Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-07-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 juillet 1858 25 juillet 1858
Description : 1858/07/25 (A3,N51). 1858/07/25 (A3,N51).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203097x
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
DIMANCHE 25 JUILLET. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 381
garantie, au profit d'une compagnie anglaise et du chemin
de fer d'Alexandrie à Suez, et des terrains domapiaux de
Suez.
» Une correspondance d'Alexandrie, 5 juillet, que nous trou-
vons dans l'Indépendance belge" llonne d'intéressants détails
sur l'arrivée dans cette ville de M. F. deLesseps. L'infatigable
promoteur du canal de Suez avait eu l'occasion, en répon-
dant aux résidents européens, d'exposer nettement l'état de
la question et de rappeler de nouveau les sympathies qui, de
toutes les parties de l'Europe, s'attachaient au projet de
canalisation de l'isthme. M. F. de Lesseps avait donné l'as-
surance que les travaux seraient commencés avant la fin de
cette année. »
On lit dans le Pays du 9 juillet :
« Le comité nommé par la Chambre des Communes a fait
son rapport sur la motion de sir deLàcy Evans, à propos d'une
enquête sur les mesures prises pour le prompt transport de
troupes aux Indes. D'après ce rapport, la Cour des Directeurs
aurait dès le principe apprécié les avantages de la route par
terre, et le refus de consentement des ministres de la Reine
aurait été la seule raison qui les a empêchés d'y avoir recours.
Le comité ne peut juger de la valeur des objections politiques
qui ne lui ont pas été communiquées. « Il aurait été à désirer
qu'on eût profité de cette route par terre qui donnait une assez
grande avance. Bien que cette route offre des avantages en
temps d'urgence, on ne peut y avoir autant de foi qu'en la
route ordinaire. »
» Si l'on eût employé des steamers, les secours seraient ar-
rivés plus à propos et plus tôt. Dorénavant, le comité est d'a-
vis d'employer des steamers au lieu de navires voiliers, et
termine son rapport en exprimant sa reconnaissance au gou-
verneur du Cap et de Ceylan , ainsi qu'aux directeurs de la
Compagnie des Indes, qui ont pris toutes les mesures conve-
nables dès que la nouvelle de l'insurrection est arrivée en An-
gleterre. »
, On lit encore dans le Pays, Paris, 9 juillet, l'article suivant :
« Il se passe en ce moment en Egypte un fait qui a été déjà
signalé et sur lequel nous ne croyons pas inutile de revenir.
L'empire qu'a fondé Méhémet-Ali est gouverné aujourd'hui
par un prince actif, intelligent et doué de bonnes intentions.
Il a fait des réformes utiles, créé un système administratif ap-
proprié aux besoins de l'époque , organisé son armée d'après
les principes de la science moderne. Mais l'Égypte a toujours
été en proie à des besoins d'argent qu'il est difficile, de com-
prendre, car ses revenus dépassent cent millions et ses dépen-
ses normales n'atteignent pas ce chiffre.
» Cette situation vient de se traduire par un projet d'em-
prunt d'une somme de cinquante millions de francs pour ga-
rantie de laquelle, dit-on, on demanderait non-seulement le
.chemin de fer qui va d'Alexandrie au Caire et de cette ville à
la mer Rouge , mais encore des terrains domaniaux très-im-
portants situés à Suez. On assure que le traité avec la Compa-
gnie anglaise qui offre de soumissionner l'emprunt n'est pas
encore signé; nous ignorons les motifs qui arrêtent l'exécution
du projet, et nous désirons que le gouvernement égyptien
puisse s'arrêter à un autre système; car les garanties deman-
dées, si les faits sont tels qu'on le dit, mettront entre les mains
d'une compagnie des immeubles qui ont une grande valeur
non-seulement au point de vue des intérêts privés, mais encore
au point de vue politique.
» Le chemin de fer, pour l'exécution duquel on a surmonté
d'incalculables difficultés, sera terminé dans deux ou trois
mois au plus, et à ce moment on ira en huit ou dix heures de
la Méditerranée à la mer Rouge. Cette voie aura jusqu'à l'exé-
cution du' canal, qui tôt ou tard,devra se réaliser, le monopole
du transit, appelé à d'énormes développements, et ce monopole
si important, qui intéresse toutes les nations, va être livré, si
le traité se fait, à des intérêts privés.
« Suez, de son côté, est appelée aux plus grandes destinées.
Située dans une plaine sablonneuse et aride, cette ville, au
moyen de son port, le seul par lequel on puisse aborder avec
avantage la côte égyptienne de la mer Rouge, deviendra dans
un avenir peu éloigné un des plus grands entrepôts maritimes
du monde entier.
,, En 1839, le port de Suez ne recevait qu'un bâtiment à va-
peur par mois, venant tantôt de Bombay, tantôt de Calcutta;
il en reçoit aujourd'hui cent douze par an , près de dix par
mois, et la valeur des matières transportées dépasse sept cents
millions de francs. Nous faisons abstraction, dans ces évalua-
tions, de la navigation à voile et du cabotage.
» Depuis 1839, c'est-à-dire depuis dix-huit ans, le transit
avec la Chine, l'Indo-Chine, l'Australie, a fait des progrès
énormes et qu'on ne soupçonnait pas; ces progrès, au lieu
de s'arrêter, ne font que s'accroître, car beaucoup de nations
qui ne prenaient pas part aux affaires de ces contrées s'en oc-
cupent aujourd'hui ; il en résulte que le port de Suez, au lieu
de rester stationnaire, est appelé à se développer encore.
» Or, n'est-il pas anormal de voir les plus beaux terrains
de la ville, ceux qui constituent les propriétés domaniales,
livrés à des intérêts privés? N'y a-t-il pas même là, au point
de vue politique, des inconvénients réels ?
"Nous produisons ces observations sans aucune arrière-
pensée ; nous serions heureux, s'il nous était prouvé que les
faits énoncés sont inexacts; nous n'avons que de la sympathie
pour le gouvernement du Vice-roi, et nous n'oublierons ja-
mais que les troupes de ce prince ont combattu bravement
avec la France en Orient.
» L'Egypte occupe une situation unique au monde. Elle est
la route la plus courte pour aller en Asie, et l'Asie, comme à
toutes les grandes époques de l'histoire, est la ressource de
l'Europe. Les Etats se tiennent entre eux par une solidarité qui
affecte le commerce et la politique.
» C'est pourquoi rien de ce qui concerne un de ces États
ne peut trouver les autres indifférents. Nous avons depuis
longtemps suivi avec un vif intérêt tout ce qui s'est fait en
Egypte , ce pays où l'islamisme montre une aptitude particu-
lière pour les progrès modernes, et l'acte anormal que nous
croyons devoir signaler aujourd'hui n'infirme en rien le bien
que nous pensons du gouvernement de ce pays. )
A. REMAULD.
Nos lecteurs apprécieront toute la justesse et toute l'impor-
tance de ces réflexions du Pays/mais la nouvelle sur laquelle
porte l'article que nous venons de reproduire, est inexacte.
Le Moniteur de la Flotte du 8 juillet termine ainsi un ar-
ticle sur les progrès de la ville de Suez ;
» L'Europe le voit donc, le mouvement qui se fait dès au-
jourd'hui dans la mer Rouge est immense, et ce mouvement
n'est rien en comparaison de celui qu'on peut espérer avec
toute raison dans un temps très-rapproché du nôtre. Il y a, à
l'heure qu'il est, de trois à quatre millions de tonneaux de
marchandises précieuses qui sont transportées , à grands frais
et au milieu de dangers nombreux, par la voie du cap de
Bonne-Espérance. Grâce à tous les événements qui se pas-
sent et qui se préparent dans l'extrême Orient, ce tonnage
va bientôt doubler.
» Or le chemin de fer, qui transporte fort bien les voya-
geurs et quelques colis de très-grande valeur, peut-il trans-
porter ces millions de tonnes ?
garantie, au profit d'une compagnie anglaise et du chemin
de fer d'Alexandrie à Suez, et des terrains domapiaux de
Suez.
» Une correspondance d'Alexandrie, 5 juillet, que nous trou-
vons dans l'Indépendance belge" llonne d'intéressants détails
sur l'arrivée dans cette ville de M. F. deLesseps. L'infatigable
promoteur du canal de Suez avait eu l'occasion, en répon-
dant aux résidents européens, d'exposer nettement l'état de
la question et de rappeler de nouveau les sympathies qui, de
toutes les parties de l'Europe, s'attachaient au projet de
canalisation de l'isthme. M. F. de Lesseps avait donné l'as-
surance que les travaux seraient commencés avant la fin de
cette année. »
On lit dans le Pays du 9 juillet :
« Le comité nommé par la Chambre des Communes a fait
son rapport sur la motion de sir deLàcy Evans, à propos d'une
enquête sur les mesures prises pour le prompt transport de
troupes aux Indes. D'après ce rapport, la Cour des Directeurs
aurait dès le principe apprécié les avantages de la route par
terre, et le refus de consentement des ministres de la Reine
aurait été la seule raison qui les a empêchés d'y avoir recours.
Le comité ne peut juger de la valeur des objections politiques
qui ne lui ont pas été communiquées. « Il aurait été à désirer
qu'on eût profité de cette route par terre qui donnait une assez
grande avance. Bien que cette route offre des avantages en
temps d'urgence, on ne peut y avoir autant de foi qu'en la
route ordinaire. »
» Si l'on eût employé des steamers, les secours seraient ar-
rivés plus à propos et plus tôt. Dorénavant, le comité est d'a-
vis d'employer des steamers au lieu de navires voiliers, et
termine son rapport en exprimant sa reconnaissance au gou-
verneur du Cap et de Ceylan , ainsi qu'aux directeurs de la
Compagnie des Indes, qui ont pris toutes les mesures conve-
nables dès que la nouvelle de l'insurrection est arrivée en An-
gleterre. »
, On lit encore dans le Pays, Paris, 9 juillet, l'article suivant :
« Il se passe en ce moment en Egypte un fait qui a été déjà
signalé et sur lequel nous ne croyons pas inutile de revenir.
L'empire qu'a fondé Méhémet-Ali est gouverné aujourd'hui
par un prince actif, intelligent et doué de bonnes intentions.
Il a fait des réformes utiles, créé un système administratif ap-
proprié aux besoins de l'époque , organisé son armée d'après
les principes de la science moderne. Mais l'Égypte a toujours
été en proie à des besoins d'argent qu'il est difficile, de com-
prendre, car ses revenus dépassent cent millions et ses dépen-
ses normales n'atteignent pas ce chiffre.
» Cette situation vient de se traduire par un projet d'em-
prunt d'une somme de cinquante millions de francs pour ga-
rantie de laquelle, dit-on, on demanderait non-seulement le
.chemin de fer qui va d'Alexandrie au Caire et de cette ville à
la mer Rouge , mais encore des terrains domaniaux très-im-
portants situés à Suez. On assure que le traité avec la Compa-
gnie anglaise qui offre de soumissionner l'emprunt n'est pas
encore signé; nous ignorons les motifs qui arrêtent l'exécution
du projet, et nous désirons que le gouvernement égyptien
puisse s'arrêter à un autre système; car les garanties deman-
dées, si les faits sont tels qu'on le dit, mettront entre les mains
d'une compagnie des immeubles qui ont une grande valeur
non-seulement au point de vue des intérêts privés, mais encore
au point de vue politique.
» Le chemin de fer, pour l'exécution duquel on a surmonté
d'incalculables difficultés, sera terminé dans deux ou trois
mois au plus, et à ce moment on ira en huit ou dix heures de
la Méditerranée à la mer Rouge. Cette voie aura jusqu'à l'exé-
cution du' canal, qui tôt ou tard,devra se réaliser, le monopole
du transit, appelé à d'énormes développements, et ce monopole
si important, qui intéresse toutes les nations, va être livré, si
le traité se fait, à des intérêts privés.
« Suez, de son côté, est appelée aux plus grandes destinées.
Située dans une plaine sablonneuse et aride, cette ville, au
moyen de son port, le seul par lequel on puisse aborder avec
avantage la côte égyptienne de la mer Rouge, deviendra dans
un avenir peu éloigné un des plus grands entrepôts maritimes
du monde entier.
,, En 1839, le port de Suez ne recevait qu'un bâtiment à va-
peur par mois, venant tantôt de Bombay, tantôt de Calcutta;
il en reçoit aujourd'hui cent douze par an , près de dix par
mois, et la valeur des matières transportées dépasse sept cents
millions de francs. Nous faisons abstraction, dans ces évalua-
tions, de la navigation à voile et du cabotage.
» Depuis 1839, c'est-à-dire depuis dix-huit ans, le transit
avec la Chine, l'Indo-Chine, l'Australie, a fait des progrès
énormes et qu'on ne soupçonnait pas; ces progrès, au lieu
de s'arrêter, ne font que s'accroître, car beaucoup de nations
qui ne prenaient pas part aux affaires de ces contrées s'en oc-
cupent aujourd'hui ; il en résulte que le port de Suez, au lieu
de rester stationnaire, est appelé à se développer encore.
» Or, n'est-il pas anormal de voir les plus beaux terrains
de la ville, ceux qui constituent les propriétés domaniales,
livrés à des intérêts privés? N'y a-t-il pas même là, au point
de vue politique, des inconvénients réels ?
"Nous produisons ces observations sans aucune arrière-
pensée ; nous serions heureux, s'il nous était prouvé que les
faits énoncés sont inexacts; nous n'avons que de la sympathie
pour le gouvernement du Vice-roi, et nous n'oublierons ja-
mais que les troupes de ce prince ont combattu bravement
avec la France en Orient.
» L'Egypte occupe une situation unique au monde. Elle est
la route la plus courte pour aller en Asie, et l'Asie, comme à
toutes les grandes époques de l'histoire, est la ressource de
l'Europe. Les Etats se tiennent entre eux par une solidarité qui
affecte le commerce et la politique.
» C'est pourquoi rien de ce qui concerne un de ces États
ne peut trouver les autres indifférents. Nous avons depuis
longtemps suivi avec un vif intérêt tout ce qui s'est fait en
Egypte , ce pays où l'islamisme montre une aptitude particu-
lière pour les progrès modernes, et l'acte anormal que nous
croyons devoir signaler aujourd'hui n'infirme en rien le bien
que nous pensons du gouvernement de ce pays. )
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ticle sur les progrès de la ville de Suez ;
» L'Europe le voit donc, le mouvement qui se fait dès au-
jourd'hui dans la mer Rouge est immense, et ce mouvement
n'est rien en comparaison de celui qu'on peut espérer avec
toute raison dans un temps très-rapproché du nôtre. Il y a, à
l'heure qu'il est, de trois à quatre millions de tonneaux de
marchandises précieuses qui sont transportées , à grands frais
et au milieu de dangers nombreux, par la voie du cap de
Bonne-Espérance. Grâce à tous les événements qui se pas-
sent et qui se préparent dans l'extrême Orient, ce tonnage
va bientôt doubler.
» Or le chemin de fer, qui transporte fort bien les voya-
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