Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-04-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 avril 1858 25 avril 1858
Description : 1858/04/25 (A3,N45). 1858/04/25 (A3,N45).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203091f
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
1 Q-)
]!)2 L'ISTHME DE SUEZ, DIMANCHE 25 AVRIL.
Le capitaine Philigret ne s'est pas borné à des obser-
vations hydrographiques. Il a parcouru et relevé minu-
tieusement la côte et restauré les repères antérieurement
établis par l'ingénieur français M. Darnaud, sortes de
tours de 5 mètres de hauteur, visibles de dix milles au
large. Enfin, au point où doit aboutir la jetée est du ca-
nal maritime de Suez, on a élevé une tour de 22 mètres
de diamètre sur 20 mètres de hauteur.
Quant aux ensablements ou envasements du golfe,
1 Avant-projet, depuis longtemps publié, y a suffisam-
ment répondu.
Il est constant que les ensablements ont cessé, depuis
des siècles, d'augmenter la rive Pélusiaque. L'histoire
le prouve surabondamment. D'après le géographe Stra-
bon, Péluse, dès 50 ans avant Jésus-Christ, était situé
à 20 stades de la mer. Les ingénieurs de l'expédition
française du général Bonaparte en Egypte ont trouvé
1,600 toises ou 3,000 mètres des ruines de la ville de
Péluse à la mer, c'est-à-dire la même distance, après
1,849 années. En 1847, un nouveau travail a donné les
mêmes résultats. On conclut donc de l'ensemble des do-
cuments accumulés pendant dix-huit siècles que la côte
n'a pas ou a peu varié depuis les temps historiques, et
par conséquent que l'ensablement maritime est arrêté
depuis longtemps.
En présence des résultats si concluants obtenus par le
capitaine Philigret, une question se présente à notre es-
prit :
Les jetées de Péluse qui doivent s'élever à l'ouest jus-
qu'à 3,000 mètres en mer et à l'est jusqu'à 2,500 mètres,
et dont la dépense n'est pas évaluée à moins de 20 mil-
lions de francs, ces jetées sont-elles encore indispensa-
bles pour assurer la libre et facile entrée du canal mari-
time qui joindra la Méditerranée à la mer Rouge ?
Cette question sera prochainement soumise, nous
assure-t-on, aux ingénieurs de la Commission interna-
tionale. (La Presse d'Orient, 27 mars 1858.)
L'INSTITUT ROYAL DES INGÉNIEURS DE HOLLANDE
ET LE CANAL DE SUEZ.
Nous avons reçu le numéro 4 (1857-1858, mars) des
Mémoires de l'Institut royal des ingénieurs à la Haye , où
se trouve un rapport sur la rade de Péluse. Cet excellent
travail qui est anonyme, mais où l'on sent la main et
l'expérience d'un ingénieur consommé t est tiré en
grande partie du rapport de la Commission interna-
tionale et de ceux du capitaine Philigret que nos lecteurs
connaissent.
L'auteur décrit d'abord la baie de Péluse et il en étu-
die le régime en ce qui regarde le mouvement des eaux,
les courants, les gisements des sables, la marche des
marées. Il examine ensuite, avec le plus grand soin, l'é-
tat de la plage dans toute l'étendue de la rade. Il s'arrête
au point spécial où doit déboucher le canal, et il dé-
montre qu'il n'y a pas besoin de brise-lames comme on
l'avait cru d'abord. Il rappelle le tracé et les détails du
port Saïd ; et il vient enfin à l'épreuve hydrographique
qu'a subie la baie de Péluse, quand le capitaine Philigret
y a hiverné pendant près de cinq mois. Comme complé-
ment et pièces justificatives, l'auteur donne les passages
les plus décisifs des rapports du capitaine Philigret, en
extrayant mois par mois les observations les plus impor-
tantes. Pour terminer, l'auteur traduit entièrement le ré-
sumé général du capitaine Philigret sur son hivernage.
Cette excellente notice sur la rade de Péluse fera con-
naître parfaitement la question d'art à tous les ingénieurs
hollandais.
Dans une partie des Mémoires de la savante Compa-
gnie, nous trouvons aussi une notice nécrologique sur
le regrettable M. Aristide Lieussou. C'est un hommage
mérité rendu à un homme distingué, enlevé si tôt à la
science et à sa famille.
ERNEST DESPLACES.
LE « TIMES « ET LA ROUTE LA PLUS COURTE
DES INDES ET DE L'AUSTRALIE.
Le Times du 5 avril donnait les détails suivants sur
un voyage très-rapide du Simla d'Australie à Suez.
Le Simla qui vient d'apporter la dernière malle d'Australie,
est encore arrivé à Suez quatre jours avant l'époque fixée par
le contrat. Le temps écoulé entre son départ de Port-Philippe
et l'arrivée du télégramme à Londres n'a été que de 40 jours;
c'est exactement le temps mis par le navire à son dernier
voyage de retour; ce qui prouve avec évidence que les malles
peuvent être apportées dans le temps prescrit, pourvu que
l'on emploie des navires d'une force et d'une rapidité suffi-
santes. Malheureusement la présente traversée du Simla met
fin aux arrangements faits pour l'emploi de ce bâtiment, qui
appartient à la Compagnie Péninsulaire et Orientale. Il n'a
été frété par la Compagnie Européenne et Australienne que
pour un temps limité, et aujourd'hui les propriétaires en ont
besoin pour le service postal de l'Inde. Le Simla a établi un
point très-important, au sujet des communications postales
entre l'Australie et la Grande-Bretagne, non-seulement en ce
qui concerne le temps nécessaire pour l'accomplissement du
voyage, mais aussi relativement à l'importance de la route de
Suez, qui est incontestablement la plus rapide et la plus im-
portante sous le rapport commercial aussi bien que sous le
rapport politique, parce qu'elle comprend aussi le territoire
de l'Inde en touchant à Ceylan à chaque voyage, mettant
ainsi l'Angleterre en communication avec l'Inde et avec l'Aus-
tralie. )>
Nous prions nos lecteurs de remarquer cet aveu du
Times. Si la route la plus courte des Indes et de l'Aus-
tralie est à ses yeux par la mer Rouge, pourquoi s'op-
poser à l'ouverture de l'isthme de Suez ? Quel immense
avantage si les navires, sans transbordements, pouvaient
passer d'une mer dans l'autre?
Cette déclaration du Times est bonne à recueillir. La
vérité se fait jour malgré qu'on en ait.
G. IVAGENER.
Autre preuve de l'utilité de l'ouverture de l'isthme de
]!)2 L'ISTHME DE SUEZ, DIMANCHE 25 AVRIL.
Le capitaine Philigret ne s'est pas borné à des obser-
vations hydrographiques. Il a parcouru et relevé minu-
tieusement la côte et restauré les repères antérieurement
établis par l'ingénieur français M. Darnaud, sortes de
tours de 5 mètres de hauteur, visibles de dix milles au
large. Enfin, au point où doit aboutir la jetée est du ca-
nal maritime de Suez, on a élevé une tour de 22 mètres
de diamètre sur 20 mètres de hauteur.
Quant aux ensablements ou envasements du golfe,
1 Avant-projet, depuis longtemps publié, y a suffisam-
ment répondu.
Il est constant que les ensablements ont cessé, depuis
des siècles, d'augmenter la rive Pélusiaque. L'histoire
le prouve surabondamment. D'après le géographe Stra-
bon, Péluse, dès 50 ans avant Jésus-Christ, était situé
à 20 stades de la mer. Les ingénieurs de l'expédition
française du général Bonaparte en Egypte ont trouvé
1,600 toises ou 3,000 mètres des ruines de la ville de
Péluse à la mer, c'est-à-dire la même distance, après
1,849 années. En 1847, un nouveau travail a donné les
mêmes résultats. On conclut donc de l'ensemble des do-
cuments accumulés pendant dix-huit siècles que la côte
n'a pas ou a peu varié depuis les temps historiques, et
par conséquent que l'ensablement maritime est arrêté
depuis longtemps.
En présence des résultats si concluants obtenus par le
capitaine Philigret, une question se présente à notre es-
prit :
Les jetées de Péluse qui doivent s'élever à l'ouest jus-
qu'à 3,000 mètres en mer et à l'est jusqu'à 2,500 mètres,
et dont la dépense n'est pas évaluée à moins de 20 mil-
lions de francs, ces jetées sont-elles encore indispensa-
bles pour assurer la libre et facile entrée du canal mari-
time qui joindra la Méditerranée à la mer Rouge ?
Cette question sera prochainement soumise, nous
assure-t-on, aux ingénieurs de la Commission interna-
tionale. (La Presse d'Orient, 27 mars 1858.)
L'INSTITUT ROYAL DES INGÉNIEURS DE HOLLANDE
ET LE CANAL DE SUEZ.
Nous avons reçu le numéro 4 (1857-1858, mars) des
Mémoires de l'Institut royal des ingénieurs à la Haye , où
se trouve un rapport sur la rade de Péluse. Cet excellent
travail qui est anonyme, mais où l'on sent la main et
l'expérience d'un ingénieur consommé t est tiré en
grande partie du rapport de la Commission interna-
tionale et de ceux du capitaine Philigret que nos lecteurs
connaissent.
L'auteur décrit d'abord la baie de Péluse et il en étu-
die le régime en ce qui regarde le mouvement des eaux,
les courants, les gisements des sables, la marche des
marées. Il examine ensuite, avec le plus grand soin, l'é-
tat de la plage dans toute l'étendue de la rade. Il s'arrête
au point spécial où doit déboucher le canal, et il dé-
montre qu'il n'y a pas besoin de brise-lames comme on
l'avait cru d'abord. Il rappelle le tracé et les détails du
port Saïd ; et il vient enfin à l'épreuve hydrographique
qu'a subie la baie de Péluse, quand le capitaine Philigret
y a hiverné pendant près de cinq mois. Comme complé-
ment et pièces justificatives, l'auteur donne les passages
les plus décisifs des rapports du capitaine Philigret, en
extrayant mois par mois les observations les plus impor-
tantes. Pour terminer, l'auteur traduit entièrement le ré-
sumé général du capitaine Philigret sur son hivernage.
Cette excellente notice sur la rade de Péluse fera con-
naître parfaitement la question d'art à tous les ingénieurs
hollandais.
Dans une partie des Mémoires de la savante Compa-
gnie, nous trouvons aussi une notice nécrologique sur
le regrettable M. Aristide Lieussou. C'est un hommage
mérité rendu à un homme distingué, enlevé si tôt à la
science et à sa famille.
ERNEST DESPLACES.
LE « TIMES « ET LA ROUTE LA PLUS COURTE
DES INDES ET DE L'AUSTRALIE.
Le Times du 5 avril donnait les détails suivants sur
un voyage très-rapide du Simla d'Australie à Suez.
Le Simla qui vient d'apporter la dernière malle d'Australie,
est encore arrivé à Suez quatre jours avant l'époque fixée par
le contrat. Le temps écoulé entre son départ de Port-Philippe
et l'arrivée du télégramme à Londres n'a été que de 40 jours;
c'est exactement le temps mis par le navire à son dernier
voyage de retour; ce qui prouve avec évidence que les malles
peuvent être apportées dans le temps prescrit, pourvu que
l'on emploie des navires d'une force et d'une rapidité suffi-
santes. Malheureusement la présente traversée du Simla met
fin aux arrangements faits pour l'emploi de ce bâtiment, qui
appartient à la Compagnie Péninsulaire et Orientale. Il n'a
été frété par la Compagnie Européenne et Australienne que
pour un temps limité, et aujourd'hui les propriétaires en ont
besoin pour le service postal de l'Inde. Le Simla a établi un
point très-important, au sujet des communications postales
entre l'Australie et la Grande-Bretagne, non-seulement en ce
qui concerne le temps nécessaire pour l'accomplissement du
voyage, mais aussi relativement à l'importance de la route de
Suez, qui est incontestablement la plus rapide et la plus im-
portante sous le rapport commercial aussi bien que sous le
rapport politique, parce qu'elle comprend aussi le territoire
de l'Inde en touchant à Ceylan à chaque voyage, mettant
ainsi l'Angleterre en communication avec l'Inde et avec l'Aus-
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Times. Si la route la plus courte des Indes et de l'Aus-
tralie est à ses yeux par la mer Rouge, pourquoi s'op-
poser à l'ouverture de l'isthme de Suez ? Quel immense
avantage si les navires, sans transbordements, pouvaient
passer d'une mer dans l'autre?
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vérité se fait jour malgré qu'on en ait.
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