Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-08-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 août 1858 10 août 1858
Description : 1858/08/10 (A3,N52). 1858/08/10 (A3,N52).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203098b
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
MARDI 10 AOUT. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 395
vernement de Sa Majesté entrera en négociation avec elles
pour porter la ligne de Bassora à Bombay.
Lord Strattford de Redclife fait observer que, sous un rap-
port, la déclaration du gouvernement est satisfaisante; car
elle prouve qu'il désire accélérer la communication de l'Angle-
terre avec l'Inde. Il espère, néanmoins, qu'en concluant des
arrangements avec les puissances étrangères, la ligne sera
sous le libre contrôle de l'Angleterre, et qu'elle restera par-
faitement en dehors de l'intervention de toutes les puissances
étrangères.
Lord Stanley d'Alderley pense qu'à présent que le nouveau
gouvernement turc est plus fort dans ce pays-là, il lui sera
possible de protéger la ligne. Il convient en même temps qu'il
est fort à désirer qu'on ait plus d'une ligne de communication ;
il espère qu'on recevra des autorités autrichiennes une réponse
satisfaisante, et qu'en définitive le résullat sera d'assurer la
disposition de la ligne au gouvernement anglais.
La discussion n'a pas de suite.
(CHAMBRE DES COSIMUXES, 30 juillet.)
Dans la séance du même jour, à li Chambre des Communes,
IL 11/ ilson a demandé au Chancelier de l'Échiquier où l'on en
est des arrangements tendant à compléter une communication
télégraphique à travers la Méditerranée jusqu'à Alexandrie,
de là jusqu'à l'Inde, depuis les dates des derniers documents
relatifs à ce sujet et récemment déposés sur le bureau de la
Chambre.
Le Chancelier de l'Échiquier dit que la Porte a fait une
concession à certaines personnes pour une ligne allant
d'Alexandrie à Aden. Le gouvernement de Sa Majesté est pré-
sentement en communication avec ceux qui ont obtenu ce pri-
vilége, afin de continuer la ligne télégraphique d'Aden à
l'Inde. Si les négociations qui se poursuivent maintenant ont
un résultat favorable, j'espère, ajoute le Chancelier de l'Échi-
quier, que cette importante ligne sera commencée cet au-
tomne.
En réponse à M. Crawford, M. G. A. Hamillon dit que les
négociations entre l'Angleterre et l'Autriche au sujet de la
communication télégraphique ne sont point encore conclues.
Nous n'insisterons pas sur cette discussion; il est diffi-
cile d'en tirer aucune autre conclusion, si ce n'est que
le Cabinet s'occupe de la question. Mais on ne voit pas
nettement encore quelle est sa pensée. La réponse de
M. Disraëli tendrait à faire croire que le gouvernement
anglais s'est à peu près décidé pour la ligne de la mer
Rouge. Nous croyons que les travaux du capitaine Pullen
hâteront cette solution, qui paraît la seule praticable.
G. IVAGENER.
Il semble que la question du télégraphe par la mer
Rouge vient de faire un pas décisif:
« Nous sommes en mesure, dit l'Observer, d'annoncer
la conclusion d'une convention entre la Trésorerie et la
Compagnie du télégraphe de la mer Rouge. Voici les termes
du traité concernant rétablissement d'une ligne télégra-
phique d'Alexandrie à Aden et de là à Koui-raclii. La
Trésorerie garantit les intérêts du capital (qui ne doit pas
dépasser la somme de 800,000 livres sterling) au taux de
4 1/2 p. 100, payable tous les six mois, pendant cinquante
ans. Si l'excédant des recettes dépasse les intérêts garantis, un
tiers de l'excédant servira à rembourser les avances d'intérêts
faites par le gouvernement, un tiers sera employé à former
un fonds de réserve, et le reste à augmenter le dividende des
actionnaires jusqu'à 10 p. 100 par an. Quand il n'y aura
plus d'avances du gouvernement à rembourser, ni de déficit
dans le fonds de réserve qui doit être de 80,000 livres ster-
ling, tous les bénéfices serviront à porter le dividende à
10 p. 100. Les profits au delà de ces 10 p. 100 seront ap-
pliqués soit à la réduction du tarif, soit à la création d'un
fonds pour racheter la garantie, ou à quelque autre but selon
la volorlté du gouvernement. Le fonds de réserve et le capital
non dépensé serviront à entretenir ou à réparer le câble, et
à couvrir les pertes éventuelles; ainsi les 4 1/2 p. 100 garan-
tis par la Trésorerie seront le minimum du dividende,
5 p. 100 du capital devant être payés en outre. Si la Com-
pagnie ne réussit pas à l'établissement de la ligne, la Tréso-
rerie s'en emparera en payant à la Compagnie le capital avec
les intérêts de 4 1/2 p. 100, depuis la date du dernier divi-
dende.
Les directeurs ont fait un contrat avec MM. Newall pour
la fourniture du câble dans des conditions qui laisseront à sa
disposition un capital de 300,000 livres sterling.
On voit que les termes du contract sont excessivement
favorables; quel que soit le succès ou l'insuccès de la com-
pagnie, les actionnaires seront toujours sûrs de recevoir
4 1/2 p. 100 pendant cinquante ans de suite. »
Nous devons croire que cette nouvelle est exacte, et
que Y Observer l'a puisée à bonne source. Le Cabinet a
lardé beaucoup ; mais la solution à laquelle il s'arrête
est la vraie et la seule praticable.
G. W.
EXPÉDITION CONTRE LA CHINE.
PRISE DES FORTS DU PEI-HO.
Le Moniteur universel du 30 juillet résume, dans la
note suivante, les événements importants qui viennent de
s'accomplir dans le fleuve du Pei-ho qui conduit à
Péking.
« Après la prise de Canton , les commissaires extraordi-
naires de France et d'Angleterre s'étaient entendus avec les
représentants de la Russie et des États-Unis, pour s'adresser
simultanément au premier ministre de l'empereur de la Chine.
Ils proposaient à la cour de Pékin d'ouvrir des négocia-
tions, et l'invitaient à envoyer à Shang-haï, avant le 1er avril,
des plénipotentiaires munis des pouvoirs nécessaires.
» La cour de Pékin n'ayant point accueilli ces ouvertures,
les plénipotentiaires de France et d'Angleterre se sont entendus
pour se présenter le plus tôt possible dans le Pé-tché-li, ac-
compagnés des escadres, Ils étaient réunis le 20 avril à l'em-
bouchure du Pei-ho. Ils y rencontrèrent deux fonctionnaires
désignés verbalement par l'empereur pour venir traiter avec
les nations qui se trouvaient dans le port. Des ouvertures
aussi peu sérieuses ne témoignaient que.du désir évident du
gouvernement chinois de gagner du temps. Les représentants
des puissances tombèrent d'accord pour faire une nouvelle
démarche auprès de la cour de Pékin.
» Des notes, plus pressantes encore que celles qui avaient
été précédemment expédiées de Canton, furent adressées au
premier ministre, afin de lui demander que des plénipoten-
tiaires chinois, munis de pleins pouvoirs, fussent envoyés à
Ta-kou. Le gouverneur général du Tchéli fut nommé com-
vernement de Sa Majesté entrera en négociation avec elles
pour porter la ligne de Bassora à Bombay.
Lord Strattford de Redclife fait observer que, sous un rap-
port, la déclaration du gouvernement est satisfaisante; car
elle prouve qu'il désire accélérer la communication de l'Angle-
terre avec l'Inde. Il espère, néanmoins, qu'en concluant des
arrangements avec les puissances étrangères, la ligne sera
sous le libre contrôle de l'Angleterre, et qu'elle restera par-
faitement en dehors de l'intervention de toutes les puissances
étrangères.
Lord Stanley d'Alderley pense qu'à présent que le nouveau
gouvernement turc est plus fort dans ce pays-là, il lui sera
possible de protéger la ligne. Il convient en même temps qu'il
est fort à désirer qu'on ait plus d'une ligne de communication ;
il espère qu'on recevra des autorités autrichiennes une réponse
satisfaisante, et qu'en définitive le résullat sera d'assurer la
disposition de la ligne au gouvernement anglais.
La discussion n'a pas de suite.
(CHAMBRE DES COSIMUXES, 30 juillet.)
Dans la séance du même jour, à li Chambre des Communes,
IL 11/ ilson a demandé au Chancelier de l'Échiquier où l'on en
est des arrangements tendant à compléter une communication
télégraphique à travers la Méditerranée jusqu'à Alexandrie,
de là jusqu'à l'Inde, depuis les dates des derniers documents
relatifs à ce sujet et récemment déposés sur le bureau de la
Chambre.
Le Chancelier de l'Échiquier dit que la Porte a fait une
concession à certaines personnes pour une ligne allant
d'Alexandrie à Aden. Le gouvernement de Sa Majesté est pré-
sentement en communication avec ceux qui ont obtenu ce pri-
vilége, afin de continuer la ligne télégraphique d'Aden à
l'Inde. Si les négociations qui se poursuivent maintenant ont
un résultat favorable, j'espère, ajoute le Chancelier de l'Échi-
quier, que cette importante ligne sera commencée cet au-
tomne.
En réponse à M. Crawford, M. G. A. Hamillon dit que les
négociations entre l'Angleterre et l'Autriche au sujet de la
communication télégraphique ne sont point encore conclues.
Nous n'insisterons pas sur cette discussion; il est diffi-
cile d'en tirer aucune autre conclusion, si ce n'est que
le Cabinet s'occupe de la question. Mais on ne voit pas
nettement encore quelle est sa pensée. La réponse de
M. Disraëli tendrait à faire croire que le gouvernement
anglais s'est à peu près décidé pour la ligne de la mer
Rouge. Nous croyons que les travaux du capitaine Pullen
hâteront cette solution, qui paraît la seule praticable.
G. IVAGENER.
Il semble que la question du télégraphe par la mer
Rouge vient de faire un pas décisif:
« Nous sommes en mesure, dit l'Observer, d'annoncer
la conclusion d'une convention entre la Trésorerie et la
Compagnie du télégraphe de la mer Rouge. Voici les termes
du traité concernant rétablissement d'une ligne télégra-
phique d'Alexandrie à Aden et de là à Koui-raclii. La
Trésorerie garantit les intérêts du capital (qui ne doit pas
dépasser la somme de 800,000 livres sterling) au taux de
4 1/2 p. 100, payable tous les six mois, pendant cinquante
ans. Si l'excédant des recettes dépasse les intérêts garantis, un
tiers de l'excédant servira à rembourser les avances d'intérêts
faites par le gouvernement, un tiers sera employé à former
un fonds de réserve, et le reste à augmenter le dividende des
actionnaires jusqu'à 10 p. 100 par an. Quand il n'y aura
plus d'avances du gouvernement à rembourser, ni de déficit
dans le fonds de réserve qui doit être de 80,000 livres ster-
ling, tous les bénéfices serviront à porter le dividende à
10 p. 100. Les profits au delà de ces 10 p. 100 seront ap-
pliqués soit à la réduction du tarif, soit à la création d'un
fonds pour racheter la garantie, ou à quelque autre but selon
la volorlté du gouvernement. Le fonds de réserve et le capital
non dépensé serviront à entretenir ou à réparer le câble, et
à couvrir les pertes éventuelles; ainsi les 4 1/2 p. 100 garan-
tis par la Trésorerie seront le minimum du dividende,
5 p. 100 du capital devant être payés en outre. Si la Com-
pagnie ne réussit pas à l'établissement de la ligne, la Tréso-
rerie s'en emparera en payant à la Compagnie le capital avec
les intérêts de 4 1/2 p. 100, depuis la date du dernier divi-
dende.
Les directeurs ont fait un contrat avec MM. Newall pour
la fourniture du câble dans des conditions qui laisseront à sa
disposition un capital de 300,000 livres sterling.
On voit que les termes du contract sont excessivement
favorables; quel que soit le succès ou l'insuccès de la com-
pagnie, les actionnaires seront toujours sûrs de recevoir
4 1/2 p. 100 pendant cinquante ans de suite. »
Nous devons croire que cette nouvelle est exacte, et
que Y Observer l'a puisée à bonne source. Le Cabinet a
lardé beaucoup ; mais la solution à laquelle il s'arrête
est la vraie et la seule praticable.
G. W.
EXPÉDITION CONTRE LA CHINE.
PRISE DES FORTS DU PEI-HO.
Le Moniteur universel du 30 juillet résume, dans la
note suivante, les événements importants qui viennent de
s'accomplir dans le fleuve du Pei-ho qui conduit à
Péking.
« Après la prise de Canton , les commissaires extraordi-
naires de France et d'Angleterre s'étaient entendus avec les
représentants de la Russie et des États-Unis, pour s'adresser
simultanément au premier ministre de l'empereur de la Chine.
Ils proposaient à la cour de Pékin d'ouvrir des négocia-
tions, et l'invitaient à envoyer à Shang-haï, avant le 1er avril,
des plénipotentiaires munis des pouvoirs nécessaires.
» La cour de Pékin n'ayant point accueilli ces ouvertures,
les plénipotentiaires de France et d'Angleterre se sont entendus
pour se présenter le plus tôt possible dans le Pé-tché-li, ac-
compagnés des escadres, Ils étaient réunis le 20 avril à l'em-
bouchure du Pei-ho. Ils y rencontrèrent deux fonctionnaires
désignés verbalement par l'empereur pour venir traiter avec
les nations qui se trouvaient dans le port. Des ouvertures
aussi peu sérieuses ne témoignaient que.du désir évident du
gouvernement chinois de gagner du temps. Les représentants
des puissances tombèrent d'accord pour faire une nouvelle
démarche auprès de la cour de Pékin.
» Des notes, plus pressantes encore que celles qui avaient
été précédemment expédiées de Canton, furent adressées au
premier ministre, afin de lui demander que des plénipoten-
tiaires chinois, munis de pleins pouvoirs, fussent envoyés à
Ta-kou. Le gouverneur général du Tchéli fut nommé com-
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