Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-06-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 juin 1858 10 juin 1858
Description : 1858/06/10 (A3,N48). 1858/06/10 (A3,N48).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203094p
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/10/2012
280 L'ISTHME DE SUEZ, jeudi 10JUIX;
documents particuliers sur cette question ; mais je pense qu'il
y a ici quelque malentendu, et que peut-être on a voulu dire
que l'affaire n'avait été traitée par le Foreign-Office que dans
des lettres particulières qui ont disparu. (Rires.) Je demande
donc si le Chancelier de l'Echiquier voudrait'déposer sur le
bureau de la Chambre quelque correspondance que ce fût
qui ferait connaitre les actes du gouvernement, puisque le
noble membre pour Tiverlon semble avoir insinué que, du-
rant quinze ans, il y a bien eu quelque correspondance échan-
gée à cet égard. Le Chancelier de l'Echiquier a cependant
parlé comme s'il n'y avait rien dans le Foreign-Office qui pût
révéler la marche suivie par ses prédécesseurs. Quant à moi,
je trouve la position de la Chambre bien étrange, et je serais
heureux que l'honorable et docte membre pour Sheffield ne
demandâfpas la division sur sa motion, si le Gouvernement
consentait à déposer la correspondance sur le bureau de la
Chambre. Je ne demande pas la moindre indulgence pour
ceux qui proposent des projets peu honnêtes de spéculation ;
mais je voudrais que la Chambre sût pertinemment jusqu'à
quel point l'honneur et les vrais intérêts de l'Angleterre ont
été représentés ou compromis par le dernier Gouvernement.
LE CHANCELIER DE L'ECHIQUIER. L'honorable membre n'a pas
bien saisi ce que j'ai dit, s'il suppose que je n'ai trouvé au-
cune trace des opinions de mes prédécesseurs sur ce sujet.
J'ai dit seulement que je n'ai pas trouvé de traces de la pres-
sion dont on a parlé. Il me serait tout à fait impossible de
produire ce soir aucune correspondance qui pourrait influen-
cer le vote ; mais si l'honorable gentleman veut me poser de
nouveau sa question, demain je lui ferai alors une réponse.
(Rires.)
Sir J. ELPHIXSTONE, qui parle au milieu des cris : La division !
la division! Il y a quelque quinze ans, quand on demandait
un chemin de fer à travers l'Egypte, les Français commen-
çaient déjà à proposer un canal, espérant par ce moyen dé-
tourner l'attention des Anglais de la voie ferrée, laquelle est
destinée à donner au pays des moyens de transit bien plus
raisonnables et bien plus pratiques.
M. ROEBUCK. On m'a demandé quelle preuve je pouvais avoir
de l'opposition du gouvernement anglais au projet du canal
de Suez. Je réponds que l'année dernière, au mois de juillet,
l'honorable membre pour Tiverton est venu déclarer devant
cette Chambre qu'il y avait quinze ans que le gouvernement
de Sa Majesté usait de toute son influence à Constantinople
pour empêcher que le projet ne fût réalisé. Il me semble que
voilà une preuve bien suffisante de l'opposition du gouverne-
ment. (Cris : La divisicTîi ! ) Il me sera permis de dire que j'ai
suivi tout ce débat avec une grande sollicitude/ et particu-
lièrement le discours du sous-secrétaire d'Etat des affaires
étrangères. Nous sommes très-désireux en toute occasion de
proclamer que l'alliance avec la France est une alliance hon-
nête et cordiale: mais le discours de l'honorable et docte
membre ne témoigne que des doutes, des défiances et des
soupçons.
M. FITZGERALD. Non.
-;, M. ROEBUCK. Comment, non ! L'honorable et docte membre
croit-il donc que le peuple français accepterait cette conclu-
sion? LÉ peuple français ne regardera cette prétendue alliance
que comme une hypocrisie. (Oh! oh!) Certainement, c'est là
une assertion pénible, mais j'ai toujours regardé l'honorable
et docte membre comme un Irlandais astucieux, et je n'en ai
jamais été si parfaitement persuadé que dans cette occasion-
ci , par l'échec complet que l'honorable et docte membre vient
d'éprouver, malgré toute son habileté, en s'opposant à la mo-
tion. L'honorable et docte membre, sans doute, sans la moin- j
drè intention, a représenté faussement le projet d'un bout à
l'autre. La motion est bien simple; elle propose de déclarer j
que l'influence de l'Angleterre ne doit pas être employée pour
empêcher le Sultan de donner son consentement au canal de
Suez. Je ne demande pas l'opinion de la Chambre sur le ca-
nal; mais peut-on dire que l'Angleterre n'a pas influencé lé
Sultan? Le pouvoir de l'Angleterre exercé par un Ides ambas-
sadeurs les plus impérieux qu'on ait jamais vus, flépest éBW
appelé que du nom de contrainte; et tout ce que je demande,
t'ést que le Sultan soit abandonné à lui-même. (Ecoutez! ) Si
l'honorable et docte membre croyait que la Turquie est op-
posée à ce projet, il ne s'y opposerait pas- lui-même; mais il
sent fort bien que la Turquie est opprimée dans cette ques-
tion. (Écoutez! écoutez!) SLma motion est rejetée, la France
et l'Europe sauront, par les représentants du peuple anglais,
que l'Angleterre a donné sa sanction à une politique qu'en
France et sur le continent on regarde comme égoïste, étroite
et absolument injuste. (Non! non!)
La question posée sur l'amendement de M. Griffilh a été
résolue négativement sans division j et la Chambre a voté sur
la motion originale. Chiffrés : 4
h, Oui. 62
Non 290 1
Majorité 228 contre.
La motion est en conséquence repoussée.
CHAMBRE DES COMMUNES.
(Séance du 3juin 1858).
M. GIDSON. M. le Chancelier de l'Échiquier a promis à la
Chambre, l'autre nuit, qu'il déclarerait aujourd'hui s'il pou-
vait déposer sur le bureau la correspondance relative au canal
de l'isthme de Suez. Je viens donc lui demander aujourd'hui
si le gouvernement est disposé à produire toute la correspon-
dance échangée entre le gouvernement anglais et son ambas-
sadeur à Constantinople sur ce sujet; en même temps, la
correspondance qui a existé entre le gouvernement anglais et
tout autre gouvernement étranger sur cette même question.
LE CHANCELIER DE L'ÉCHIQUIER: L'honorable gentleman est
parfaitement exact quand il dit que j'ai promis de me prépa-
rer à donner une réponse à sa demande; mais, je viens lui
dire qu'il ne serait pas convenable de déposer cette correspon-
dance sur le bureau de la Chambre.
(Times du 4 juin 1858.)
Liste des Membres du Parlement qui ont voté en faveur du
Canal de Suez.
* -
Adair, H. E. Collins, T.
Ayrton, A. S. Conyngham, lord F.
Bagwell, J. Cox, W.
Baxter, W. E. Cronley, F.
- Bland, L. H. Dirlglish, R.
Boldero, col. Daslewood, sir G. M.
Branmston. Dillwyn, L. L.
Bright, J. Duke, sir J.
Brocklehurst, J. Elton, sir A. H.
Caird, J. Fitzwilliam, hon. C. W. W.
Calcult, T. M. Fox, W. J.
Clay, J. French , colonel.
Collier, R. P. Gilpin, C.
documents particuliers sur cette question ; mais je pense qu'il
y a ici quelque malentendu, et que peut-être on a voulu dire
que l'affaire n'avait été traitée par le Foreign-Office que dans
des lettres particulières qui ont disparu. (Rires.) Je demande
donc si le Chancelier de l'Echiquier voudrait'déposer sur le
bureau de la Chambre quelque correspondance que ce fût
qui ferait connaitre les actes du gouvernement, puisque le
noble membre pour Tiverlon semble avoir insinué que, du-
rant quinze ans, il y a bien eu quelque correspondance échan-
gée à cet égard. Le Chancelier de l'Echiquier a cependant
parlé comme s'il n'y avait rien dans le Foreign-Office qui pût
révéler la marche suivie par ses prédécesseurs. Quant à moi,
je trouve la position de la Chambre bien étrange, et je serais
heureux que l'honorable et docte membre pour Sheffield ne
demandâfpas la division sur sa motion, si le Gouvernement
consentait à déposer la correspondance sur le bureau de la
Chambre. Je ne demande pas la moindre indulgence pour
ceux qui proposent des projets peu honnêtes de spéculation ;
mais je voudrais que la Chambre sût pertinemment jusqu'à
quel point l'honneur et les vrais intérêts de l'Angleterre ont
été représentés ou compromis par le dernier Gouvernement.
LE CHANCELIER DE L'ECHIQUIER. L'honorable membre n'a pas
bien saisi ce que j'ai dit, s'il suppose que je n'ai trouvé au-
cune trace des opinions de mes prédécesseurs sur ce sujet.
J'ai dit seulement que je n'ai pas trouvé de traces de la pres-
sion dont on a parlé. Il me serait tout à fait impossible de
produire ce soir aucune correspondance qui pourrait influen-
cer le vote ; mais si l'honorable gentleman veut me poser de
nouveau sa question, demain je lui ferai alors une réponse.
(Rires.)
Sir J. ELPHIXSTONE, qui parle au milieu des cris : La division !
la division! Il y a quelque quinze ans, quand on demandait
un chemin de fer à travers l'Egypte, les Français commen-
çaient déjà à proposer un canal, espérant par ce moyen dé-
tourner l'attention des Anglais de la voie ferrée, laquelle est
destinée à donner au pays des moyens de transit bien plus
raisonnables et bien plus pratiques.
M. ROEBUCK. On m'a demandé quelle preuve je pouvais avoir
de l'opposition du gouvernement anglais au projet du canal
de Suez. Je réponds que l'année dernière, au mois de juillet,
l'honorable membre pour Tiverton est venu déclarer devant
cette Chambre qu'il y avait quinze ans que le gouvernement
de Sa Majesté usait de toute son influence à Constantinople
pour empêcher que le projet ne fût réalisé. Il me semble que
voilà une preuve bien suffisante de l'opposition du gouverne-
ment. (Cris : La divisicTîi ! ) Il me sera permis de dire que j'ai
suivi tout ce débat avec une grande sollicitude/ et particu-
lièrement le discours du sous-secrétaire d'Etat des affaires
étrangères. Nous sommes très-désireux en toute occasion de
proclamer que l'alliance avec la France est une alliance hon-
nête et cordiale: mais le discours de l'honorable et docte
membre ne témoigne que des doutes, des défiances et des
soupçons.
M. FITZGERALD. Non.
-;, M. ROEBUCK. Comment, non ! L'honorable et docte membre
croit-il donc que le peuple français accepterait cette conclu-
sion? LÉ peuple français ne regardera cette prétendue alliance
que comme une hypocrisie. (Oh! oh!) Certainement, c'est là
une assertion pénible, mais j'ai toujours regardé l'honorable
et docte membre comme un Irlandais astucieux, et je n'en ai
jamais été si parfaitement persuadé que dans cette occasion-
ci , par l'échec complet que l'honorable et docte membre vient
d'éprouver, malgré toute son habileté, en s'opposant à la mo-
tion. L'honorable et docte membre, sans doute, sans la moin- j
drè intention, a représenté faussement le projet d'un bout à
l'autre. La motion est bien simple; elle propose de déclarer j
que l'influence de l'Angleterre ne doit pas être employée pour
empêcher le Sultan de donner son consentement au canal de
Suez. Je ne demande pas l'opinion de la Chambre sur le ca-
nal; mais peut-on dire que l'Angleterre n'a pas influencé lé
Sultan? Le pouvoir de l'Angleterre exercé par un Ides ambas-
sadeurs les plus impérieux qu'on ait jamais vus, flépest éBW
appelé que du nom de contrainte; et tout ce que je demande,
t'ést que le Sultan soit abandonné à lui-même. (Ecoutez! ) Si
l'honorable et docte membre croyait que la Turquie est op-
posée à ce projet, il ne s'y opposerait pas- lui-même; mais il
sent fort bien que la Turquie est opprimée dans cette ques-
tion. (Écoutez! écoutez!) SLma motion est rejetée, la France
et l'Europe sauront, par les représentants du peuple anglais,
que l'Angleterre a donné sa sanction à une politique qu'en
France et sur le continent on regarde comme égoïste, étroite
et absolument injuste. (Non! non!)
La question posée sur l'amendement de M. Griffilh a été
résolue négativement sans division j et la Chambre a voté sur
la motion originale. Chiffrés : 4
h, Oui. 62
Non 290 1
Majorité 228 contre.
La motion est en conséquence repoussée.
CHAMBRE DES COMMUNES.
(Séance du 3juin 1858).
M. GIDSON. M. le Chancelier de l'Échiquier a promis à la
Chambre, l'autre nuit, qu'il déclarerait aujourd'hui s'il pou-
vait déposer sur le bureau la correspondance relative au canal
de l'isthme de Suez. Je viens donc lui demander aujourd'hui
si le gouvernement est disposé à produire toute la correspon-
dance échangée entre le gouvernement anglais et son ambas-
sadeur à Constantinople sur ce sujet; en même temps, la
correspondance qui a existé entre le gouvernement anglais et
tout autre gouvernement étranger sur cette même question.
LE CHANCELIER DE L'ÉCHIQUIER: L'honorable gentleman est
parfaitement exact quand il dit que j'ai promis de me prépa-
rer à donner une réponse à sa demande; mais, je viens lui
dire qu'il ne serait pas convenable de déposer cette correspon-
dance sur le bureau de la Chambre.
(Times du 4 juin 1858.)
Liste des Membres du Parlement qui ont voté en faveur du
Canal de Suez.
* -
Adair, H. E. Collins, T.
Ayrton, A. S. Conyngham, lord F.
Bagwell, J. Cox, W.
Baxter, W. E. Cronley, F.
- Bland, L. H. Dirlglish, R.
Boldero, col. Daslewood, sir G. M.
Branmston. Dillwyn, L. L.
Bright, J. Duke, sir J.
Brocklehurst, J. Elton, sir A. H.
Caird, J. Fitzwilliam, hon. C. W. W.
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