Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-06-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 juin 1858 25 juin 1858
Description : 1858/06/25 (A3,N49). 1858/06/25 (A3,N49).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62030953
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 09/04/2012
300 L'ISTHME DE SUEZ, VENDREDI 25 JUIN.
l'eau du Nil, et qu'il fût endigué dans toute sa longueur
de Suez à Péluse pour être maintenu à 24 pieds au-des-
sus du niveau des deux mers.
La Commission internationale discuta ce système
comme elle avait discuté ceux de MM. Talabot et Bar-
rault, sans même oublier l'ancien projet de M. Lepère.
Devant les objections qu'on éleva contre l'alimentation
du canal par l'eau douce, les ingénieurs anglais décla-
rèrent par l'organe de M. Ch. Manby que ce n'était pas
une proposition formelle qu'ils avaient faite, et qu'ils
avaient voulu seulement attirer sur cette hypothèse l'at-
tention de la Commission.
L'incident avait été rapporté comme il devait l'être
dans les procès-verbaux de la Commission internationale ;
mais sur la demande des ingénieurs anglais, on en sup-
prima toutes traces dans les procès-verbaux imprimés.
On devait donc croire que les ingénieurs anglais
avaient renoncé à leur opinion ; et ce n'est pas sans éton-
nement qu'on la verrait reparaître de nouveau, après ce
qui s'est passé dans le sein de la Commission interna-
tionale.
On peut voir sur ces différents points le rapport de la
Commission internationale, chapitre VIII, pages G7 et
suivantes, et dans les annexes du Rapport, Procès-ver-
baux, pages 340 et 346.
ERNEST DESPLACES.
COMMISSION1 INTERNATIONALE
POUR LE PERCEMENT DE L'ISTHME DE SUEZ.
3e séance. — Mardi, 24 juin 1856.
Discussion sténographiée de la question du canal maritime
alimenté par l'eau douce, suivant la proposition faite dans
une note de lInI, Rendell, Mac Clean et Ch. Manby.
M. le Président. M. Mac Clean n'a pas voulu donner son
opinion; ce sont seulement des notes qu'il a présentées. Je
crois avoir compris qu'il a fait ces observations pour mettre
la conversation sur la question et sans que ce fût un projet
arrêté. Il a voulu appeler l'attention de la Commission sur
cette proposition. De même qu'on avait discuté la question du
tracé direct, de même il a voulu que la Commission pût dire
ce qu'elle pensait de la chose, sans y attacher d'autre im-
portance que celle d'une conversation, de même qu'on avait
examiné le tracé indirect de M. Talabot; frappé des obser-
vations qu'on a faites, il a voulu être renseigné. Il ne de-
mande pas mieux que de se mettre d'accord avec la Commission
sur la question pratique de l'exécution du canal.
M. Manby. Ce n'était pas une idée arrêtée. Il a voulu
que l'attention de la Commission fût appelée sur la question
de l'alimentation du canal, de même qu'elle avait été appelée
sur d'autres.
M. le Président. Je comprends que M. Mac Clean aban-
donne son idée.
M. de Lesseps. M. Mac Clean reconnaît que les observa-
tions qui ont été faites sont prépondérantes. Il ne tenait qu'à
la question de police, et il reconnait qu'il n'est pas possible
d'établir une police qui protégerait des berges aussi élevées.
M. le Président. C'est une affaire qui dépend d'une chose
étrangère à l'art. C'est une question de police.
M. Mac Clean. C'est une affaire jugée que la police n'est
pas possible. Je ne peux pas prétendre le contraire- Je n'ai
pas de moyen de démontrer que c'est possible.
M. de Lesseps. Je crois devoir définir ce que M. Mac Clean
et M. Manby m'ont dit. M. Mac Clean n'a pas d'autre intention
en présentant sa noie que de présenter des observations comme
il les aurait données verbalement, d'appeler l'attention de la
Commission et de s'éclairer lui-même sur la possibilité d'alimen-
ter le canal par l'eau de mer ou par l'eau douce. Hier les
débats m'ont paru éclairer la question. Dans cette situation,
M. Mac Clean ne tient pas à son opinion première, qui n'avait
d'autre but que d'appeler l'attention de la Commission. Il ne
faudrait pas examiner le rejet de la proposition comme retom-
bant sur M. Mac Clean. Il n'a voulu que faire appel aux
lumières de la Commission ; en lui proposant de rejeter avec
connaissance de cause un projet, présenté sous un aspect
qu'il n'avait pas envisagé complètement.
M. Lieussou. La CQmmission a examiné la question pour
l'eau douce. Des membres ont fait des objections contre ce
système dont on signalait les avantages. La Commission a
discuté; je crois qu'il n'y a plus qu'à voter sur ce système,
et à voir si la Commission l'écarte à l'unanimité ou s'il y a
divergence. Il faut voter sur ce système comme on a voté sur
la question du tracé direct.
JI. de Lesseps. M. Mac Clean a fait des observations sur
le canal alimenté par l'eau douce.
M. Lieussou. Je demande la permission de lire les procès
verbaux d'Egypte ; l'objection était la même.
M. le Président. Les discussions nous ont éclairés sur la
question. Je demanderai à la Commission si elle veut voter
sur la question d'alimentation du canal par l'eau douce.
.11, Renaud. Je demande à M. Mac Clean pour épuiser
la discussion, s'il entendrait maintenir son niveau d'eau de
sept mètres plus élevé que la Méditerranée, ou si modifiant
son idée, il n'entend pas abaisser ce niveau de manière à
atténuer les inconvénients de son syslème, inconvénients
subsistant toujours quoique à un moindre degré.
Il. de Lesseps. Permettez-moi de demander s'il ne serait
pas plus simple de poser la question ainsi : Qu'il résulte des
explications qui ont été données hier, que tout le monde est
d'accord sur les inconvénients de l'alimentation par l'eau du
Nil, et sur les avantages de la coupure de l'isthme dans sa
partie la plus basse.
M. Renaud. Il faudrait préciser, dans l'intérêt de la pro-
position de M. Mac Clean , qu'il y a un inconvénient qui do-
mine tous les autres.
JI, de Lesseps. Comme les procès-verbaux indiquent les
motifs qui ont été donnés et qui sont réels, en spécifier un,
ce serait donner de l'importance aux autres.
M. Renaud. Il faut savoir si l'on peut poser des digues sur
des marais, si le sous-sol ne relèvera pas; je crois qu'il y a
là une objection d'une grande gravité.
M. de Negrelli. Il y a aussi l'observation que l'alimen-
tation par l'eau du Nil encombrera en peu de temps le canal,
comme nous le voyons dans le canal Mahmoudieh, encombré
chaque année, et qui exige des curages immenses. Cette année,
cent trente mille hommes ont été employés pendant plusieurs
semaines pour extraire le limon du Nil. Si dans un grand canal
maritime enfermé entre des écluses, il y a alimentation par
l'eau du Nil, il est naturel de penser que les eaux auront toute
latitude pour déposer le limon, parce qu'il n'y aura pas de
courant. Nous verrons la même chose que l'on voit chaque
année pour le canal Mahmoudieh.
.1/. Manby. Il n'y a pas de courant pour enlever la vase.
l'eau du Nil, et qu'il fût endigué dans toute sa longueur
de Suez à Péluse pour être maintenu à 24 pieds au-des-
sus du niveau des deux mers.
La Commission internationale discuta ce système
comme elle avait discuté ceux de MM. Talabot et Bar-
rault, sans même oublier l'ancien projet de M. Lepère.
Devant les objections qu'on éleva contre l'alimentation
du canal par l'eau douce, les ingénieurs anglais décla-
rèrent par l'organe de M. Ch. Manby que ce n'était pas
une proposition formelle qu'ils avaient faite, et qu'ils
avaient voulu seulement attirer sur cette hypothèse l'at-
tention de la Commission.
L'incident avait été rapporté comme il devait l'être
dans les procès-verbaux de la Commission internationale ;
mais sur la demande des ingénieurs anglais, on en sup-
prima toutes traces dans les procès-verbaux imprimés.
On devait donc croire que les ingénieurs anglais
avaient renoncé à leur opinion ; et ce n'est pas sans éton-
nement qu'on la verrait reparaître de nouveau, après ce
qui s'est passé dans le sein de la Commission interna-
tionale.
On peut voir sur ces différents points le rapport de la
Commission internationale, chapitre VIII, pages G7 et
suivantes, et dans les annexes du Rapport, Procès-ver-
baux, pages 340 et 346.
ERNEST DESPLACES.
COMMISSION1 INTERNATIONALE
POUR LE PERCEMENT DE L'ISTHME DE SUEZ.
3e séance. — Mardi, 24 juin 1856.
Discussion sténographiée de la question du canal maritime
alimenté par l'eau douce, suivant la proposition faite dans
une note de lInI, Rendell, Mac Clean et Ch. Manby.
M. le Président. M. Mac Clean n'a pas voulu donner son
opinion; ce sont seulement des notes qu'il a présentées. Je
crois avoir compris qu'il a fait ces observations pour mettre
la conversation sur la question et sans que ce fût un projet
arrêté. Il a voulu appeler l'attention de la Commission sur
cette proposition. De même qu'on avait discuté la question du
tracé direct, de même il a voulu que la Commission pût dire
ce qu'elle pensait de la chose, sans y attacher d'autre im-
portance que celle d'une conversation, de même qu'on avait
examiné le tracé indirect de M. Talabot; frappé des obser-
vations qu'on a faites, il a voulu être renseigné. Il ne de-
mande pas mieux que de se mettre d'accord avec la Commission
sur la question pratique de l'exécution du canal.
M. Manby. Ce n'était pas une idée arrêtée. Il a voulu
que l'attention de la Commission fût appelée sur la question
de l'alimentation du canal, de même qu'elle avait été appelée
sur d'autres.
M. le Président. Je comprends que M. Mac Clean aban-
donne son idée.
M. de Lesseps. M. Mac Clean reconnaît que les observa-
tions qui ont été faites sont prépondérantes. Il ne tenait qu'à
la question de police, et il reconnait qu'il n'est pas possible
d'établir une police qui protégerait des berges aussi élevées.
M. le Président. C'est une affaire qui dépend d'une chose
étrangère à l'art. C'est une question de police.
M. Mac Clean. C'est une affaire jugée que la police n'est
pas possible. Je ne peux pas prétendre le contraire- Je n'ai
pas de moyen de démontrer que c'est possible.
M. de Lesseps. Je crois devoir définir ce que M. Mac Clean
et M. Manby m'ont dit. M. Mac Clean n'a pas d'autre intention
en présentant sa noie que de présenter des observations comme
il les aurait données verbalement, d'appeler l'attention de la
Commission et de s'éclairer lui-même sur la possibilité d'alimen-
ter le canal par l'eau de mer ou par l'eau douce. Hier les
débats m'ont paru éclairer la question. Dans cette situation,
M. Mac Clean ne tient pas à son opinion première, qui n'avait
d'autre but que d'appeler l'attention de la Commission. Il ne
faudrait pas examiner le rejet de la proposition comme retom-
bant sur M. Mac Clean. Il n'a voulu que faire appel aux
lumières de la Commission ; en lui proposant de rejeter avec
connaissance de cause un projet, présenté sous un aspect
qu'il n'avait pas envisagé complètement.
M. Lieussou. La CQmmission a examiné la question pour
l'eau douce. Des membres ont fait des objections contre ce
système dont on signalait les avantages. La Commission a
discuté; je crois qu'il n'y a plus qu'à voter sur ce système,
et à voir si la Commission l'écarte à l'unanimité ou s'il y a
divergence. Il faut voter sur ce système comme on a voté sur
la question du tracé direct.
JI. de Lesseps. M. Mac Clean a fait des observations sur
le canal alimenté par l'eau douce.
M. Lieussou. Je demande la permission de lire les procès
verbaux d'Egypte ; l'objection était la même.
M. le Président. Les discussions nous ont éclairés sur la
question. Je demanderai à la Commission si elle veut voter
sur la question d'alimentation du canal par l'eau douce.
.11, Renaud. Je demande à M. Mac Clean pour épuiser
la discussion, s'il entendrait maintenir son niveau d'eau de
sept mètres plus élevé que la Méditerranée, ou si modifiant
son idée, il n'entend pas abaisser ce niveau de manière à
atténuer les inconvénients de son syslème, inconvénients
subsistant toujours quoique à un moindre degré.
Il. de Lesseps. Permettez-moi de demander s'il ne serait
pas plus simple de poser la question ainsi : Qu'il résulte des
explications qui ont été données hier, que tout le monde est
d'accord sur les inconvénients de l'alimentation par l'eau du
Nil, et sur les avantages de la coupure de l'isthme dans sa
partie la plus basse.
M. Renaud. Il faudrait préciser, dans l'intérêt de la pro-
position de M. Mac Clean , qu'il y a un inconvénient qui do-
mine tous les autres.
JI, de Lesseps. Comme les procès-verbaux indiquent les
motifs qui ont été donnés et qui sont réels, en spécifier un,
ce serait donner de l'importance aux autres.
M. Renaud. Il faut savoir si l'on peut poser des digues sur
des marais, si le sous-sol ne relèvera pas; je crois qu'il y a
là une objection d'une grande gravité.
M. de Negrelli. Il y a aussi l'observation que l'alimen-
tation par l'eau du Nil encombrera en peu de temps le canal,
comme nous le voyons dans le canal Mahmoudieh, encombré
chaque année, et qui exige des curages immenses. Cette année,
cent trente mille hommes ont été employés pendant plusieurs
semaines pour extraire le limon du Nil. Si dans un grand canal
maritime enfermé entre des écluses, il y a alimentation par
l'eau du Nil, il est naturel de penser que les eaux auront toute
latitude pour déposer le limon, parce qu'il n'y aura pas de
courant. Nous verrons la même chose que l'on voit chaque
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