Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-05-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 mai 1858 10 mai 1858
Description : 1858/05/10 (A3,N46). 1858/05/10 (A3,N46).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203092v
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
LUNDI 10 MAI. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX AIERS. 2e
mer Rouge, et il arrive à cette conclusion définitive que
le fret est par le Cap de 120 fr. par tonneau en moyenne,
<, et que par la mer Rouge il ne sera que de 72 fr.
Nous recommandons également à la Gazette univer-
., selle d'Augsbourg de consulter et Y Avant-projet des
ingénieurs en chef de S. A. le Vice-roi d'Égypte, et le
Rapport définitif de la Commission internationale, où
les questions relatives aux revenus futurs du canal et à
la vapeur ont été plusieurs fois abordées à différents
points de vue. (Avant-projet, pages 197 à 214; Projet
de la Commission, pages 11)1 à 195.)
Voilà pour les documents publiés par la Compagnie
elle-même. Quant à notre journal, nous avons vingt
fois abordé ce sujet, et nous pouvons citer notamment
les passages suivants. Dès notre premier numéro,
25 juin 1856, nous avons exposé les résultats écono-
miques du passage par Suez (pages 9 et suiv.); nous y
sommes encore revenus en repoussant les critiques de
l'Ausland, et en démontrant l'inexactitude de ses cal-
culs (numéro du 10 août 1856, pages 60 et suiv.). Cette
réponse à l'Ausland peut être rapprochée de notre ré-
ponse à la Revue d'Édimbourgtome Il des Documents,
de la page 197 à la page 253. Nous n'avons négligé
aucune occasion de parler des progrès de la navigation
à vapeur spécialement appliquée à la mer Rouge; et en
compulsant les tables des deux années de notre journal,
1 auteur de l'article auquel nous répondons y trouverait
une foule de passages qui se rapportent à la question
signalée.
Mais il faut aussi que la Gazette universelle d'Augs-
bourg convienne que, après les travaux que nous venons
d'indiquer, nous avions bien quelque droit de penser
que la question était, sinon épuisée, du moins suf-
fisamment éclaircie pour le moment. Nous admirons
autant que personne les Sailing directions de M. le lieu-
tenant Maury; mais nous pensons que les améliorations
acquises, grâce à cet excellent ouvrage, profiteront aux
traversées par la mer Rouge tout aussi bien qu'aux tra-
versées par le Cap.
D'ailleurs, il ne nous est pas interdit de revenir sur le
sujet que nous indique la Gazette universelle, aussi
souvent qu'il paraîtra convenable de le faire; mais il
nous semble que, jusqu'à présent, nous avons fait tout
ce qui était nécessaire; et, après les études que nous
venons de citer, nous aurions craint de fatiguer le pu-
blic en répétant trop fréquemment des considérations
déjà plusieurs fois présentées.
ERNEST DESPLACES.
BORNÉO ET LES ANGLAIS.
L'importance des pays de l'Orient et l'immense avan-
tage que l'Europe et son commerce peuvent y trouver
ne sont nulle part mieux appréciés que par les classes
commerçantes de la Grande-Bretagne. Elles devinent
toujours avec une admirable sagacité tout l'avenir ré-
servé à tel pays, à tel port ; et par la pression qu'on
exerce sur le gouvernement on sait toujours lui faire pren-
dre les mesures nécessaires pour s'assurer avant le reste4
du monde tous les avantages de la position. Aujourd'hui
il s'agit de l'île Bornéo, où sir James Brooke est par-
venu à se fonder à son profit personnel un petit royaumer
d'une légitimité assez contestable. Sir James Brooke est
en ce moment à Manchester, et les commerçants de cette,
ville lui ont offert un grand banquet. Le Daily-News da
21 avril saisit cette occasion pour émettre les idées sui-*
vantes, que le gouvernement anglais pourra bien suivre.
dans sa politique à l'égard de l'archipel de l'Inde. 1
« Nous sommes heureux, dit le Daily-News, de voir qui
les commerçants anglais comprennent la grande importance
des faits et de la politique représentés parmi nous par le
souverain de Sarawak , cet Anglais qui tient entre ses mainy
l'anneau destiné à réunir toutes nos possessions orientales en
une seule, et assurer à l'Angleterre sa bonne part du vaste
commerce dans l'archipel Indien, que plus d'une autre nation
n'aimerait que trop à monopoliser. L'ignorance complète'
manifestée par les membres du Parlement dans une discus-
sion récente concernant Singapore, Malacca et Pénang dé"
montre clairement à quoi il faut attribuer notre peu de souci
pour ces pays lointains. Peut-être se rappellera-t-on ici les.
paroles d'un personnage officiel à Washington, qui disait, il
y a vingt ans, que u les Américains commençaient à corn-*
prendre que Singapore était sur la terre le point auquel les
destinées d'une nation pouvaient s'attacher avec le plus de
certitude, Singapore étant la clef de l'Orient et par consé-
quent du plus beau commerce du monde. » Depuis ce temps,
Bornéo a été ouvert aux Anglais, non pour diminuer, mais
pour augmenter encore l'importance de Singapore. Il reste à
savoir si nous pouvons forcer notre gouvernement à profiter
des bonnes choses qui sont à notre portée, avant que d'autres
nations s'en emparent. Il est inutile de démontrer l'im-
portance de Bornéo ; tout le monde sait que cette Ile pour-
rait être une véritable mine de richesses par ses cotons, ses
bois, ses minéraux et avant tout par ses charbons. Tout ce
qu'il faut est d'agir sans délai. Jusqu'ici le gouvernement a
montré peu de prévoyance, pas même la prudence la plus
ordinaire. Ce qui a excité chez les possesseurs des colonies
voisines, les Hollandais, le désir et l'espérance de pouvoir
s'établir peu à peu dans les sièges mêmes de la domination et
du commerce anglais, à moins que la puissance et l'autorité
britanniques ne les prennent à temps sous leur protection.
Quelle position n'est-ce pas pour une nation qui comme
nous est sur le point de commencer une nouvelle carrière en
Orient? La postérité considérera l'époque actuelle comme
l'ouverture d'une nouvelle période nationale, où le gouverne-
ment de l'Inde a été changé radicalement, où nous sommes
entrés dans de nouvelles relations avec la Chine, en com-
paraison desquelles tout notre commerce antérieur avec ce
pays n'était qu'un commencement, et où l'Auslralie a fait
naître une nouvelle grandeur nationale. C'est précisément
au commencement d'une telle période que Bornéo est entre
nos mains. Cette île située au centre même de tous les
points importants, avec une série de ports qui n'ont pas
de pareils, avec une multitude de rivières qui imitent notre
commerce, avec des mines abondantes de houille tout le
long de la côte, avec un climat excellent pour les Euro-
péens, des capitaux anglais déjà placés et la civilisation an-
glaise établie sur plusieurs points, avec un sol susceptible de
produire presque tous les produits tropicaux, et des lravail..
leurs chinois arrivant à chaque instant spontanément ; la
Providence nous offre tout ce que nous pouvons désirer.
mer Rouge, et il arrive à cette conclusion définitive que
le fret est par le Cap de 120 fr. par tonneau en moyenne,
<, et que par la mer Rouge il ne sera que de 72 fr.
Nous recommandons également à la Gazette univer-
., selle d'Augsbourg de consulter et Y Avant-projet des
ingénieurs en chef de S. A. le Vice-roi d'Égypte, et le
Rapport définitif de la Commission internationale, où
les questions relatives aux revenus futurs du canal et à
la vapeur ont été plusieurs fois abordées à différents
points de vue. (Avant-projet, pages 197 à 214; Projet
de la Commission, pages 11)1 à 195.)
Voilà pour les documents publiés par la Compagnie
elle-même. Quant à notre journal, nous avons vingt
fois abordé ce sujet, et nous pouvons citer notamment
les passages suivants. Dès notre premier numéro,
25 juin 1856, nous avons exposé les résultats écono-
miques du passage par Suez (pages 9 et suiv.); nous y
sommes encore revenus en repoussant les critiques de
l'Ausland, et en démontrant l'inexactitude de ses cal-
culs (numéro du 10 août 1856, pages 60 et suiv.). Cette
réponse à l'Ausland peut être rapprochée de notre ré-
ponse à la Revue d'Édimbourgtome Il des Documents,
de la page 197 à la page 253. Nous n'avons négligé
aucune occasion de parler des progrès de la navigation
à vapeur spécialement appliquée à la mer Rouge; et en
compulsant les tables des deux années de notre journal,
1 auteur de l'article auquel nous répondons y trouverait
une foule de passages qui se rapportent à la question
signalée.
Mais il faut aussi que la Gazette universelle d'Augs-
bourg convienne que, après les travaux que nous venons
d'indiquer, nous avions bien quelque droit de penser
que la question était, sinon épuisée, du moins suf-
fisamment éclaircie pour le moment. Nous admirons
autant que personne les Sailing directions de M. le lieu-
tenant Maury; mais nous pensons que les améliorations
acquises, grâce à cet excellent ouvrage, profiteront aux
traversées par la mer Rouge tout aussi bien qu'aux tra-
versées par le Cap.
D'ailleurs, il ne nous est pas interdit de revenir sur le
sujet que nous indique la Gazette universelle, aussi
souvent qu'il paraîtra convenable de le faire; mais il
nous semble que, jusqu'à présent, nous avons fait tout
ce qui était nécessaire; et, après les études que nous
venons de citer, nous aurions craint de fatiguer le pu-
blic en répétant trop fréquemment des considérations
déjà plusieurs fois présentées.
ERNEST DESPLACES.
BORNÉO ET LES ANGLAIS.
L'importance des pays de l'Orient et l'immense avan-
tage que l'Europe et son commerce peuvent y trouver
ne sont nulle part mieux appréciés que par les classes
commerçantes de la Grande-Bretagne. Elles devinent
toujours avec une admirable sagacité tout l'avenir ré-
servé à tel pays, à tel port ; et par la pression qu'on
exerce sur le gouvernement on sait toujours lui faire pren-
dre les mesures nécessaires pour s'assurer avant le reste4
du monde tous les avantages de la position. Aujourd'hui
il s'agit de l'île Bornéo, où sir James Brooke est par-
venu à se fonder à son profit personnel un petit royaumer
d'une légitimité assez contestable. Sir James Brooke est
en ce moment à Manchester, et les commerçants de cette,
ville lui ont offert un grand banquet. Le Daily-News da
21 avril saisit cette occasion pour émettre les idées sui-*
vantes, que le gouvernement anglais pourra bien suivre.
dans sa politique à l'égard de l'archipel de l'Inde. 1
« Nous sommes heureux, dit le Daily-News, de voir qui
les commerçants anglais comprennent la grande importance
des faits et de la politique représentés parmi nous par le
souverain de Sarawak , cet Anglais qui tient entre ses mainy
l'anneau destiné à réunir toutes nos possessions orientales en
une seule, et assurer à l'Angleterre sa bonne part du vaste
commerce dans l'archipel Indien, que plus d'une autre nation
n'aimerait que trop à monopoliser. L'ignorance complète'
manifestée par les membres du Parlement dans une discus-
sion récente concernant Singapore, Malacca et Pénang dé"
montre clairement à quoi il faut attribuer notre peu de souci
pour ces pays lointains. Peut-être se rappellera-t-on ici les.
paroles d'un personnage officiel à Washington, qui disait, il
y a vingt ans, que u les Américains commençaient à corn-*
prendre que Singapore était sur la terre le point auquel les
destinées d'une nation pouvaient s'attacher avec le plus de
certitude, Singapore étant la clef de l'Orient et par consé-
quent du plus beau commerce du monde. » Depuis ce temps,
Bornéo a été ouvert aux Anglais, non pour diminuer, mais
pour augmenter encore l'importance de Singapore. Il reste à
savoir si nous pouvons forcer notre gouvernement à profiter
des bonnes choses qui sont à notre portée, avant que d'autres
nations s'en emparent. Il est inutile de démontrer l'im-
portance de Bornéo ; tout le monde sait que cette Ile pour-
rait être une véritable mine de richesses par ses cotons, ses
bois, ses minéraux et avant tout par ses charbons. Tout ce
qu'il faut est d'agir sans délai. Jusqu'ici le gouvernement a
montré peu de prévoyance, pas même la prudence la plus
ordinaire. Ce qui a excité chez les possesseurs des colonies
voisines, les Hollandais, le désir et l'espérance de pouvoir
s'établir peu à peu dans les sièges mêmes de la domination et
du commerce anglais, à moins que la puissance et l'autorité
britanniques ne les prennent à temps sous leur protection.
Quelle position n'est-ce pas pour une nation qui comme
nous est sur le point de commencer une nouvelle carrière en
Orient? La postérité considérera l'époque actuelle comme
l'ouverture d'une nouvelle période nationale, où le gouverne-
ment de l'Inde a été changé radicalement, où nous sommes
entrés dans de nouvelles relations avec la Chine, en com-
paraison desquelles tout notre commerce antérieur avec ce
pays n'était qu'un commencement, et où l'Auslralie a fait
naître une nouvelle grandeur nationale. C'est précisément
au commencement d'une telle période que Bornéo est entre
nos mains. Cette île située au centre même de tous les
points importants, avec une série de ports qui n'ont pas
de pareils, avec une multitude de rivières qui imitent notre
commerce, avec des mines abondantes de houille tout le
long de la côte, avec un climat excellent pour les Euro-
péens, des capitaux anglais déjà placés et la civilisation an-
glaise établie sur plusieurs points, avec un sol susceptible de
produire presque tous les produits tropicaux, et des lravail..
leurs chinois arrivant à chaque instant spontanément ; la
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