Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-07-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 juillet 1858 25 juillet 1858
Description : 1858/07/25 (A3,N51). 1858/07/25 (A3,N51).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203097x
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
DBfâLiiGHE 25 jmLLET. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 369
Times ne fait ici qu'exprimer l'opinion générale en An-
gleterre, et cette épitaphe de la grande Compagnie dès
Indes n'est ni tout à fait un éloge, ni tout à fait un
blâme.
Nous pensons avec le Times que dès que le Bureau
de contrôle eût été créé par Pitt en 1784, le pouvoir poli-
tique de la Compagnie avait reçu un coup mortel dont
elle ne pouvait pas se relever. Aussi, dès que nous avons
vu se renouveler contre elle les attaques de celte session,
nous avons auguré sur-le-champ qu'elle succomberait.
C'était comme le terme nécessaire du système suivi de-
puis 75 ans; et le pouvoir. de la Compagnie avait été
, successivement amoindri toutes les fois qu'on avait re-
nouvelé sa charte.
Whigs et Tories se sont trouvés d'accord pour la dé-
truire, et cette unanimité montrait bien le danger inévi-
table dont elle était menacée. Lord Palmerston avait
mis plus de violence dans la présentation de son biH;
mais le bill de lord Derby n'était pas moins redoutable,
quoique la forme fût beaucoup plus douce et plus accep-
table. La séance du 8 juillet à la Chambre des Com-
munes a eu ce caractère particulier que toutes les pas-
sions des partis politiques se sont tues devant ce grand
intérêt; et ainsi que l'avait demandé lord Derby, dès le
commencement de la discussion, il paraît bien qu'on
s'est efforcé sincèrement de toutes parts de faire le mieux
possible pour restaurer le gouvernement de l'empire
anglo,-indien et pour l'établir sur. des bases durables.
C'est une nouvelle phase qui commence dans les af-
, faires de l'Inde. Nous n'avons à les.considérer quant à
nous que sous le rapport commercial, et nous espérons
bien que le commerce des Indes orientales ne prospérera
pas moins sous la protection de la Couronne que sous la
direction de la Compagnie. C'est là ce qui nous importe
plus particulièrement.
Nous reviendrons d'ailleurs sur le nouveau bill quand
il sera converti en loi après avoir passé devant la Cham-
bre des Lords, où, selon toute apparence, il ne trouvera
pas la moindre opposition.
BARTHÉLÉMY SAINT-HILAIRE.
Nous ne pouvons donner la séance entière de la
Chambre des Communes ; mais en voici l'analyse d'après
le Times du 9 juillet :
« Dans la soirée du 8 juillet, après quelques affaires préli-
minaires, on passe à la troisième lecture du bill du gouverne-
ment de Finde.
, M. Hankey demande quelle sera la position de la Compa-
gnie'des Indes orientales, comme Compagnie jouissant d'une
charte, une fois le bill passé.
Sir E. Perry condamne absolument le conseil de l'Inde tel -
qu'il est établi par le bill, exprimant sa profonde conviction
que tout le projet ne durera pas plus que quatre ou cinq
anriées.
Lord Palmerston réserve son opposition à l'établissement
du conseil; mais en considération des grands et importants
principes que renferme le bill, il donne son assentiment sin-
cère à la troisième lecture.
Le solliciteur général, en réponse à M. Hankey, déclare que
le bill enlève à la Compagnie des Indes son pouvoir politique,
mais qu'il ne touche pas à ses droits ni à ses devoirs sous tous
les autres rapports.
M. Roebuck se prononce avec force contre la mesure qui,
selon lui, crée dans, le nouveau conseil une machine qui ne
fonctionnera pas, et qui au contraire sera une pierre d'achop- -
pement dans la marche des affaires.
- Lord John Rus&ell ne veut pas que le bill passe à sa troi-
sième lecture sous le-coup de la malédiction de M. Roébuck;
il s'efforce de montrer que la mesure proposée à des mérites
bien capables de .racheter ses lacunes; en même temps, il re-
connaît qu'après quelques années d'expérience, le bill deman-
dera une révision, et il y a des questions très-importantes
qui, liées aux droits de la propriété, à l'armée, à la taxe sur le
sel et à l'opium, et à d'autres considérations, demanderont à
l'avenir un profond examen.
Le Chancelier de l'Échiquier, M. Disraëli, adresse des féli-
citations à la Chambre sur l'achèvement du bill; et, de la part
du gouvernement, il lui présente ses sincères remercîménts
pour l'impartialité avec laquelle elle a traité une question qui,
selon son opinion, rendra de grands services au- gouverne-
ment de l'Inde. Le bill est lu pour la troisième fois et adopté.
FAITS DIVERS.
Les nouvelles des Indes continuent à être peu favorables
aux Anglais. Les chaleurs les empêchent d'agir, et elles cau-
sent une grande mortalité parmi les troupes, que décime aussi
une guerre de détail.
Les flottes françaises et anglaises sont entrées dans le Pei-ho,
fleuve qui mène à Pékin; et aux dernières nouvelles elles se
disposaient à agir. Les Chinois semblaient attendre l'attaque,
et, jusqu'à présent, ils n'ont rien fait pour la prévenir.
Il est probable qu'on apprendra très-prochainement des
événements décisifs.
— La Chambre des Communes, dans la séance du 9, a
adopté en troisième lecture le bill relatif à l'organisation du
nouveau gouvernement de l'Inde, ainsi que nous l'avons dit
plus haut. Dans le cours de la discussion relative à ce bill,
la Chambre a émis incidemment un vote d'une grande im-
portance. - ,
1 Sur la proposition de M. Gladstone, la Chambre a décidé
que le gouvernement de l'Inde ne pourrait disposer des
troupes stationnées dans l'Inde, pour faire la guerre en de-
hors des frontières de l'empire indien, sans l'autorisation du
Parlement.
Lord Palmerston a seul élevé la voix pour conserver au
pouvoir exécutif ce privilége qui lui avait permis notamment
de faire la guerre avec, la Perse sans consulter le Parlement.
Lord Stanley, lord John Russel et M. Disraëli ont appuyé
l'amendement de M. Gladstone et ont fait remarquer qu'il
contenait une exception pour le cas d'une invasion à repous-
ser ou d'une nécessité urgente, et que dès lors la proposition
de M. Gladstone avait réservé 4 la couronne une liberté suf-
fisante pour-les circonstances extraordinaires.
L'amendement de M. Gladstone a été adopté par 152 voix
contre 46. - -
La Chambre des Lords a déjà voté le bill de l'Inde en se-.
conde lecture.
-— Le 23 juin la Compagnie des Indes a tenu son aumjë-
blée trimestrielle, peut-être la dernière. Il y aéré ftécwné
au général Sir Colin Campbell une p.ens^n viagère dg, doux
Times ne fait ici qu'exprimer l'opinion générale en An-
gleterre, et cette épitaphe de la grande Compagnie dès
Indes n'est ni tout à fait un éloge, ni tout à fait un
blâme.
Nous pensons avec le Times que dès que le Bureau
de contrôle eût été créé par Pitt en 1784, le pouvoir poli-
tique de la Compagnie avait reçu un coup mortel dont
elle ne pouvait pas se relever. Aussi, dès que nous avons
vu se renouveler contre elle les attaques de celte session,
nous avons auguré sur-le-champ qu'elle succomberait.
C'était comme le terme nécessaire du système suivi de-
puis 75 ans; et le pouvoir. de la Compagnie avait été
, successivement amoindri toutes les fois qu'on avait re-
nouvelé sa charte.
Whigs et Tories se sont trouvés d'accord pour la dé-
truire, et cette unanimité montrait bien le danger inévi-
table dont elle était menacée. Lord Palmerston avait
mis plus de violence dans la présentation de son biH;
mais le bill de lord Derby n'était pas moins redoutable,
quoique la forme fût beaucoup plus douce et plus accep-
table. La séance du 8 juillet à la Chambre des Com-
munes a eu ce caractère particulier que toutes les pas-
sions des partis politiques se sont tues devant ce grand
intérêt; et ainsi que l'avait demandé lord Derby, dès le
commencement de la discussion, il paraît bien qu'on
s'est efforcé sincèrement de toutes parts de faire le mieux
possible pour restaurer le gouvernement de l'empire
anglo,-indien et pour l'établir sur. des bases durables.
C'est une nouvelle phase qui commence dans les af-
, faires de l'Inde. Nous n'avons à les.considérer quant à
nous que sous le rapport commercial, et nous espérons
bien que le commerce des Indes orientales ne prospérera
pas moins sous la protection de la Couronne que sous la
direction de la Compagnie. C'est là ce qui nous importe
plus particulièrement.
Nous reviendrons d'ailleurs sur le nouveau bill quand
il sera converti en loi après avoir passé devant la Cham-
bre des Lords, où, selon toute apparence, il ne trouvera
pas la moindre opposition.
BARTHÉLÉMY SAINT-HILAIRE.
Nous ne pouvons donner la séance entière de la
Chambre des Communes ; mais en voici l'analyse d'après
le Times du 9 juillet :
« Dans la soirée du 8 juillet, après quelques affaires préli-
minaires, on passe à la troisième lecture du bill du gouverne-
ment de Finde.
, M. Hankey demande quelle sera la position de la Compa-
gnie'des Indes orientales, comme Compagnie jouissant d'une
charte, une fois le bill passé.
Sir E. Perry condamne absolument le conseil de l'Inde tel -
qu'il est établi par le bill, exprimant sa profonde conviction
que tout le projet ne durera pas plus que quatre ou cinq
anriées.
Lord Palmerston réserve son opposition à l'établissement
du conseil; mais en considération des grands et importants
principes que renferme le bill, il donne son assentiment sin-
cère à la troisième lecture.
Le solliciteur général, en réponse à M. Hankey, déclare que
le bill enlève à la Compagnie des Indes son pouvoir politique,
mais qu'il ne touche pas à ses droits ni à ses devoirs sous tous
les autres rapports.
M. Roebuck se prononce avec force contre la mesure qui,
selon lui, crée dans, le nouveau conseil une machine qui ne
fonctionnera pas, et qui au contraire sera une pierre d'achop- -
pement dans la marche des affaires.
- Lord John Rus&ell ne veut pas que le bill passe à sa troi-
sième lecture sous le-coup de la malédiction de M. Roébuck;
il s'efforce de montrer que la mesure proposée à des mérites
bien capables de .racheter ses lacunes; en même temps, il re-
connaît qu'après quelques années d'expérience, le bill deman-
dera une révision, et il y a des questions très-importantes
qui, liées aux droits de la propriété, à l'armée, à la taxe sur le
sel et à l'opium, et à d'autres considérations, demanderont à
l'avenir un profond examen.
Le Chancelier de l'Échiquier, M. Disraëli, adresse des féli-
citations à la Chambre sur l'achèvement du bill; et, de la part
du gouvernement, il lui présente ses sincères remercîménts
pour l'impartialité avec laquelle elle a traité une question qui,
selon son opinion, rendra de grands services au- gouverne-
ment de l'Inde. Le bill est lu pour la troisième fois et adopté.
FAITS DIVERS.
Les nouvelles des Indes continuent à être peu favorables
aux Anglais. Les chaleurs les empêchent d'agir, et elles cau-
sent une grande mortalité parmi les troupes, que décime aussi
une guerre de détail.
Les flottes françaises et anglaises sont entrées dans le Pei-ho,
fleuve qui mène à Pékin; et aux dernières nouvelles elles se
disposaient à agir. Les Chinois semblaient attendre l'attaque,
et, jusqu'à présent, ils n'ont rien fait pour la prévenir.
Il est probable qu'on apprendra très-prochainement des
événements décisifs.
— La Chambre des Communes, dans la séance du 9, a
adopté en troisième lecture le bill relatif à l'organisation du
nouveau gouvernement de l'Inde, ainsi que nous l'avons dit
plus haut. Dans le cours de la discussion relative à ce bill,
la Chambre a émis incidemment un vote d'une grande im-
portance. - ,
1 Sur la proposition de M. Gladstone, la Chambre a décidé
que le gouvernement de l'Inde ne pourrait disposer des
troupes stationnées dans l'Inde, pour faire la guerre en de-
hors des frontières de l'empire indien, sans l'autorisation du
Parlement.
Lord Palmerston a seul élevé la voix pour conserver au
pouvoir exécutif ce privilége qui lui avait permis notamment
de faire la guerre avec, la Perse sans consulter le Parlement.
Lord Stanley, lord John Russel et M. Disraëli ont appuyé
l'amendement de M. Gladstone et ont fait remarquer qu'il
contenait une exception pour le cas d'une invasion à repous-
ser ou d'une nécessité urgente, et que dès lors la proposition
de M. Gladstone avait réservé 4 la couronne une liberté suf-
fisante pour-les circonstances extraordinaires.
L'amendement de M. Gladstone a été adopté par 152 voix
contre 46. - -
La Chambre des Lords a déjà voté le bill de l'Inde en se-.
conde lecture.
-— Le 23 juin la Compagnie des Indes a tenu son aumjë-
blée trimestrielle, peut-être la dernière. Il y aéré ftécwné
au général Sir Colin Campbell une p.ens^n viagère dg, doux
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.88%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.88%.
- Collections numériques similaires Thématique : ingénierie, génie civil Thématique : ingénierie, génie civil /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCthèm02"Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCcorp11" Corpus : ports et travaux maritimes Corpus : ports et travaux maritimes /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCcorp16"
- Auteurs similaires Desplaces Ernest Desplaces Ernest /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Desplaces Ernest" or dc.contributor adj "Desplaces Ernest")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 9/24
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k6203097x/f9.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k6203097x/f9.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k6203097x/f9.image
- Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k6203097x
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k6203097x
Facebook
Twitter