes de cette nature
pour la conduire à la vraie humanité? Evidemment en la rap-
prochant du contact civilisateur des autres nations, en faisant
déborder sur ses côtes un torrent vigoureux de civilisation, en
un mot, en mettant la côte du golfe Arabique , bénie par la
nature, à la portée de l'action des idées civilisatrices par le
percement de l'isthme de Suez. Le noyau de la nationalité
arabe est bon; seulement les fils orgueilleux de cette pénin-
sule, obstinément fermée, sont retombés dans la barbarie
après une belle époque de civilisation. Il s'agit, à présent, de
les réveiller de nouveau pour une vie plus élevée. Les Anglais
ou les Français auraient-ils seuls cette mission? et les Alle-
mands ne l'auraient-ils pas à un plus haut degré? Ne verra-
t-on pas des factoreries du centre de l'Europe s'établir sur
les côtes de la mer Rouge? Elle est si près de nous ! Mais les
bancs de sable de Suez l'empêchent! Pauvre Europe, que tu
es à plaindre, si tu te laisses arrêter dans les entreprises les
plus voisines de toi et les plus urgentes de la civilisation, par
des jalousies et des rivalités mesquines! »
Nous ne pouvons que féliciter la Gazette de Trieste
d'exprimer si bien des idées aussi nobles. Mais, encore
une fois, nous signalons à nos lecteurs ces articles des
journaux autrichiens; ils prouvent de nouveau où en est
l'opinion de l'Autriche sur notre grande entreprise.
G. IVAGENEU.
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