Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-08-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 août 1858 10 août 1858
Description : 1858/08/10 (A3,N52). 1858/08/10 (A3,N52).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203098b
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
388 L'ISTHME DE SUEZ, MARDI 10 AOUT. -
un châtiment exemplaire. J'ai en main la copie d'une seconde
dépêche que mon noble ami le secrétaire des affaires étran-
gères a expédiée à notre ambassadeur à Constantinople. Il y
est dit que l'affaire du massacre de Djeddah est une de celles
dans lesquelles on ne se jouerait pas du gouvernement anglais;
que tout, même jusqu'à notre alliance avec la Porte, si cela
est nécessaire, doit disparaître devant le premier de tous les.
principes, celui qui exige le maintien du prestige britannique
là où le crime a été commis. (Vives acclamations.)
» La dépêche ajoute qu'il ne suffit pas que le gouvernement
du Sultan envoie une frégate ; il faut aussi qu'il envoie des
troupes, que les coupables soient punis sur-le-champ et su-
bissent publiquement leur exécution. Elle annonce, en outre,
que trois vaisseaux ont reçu l'ordre de se rendre dans ces pa-
rages , et que, s'il n'est pas fait une réparation entière et im-
médiate, nous nous emparerons de la place. (Nouvelles accla-
mations.)
» Je puis informer l'honorable gentleman qu'en conséquence
de ces instructions, un officier du grade le plus élevé dans
l'ai-mée turque a été envoyé de Constantinople avec une force
considérable et l'autorisation de proclamer la loi martiale, et
de plus avec le pouvoir, sans en référer à Constantinople,
d'infliger un châtiment immédiat aux auteurs du crime. (Bien!
— Très-bien !)
» Non-seulement les autorités de Constantinople, les mi-
nistres de la Sublime Porte, ont frappé de réprobation la
conduite des assassins; mais encore le Sultan a envoyé à sir
Henry Bulwer le secrétaire attaché à sa personne , pour lui
dire que Sa Majesté Impériale ne négligerait rien pour témoi-
gner hautement sa propre indignation et donner satisfaction au
gouvernement. (Acclamations.) Je suis charmé aussi d'annoncer
à la Chambre que Sa Majesté Impériale a mis un million de
piastres à la disposition des gouvernements anglais et français,
pour le distribuer parmi les victimes. (Nouvelles acclamatiops.)
Elle a signifié son intention de constituer une pension de plus
de 400 liv. st. par an à la fille du consul de France et aux
représentants du consul d'Angleterre qui ont subi un si triste
sort. » (Applaudissements vifs et prolongés.)
(Morning-Herald. )
On lit la communication suivante dans le Moniteur
universel du 31 juillet :
« Le gouvernement ds l'Empereur et celui de Sa Majesté
Britannique se sont entendus avec la Porte au sujet des me-
sures à prendre pour assurer les réparations qu'exigent les
attentats de Djeddah. La conduite des autorités ottomanes
dans cette résidence, pendant la soirée du 15 juin, sera l'ob-
jet d'une enquête sévère; tous les coupables, à quelque rang
qu'ils appartiennent, devront subir la peine qu'ils auront mé-
ritée; des indemnités, supportées par la ville dont les habi-
tants ont été complices de ces affreux événements, seront ac-
cordées à tous ceux qui ont eu à souffrir dans leurs personnes
ou dans leurs biens.
» Un ordre directement émané du Sultan, et revêtu de la
signature de Sa Majesté, a déjà été adressée au gouverneur
général de l'Yémen, lui prescrivant de procéder à la recherche
des coupables et d'en faire immédiatement justice, sans re-
cours à Constantinople. Ce firman est porté par un officier
général, qui est lui-même muni de pouvoirs extraordinaires.
» Des commissaires français et anglais vont être envoyés à
Djeddah pour veiller, d'accord avec celui de la Porte, à ce
que toutes les mesures convenues entre le gouvernement otto-
man et les Cours de Paris et de Londres recoivent une entière
exécution. On peut donc être assuré que la réparation sera
telle que la réclament le droit des gens , la civilisation et
l'humanité si déplorablement outragés.
» La corvette à vapeur le Duchayla part de Toulon pour
se rendre à Djeddah et prêter son concours, de concert avec
les bâtiments de la marine de Sa Majesté Britannique, aux
commissaires ainsi qu'aux agents du gouvernement ottoman.
» S. M. le Sultan, devancant les démarches des ambassa-
deurs, s'était empressé de leur faire témoigner toute l'afflic-
tion qu'il a ressentie personnellement des événements de
Djeddah, et voici en quels termes Mahmoud Pacha, chargé
par intérim du ministère des affaires étrangères, s'est exprimé
en leur annonçant les premières mesures prises par le gou-
vernement ottoman :
« Sublime Porte, 17 juillet 1858.
» Monsieur l'ambassadeur,
l, C'est avec un profond sentiment de regret que le gou-
vernement a appris l'acte de trahison commis contre les con-
suls et les consulats de France et d'Angleterre, ainsi que le
meurtre d'un certain nombre de sujets non musulmans. La
Sublime Porte ne voulant pas perdre un instant pour frapper
d'un châtiment terrible les misérables qui ont commis cette
trahison et tramé ces desseins perfides contre les agents de
ces deux hautes puissances, ses alliées, et qui ont enfin mas-
sacré tant de personnes, Sa Majesté vient de rendre un fir-
man qui autorise le gouverneur général de Djeddah, après
enquête, à faire arrêter et mettre à mort sur-le-champ les
promoteurs de la révolte, les insurgés qui auront déjà avoué
leur crime, et ceux dont la culpabilité sera reconnue.
» Le lieutenant général Ismaïl-Pacha a été chargé de por-
ter cet ordre impérial le plus vite possible à Djeddah, et d'en
assurer la prompte exécution, de concert avec le gouverneur
général.
r, En même temps, un bateau à vapeur de l'Etat a été mis
à la disposition de cet officier général; il le prendra demain
à son bord et le conduira à sa destination.
» Quoique cela ne soit pas absolument nécessaire, un iradé
a ordonné, par mesure de précaution, un envoi de nouvelles
troupes, tant de la capilale que de l'Egypte.
» En vous faisant connaître, monsieur l'ambassadeur, les
mesures d'urgence que le gouvernement s'est hâté de prendre,
je suis chargé, d'ordre de Sa Majesté, d'exprimer à Votre
Excellence la haute réprobation et les profonds regrets que
ces déplorables événements lui inspirent.
n Je saisis cette occasion , etc.
A MAHMOUD-HEDUI. »
LE « JOURNAL DES DÉBATS » ET L'ÉGYPTE.
Le Journal des Débats du 28 juillet publie l'appré-
ciation suivante du livre de notre honorable collabora-
teur M. Paul Merruau : l'Egypte contemporaine.
l, Nous venons de lire un très-intéressant volume que
M. Paul Merruau a publié sous ce titre : L'Egyple contempo-
raine, 1840-1857, de Méhémet-Ali à Saïd-Pacha. La ques-
tion d'Orient s'est considérablement agrandie et compliquée
depuis l'époque , encore si rapprochée de nous, où la question
d'Orient c'était la question d Égypte. En 1858, la situation
générale de l'empire ottoman, l'état de plus en plus critique
du malade, a pris la place que la question égyptienne occu-
un châtiment exemplaire. J'ai en main la copie d'une seconde
dépêche que mon noble ami le secrétaire des affaires étran-
gères a expédiée à notre ambassadeur à Constantinople. Il y
est dit que l'affaire du massacre de Djeddah est une de celles
dans lesquelles on ne se jouerait pas du gouvernement anglais;
que tout, même jusqu'à notre alliance avec la Porte, si cela
est nécessaire, doit disparaître devant le premier de tous les.
principes, celui qui exige le maintien du prestige britannique
là où le crime a été commis. (Vives acclamations.)
» La dépêche ajoute qu'il ne suffit pas que le gouvernement
du Sultan envoie une frégate ; il faut aussi qu'il envoie des
troupes, que les coupables soient punis sur-le-champ et su-
bissent publiquement leur exécution. Elle annonce, en outre,
que trois vaisseaux ont reçu l'ordre de se rendre dans ces pa-
rages , et que, s'il n'est pas fait une réparation entière et im-
médiate, nous nous emparerons de la place. (Nouvelles accla-
mations.)
» Je puis informer l'honorable gentleman qu'en conséquence
de ces instructions, un officier du grade le plus élevé dans
l'ai-mée turque a été envoyé de Constantinople avec une force
considérable et l'autorisation de proclamer la loi martiale, et
de plus avec le pouvoir, sans en référer à Constantinople,
d'infliger un châtiment immédiat aux auteurs du crime. (Bien!
— Très-bien !)
» Non-seulement les autorités de Constantinople, les mi-
nistres de la Sublime Porte, ont frappé de réprobation la
conduite des assassins; mais encore le Sultan a envoyé à sir
Henry Bulwer le secrétaire attaché à sa personne , pour lui
dire que Sa Majesté Impériale ne négligerait rien pour témoi-
gner hautement sa propre indignation et donner satisfaction au
gouvernement. (Acclamations.) Je suis charmé aussi d'annoncer
à la Chambre que Sa Majesté Impériale a mis un million de
piastres à la disposition des gouvernements anglais et français,
pour le distribuer parmi les victimes. (Nouvelles acclamatiops.)
Elle a signifié son intention de constituer une pension de plus
de 400 liv. st. par an à la fille du consul de France et aux
représentants du consul d'Angleterre qui ont subi un si triste
sort. » (Applaudissements vifs et prolongés.)
(Morning-Herald. )
On lit la communication suivante dans le Moniteur
universel du 31 juillet :
« Le gouvernement ds l'Empereur et celui de Sa Majesté
Britannique se sont entendus avec la Porte au sujet des me-
sures à prendre pour assurer les réparations qu'exigent les
attentats de Djeddah. La conduite des autorités ottomanes
dans cette résidence, pendant la soirée du 15 juin, sera l'ob-
jet d'une enquête sévère; tous les coupables, à quelque rang
qu'ils appartiennent, devront subir la peine qu'ils auront mé-
ritée; des indemnités, supportées par la ville dont les habi-
tants ont été complices de ces affreux événements, seront ac-
cordées à tous ceux qui ont eu à souffrir dans leurs personnes
ou dans leurs biens.
» Un ordre directement émané du Sultan, et revêtu de la
signature de Sa Majesté, a déjà été adressée au gouverneur
général de l'Yémen, lui prescrivant de procéder à la recherche
des coupables et d'en faire immédiatement justice, sans re-
cours à Constantinople. Ce firman est porté par un officier
général, qui est lui-même muni de pouvoirs extraordinaires.
» Des commissaires français et anglais vont être envoyés à
Djeddah pour veiller, d'accord avec celui de la Porte, à ce
que toutes les mesures convenues entre le gouvernement otto-
man et les Cours de Paris et de Londres recoivent une entière
exécution. On peut donc être assuré que la réparation sera
telle que la réclament le droit des gens , la civilisation et
l'humanité si déplorablement outragés.
» La corvette à vapeur le Duchayla part de Toulon pour
se rendre à Djeddah et prêter son concours, de concert avec
les bâtiments de la marine de Sa Majesté Britannique, aux
commissaires ainsi qu'aux agents du gouvernement ottoman.
» S. M. le Sultan, devancant les démarches des ambassa-
deurs, s'était empressé de leur faire témoigner toute l'afflic-
tion qu'il a ressentie personnellement des événements de
Djeddah, et voici en quels termes Mahmoud Pacha, chargé
par intérim du ministère des affaires étrangères, s'est exprimé
en leur annonçant les premières mesures prises par le gou-
vernement ottoman :
« Sublime Porte, 17 juillet 1858.
» Monsieur l'ambassadeur,
l, C'est avec un profond sentiment de regret que le gou-
vernement a appris l'acte de trahison commis contre les con-
suls et les consulats de France et d'Angleterre, ainsi que le
meurtre d'un certain nombre de sujets non musulmans. La
Sublime Porte ne voulant pas perdre un instant pour frapper
d'un châtiment terrible les misérables qui ont commis cette
trahison et tramé ces desseins perfides contre les agents de
ces deux hautes puissances, ses alliées, et qui ont enfin mas-
sacré tant de personnes, Sa Majesté vient de rendre un fir-
man qui autorise le gouverneur général de Djeddah, après
enquête, à faire arrêter et mettre à mort sur-le-champ les
promoteurs de la révolte, les insurgés qui auront déjà avoué
leur crime, et ceux dont la culpabilité sera reconnue.
» Le lieutenant général Ismaïl-Pacha a été chargé de por-
ter cet ordre impérial le plus vite possible à Djeddah, et d'en
assurer la prompte exécution, de concert avec le gouverneur
général.
r, En même temps, un bateau à vapeur de l'Etat a été mis
à la disposition de cet officier général; il le prendra demain
à son bord et le conduira à sa destination.
» Quoique cela ne soit pas absolument nécessaire, un iradé
a ordonné, par mesure de précaution, un envoi de nouvelles
troupes, tant de la capilale que de l'Egypte.
» En vous faisant connaître, monsieur l'ambassadeur, les
mesures d'urgence que le gouvernement s'est hâté de prendre,
je suis chargé, d'ordre de Sa Majesté, d'exprimer à Votre
Excellence la haute réprobation et les profonds regrets que
ces déplorables événements lui inspirent.
n Je saisis cette occasion , etc.
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Le Journal des Débats du 28 juillet publie l'appré-
ciation suivante du livre de notre honorable collabora-
teur M. Paul Merruau : l'Egypte contemporaine.
l, Nous venons de lire un très-intéressant volume que
M. Paul Merruau a publié sous ce titre : L'Egyple contempo-
raine, 1840-1857, de Méhémet-Ali à Saïd-Pacha. La ques-
tion d'Orient s'est considérablement agrandie et compliquée
depuis l'époque , encore si rapprochée de nous, où la question
d'Orient c'était la question d Égypte. En 1858, la situation
générale de l'empire ottoman, l'état de plus en plus critique
du malade, a pris la place que la question égyptienne occu-
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