Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-07-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 25 juillet 1858 25 juillet 1858
Description : 1858/07/25 (A3,N51). 1858/07/25 (A3,N51).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203097x
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
366 L'ISTHME DE SUEZ, DIMANCHE 25 JUILLET.
femme, ou sauver leur fille héroïque? 11 faudrait tourner le
cap de Bonne-Espérance et mettre des mois à faire un voyage
que M. de Lesseps pourra faire faire en une semaine. )
Le Daily-News a parfaitement raison ; et nous espé-
rons bien que la politique, tout obstinée qu'elle peut être
dans ses erreurs, devra bientôt penser comme lui. L'ou-
verture de l'isthme de Suez changerait la face de la mer
Rouge; et il n'y a personne qui n'ait à y profiter im-
mensément.
ERNEST DESPLACES.
LA «GAZETTE DE TRIESTE" ET LE CANAL DE SUEZ.
On lit dans la Gazette de Trieste du 6 juillet, sous
le titre : Politique à venir :
« Nous espérons qu'il sera bientôt manifeste qu'il en est
de tous les arguments du gouvernement anglais contre le
canal de Suez comme du jugement technique du célèbre et
honorable M. Stephenson, qui vient d'être apprécie selon sa
valeur. Cet incident devrait nous encourager à reprendre de
nouveau la question du canal qui devient de plus en plus
urgente. L'océan Indien vient pour ainsi dire à notre ren-
contre et s'indigne de la faible barrière qui le sépare de nous.
Sur toutes les côtes de cette mer si riche, il s'établit des
Allemands qui attendent une communication plus rapide
avec la métropole. Des colonies germaniques formées d'élé-
ments hollandais et allemands s'étendent du cap de Bonne-
Espérance sur la côte orientale de l'Afrique. L'Australie
prendra un tout autre essor quand on ne sera plus obligé de
suivre la longue route autour du Cap. Maint compatriote avide
d'entreprises, et qu'effraye le longvoyage, partira alors. L'Inde
hollandaise a un besoin urgent d'une civilisation plus active,
si elle ne veut pas, en négligeant sa destination, attirer les na..
tions étrangères à s'en emparer. Lorsque la Novara entreprit la
circumnavigation du monde, de belles espérances s'atta-
chèrent surtout à sa visite de l'océan Indien et des îles Nico-
bar, jadis des colonies autrichiennes. Mais depuis peu nous
sommes devenus terriblement modestes dans nos désirs et
nos décisions. Un esprit hostile et perfide traverse l'Europe
et veut forcer les Etats à se borner aux soins les plus proches
du ménage, au lieu de diriger leurs efforts sur des entre-
- prises de civilisation universelle. Mais il est du devoir des
hommes d'Etat de combattre sans relâche ce méchant esprit,
ce qui n'est possible que par de grandes idées créatrices qui
servent les vrais intérêts de tous les peuples. C'est une telle
œuvre de paix que devrait paraître à tous les esprits non
aveuglés l'entreprise du canal qui doit unir et faire prospérer
des mondes. Le peuple anglais, qui a tiré du néant tant de
beaux pays par sa force créatrice, se ferait lui-même un
éternel témoignage de défaut d'initiative, s'il s'opposait encore
plus longtemps à cet instrument magnifique du développe-
ment de l'humanité. Quant à nous, nous ne pouvons pas ac-
croître notre force industrielle assez vite et assez puissamment
pour être à la hauteur de notre tâche dans l'Orient. Ce n'est
pas avec l'ancienne institution des corporations que nous
pourrons l'accomplir. »
Ces idées, que l'on aurait pu développer encore davan-
tage, sont très-remarquables, et elles méritent surtout
l'attention de nos lecteurs dans un journal autrichien.
Trieste grandit tous les jours avec une rapidité vraiment
merveilleuse; mais ses progrès seraient plus rapides en-
core si l'Orient était ouvert par la mer Rouge à son ac-
tivité et à son intelligence. Il est tout simple que les
journaux de Trieste parlent avec cet enthousiasme de
notre grande entreprise. Mais on peut ajouter aussi que
cet enthousiasme n'est pas exclusif. Trieste ne sera pas
seule à profiter des développements que prendront son
commerce et sa navigation. Ce seront tout à la fois l'Au-
triche et l'Allemagne centrale qui en tireront d'immenses
avantages.
On remarquera aussi de quelle manière la Gazette
de Trieste parle de l'opposition anglaise. Les termes
dans lesquels elle s'exprime sont très-vifs ; mais ils sont
également justes ; et la discussion qui a eu lieu récem-
ment dans le Parlement anglais démontre qu'en Angle-
terre même, les l,lus grands personnages politiques pen-
sent tout à fait comme la Gazette de Trieste. Nous ci-
terons prochainement un article de l'Osservatore Tries-
tino qui a encore plus d'importance que celui qu'on
vient de lire..
ERNEST DESPLACES.
LE TÉLÉGRAPHE DE LA MER ROUGE.
Le Nautical Jlagazine du mois de juillet 1858, qui s'est
toujours prononcé énergiquement en faveur de la ligne de
là mer Rouge comme étant la plus facile et la plus sûre,
reproduit le rapport du capitaine Pullen, chargé d'explo-
rer à bord du Cyclops toutes les parties de la mer Rouge,
en vue de la pose d'un câble télégraphique. M. Pullen,
qui fait certainement autorité dans cette question, dit :
« Je suis si convaincu, par ce que je connais déjà de la mer
Rouge, qu'elle est aussi propre à la pose d'un télégraphe que
toute autre mer, que j'espère être chargé de la pose de la ligne.
En effet, j'ai plus de confiance dans le succès ici que dans la Mé-
diterranée, et j'y prends autant d'intérêt que si je représentais
la Compagnie elle-même. Je suis indigné de tous les non-sens
qui se publient à ce sujet dans les différents journaux. Je
présume qu'aucun de ceux qui parlent contre cette mer avec
tant d'assurance ne connaît la mer Rouge autrement que par
la rapide traversée d'un vapeur. Soit que l'on fasse la ligne
par section, ou qu'on la mène d'un seul trait au milieu du
chenal, il n'y a pas la moindre difficulté qui ne puisse être
vaincue aisément. Les « récifs de corail » sont faciles à évi-
ter; les « profondeurs » ne sont pas très - grandes, et les
« furieux coups de vent » une pure fable; ainsi il n'y a pas
d'autres difficultés que la pose du câble. Quant a moi, j'ai
beaucoup plus d'espérance dans le câble de la mer Rouge que
dans celui de l'Atlantique. Là nous pouvons compter sur le
temps avec beaucoup de certitude, tandis que c'est impossible
dans l'Océan.
» Que veut-on dire avec les huit mois qu'il faudrait pour
conduire le câble de Suez à Aden ? Je suppose que le temps
de la fabrication est compris. Quant à la pose, je ne pense
pas qu'elle doive prendre plus de quinze jours, avec un stea-
mer puissant, et je préférerais commencer à Aden. La plus
grande perte de temps sera de le mener et de le fixer aux
différentes stations de la côte. Mais le navire pourrait laisser
ce travail à d'autres, et continuer sa route sans aucun re-
tard. « ,
Nous ferons encore remarquer que le capitaine Pullen
femme, ou sauver leur fille héroïque? 11 faudrait tourner le
cap de Bonne-Espérance et mettre des mois à faire un voyage
que M. de Lesseps pourra faire faire en une semaine. )
Le Daily-News a parfaitement raison ; et nous espé-
rons bien que la politique, tout obstinée qu'elle peut être
dans ses erreurs, devra bientôt penser comme lui. L'ou-
verture de l'isthme de Suez changerait la face de la mer
Rouge; et il n'y a personne qui n'ait à y profiter im-
mensément.
ERNEST DESPLACES.
LA «GAZETTE DE TRIESTE" ET LE CANAL DE SUEZ.
On lit dans la Gazette de Trieste du 6 juillet, sous
le titre : Politique à venir :
« Nous espérons qu'il sera bientôt manifeste qu'il en est
de tous les arguments du gouvernement anglais contre le
canal de Suez comme du jugement technique du célèbre et
honorable M. Stephenson, qui vient d'être apprécie selon sa
valeur. Cet incident devrait nous encourager à reprendre de
nouveau la question du canal qui devient de plus en plus
urgente. L'océan Indien vient pour ainsi dire à notre ren-
contre et s'indigne de la faible barrière qui le sépare de nous.
Sur toutes les côtes de cette mer si riche, il s'établit des
Allemands qui attendent une communication plus rapide
avec la métropole. Des colonies germaniques formées d'élé-
ments hollandais et allemands s'étendent du cap de Bonne-
Espérance sur la côte orientale de l'Afrique. L'Australie
prendra un tout autre essor quand on ne sera plus obligé de
suivre la longue route autour du Cap. Maint compatriote avide
d'entreprises, et qu'effraye le longvoyage, partira alors. L'Inde
hollandaise a un besoin urgent d'une civilisation plus active,
si elle ne veut pas, en négligeant sa destination, attirer les na..
tions étrangères à s'en emparer. Lorsque la Novara entreprit la
circumnavigation du monde, de belles espérances s'atta-
chèrent surtout à sa visite de l'océan Indien et des îles Nico-
bar, jadis des colonies autrichiennes. Mais depuis peu nous
sommes devenus terriblement modestes dans nos désirs et
nos décisions. Un esprit hostile et perfide traverse l'Europe
et veut forcer les Etats à se borner aux soins les plus proches
du ménage, au lieu de diriger leurs efforts sur des entre-
- prises de civilisation universelle. Mais il est du devoir des
hommes d'Etat de combattre sans relâche ce méchant esprit,
ce qui n'est possible que par de grandes idées créatrices qui
servent les vrais intérêts de tous les peuples. C'est une telle
œuvre de paix que devrait paraître à tous les esprits non
aveuglés l'entreprise du canal qui doit unir et faire prospérer
des mondes. Le peuple anglais, qui a tiré du néant tant de
beaux pays par sa force créatrice, se ferait lui-même un
éternel témoignage de défaut d'initiative, s'il s'opposait encore
plus longtemps à cet instrument magnifique du développe-
ment de l'humanité. Quant à nous, nous ne pouvons pas ac-
croître notre force industrielle assez vite et assez puissamment
pour être à la hauteur de notre tâche dans l'Orient. Ce n'est
pas avec l'ancienne institution des corporations que nous
pourrons l'accomplir. »
Ces idées, que l'on aurait pu développer encore davan-
tage, sont très-remarquables, et elles méritent surtout
l'attention de nos lecteurs dans un journal autrichien.
Trieste grandit tous les jours avec une rapidité vraiment
merveilleuse; mais ses progrès seraient plus rapides en-
core si l'Orient était ouvert par la mer Rouge à son ac-
tivité et à son intelligence. Il est tout simple que les
journaux de Trieste parlent avec cet enthousiasme de
notre grande entreprise. Mais on peut ajouter aussi que
cet enthousiasme n'est pas exclusif. Trieste ne sera pas
seule à profiter des développements que prendront son
commerce et sa navigation. Ce seront tout à la fois l'Au-
triche et l'Allemagne centrale qui en tireront d'immenses
avantages.
On remarquera aussi de quelle manière la Gazette
de Trieste parle de l'opposition anglaise. Les termes
dans lesquels elle s'exprime sont très-vifs ; mais ils sont
également justes ; et la discussion qui a eu lieu récem-
ment dans le Parlement anglais démontre qu'en Angle-
terre même, les l,lus grands personnages politiques pen-
sent tout à fait comme la Gazette de Trieste. Nous ci-
terons prochainement un article de l'Osservatore Tries-
tino qui a encore plus d'importance que celui qu'on
vient de lire..
ERNEST DESPLACES.
LE TÉLÉGRAPHE DE LA MER ROUGE.
Le Nautical Jlagazine du mois de juillet 1858, qui s'est
toujours prononcé énergiquement en faveur de la ligne de
là mer Rouge comme étant la plus facile et la plus sûre,
reproduit le rapport du capitaine Pullen, chargé d'explo-
rer à bord du Cyclops toutes les parties de la mer Rouge,
en vue de la pose d'un câble télégraphique. M. Pullen,
qui fait certainement autorité dans cette question, dit :
« Je suis si convaincu, par ce que je connais déjà de la mer
Rouge, qu'elle est aussi propre à la pose d'un télégraphe que
toute autre mer, que j'espère être chargé de la pose de la ligne.
En effet, j'ai plus de confiance dans le succès ici que dans la Mé-
diterranée, et j'y prends autant d'intérêt que si je représentais
la Compagnie elle-même. Je suis indigné de tous les non-sens
qui se publient à ce sujet dans les différents journaux. Je
présume qu'aucun de ceux qui parlent contre cette mer avec
tant d'assurance ne connaît la mer Rouge autrement que par
la rapide traversée d'un vapeur. Soit que l'on fasse la ligne
par section, ou qu'on la mène d'un seul trait au milieu du
chenal, il n'y a pas la moindre difficulté qui ne puisse être
vaincue aisément. Les « récifs de corail » sont faciles à évi-
ter; les « profondeurs » ne sont pas très - grandes, et les
« furieux coups de vent » une pure fable; ainsi il n'y a pas
d'autres difficultés que la pose du câble. Quant a moi, j'ai
beaucoup plus d'espérance dans le câble de la mer Rouge que
dans celui de l'Atlantique. Là nous pouvons compter sur le
temps avec beaucoup de certitude, tandis que c'est impossible
dans l'Océan.
» Que veut-on dire avec les huit mois qu'il faudrait pour
conduire le câble de Suez à Aden ? Je suppose que le temps
de la fabrication est compris. Quant à la pose, je ne pense
pas qu'elle doive prendre plus de quinze jours, avec un stea-
mer puissant, et je préférerais commencer à Aden. La plus
grande perte de temps sera de le mener et de le fixer aux
différentes stations de la côte. Mais le navire pourrait laisser
ce travail à d'autres, et continuer sa route sans aucun re-
tard. « ,
Nous ferons encore remarquer que le capitaine Pullen
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