Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-05-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 mai 1858 25 mai 1858
Description : 1858/05/25 (A3,N47). 1858/05/25 (A3,N47).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62030938
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/10/2012
9
! MARDI 25 MAI. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 259
,. réglé par un décret spécial de S. A. le Vice-roi. On peut voir
m ce décret dans le troisième volume des documents publiés par
M. Ferdinand de Lesseps, page 373. Il accorde aux fellahs un
salaire considérable; et ce n'est pas comprendre leur intérêt
'que de méconnaître ainsi à l'avance tout ce que l'on fait pour
eux.
1 Le Morning Chronicle du 19 mai 1858 donne l'analyse
suivante du second rapport de M. le baron Charles Dupin :
« Un second rapport sur le projet du canal de Suez vient
d'être présenté à l'Académie des sciences de Paris par
MM. Cordier, Elie de Beaumont, l'amiral Du Petit-Thouars,
Clapeyron et Charles Dupin. Ce rapport concerne les dernières
observations préparatoires sur le débouché du canal à Péluse,
faites pendant l'hiver et le printemps de 1857, et communi-
quées par M. Ferdinand de Lesseps. Le rapport signale avec
raison l'amélioration suggérée par M. Lieussou, hydrographe
d'un grand talent, qui est mort en janvier dernier. L'ancien
tracé du canal venait aboutir à l'endroit le plus intérieur du
golfe de Péluse. Là l'inclinaison de la côte est si minime qu'il
aurait fallu des jetées d'une grande étendue et coûtant énor-
mément, pour atteindre à une profondeur d'eau de quatre
brasses au moins. M. Lieussou a proposé de porter l'entrée
du canal à une autre baie, finissant au promontoire de Da-
miette. Là, le rivage a une pente infiniment plus rapide. Des
sondages et des expériences subséquentes ont montré que
cette baie, qui est destinée à recevoir le nouveau port artifi-
ciel de Saïd, offre un ancrage très-sûr. Le rapport établit en
outre que l'assertion de M. Stéphenson sur l'existence d'une
grande différence de niveau entre la Méditerranée et la mer
Rouge est erronée, et que les travaux de M. Bourdaloue, faits
en 1847 avec beaucoup d'habileté et de précision, et avec les
meilleurs instruments possibles, démontrent que la différence
de niveau n'est pas même d'un mètre. Le rapport se termine
par une recommandation très-chaleureuse pour ce projet. »
Le Morning Advertiser du 19 mai traduit le firman de
1774, que nous avons donné dans notre dernier numéro, et
par lequel la Porte Ottomane interdisait aux vaisseaux anglais
l'entrée de la mer Rouge.
Le Melbourne Argus du 18 février 1858 publie sur le côté
historique et technique du canal de Suez un article qu'il fait
précéder des réflexions suivantes :
« Dans un moment où il existe un mécontentement général
sur la manière dont la Compagnie Australienne et Européenne
a rempli, ou plutôt a négligé de remplir son contrat, il est
opportun de considérer les divers projets qui ont été mis au
jour pour abréger la route d'ici en Angleterre. Si le Léviathan
a le succès que les entrepreneurs espèrent, le problème de la
communication la plus rapide sera en attendant résolu d'une
manière satisfaisante pour quelques bâtiments de cette espèce;
mais quelque grande que soit notre espérance de le voir à
l'ancre dans le Port-Philippe, nous ne pouvons jusqu'à
présent regarder ce projet que comme une spéculation qui
peut très-bien tourner en désappointement.
Quant à présent, il n'y a pas de'doute que la route de
l'Australie en Europe par l'isthme de Suez est la plus courte,
et tout projet qui a pour but de raccourcir le voyage doit
être pour nous d'un grand intérêt; et s'il est trouvé praticable,
il devrait être chaudement appuyé. C'est pour ces raisons
que le canal à travers l'isthme mérite de l'attention, par rap-
port à la possibilité du canal aussi bien que par rapport aux
avantages qui en résulteraient. En jetant un coup d'œil sur
la carte, on verra que la partie la plus étroite du canal est
entre Suez et la pointe sud du lac Menzaléh, et ces deux
points sembleraient fixer la direction du canal. Cependant il
n'en est pas ainsi, les eaux du lac éiant trop basses pour per-
mettre la navigation, et pour le rendre praticable, il faudrait
y creuser un canal jusqu'à la Méditerranée; pour empêcher
que canal ne fût comblé, il faudrait construire des jetées.
Une autre projet serait de rendre le Nil navigable jus-
qu'au Caire, et de creuser un canal du Caire à Suez; mais la
nature du Nil serait un obstacle à ce plan. Il ne reste donc
plus que le projet de donner au canal partant de Suez une
direction sinueuse à travers l'isthme pour le faire ouvrir dans
la Méditerranée, et tel est le projet actuel. C'est aussi la route
qui présente le moins de difficultés techniques. »
Le Melbourne Argus donne ensuite un aperçu historique
et technique de l'entreprise. 'e
Ainsi, on le voit, les journaux australiens continuent de
montrer pour notre entreprise la plus vive sympathie.
On lit dans la Presse d'Orient du 24 avril :
Le canal de Suez. — Nous avons signalé dans notre dernier
bulletin un article du Times qui mériterait une sévère réponse
si on voulait le prendre au sérieux. Heureusement, le Times a
les allures du ciel de Constantinople : hier le temps était ra-
dieux, aujourd'hui l'horizon est tout chargé de nuages. Nous
nous contenterons donc d'en appeler du Times au Times, et
nous lui pardonnerons d'avoir montré un jour tant de mau-
vaise foi sur l'affaire du canal de Suez, en lui rappelant l'opi.
nion qu'il a émise dans ces dernières années sur la même en-
treprise..
u Le Moniteur de la flotte a fort habilement préparé le •
compte du Times ; nous n'avons qu'à lui emprunter les souve-
nirs et les dates. »
Ici la Presse d'Orient cite quelques passages de l'article
du Moniteur de la flotte, et elle termine elle-même ainsi : >-
« On le voit, il ne faut désespérer de rien avec le Times ;
qu'un vent favorable souffle dans la Cité, et le grand journal
passera au premier rang des défenseurs d'une œuvre qu'il at-
taque avec fureur aujourd'hui. Ce vent souflfera un jour ou
l'autre, nous n'en faisons point doute, et, ce jour-là, le Times
déclarera que rien ne peut arrêter la marche d'une entreprise
que recommandent le bon sens, la science, les intérêts du
commerce et de la civilisation du monde entier. »
La Presse d'Orient donne dans le même numéro deux au-
tres articles relatifs au canal de Suez; l'un reproduit en partie
la lettre que nous avons empruntée nous-mêmes au Daily-News
sur le commerce de Syrie et sur l'influence heureuse qu'exer-
cera sur ce commerce le canal qui joindra les deux mers;
l'autre est la reproduction de l'article que nous'avons traduit
d'après les Cambridge hssays. Nos lecteurs se rappellent que
dans ce mémoire M. Francis Gisborne, élève de Cambridge,
fait l'historique des négocidtions si pénibles qu'il a entreprises
avec son frère pour le télégraphe par la mer Rouge.
On voit donc qu'à Constantinople la sympathie ne se refroi-
dit point pour notre grande entreprise. Nous remercions la
Presse d'Orient de l'appui si constant et si éclairé qu'elle nous
donne. C'est bien comprendre les intérêts de l'empire turc que
de soutenir le projet du canal de Suez, qui doit amener le pa-
villon ottoman dans la mer Rouge et le golfe Persique, où on
ne l'a vu presque jamais.
Voici ce que dit la Presse d'Orient sur la Syrie et le canal
de Suez :
a L'an dernier, à propos de la concession du chemin de fer
de Souédié à l'Euphrate (Presse d'Orient du 22 janvier) et de
la concession d'une route carrossable de Beyrouth à Damas
(Presse d'Orient des 11 et 15 juillet), nous avons publié quel-
! MARDI 25 MAI. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 259
,. réglé par un décret spécial de S. A. le Vice-roi. On peut voir
m ce décret dans le troisième volume des documents publiés par
M. Ferdinand de Lesseps, page 373. Il accorde aux fellahs un
salaire considérable; et ce n'est pas comprendre leur intérêt
'que de méconnaître ainsi à l'avance tout ce que l'on fait pour
eux.
1 Le Morning Chronicle du 19 mai 1858 donne l'analyse
suivante du second rapport de M. le baron Charles Dupin :
« Un second rapport sur le projet du canal de Suez vient
d'être présenté à l'Académie des sciences de Paris par
MM. Cordier, Elie de Beaumont, l'amiral Du Petit-Thouars,
Clapeyron et Charles Dupin. Ce rapport concerne les dernières
observations préparatoires sur le débouché du canal à Péluse,
faites pendant l'hiver et le printemps de 1857, et communi-
quées par M. Ferdinand de Lesseps. Le rapport signale avec
raison l'amélioration suggérée par M. Lieussou, hydrographe
d'un grand talent, qui est mort en janvier dernier. L'ancien
tracé du canal venait aboutir à l'endroit le plus intérieur du
golfe de Péluse. Là l'inclinaison de la côte est si minime qu'il
aurait fallu des jetées d'une grande étendue et coûtant énor-
mément, pour atteindre à une profondeur d'eau de quatre
brasses au moins. M. Lieussou a proposé de porter l'entrée
du canal à une autre baie, finissant au promontoire de Da-
miette. Là, le rivage a une pente infiniment plus rapide. Des
sondages et des expériences subséquentes ont montré que
cette baie, qui est destinée à recevoir le nouveau port artifi-
ciel de Saïd, offre un ancrage très-sûr. Le rapport établit en
outre que l'assertion de M. Stéphenson sur l'existence d'une
grande différence de niveau entre la Méditerranée et la mer
Rouge est erronée, et que les travaux de M. Bourdaloue, faits
en 1847 avec beaucoup d'habileté et de précision, et avec les
meilleurs instruments possibles, démontrent que la différence
de niveau n'est pas même d'un mètre. Le rapport se termine
par une recommandation très-chaleureuse pour ce projet. »
Le Morning Advertiser du 19 mai traduit le firman de
1774, que nous avons donné dans notre dernier numéro, et
par lequel la Porte Ottomane interdisait aux vaisseaux anglais
l'entrée de la mer Rouge.
Le Melbourne Argus du 18 février 1858 publie sur le côté
historique et technique du canal de Suez un article qu'il fait
précéder des réflexions suivantes :
« Dans un moment où il existe un mécontentement général
sur la manière dont la Compagnie Australienne et Européenne
a rempli, ou plutôt a négligé de remplir son contrat, il est
opportun de considérer les divers projets qui ont été mis au
jour pour abréger la route d'ici en Angleterre. Si le Léviathan
a le succès que les entrepreneurs espèrent, le problème de la
communication la plus rapide sera en attendant résolu d'une
manière satisfaisante pour quelques bâtiments de cette espèce;
mais quelque grande que soit notre espérance de le voir à
l'ancre dans le Port-Philippe, nous ne pouvons jusqu'à
présent regarder ce projet que comme une spéculation qui
peut très-bien tourner en désappointement.
Quant à présent, il n'y a pas de'doute que la route de
l'Australie en Europe par l'isthme de Suez est la plus courte,
et tout projet qui a pour but de raccourcir le voyage doit
être pour nous d'un grand intérêt; et s'il est trouvé praticable,
il devrait être chaudement appuyé. C'est pour ces raisons
que le canal à travers l'isthme mérite de l'attention, par rap-
port à la possibilité du canal aussi bien que par rapport aux
avantages qui en résulteraient. En jetant un coup d'œil sur
la carte, on verra que la partie la plus étroite du canal est
entre Suez et la pointe sud du lac Menzaléh, et ces deux
points sembleraient fixer la direction du canal. Cependant il
n'en est pas ainsi, les eaux du lac éiant trop basses pour per-
mettre la navigation, et pour le rendre praticable, il faudrait
y creuser un canal jusqu'à la Méditerranée; pour empêcher
que canal ne fût comblé, il faudrait construire des jetées.
Une autre projet serait de rendre le Nil navigable jus-
qu'au Caire, et de creuser un canal du Caire à Suez; mais la
nature du Nil serait un obstacle à ce plan. Il ne reste donc
plus que le projet de donner au canal partant de Suez une
direction sinueuse à travers l'isthme pour le faire ouvrir dans
la Méditerranée, et tel est le projet actuel. C'est aussi la route
qui présente le moins de difficultés techniques. »
Le Melbourne Argus donne ensuite un aperçu historique
et technique de l'entreprise. 'e
Ainsi, on le voit, les journaux australiens continuent de
montrer pour notre entreprise la plus vive sympathie.
On lit dans la Presse d'Orient du 24 avril :
Le canal de Suez. — Nous avons signalé dans notre dernier
bulletin un article du Times qui mériterait une sévère réponse
si on voulait le prendre au sérieux. Heureusement, le Times a
les allures du ciel de Constantinople : hier le temps était ra-
dieux, aujourd'hui l'horizon est tout chargé de nuages. Nous
nous contenterons donc d'en appeler du Times au Times, et
nous lui pardonnerons d'avoir montré un jour tant de mau-
vaise foi sur l'affaire du canal de Suez, en lui rappelant l'opi.
nion qu'il a émise dans ces dernières années sur la même en-
treprise..
u Le Moniteur de la flotte a fort habilement préparé le •
compte du Times ; nous n'avons qu'à lui emprunter les souve-
nirs et les dates. »
Ici la Presse d'Orient cite quelques passages de l'article
du Moniteur de la flotte, et elle termine elle-même ainsi : >-
« On le voit, il ne faut désespérer de rien avec le Times ;
qu'un vent favorable souffle dans la Cité, et le grand journal
passera au premier rang des défenseurs d'une œuvre qu'il at-
taque avec fureur aujourd'hui. Ce vent souflfera un jour ou
l'autre, nous n'en faisons point doute, et, ce jour-là, le Times
déclarera que rien ne peut arrêter la marche d'une entreprise
que recommandent le bon sens, la science, les intérêts du
commerce et de la civilisation du monde entier. »
La Presse d'Orient donne dans le même numéro deux au-
tres articles relatifs au canal de Suez; l'un reproduit en partie
la lettre que nous avons empruntée nous-mêmes au Daily-News
sur le commerce de Syrie et sur l'influence heureuse qu'exer-
cera sur ce commerce le canal qui joindra les deux mers;
l'autre est la reproduction de l'article que nous'avons traduit
d'après les Cambridge hssays. Nos lecteurs se rappellent que
dans ce mémoire M. Francis Gisborne, élève de Cambridge,
fait l'historique des négocidtions si pénibles qu'il a entreprises
avec son frère pour le télégraphe par la mer Rouge.
On voit donc qu'à Constantinople la sympathie ne se refroi-
dit point pour notre grande entreprise. Nous remercions la
Presse d'Orient de l'appui si constant et si éclairé qu'elle nous
donne. C'est bien comprendre les intérêts de l'empire turc que
de soutenir le projet du canal de Suez, qui doit amener le pa-
villon ottoman dans la mer Rouge et le golfe Persique, où on
ne l'a vu presque jamais.
Voici ce que dit la Presse d'Orient sur la Syrie et le canal
de Suez :
a L'an dernier, à propos de la concession du chemin de fer
de Souédié à l'Euphrate (Presse d'Orient du 22 janvier) et de
la concession d'une route carrossable de Beyrouth à Damas
(Presse d'Orient des 11 et 15 juillet), nous avons publié quel-
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.82%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.82%.
- Collections numériques similaires Thématique : ingénierie, génie civil Thématique : ingénierie, génie civil /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCthèm02"Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCcorp11" Corpus : ports et travaux maritimes Corpus : ports et travaux maritimes /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCcorp16"
- Auteurs similaires Desplaces Ernest Desplaces Ernest /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Desplaces Ernest" or dc.contributor adj "Desplaces Ernest")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 11/16
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k62030938/f11.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k62030938/f11.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k62030938/f11.image
- Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k62030938
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k62030938
Facebook
Twitter