Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-04-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 avril 1858 25 avril 1858
Description : 1858/04/25 (A3,N45). 1858/04/25 (A3,N45).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203091f
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
DIMANCHE 25 AVRIL. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 205
vages continuent comme dans les derniers mois de l'année,
les provisions augmenteront bientôt au point de suffire pour
trois mois de plus. Il faut donc absolument réduire les expé-
ditions pour éviter de grands désastres. La colonie est riche,
et peut payer de beaux prix pour les importations ; mais si
les arrivages prennent des proportions démesurées, le prix
des articles tombera bientôt à la moitié du prix de revient.
Heureusement les exportations de la colonie ont encore été
au-dessus de la moyenne des trois dernières années, et se sont
élevées à 14,020,584 livres sterling jusqu'au 19 décembre,
contre 14,487,841 livres sterling en 1856 ; les importations
sont montées de 13,177,484 livres sterling en 1856 à
14,826,805 livres sterling en 1857. Le revenu de la colonie
a augmenté de 113,921 livres sterling en 1857, tandis que
les dépenses ont diminué. La production des mines d'or a
été inférieure en 1857 à celle de 1856. En 1856 les arri-
vages sous escorte s'élevèrent à 2,594,503 onces, et les expé-
ditions par navire à 3,007,281 onces; en 1857 les arrivages
sous escorte n'ont été que de 2,478,826 onces, et les expé-
ditions par navire de 2,757,047 onces. Dans ce moment les
arrivages sont au-dessous de la moyenne, la production ayant
diminué de 120,000 onces pour un espace de treize semaines.
Parmi les causes temporaires de cette diminution, le Melbourne
Argus mentionne en premier lieu la récente baisse des prix
courants des marchandises. »
Pour tous les faits divers :
ERNEST DESPLACES.
REVUE DE LA PRESSE.
Le Railway Times du 10 avril continue sa polémique contre
MM. DisraëlL et Stephenson, en s'appuyant sur la réponse de
la commission internationale à la première déclaration de
l'ingénieur anglais. L'article du Railway Times se termine
ainsi:
«M. Conrad et ses collègues se fient à l'exactitude de leurs
calculs de devis faits avec le plus grand soin. Qui oserait
exprimer un doute sur les chiffres qu'ils ont trouvés? Per-
sonne. M. Stephenson n'avait pas daigné, jusqu'au mois de
juillet dernier, faire quelques recherches ou calculs person-
nels ; néanmoins il exprima alors sa conviction que l'entre-
prise ne donnerait pas un revenu suffisant. Que l'honorable
gentleman nous pardonne la ténacité avec laquelle nous nous
attachons à ses pas. C'est l'importance même que nous attri-
buons à sa réponse honnête et délibérée qui nous fait paraître
si rude à son égard. Qu'il nous excuse donc si nous lui de-
mandons, si, depuis le mois de juillet, il a mieux étudié les
faits et chiffres du projet du canal, ainsi que le respect dû à
ceux qui l'ont élaboré? S'il l'a fait, quelle est maintenant son
opinion? S'il ne l'a pas fait, est-il juste envers ses confrères
de profession, est-il honorable pour lui-même, de permettre
à M. Disraëli de s'appuyer sur une méprise? »
La Presse d'Orient du 10 mars réfute en ces termes le dis-
cours de M. Disraëli :
« M. Disraëli a appelé à son aide la science et la politique.
» Sous l'aspect scientifique, il a rappelé l'opinion émise
par M. Stephenson, qui a déclaré futile (completely futile)
toute tentative pour percer un canal de communication entre
la Méditerranée et la mer Rouge. Mais cette réponse est-elle
bien sérieuse? Déjà le 17 juillet 1857, à la Chambre des
Communes, lord Palmerston avait jeté en avant le nom de
M. Stephenson, en le mêlant à des attaqués déplorables et
injustifiables dans la bouche d'un homme d'État. Personne
n'a oublié la réponse de M: F. de Lesseps. Sommé de donner
des explications sur l'opinion qui lui était attribuée. M. Ste-
phenson se borna à déclarer, par écrit, dans une lettre qui a
été publiée dans ces colonnes, qu'il s'était contenté de dire
que l'affaire ne lui paraissait point avantageuse commerciale-
ment parlant. « Quand j'ai dit que j'étais d'accord avec lord
Palmerston et de la même opinion, déclarait M. Stephenson
à M. de Lesseps,je me référais à cette affirrnatiofi que l'argent
pourrait vaincre toutes - les difficultés physiques, quelque
grandes qu'elles fussent, et que l'entreprise, quand même
elle aboutirait, ne serait pas commercialement avantageuse. »
Et ces lignes sont signées du nom de M. Stephenson, de ce
même ingénieur dont M. Disraëli vient invoquer de nouveau
l'autorité.
,) Admettons que M. Stephenson ait étudié la question du
canal de Suez sur les lieux, ce qui n'est pas, et qu'il ait pu
se former une idée exacte, précise des chances favorables ou
défavorables d'exécution. Quel que soit le talent reconnu de
cet ingénieur et l'illustration que les magnifiques travaux de
son père ont donnée à son nom, n'est-ce pas une singulière
présomption que d'opposer l'avis d'un seul homme à ceux
d'une commission qui compte dans son sein sept ingénieurs
qui ont consacré toute leur vie à des travaux de port et de ca-
nalisation, en France, en Autriche, en Prusse, en Sardaigne,
dans les Pays-Bas? L'opinion de M. Stephenson peut-elle être
mise en balance avec les avis de l'Académie des sciences de
Paris, de Vienne, de Turin, des principales sociétés savantes
de l'Europe?
» Et puis quels sont les motifs du dissentiment de M. Ste-
phenson ? Sont-ils sérieux? Ils doivent l'être, mais on ne les a
point fait connaître. Lord Palmerston invoquait l'autorité de
M. Stephenson comme savant, et M. Stephenson a répondu à
M. de Lesseps comme économiste ! Et cela suffit à deux mi-
nistères anglais pour tenter d'entraver, l'un sous les formes
les plus rudes, l'autre par une sorte d'hostilité déguisée, l'une
des entreprises les plus fécondes et les plus utiles à la pro-
spérité générale.
» Sous l'aspect politique, le langage de M. Disraëli n'a pas
été moins vague. Le Chancelier de l'échiquier trouve que le
moment n'est pas venu de faire connaître l'opinion du gou-
vernement dans l'affaire de Suez. Quand viendra-t-il ? On ne
le dit pas, mais on fortifie l'île Périm, cette île qui est la pro-
priété incontestable de la Porte, nous croyons l'avoir suffi-
samment démontré. En vérité, la rude et sincère opposition
de lord Palmerston était préférable. Le chef de l'ancien Cabi-
net, poussé dans ses derniers retranchements par M. Gladstone,
trouva au moins une réponse acceptable. « Il n'y a, disait-il,
qu'un point qui nous préoccupe, l'intérêt, L'INTÉRÊT SEUL de
l'Empire Ottoman. » C'est là une réponse que M. Disraëli
pouvait parfaitement répéter, parce que le moment est tou-
jours venu pour dire les choses comme elles sont, pour éta-
blir une situation vraie. Mais aujourd'hui, il faut le recon-
naître, cette réponse eût perdu toute sa valeur en face des
travaux de fortification ordonnés et en voie d'exécution sur
l'île Périm.
» En somme, le gouvernement anglais refuse de s'expli-
quer. Les études, les informations, les renseignements ne lui
ont pas manqué pour s'éclairer. Que penser de ce silence ?
On verra ce qu'en disent le Constitutionnel et les Débats.
» Contentons-nous d'ajouter que tous les-peuples, sans en
excepter le peuple anglais et- les représentants les plus émi-
nents de l'industrie et du commerce de la Grande-Bretagne,
vages continuent comme dans les derniers mois de l'année,
les provisions augmenteront bientôt au point de suffire pour
trois mois de plus. Il faut donc absolument réduire les expé-
ditions pour éviter de grands désastres. La colonie est riche,
et peut payer de beaux prix pour les importations ; mais si
les arrivages prennent des proportions démesurées, le prix
des articles tombera bientôt à la moitié du prix de revient.
Heureusement les exportations de la colonie ont encore été
au-dessus de la moyenne des trois dernières années, et se sont
élevées à 14,020,584 livres sterling jusqu'au 19 décembre,
contre 14,487,841 livres sterling en 1856 ; les importations
sont montées de 13,177,484 livres sterling en 1856 à
14,826,805 livres sterling en 1857. Le revenu de la colonie
a augmenté de 113,921 livres sterling en 1857, tandis que
les dépenses ont diminué. La production des mines d'or a
été inférieure en 1857 à celle de 1856. En 1856 les arri-
vages sous escorte s'élevèrent à 2,594,503 onces, et les expé-
ditions par navire à 3,007,281 onces; en 1857 les arrivages
sous escorte n'ont été que de 2,478,826 onces, et les expé-
ditions par navire de 2,757,047 onces. Dans ce moment les
arrivages sont au-dessous de la moyenne, la production ayant
diminué de 120,000 onces pour un espace de treize semaines.
Parmi les causes temporaires de cette diminution, le Melbourne
Argus mentionne en premier lieu la récente baisse des prix
courants des marchandises. »
Pour tous les faits divers :
ERNEST DESPLACES.
REVUE DE LA PRESSE.
Le Railway Times du 10 avril continue sa polémique contre
MM. DisraëlL et Stephenson, en s'appuyant sur la réponse de
la commission internationale à la première déclaration de
l'ingénieur anglais. L'article du Railway Times se termine
ainsi:
«M. Conrad et ses collègues se fient à l'exactitude de leurs
calculs de devis faits avec le plus grand soin. Qui oserait
exprimer un doute sur les chiffres qu'ils ont trouvés? Per-
sonne. M. Stephenson n'avait pas daigné, jusqu'au mois de
juillet dernier, faire quelques recherches ou calculs person-
nels ; néanmoins il exprima alors sa conviction que l'entre-
prise ne donnerait pas un revenu suffisant. Que l'honorable
gentleman nous pardonne la ténacité avec laquelle nous nous
attachons à ses pas. C'est l'importance même que nous attri-
buons à sa réponse honnête et délibérée qui nous fait paraître
si rude à son égard. Qu'il nous excuse donc si nous lui de-
mandons, si, depuis le mois de juillet, il a mieux étudié les
faits et chiffres du projet du canal, ainsi que le respect dû à
ceux qui l'ont élaboré? S'il l'a fait, quelle est maintenant son
opinion? S'il ne l'a pas fait, est-il juste envers ses confrères
de profession, est-il honorable pour lui-même, de permettre
à M. Disraëli de s'appuyer sur une méprise? »
La Presse d'Orient du 10 mars réfute en ces termes le dis-
cours de M. Disraëli :
« M. Disraëli a appelé à son aide la science et la politique.
» Sous l'aspect scientifique, il a rappelé l'opinion émise
par M. Stephenson, qui a déclaré futile (completely futile)
toute tentative pour percer un canal de communication entre
la Méditerranée et la mer Rouge. Mais cette réponse est-elle
bien sérieuse? Déjà le 17 juillet 1857, à la Chambre des
Communes, lord Palmerston avait jeté en avant le nom de
M. Stephenson, en le mêlant à des attaqués déplorables et
injustifiables dans la bouche d'un homme d'État. Personne
n'a oublié la réponse de M: F. de Lesseps. Sommé de donner
des explications sur l'opinion qui lui était attribuée. M. Ste-
phenson se borna à déclarer, par écrit, dans une lettre qui a
été publiée dans ces colonnes, qu'il s'était contenté de dire
que l'affaire ne lui paraissait point avantageuse commerciale-
ment parlant. « Quand j'ai dit que j'étais d'accord avec lord
Palmerston et de la même opinion, déclarait M. Stephenson
à M. de Lesseps,je me référais à cette affirrnatiofi que l'argent
pourrait vaincre toutes - les difficultés physiques, quelque
grandes qu'elles fussent, et que l'entreprise, quand même
elle aboutirait, ne serait pas commercialement avantageuse. »
Et ces lignes sont signées du nom de M. Stephenson, de ce
même ingénieur dont M. Disraëli vient invoquer de nouveau
l'autorité.
,) Admettons que M. Stephenson ait étudié la question du
canal de Suez sur les lieux, ce qui n'est pas, et qu'il ait pu
se former une idée exacte, précise des chances favorables ou
défavorables d'exécution. Quel que soit le talent reconnu de
cet ingénieur et l'illustration que les magnifiques travaux de
son père ont donnée à son nom, n'est-ce pas une singulière
présomption que d'opposer l'avis d'un seul homme à ceux
d'une commission qui compte dans son sein sept ingénieurs
qui ont consacré toute leur vie à des travaux de port et de ca-
nalisation, en France, en Autriche, en Prusse, en Sardaigne,
dans les Pays-Bas? L'opinion de M. Stephenson peut-elle être
mise en balance avec les avis de l'Académie des sciences de
Paris, de Vienne, de Turin, des principales sociétés savantes
de l'Europe?
» Et puis quels sont les motifs du dissentiment de M. Ste-
phenson ? Sont-ils sérieux? Ils doivent l'être, mais on ne les a
point fait connaître. Lord Palmerston invoquait l'autorité de
M. Stephenson comme savant, et M. Stephenson a répondu à
M. de Lesseps comme économiste ! Et cela suffit à deux mi-
nistères anglais pour tenter d'entraver, l'un sous les formes
les plus rudes, l'autre par une sorte d'hostilité déguisée, l'une
des entreprises les plus fécondes et les plus utiles à la pro-
spérité générale.
» Sous l'aspect politique, le langage de M. Disraëli n'a pas
été moins vague. Le Chancelier de l'échiquier trouve que le
moment n'est pas venu de faire connaître l'opinion du gou-
vernement dans l'affaire de Suez. Quand viendra-t-il ? On ne
le dit pas, mais on fortifie l'île Périm, cette île qui est la pro-
priété incontestable de la Porte, nous croyons l'avoir suffi-
samment démontré. En vérité, la rude et sincère opposition
de lord Palmerston était préférable. Le chef de l'ancien Cabi-
net, poussé dans ses derniers retranchements par M. Gladstone,
trouva au moins une réponse acceptable. « Il n'y a, disait-il,
qu'un point qui nous préoccupe, l'intérêt, L'INTÉRÊT SEUL de
l'Empire Ottoman. » C'est là une réponse que M. Disraëli
pouvait parfaitement répéter, parce que le moment est tou-
jours venu pour dire les choses comme elles sont, pour éta-
blir une situation vraie. Mais aujourd'hui, il faut le recon-
naître, cette réponse eût perdu toute sa valeur en face des
travaux de fortification ordonnés et en voie d'exécution sur
l'île Périm.
» En somme, le gouvernement anglais refuse de s'expli-
quer. Les études, les informations, les renseignements ne lui
ont pas manqué pour s'éclairer. Que penser de ce silence ?
On verra ce qu'en disent le Constitutionnel et les Débats.
» Contentons-nous d'ajouter que tous les-peuples, sans en
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