Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-07-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 juillet 1858 10 juillet 1858
Description : 1858/07/10 (A3,N50). 1858/07/10 (A3,N50).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203096h
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/10/2012
SAMEDI 10 JUILLET.
JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 357
ment de leur entreprise. Toute opposition avouée n'est plus
possible, et le ministère anglais certainement serait le pre-
mier ou devrait être le premier à se réjouir, si on lui présen-
tait l'occasion de s'affranchir de ses embarras actuels, par un
fait accompli ou en voie d'accomplissement. »
Dans un second article le Moniteur industriel reproduit la
curieuse correspondance adressée de Constantinople au Con-
stitutionnel, et que nous avons reproduite dans notre dernier
numéro. Puis il cite l'article important du Spectator, 5 juin,
pour montrer quel est le mouvement de l'opinion en Angle-
terre contre lord Palmerston et en faveur du canal de Suez.
1\1. P. B-s Darnis apprécie à peu près comme nous la
manifestation de Newcastle et le toast de M. le comte de Mari-
court, consul de France. Puis, sous le titre de Nouvelles expli-
cations, il expose l'attitude des ingénieurs anglais dans le sein
de la Commission internationale relativement à l'alimentation
du canal de Suez par l'eau douce. Le Moniteur industriel
donne à cette occasion une partie des pièces qui se trouvent
aussi dans notre dernier numéro.
Enfin le Moniteur industriel cite l'article du Moniteur de
la Flotte en réponse à M. Stephenson, et il annonce la ré-
ponse de M. de Negrelli.
Le Moniteur industriel du lpr juillet termine ainsi un ar-
ticle intitulé : Perspectives prochaines du canal de Suez :
« Nous croyons qu'avant longtemps l'Autriche fera con-
naitre qu'on a complétement dénaturé ses idées et ses inten-
tions devant le Parlement en la représentant comme ayant
déserté dans cette circonstance la cause de la civilisation et
de son propre progrès maritime. Toute l'Europe réclame et
attend la mise en œuvre de cette magnifique conception, et
les capitaux se sont prononcés spontanément, même avant
d'avoir reçu aucune espèce d'appel direct. L'énergie et l'in-
telligence de l'homme dans les mains duquel reposent les
destinées de cette entreprise nous sont des garants que tant
d'opportunités ne seront pas négligées; et cet ensemble d'heu-
reuses circonstances sera mis à profit. Nous pensons qu'après
avoir achevé tous ses préparatifs, en Egypte, il ira achever
à Constantinople ce qu'il y a si bien commencé, et qu'en-
suite l'entreprise n'aura plus qu'à marcher dans les voies
naturelles qui lui sont ouvertes et par tous ses éléments de
succès et par toutes les forces qui l'environnent. »
P. B-s DARNIS.
Dans un autre article intitulé : Deuxième à M. Ste-
phenson, M. P. B-s Darnis réfute de nouveau les assertions
de M. Stephenson, et il donne à la suite la lettre de M. de Ne-
grelli que nous avons traduite aussi dans notre dernier
numéro.
Enfin dans un dernier article très-développé, le Moniteur
industriel expose les faits qui résultent de la correspondance
entre M. Ferd. de Lesseps et M. Mac Clean d'une part et
M. Ch. Manby et M. Barthélemy St-Hilaire d'autre part. Il
cite une bonne partie de cette correspondance, que nos lec-
teurs connaissent.
Nous lisons dans Y Union :
a La question de l'isthme de Suez, qui semble n'être qu'une
question de haut commerce, devient par degrés une question
de haute politique, et peut être la question qui recèle le plus
de périls pour la paii du monde.
» Il dépendait de l'Angleterre de lui garder son caractère
primitif, un caractère économique , intéressant à la fois tous
les États de l'Occident; et dans cette condition, l'Angleterre
trouvait à la solution paisible de cette question une satisfac-
tion pour elle-même, puisque, se mettant avec la France à la
tête d'un si grand dessein , elle en pouvait aisément faire
sortir comme une sanction des alliances qui importent le
plus à sa prospérité et à sa grandeur.
» Mais ce mot d'alliances a-t-il de nos jours quelque réa-
lité? a-t-il un sens défini dans la politique? »
Nous ne citons pas le reste de l'article, qui est exclusive-
ment politique, et nous ne suivrons pas M. Laurentie sur un
terrain qui n'est pas le nôtre; mais nous le remercierons de
la sympathie qu'il exprime si ardemment pour le canal de
Suez. Nous espérons bien, d'ailleurs, que cette grande ques-
tion conservera le caractère pacifique qui est vraiment le sien,
et que la guerre ne sortira pas d'une entreprise qui doit sur-
tout sauvegarder les intérêts du commerce, de l'industrie, de
la civilisation et de l'humanité.
Dans un article intitulé : Les principes de canalisation
de M. R. Stephenson, le Moniteur de la Flotte du 20 juin
revient sur les étranges théories de l'ingénieur anglais, et il
montre combien elles sont insoutenables. Il rappelle de plus
certaines circonstances personnelles à M. Stephenson, et qui
se rapportent à la construction du chemin de fer d'Alexan-
drie au Caire. M. Stephenson aurait voulu achever ce chemin
du Caire à Suez ; mais le gouvernement égyptien a préféré
confier ce travail à un ingénieur français, M. Mouchelet.
Le Moniteur de la Flotte du 24 juin analyse la réponse
de M. Negrelli à M. Stephenson , et, après en avoir rappelé
les principaux arguments, il ajoute :
« Ainsi, voilà deux démentis nouveaux à M. Stephenson
sur des points de fait, et une nouvelle réfutation sur une
question d'art.
« Nous ne savons ce que fera M. Stephenson en présence
de la lettre de M. de Negrelli. Pour tout autre que M. Ste-
phenson, nous affirmerions à l'avance qu'elle provoquerait
prochainement une réponse. Mais avec lui les choses ne vont
pas ainsi. M. Robert Stephenson se drape dans son silence
et dans son manteau de législateur. C'est plus commode,
mais c'est assez étrange.
» M. Paléocapa, ministre des travaux publics de Sardaigne
et ingénieur éminent, prend la peine de réfuter point par
point le premier discours de M. R. Stephenson; la Commis-
sion internationale adhère à la réfutation de M. Paléocapa.
Que fait M. Stephenson ? Il se lait.
» M. Conrad, président de la Commission internationale
et ami de M. Stephenson, trouve deux fois l'occasion pu-
blique de répondre aux arguments de l'ingénieur anglais, et
il le fait avec l'autorité qui s'attache à sa réputation et à ses
travaux. Que fait M. Stephenson? Il se tait.
» M. le baron Charles Dupin , membre de l'Institut impé-
rial de France, réfute, au nom de l'Académie des sciences de
Paris, les assertions de M. Stephenson dans un rapport lu
devant le premier corps savant de l'Europe. Que fait M. Ste-
phenson ? Il se tait.
» Dans une lettre rendue publique , tant en Angleterre
qu'en France, M. Ferd. de Lesseps s'inscrit en faux contre les
assertions de M. Stephenson en ce qui concerne M. Rendel et
M. Mac Clean, tous deux membres de la Commission inter-
nationale. Que fait M. Stephenson? Il se tait.
» Se taira-t-il encore devant la lettre de M. Negrelli, son
ancien collaborateur de 1847 ?
» C'est difficile; mais M. R. Stephenson a fait tant de tours
de force en ce genre, qu'il peut bien faire encore celui-là.
» SCHILLER aîné. »
Le Moniteur de la Flotte du 27 juin revient sur l'alimenta-
tion du canal de Suez par l'eau du Nil, à propos de la cor-
respondance que nous avons publiée dans notre dernier nu-
JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 357
ment de leur entreprise. Toute opposition avouée n'est plus
possible, et le ministère anglais certainement serait le pre-
mier ou devrait être le premier à se réjouir, si on lui présen-
tait l'occasion de s'affranchir de ses embarras actuels, par un
fait accompli ou en voie d'accomplissement. »
Dans un second article le Moniteur industriel reproduit la
curieuse correspondance adressée de Constantinople au Con-
stitutionnel, et que nous avons reproduite dans notre dernier
numéro. Puis il cite l'article important du Spectator, 5 juin,
pour montrer quel est le mouvement de l'opinion en Angle-
terre contre lord Palmerston et en faveur du canal de Suez.
1\1. P. B-s Darnis apprécie à peu près comme nous la
manifestation de Newcastle et le toast de M. le comte de Mari-
court, consul de France. Puis, sous le titre de Nouvelles expli-
cations, il expose l'attitude des ingénieurs anglais dans le sein
de la Commission internationale relativement à l'alimentation
du canal de Suez par l'eau douce. Le Moniteur industriel
donne à cette occasion une partie des pièces qui se trouvent
aussi dans notre dernier numéro.
Enfin le Moniteur industriel cite l'article du Moniteur de
la Flotte en réponse à M. Stephenson, et il annonce la ré-
ponse de M. de Negrelli.
Le Moniteur industriel du lpr juillet termine ainsi un ar-
ticle intitulé : Perspectives prochaines du canal de Suez :
« Nous croyons qu'avant longtemps l'Autriche fera con-
naitre qu'on a complétement dénaturé ses idées et ses inten-
tions devant le Parlement en la représentant comme ayant
déserté dans cette circonstance la cause de la civilisation et
de son propre progrès maritime. Toute l'Europe réclame et
attend la mise en œuvre de cette magnifique conception, et
les capitaux se sont prononcés spontanément, même avant
d'avoir reçu aucune espèce d'appel direct. L'énergie et l'in-
telligence de l'homme dans les mains duquel reposent les
destinées de cette entreprise nous sont des garants que tant
d'opportunités ne seront pas négligées; et cet ensemble d'heu-
reuses circonstances sera mis à profit. Nous pensons qu'après
avoir achevé tous ses préparatifs, en Egypte, il ira achever
à Constantinople ce qu'il y a si bien commencé, et qu'en-
suite l'entreprise n'aura plus qu'à marcher dans les voies
naturelles qui lui sont ouvertes et par tous ses éléments de
succès et par toutes les forces qui l'environnent. »
P. B-s DARNIS.
Dans un autre article intitulé : Deuxième à M. Ste-
phenson, M. P. B-s Darnis réfute de nouveau les assertions
de M. Stephenson, et il donne à la suite la lettre de M. de Ne-
grelli que nous avons traduite aussi dans notre dernier
numéro.
Enfin dans un dernier article très-développé, le Moniteur
industriel expose les faits qui résultent de la correspondance
entre M. Ferd. de Lesseps et M. Mac Clean d'une part et
M. Ch. Manby et M. Barthélemy St-Hilaire d'autre part. Il
cite une bonne partie de cette correspondance, que nos lec-
teurs connaissent.
Nous lisons dans Y Union :
a La question de l'isthme de Suez, qui semble n'être qu'une
question de haut commerce, devient par degrés une question
de haute politique, et peut être la question qui recèle le plus
de périls pour la paii du monde.
» Il dépendait de l'Angleterre de lui garder son caractère
primitif, un caractère économique , intéressant à la fois tous
les États de l'Occident; et dans cette condition, l'Angleterre
trouvait à la solution paisible de cette question une satisfac-
tion pour elle-même, puisque, se mettant avec la France à la
tête d'un si grand dessein , elle en pouvait aisément faire
sortir comme une sanction des alliances qui importent le
plus à sa prospérité et à sa grandeur.
» Mais ce mot d'alliances a-t-il de nos jours quelque réa-
lité? a-t-il un sens défini dans la politique? »
Nous ne citons pas le reste de l'article, qui est exclusive-
ment politique, et nous ne suivrons pas M. Laurentie sur un
terrain qui n'est pas le nôtre; mais nous le remercierons de
la sympathie qu'il exprime si ardemment pour le canal de
Suez. Nous espérons bien, d'ailleurs, que cette grande ques-
tion conservera le caractère pacifique qui est vraiment le sien,
et que la guerre ne sortira pas d'une entreprise qui doit sur-
tout sauvegarder les intérêts du commerce, de l'industrie, de
la civilisation et de l'humanité.
Dans un article intitulé : Les principes de canalisation
de M. R. Stephenson, le Moniteur de la Flotte du 20 juin
revient sur les étranges théories de l'ingénieur anglais, et il
montre combien elles sont insoutenables. Il rappelle de plus
certaines circonstances personnelles à M. Stephenson, et qui
se rapportent à la construction du chemin de fer d'Alexan-
drie au Caire. M. Stephenson aurait voulu achever ce chemin
du Caire à Suez ; mais le gouvernement égyptien a préféré
confier ce travail à un ingénieur français, M. Mouchelet.
Le Moniteur de la Flotte du 24 juin analyse la réponse
de M. Negrelli à M. Stephenson , et, après en avoir rappelé
les principaux arguments, il ajoute :
« Ainsi, voilà deux démentis nouveaux à M. Stephenson
sur des points de fait, et une nouvelle réfutation sur une
question d'art.
« Nous ne savons ce que fera M. Stephenson en présence
de la lettre de M. de Negrelli. Pour tout autre que M. Ste-
phenson, nous affirmerions à l'avance qu'elle provoquerait
prochainement une réponse. Mais avec lui les choses ne vont
pas ainsi. M. Robert Stephenson se drape dans son silence
et dans son manteau de législateur. C'est plus commode,
mais c'est assez étrange.
» M. Paléocapa, ministre des travaux publics de Sardaigne
et ingénieur éminent, prend la peine de réfuter point par
point le premier discours de M. R. Stephenson; la Commis-
sion internationale adhère à la réfutation de M. Paléocapa.
Que fait M. Stephenson ? Il se lait.
» M. Conrad, président de la Commission internationale
et ami de M. Stephenson, trouve deux fois l'occasion pu-
blique de répondre aux arguments de l'ingénieur anglais, et
il le fait avec l'autorité qui s'attache à sa réputation et à ses
travaux. Que fait M. Stephenson? Il se tait.
» M. le baron Charles Dupin , membre de l'Institut impé-
rial de France, réfute, au nom de l'Académie des sciences de
Paris, les assertions de M. Stephenson dans un rapport lu
devant le premier corps savant de l'Europe. Que fait M. Ste-
phenson ? Il se tait.
» Dans une lettre rendue publique , tant en Angleterre
qu'en France, M. Ferd. de Lesseps s'inscrit en faux contre les
assertions de M. Stephenson en ce qui concerne M. Rendel et
M. Mac Clean, tous deux membres de la Commission inter-
nationale. Que fait M. Stephenson? Il se tait.
» Se taira-t-il encore devant la lettre de M. Negrelli, son
ancien collaborateur de 1847 ?
» C'est difficile; mais M. R. Stephenson a fait tant de tours
de force en ce genre, qu'il peut bien faire encore celui-là.
» SCHILLER aîné. »
Le Moniteur de la Flotte du 27 juin revient sur l'alimenta-
tion du canal de Suez par l'eau du Nil, à propos de la cor-
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