Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-06-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 juin 1858 25 juin 1858
Description : 1858/06/25 (A3,N49). 1858/06/25 (A3,N49).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62030953
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 09/04/2012
306 L'ISTHME DE SUEZ, vendredi 25 JUIN.
La discipline n'est pas moins impérieuse dans le Parlement
que dans les camps, et, pour y obéir, beaucoup de membres
votent résolûment contre leur opinion, de même que beaucoup
de soldats vont au combat, à la suite de chefs mal inspirés,
avec la certitude d'y trouver la mort et même la défaite.
» La majorité des Communes a donc donné, tête baissée, à
la suite de lord Palmerston et de M. Disraeli; mais qu'a-t-elle
fait? Laissons de côté les conséquences funestes, mais moins
immédiates. de son vote, que nous venons de faire ressortir.
M'en est-il pas une directe et bien regrettable ? l'oppression
évidente, avouée, de la Turquie.
» La question avait été très-nettement posée par M. Roe-
buck. Il ne demandait pas que la Chambre approuvât l'entre-
prise et déclarât qu'elle est praticable et fructueuse. Il invitait
le gouvernement a cesser d'abuser de son influence pour dicter
à la Turquie une détermination dans tel ou tel sens. En re-
poussant cette motion, ce n'est pas contre l'isthme de Suez
que la Chambre s'est prononcée , c'est contre l'indépendance
de la Porte. C'est là surtout ce qui est très-grave.
» Le percement de l'isthme de Suez n'est nullement com-
promis par la décision de la Chambre. Au contraire, il n'a ja-
mais été plus près du succès définitif, en Angleterre même. Mais
la Turquie! une puissance tiraillée par mille ambitions; un peu-
ple manquant d'unité; un gouvernement affaibli; un empire
menacé par de puissants voisins, ta Turquie, aprèsavoirétéoppri-
mée parun ambassadeur impérieux, après avoir subi les invecti-
ves et les sinistres prédictions des journaux anglais, reçoit de la
Chambre des Communes un tel coup ! C'est la Chambre qui ap-
prouve le gouvernement d'employer son autorité pour forcer
la Turquie à tenir une conduite contraire à ses intérêts, désa-
gréable à toutes les puissances, à tous les gouvernements, un
seul excepté. Funeste exemple! Vienne d'Allemagne, des
États-Unis ou de tout autre pays, un nouveau Menschikoff, de
quel droit le Parlement d'Angleterre preridra-t-il fait et cause
pour l'indépendance de la Porte, alors qu'il vient de porter at-
teinte au principe de cette indépendance? Qu'en dira la Turquie?
Qu'en penseront les grandes puissances, qui voient d'un œil
froid et observateur augmenter les prétentions de certains
partis en Angleterre, à mesure que les embarras de ce pays
augmentent?
» La Chambre des Communes, on le voit, s'est laissé en-
traîner à commettre une grande imprudence. Elle a de plus
donné au monde un spécimen peu édifiant des mœurs parle-
mentaires. Impossible d'accumuler plus d'erreurs , et, il faut
le dire, plus de faussetés qu'on ne l'a fait dans cette mémo-
rable séance. On sait par la lettre de M. Ferdinand de Lesseps
ce qu'il faut penser des allégations de l'ingénieur Stephenson.
Le chef de l'ancien ministère, lord Palmerston, s'est montré
bien plus aventureux encore dans ses assertions. Ses erreurs
ont été, en vérité, si grossières, qu'on s'étonne que la Chambre
ne se soit pas aperçue qu'il se jouait d'elle. Tout le monde rit,
en Europe, de ces prétendues fortifications d'Alexandrie et de
ces milliers de canons que personne n'a jamais vus. On se de-
mande si John Bull pousse la crédulité au point de croire que
le barrage du Nil puisse servir à autre chose qu'à l'irrigation
des terres. Lord Palmerston , en parlant de ce barrage, ne
s'est-il pas aperçu, d'ailleurs, qu'il évoquait un souvenir fâ-
cheux pour la politique anglaise, celui de l'inondation du lac
Maréolis, et de la destruction de quarante villages entourés de
terres autrefois fertiles, aujourd'hui couvertes d'eaux salées?
Ce sont les Anglais qui ont accompli cet acte, peu civilisateur,
durant les guerres du commencement du siècle. Il ne sied
donc pas de blâmer, dans la Chambre des Communes, le bar-
rage du Nil, qui peut compenser, jusqu'à un certain point, les
ravages causés en Égypte par la rupture volontaire des écluses
qui garantissaient les terres de l'ancien lac Maréotis contre
l'invasion des eaux de la mer.
Que dire de ces discours où d'autres membres du Parle-
ment ont avancé que la Turquie et l'Autriche étaient opposées
au percement de l'isthme de Suez, et que la France montrait
pour ce projet de l'indifférence ? Les faits prouvent tout le con-
traire. La Turquie a exprimé, dans une lettre rendue publi-
que, toutes ses sympathies pour cette entreprise ; l'Autriche a
fait au concessionnaire un accueil enthousiaste; le gouverne-
ment français enfin approuve hautement cette grande œuvre.
Comment pourrait-on en douter en Angleterre? N'y connaît-
on pas, même sans recourir aux pièces, les vrais sentiments
de ces trois puissances? Si la Turquie, par intimidation, a
ajourné l'acte qui doit constater son assentiment; si l'Autriche,
par des calculs politiques, s'est abstenue de démarches écla-
tantes, c'est qu'elle a senti la nécessité d'imposer un moment
silence à la voix de ses intérêts ; mais elle garde bonne note,
on peut en être sûr, de la contrainte qu'elle s'impose. Quant
à la France, est-ce que son concours moral n'est pas évident,
incontestable? Est-ce que son bon vouloir ne se manifeste pas
chaque jour, à chaque heure, par toutes les voix qui sont
écoutées dans le pays, par l'Académie des sciences, par les
organes officiels des vœux et des besoins de nos populations?
Le gouvernement britannique sait parfaitement à quoi s'en
tenir sur les vrais sentiments des pouvoirs qu'il a représentés
comme hostiles ou indifférents dans les différents Etats de
l'Europe, et il est regrettable de voir des hommes d'un beau
caractère, d'un talent supérieur et d'une haute position, réduits
à énoncer des faits faux pour conquérir les suffrages d'une
Chambre. Il n'y a pas un seul des adversaires de 1 isthme
qui, dans cette séance, n'ait été condamné à dissimuler sa
pensée et à travestir les faits.
» Enfin, la faute que la Chambre des Communes a commise
est d'autant plus grande que ses antipathies ne peuvent
avoir pour effet d'empêcher l'exécution d'une entreprise qui
est placée en dehors des limites de la souveraineté et de la ju-
ridiction anglaise. Le percement de l'isthme de Suez ne tar-
dera pas à se faire, et il ne restera du vote de la Chambre
des Communes que le souvenir d'une mauvaise volonté sté-
rile. » P- DUBOIS.
ENCORE LE « TIMES»
A L'OCCASION DE LA MOTION DE M. ROEBUCK.
Voici le nouvel article qu'a cru devoir faire contre le
canal de Suez le Times du 3 juin, comme pour résumer
la discussion du l Ct juin dans la Chambre des Communes :
u Nos bons amis du continent ne sont jamais embar-
rassés de trouver quelque nouveau sujet à l'occasion duquel
ils peuvent faire de plaisantes remarques sur l'orgueil,
l'avarice, l'avidité, la cruauté de la perfide Angleterre. Cette
sorte d'approvisionnement est généralement entretenue dans
un ordre régulièrement périodique. Un mois environ est
l'intervalle ordinaire. Tout à coup quelque grief terrifiant
surgit comme le génie sorti de la fameuse cassette, et il s'en
va gigantesque faire gonfler les colonnes du Aord et faire
presque rougir les caractères de l'Univers. Après avoir péné-
tré çà et là, et produit une quantité suffisante de sensations,
la fiction immatérielle traverse la mer; et après avoir été
beaucoup admirée et crue par quelques uns de nos hommes
publics, elle meurt décemment peut-être dans nos colonnes,
La discipline n'est pas moins impérieuse dans le Parlement
que dans les camps, et, pour y obéir, beaucoup de membres
votent résolûment contre leur opinion, de même que beaucoup
de soldats vont au combat, à la suite de chefs mal inspirés,
avec la certitude d'y trouver la mort et même la défaite.
» La majorité des Communes a donc donné, tête baissée, à
la suite de lord Palmerston et de M. Disraeli; mais qu'a-t-elle
fait? Laissons de côté les conséquences funestes, mais moins
immédiates. de son vote, que nous venons de faire ressortir.
M'en est-il pas une directe et bien regrettable ? l'oppression
évidente, avouée, de la Turquie.
» La question avait été très-nettement posée par M. Roe-
buck. Il ne demandait pas que la Chambre approuvât l'entre-
prise et déclarât qu'elle est praticable et fructueuse. Il invitait
le gouvernement a cesser d'abuser de son influence pour dicter
à la Turquie une détermination dans tel ou tel sens. En re-
poussant cette motion, ce n'est pas contre l'isthme de Suez
que la Chambre s'est prononcée , c'est contre l'indépendance
de la Porte. C'est là surtout ce qui est très-grave.
» Le percement de l'isthme de Suez n'est nullement com-
promis par la décision de la Chambre. Au contraire, il n'a ja-
mais été plus près du succès définitif, en Angleterre même. Mais
la Turquie! une puissance tiraillée par mille ambitions; un peu-
ple manquant d'unité; un gouvernement affaibli; un empire
menacé par de puissants voisins, ta Turquie, aprèsavoirétéoppri-
mée parun ambassadeur impérieux, après avoir subi les invecti-
ves et les sinistres prédictions des journaux anglais, reçoit de la
Chambre des Communes un tel coup ! C'est la Chambre qui ap-
prouve le gouvernement d'employer son autorité pour forcer
la Turquie à tenir une conduite contraire à ses intérêts, désa-
gréable à toutes les puissances, à tous les gouvernements, un
seul excepté. Funeste exemple! Vienne d'Allemagne, des
États-Unis ou de tout autre pays, un nouveau Menschikoff, de
quel droit le Parlement d'Angleterre preridra-t-il fait et cause
pour l'indépendance de la Porte, alors qu'il vient de porter at-
teinte au principe de cette indépendance? Qu'en dira la Turquie?
Qu'en penseront les grandes puissances, qui voient d'un œil
froid et observateur augmenter les prétentions de certains
partis en Angleterre, à mesure que les embarras de ce pays
augmentent?
» La Chambre des Communes, on le voit, s'est laissé en-
traîner à commettre une grande imprudence. Elle a de plus
donné au monde un spécimen peu édifiant des mœurs parle-
mentaires. Impossible d'accumuler plus d'erreurs , et, il faut
le dire, plus de faussetés qu'on ne l'a fait dans cette mémo-
rable séance. On sait par la lettre de M. Ferdinand de Lesseps
ce qu'il faut penser des allégations de l'ingénieur Stephenson.
Le chef de l'ancien ministère, lord Palmerston, s'est montré
bien plus aventureux encore dans ses assertions. Ses erreurs
ont été, en vérité, si grossières, qu'on s'étonne que la Chambre
ne se soit pas aperçue qu'il se jouait d'elle. Tout le monde rit,
en Europe, de ces prétendues fortifications d'Alexandrie et de
ces milliers de canons que personne n'a jamais vus. On se de-
mande si John Bull pousse la crédulité au point de croire que
le barrage du Nil puisse servir à autre chose qu'à l'irrigation
des terres. Lord Palmerston , en parlant de ce barrage, ne
s'est-il pas aperçu, d'ailleurs, qu'il évoquait un souvenir fâ-
cheux pour la politique anglaise, celui de l'inondation du lac
Maréolis, et de la destruction de quarante villages entourés de
terres autrefois fertiles, aujourd'hui couvertes d'eaux salées?
Ce sont les Anglais qui ont accompli cet acte, peu civilisateur,
durant les guerres du commencement du siècle. Il ne sied
donc pas de blâmer, dans la Chambre des Communes, le bar-
rage du Nil, qui peut compenser, jusqu'à un certain point, les
ravages causés en Égypte par la rupture volontaire des écluses
qui garantissaient les terres de l'ancien lac Maréotis contre
l'invasion des eaux de la mer.
Que dire de ces discours où d'autres membres du Parle-
ment ont avancé que la Turquie et l'Autriche étaient opposées
au percement de l'isthme de Suez, et que la France montrait
pour ce projet de l'indifférence ? Les faits prouvent tout le con-
traire. La Turquie a exprimé, dans une lettre rendue publi-
que, toutes ses sympathies pour cette entreprise ; l'Autriche a
fait au concessionnaire un accueil enthousiaste; le gouverne-
ment français enfin approuve hautement cette grande œuvre.
Comment pourrait-on en douter en Angleterre? N'y connaît-
on pas, même sans recourir aux pièces, les vrais sentiments
de ces trois puissances? Si la Turquie, par intimidation, a
ajourné l'acte qui doit constater son assentiment; si l'Autriche,
par des calculs politiques, s'est abstenue de démarches écla-
tantes, c'est qu'elle a senti la nécessité d'imposer un moment
silence à la voix de ses intérêts ; mais elle garde bonne note,
on peut en être sûr, de la contrainte qu'elle s'impose. Quant
à la France, est-ce que son concours moral n'est pas évident,
incontestable? Est-ce que son bon vouloir ne se manifeste pas
chaque jour, à chaque heure, par toutes les voix qui sont
écoutées dans le pays, par l'Académie des sciences, par les
organes officiels des vœux et des besoins de nos populations?
Le gouvernement britannique sait parfaitement à quoi s'en
tenir sur les vrais sentiments des pouvoirs qu'il a représentés
comme hostiles ou indifférents dans les différents Etats de
l'Europe, et il est regrettable de voir des hommes d'un beau
caractère, d'un talent supérieur et d'une haute position, réduits
à énoncer des faits faux pour conquérir les suffrages d'une
Chambre. Il n'y a pas un seul des adversaires de 1 isthme
qui, dans cette séance, n'ait été condamné à dissimuler sa
pensée et à travestir les faits.
» Enfin, la faute que la Chambre des Communes a commise
est d'autant plus grande que ses antipathies ne peuvent
avoir pour effet d'empêcher l'exécution d'une entreprise qui
est placée en dehors des limites de la souveraineté et de la ju-
ridiction anglaise. Le percement de l'isthme de Suez ne tar-
dera pas à se faire, et il ne restera du vote de la Chambre
des Communes que le souvenir d'une mauvaise volonté sté-
rile. » P- DUBOIS.
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Voici le nouvel article qu'a cru devoir faire contre le
canal de Suez le Times du 3 juin, comme pour résumer
la discussion du l Ct juin dans la Chambre des Communes :
u Nos bons amis du continent ne sont jamais embar-
rassés de trouver quelque nouveau sujet à l'occasion duquel
ils peuvent faire de plaisantes remarques sur l'orgueil,
l'avarice, l'avidité, la cruauté de la perfide Angleterre. Cette
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un ordre régulièrement périodique. Un mois environ est
l'intervalle ordinaire. Tout à coup quelque grief terrifiant
surgit comme le génie sorti de la fameuse cassette, et il s'en
va gigantesque faire gonfler les colonnes du Aord et faire
presque rougir les caractères de l'Univers. Après avoir péné-
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