Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-04-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 avril 1858 25 avril 1858
Description : 1858/04/25 (A3,N45). 1858/04/25 (A3,N45).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203091f
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
DIMANCHE 25 AVAIt. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 203
cette mesure aurait été en quelque sorte sollicitée par le con-
sul anglais et par celui des États-Unis : les scènes de désordre
qui se sont si souvent produites à bord des bâtiments des
deux nations affectés au transport des Chinois suffiraient
pour expliquer l'intervention de ces deux fonctionnaires en
cette affaire.
Quant aux bâtiments français , leurs opérations tombent
naturellement jusqu'à nouvel ordre sous le coup des mesures
édictées par le tao-tâï de Shang-haï ; ces navires ne pourront
plus à l'avenir embarquer dans ce port des émigrants chinois
à destination d'une colonie étrangère. Mais notre consul a fait
avec raison toute réserve pour les opérations d'émigration
qui viendraient à s'organiser à destination de nos propres co-
lonies.
La communication du tao-taï de Shang-hai à M. de Mon-
tigny est de la fin du mois de novembre dernier.
Nous avons dit que la législature de Melbourne, pour em-
pêcher l'immigration chinoise en Australie, avait imposé
à 10 livres st. par tète tout Chinois entrant à Melbourne. Cet
impôt, changé ensuite mais subsistant sous une autre forme,
n'avait pas empêché le flot de l'immigration. On se sera sans
doute adressé aux autorités chinoises pour arrêter ce torrent
d'émigrés qui gênent beaucoup les colonies européennes.
- On sait quelle est l'audace des pirates chinois, même
dans leurs rapports avec diverses marines européennes qui
naviguent sur les côtes du Céleste Empire.
Malgré les exemples terribles de vengeance tirée par les
Européens, les pirates chinois ne continuent pas moins à
exercer leur horrible métier avec une persévérance inouïe.
Dans le dernier numéro du Hong-kong Gazette, nous trou-
vons le récit d'une tentative faite par des pirates pour s'em-
parer du bateau de passage entre Hong-kong et Macao; cette
tentative surpasse en effronterie tout ce que nous avons vu
jusqu'à ce jour.
Il parait que dans ce bateau, appelé le Tong-you, les
femmes ont une chambre affectée à leur usage spécial et ne
sont jamais fouillées. Peu de temps après qu'on eut pris la
mer, une vieille femme conçut des soupçons sur ses camarades
de voyage, qu'elle eut quelques raisons de supposer être des
hommes déguisés en femmes. Elle trouva moyen de monter
sut* lé pont et d'en informer le capitaine. Celui-ci assembla
l'équipage, s'élança promptement dans la cabine et s'assura
de la personne de ces dames, qui furent bientôt dépouillées.
On découvrit que leur embonpoint était composé de petits
paquets de poudre , tandis qu'autour de la taille étaient atta-
chés des couteaux et des poignards. Ils furent emmenés pri-
sonniers à Macao et livrés aux autorités portugaises. L'équi-
page et les passagers ont Souscrit pour récompenser la vieille
qui les avait sauvés du pillage et peut-être de la mort.
Hong-kong et Macao sont situées toutes deux à l'embou-
chure de la rivière de Canton ; et cette tentative est à peu
près aussi audacieuse que si l'on tentait de piller le bateau
faisant le service quotidien de Marseille à Toulon, ou de
Douvres à Calais.
— Nous trouvons dans le Moniteur de la flotte quelques
renseignements très-curieux sur la Chine , qui compléteront
les excellentes lettres du correspondant du Times. Nos lec-
teurs se rappellent d'après ces correspondances reproduites
en grande partie dans nos derniers numéros, que les habi-
tants de cet immense empire sont, sous certains rapports,
aussi avancés et même plus avancés que les peuples les plus ci-
vilisés de l'Europe, notamment en ce qui concerne l'agriculture
et les communications intérieures par eau. Aujourd'hui nous
ne voulons examiner que la constitution politique de l'Empire
dans lequel, à côté de pratiques et d'habitudes bizarres, on
trouve des institutions très-sensées.
Le gouvernement et l'administration de la Chine sont con-
centrés dans la capitale. Ils comprennent cinq éléments prin-
cipaux, qui sont l'Empereur, de qui tout émane et au nom
duquel tout se fait; les ministres; les tribunaux; le grand
collège national ; le gouverneur militaire de Péking et les of-
ficiers généraux exerçant des commandements sous ses ordres.
L'Empereur est place dans une sphère à part; on ne l'a-
borde qu'en remplissant certaines formalités et en suivant
certaines règles séculaires qu'il n'est permis à personne de
méconnaître sous les peines les plus sévères. En 1817, le mi-
nistre favori de Kia-king fut disgracié et soumis à un empri-
sonnement perpétuel pour avoir éternué devant l'Empereur.
ir y a trois classes de ministres. La première et la plus im-
portante comprend les ministres du cabinet de l'Empereur, qui
jouissent d'un pouvoir sans bornes. Ces hauts fonctionnaires
sont au nombre de quatre. Ils forment le Nuy-ko ou Cabinet
impérial, par lequel toutes les affaires passent.
Les quatre membres du Nuy-ko sont : 1° le président du
han-lui-yuen ou collège national. Il est l'historien chargé de
recueillir les actions et les paroles de l'Empereur; il ne quitte
jamais le souverain, recueille et écrit tout ce qu'il dit et tout
ce qu'il fait dans la vie publique et dans la vie privée.
2° Le tou-toung ou ministre conservateur de la présence
impériale. Ce fonctionnaire doit être présent toutes les fois
que l'Empereur est en dehors de la vie privée. Lui seul a le
droit de parler au prince et de transmettre ses ordres. Lors-
qu'il a une affaire à soumettre à Sa Majesté, il est obligé de
lui adresser plusieurs suppliques à trois jours d'intervalle, et
quelquefois ce n'est qu'après quinze et vingt suppliques que
l'Empereur permet qu'on lui fasse une communication.
En 1838, l'empereur Tao-kouang ayant perdu une fille qu'il
affectionnait d'une manière particulière, fut pendant sept
mois sans vouloir répondre aux suppliques du tou-toung et
sans consentir par conséquent à s'occuper d'aucune espèce
d'affaires.
3° Le conservateur titulaire et interprète des classiques
près de l'Empereur. Ce fonctionnaire est exclusivement con-
sulté par le souverain, lorsque le prince a du doute sur l'in-
terprétation d'un livre classique quelconque. Il sert en outre
de lecteur impérial, mais lorsqu'il exerce cette dernière fonc-
tion , il ne doit pas se tenir dans le même endroit que l'Em-
pereur ; il faut qu'il lise dans une pièce voisine, d'où sa voix
cependant puisse être entendue.
4° Le tsang-jin-fou , ministre préposé à la direction du bu-
reau chargé delà surveillance de la famille impériale. Le bu-
reau comprend , en outre du ministre , deux vice-présidents et
deux conseillers.
Les ministres de la seconde classe ou ministres du hié-pan-
ta-hio-szi sont au nombre de deux , et ceux de la troisième
classe ou ministres du nuy-ko-hio-szi sont au nombre de dix.
Ils possèdent des titres bizarres, mais ils ont dans leurs attri-
butions la partie réelle des affaires de l'Empire, l'un est mi-
nistre des routes et canaux, l'autre ministre de la guerre, un
autre ministre des approvisionnements, un autre ministre des
eaux et forêts, un autre ministre de la santé publique, et ces
dénominations font comprendre la nature de leurs attribu-
tions.
Indépendamment de ses ministres, l'Empereur a un keun-
ki-tachin ou conseil privé choisi parmi les hauts fonctionnaires
de l'Etat sans égard au rang et dont le nombre n'est pas li-
mité. Ce conseil privé ne se rassemble pas à époque fixe.
L'Empereur le réunit dans les circonstances importantes, et
cette mesure aurait été en quelque sorte sollicitée par le con-
sul anglais et par celui des États-Unis : les scènes de désordre
qui se sont si souvent produites à bord des bâtiments des
deux nations affectés au transport des Chinois suffiraient
pour expliquer l'intervention de ces deux fonctionnaires en
cette affaire.
Quant aux bâtiments français , leurs opérations tombent
naturellement jusqu'à nouvel ordre sous le coup des mesures
édictées par le tao-tâï de Shang-haï ; ces navires ne pourront
plus à l'avenir embarquer dans ce port des émigrants chinois
à destination d'une colonie étrangère. Mais notre consul a fait
avec raison toute réserve pour les opérations d'émigration
qui viendraient à s'organiser à destination de nos propres co-
lonies.
La communication du tao-taï de Shang-hai à M. de Mon-
tigny est de la fin du mois de novembre dernier.
Nous avons dit que la législature de Melbourne, pour em-
pêcher l'immigration chinoise en Australie, avait imposé
à 10 livres st. par tète tout Chinois entrant à Melbourne. Cet
impôt, changé ensuite mais subsistant sous une autre forme,
n'avait pas empêché le flot de l'immigration. On se sera sans
doute adressé aux autorités chinoises pour arrêter ce torrent
d'émigrés qui gênent beaucoup les colonies européennes.
- On sait quelle est l'audace des pirates chinois, même
dans leurs rapports avec diverses marines européennes qui
naviguent sur les côtes du Céleste Empire.
Malgré les exemples terribles de vengeance tirée par les
Européens, les pirates chinois ne continuent pas moins à
exercer leur horrible métier avec une persévérance inouïe.
Dans le dernier numéro du Hong-kong Gazette, nous trou-
vons le récit d'une tentative faite par des pirates pour s'em-
parer du bateau de passage entre Hong-kong et Macao; cette
tentative surpasse en effronterie tout ce que nous avons vu
jusqu'à ce jour.
Il parait que dans ce bateau, appelé le Tong-you, les
femmes ont une chambre affectée à leur usage spécial et ne
sont jamais fouillées. Peu de temps après qu'on eut pris la
mer, une vieille femme conçut des soupçons sur ses camarades
de voyage, qu'elle eut quelques raisons de supposer être des
hommes déguisés en femmes. Elle trouva moyen de monter
sut* lé pont et d'en informer le capitaine. Celui-ci assembla
l'équipage, s'élança promptement dans la cabine et s'assura
de la personne de ces dames, qui furent bientôt dépouillées.
On découvrit que leur embonpoint était composé de petits
paquets de poudre , tandis qu'autour de la taille étaient atta-
chés des couteaux et des poignards. Ils furent emmenés pri-
sonniers à Macao et livrés aux autorités portugaises. L'équi-
page et les passagers ont Souscrit pour récompenser la vieille
qui les avait sauvés du pillage et peut-être de la mort.
Hong-kong et Macao sont situées toutes deux à l'embou-
chure de la rivière de Canton ; et cette tentative est à peu
près aussi audacieuse que si l'on tentait de piller le bateau
faisant le service quotidien de Marseille à Toulon, ou de
Douvres à Calais.
— Nous trouvons dans le Moniteur de la flotte quelques
renseignements très-curieux sur la Chine , qui compléteront
les excellentes lettres du correspondant du Times. Nos lec-
teurs se rappellent d'après ces correspondances reproduites
en grande partie dans nos derniers numéros, que les habi-
tants de cet immense empire sont, sous certains rapports,
aussi avancés et même plus avancés que les peuples les plus ci-
vilisés de l'Europe, notamment en ce qui concerne l'agriculture
et les communications intérieures par eau. Aujourd'hui nous
ne voulons examiner que la constitution politique de l'Empire
dans lequel, à côté de pratiques et d'habitudes bizarres, on
trouve des institutions très-sensées.
Le gouvernement et l'administration de la Chine sont con-
centrés dans la capitale. Ils comprennent cinq éléments prin-
cipaux, qui sont l'Empereur, de qui tout émane et au nom
duquel tout se fait; les ministres; les tribunaux; le grand
collège national ; le gouverneur militaire de Péking et les of-
ficiers généraux exerçant des commandements sous ses ordres.
L'Empereur est place dans une sphère à part; on ne l'a-
borde qu'en remplissant certaines formalités et en suivant
certaines règles séculaires qu'il n'est permis à personne de
méconnaître sous les peines les plus sévères. En 1817, le mi-
nistre favori de Kia-king fut disgracié et soumis à un empri-
sonnement perpétuel pour avoir éternué devant l'Empereur.
ir y a trois classes de ministres. La première et la plus im-
portante comprend les ministres du cabinet de l'Empereur, qui
jouissent d'un pouvoir sans bornes. Ces hauts fonctionnaires
sont au nombre de quatre. Ils forment le Nuy-ko ou Cabinet
impérial, par lequel toutes les affaires passent.
Les quatre membres du Nuy-ko sont : 1° le président du
han-lui-yuen ou collège national. Il est l'historien chargé de
recueillir les actions et les paroles de l'Empereur; il ne quitte
jamais le souverain, recueille et écrit tout ce qu'il dit et tout
ce qu'il fait dans la vie publique et dans la vie privée.
2° Le tou-toung ou ministre conservateur de la présence
impériale. Ce fonctionnaire doit être présent toutes les fois
que l'Empereur est en dehors de la vie privée. Lui seul a le
droit de parler au prince et de transmettre ses ordres. Lors-
qu'il a une affaire à soumettre à Sa Majesté, il est obligé de
lui adresser plusieurs suppliques à trois jours d'intervalle, et
quelquefois ce n'est qu'après quinze et vingt suppliques que
l'Empereur permet qu'on lui fasse une communication.
En 1838, l'empereur Tao-kouang ayant perdu une fille qu'il
affectionnait d'une manière particulière, fut pendant sept
mois sans vouloir répondre aux suppliques du tou-toung et
sans consentir par conséquent à s'occuper d'aucune espèce
d'affaires.
3° Le conservateur titulaire et interprète des classiques
près de l'Empereur. Ce fonctionnaire est exclusivement con-
sulté par le souverain, lorsque le prince a du doute sur l'in-
terprétation d'un livre classique quelconque. Il sert en outre
de lecteur impérial, mais lorsqu'il exerce cette dernière fonc-
tion , il ne doit pas se tenir dans le même endroit que l'Em-
pereur ; il faut qu'il lise dans une pièce voisine, d'où sa voix
cependant puisse être entendue.
4° Le tsang-jin-fou , ministre préposé à la direction du bu-
reau chargé delà surveillance de la famille impériale. Le bu-
reau comprend , en outre du ministre , deux vice-présidents et
deux conseillers.
Les ministres de la seconde classe ou ministres du hié-pan-
ta-hio-szi sont au nombre de deux , et ceux de la troisième
classe ou ministres du nuy-ko-hio-szi sont au nombre de dix.
Ils possèdent des titres bizarres, mais ils ont dans leurs attri-
butions la partie réelle des affaires de l'Empire, l'un est mi-
nistre des routes et canaux, l'autre ministre de la guerre, un
autre ministre des approvisionnements, un autre ministre des
eaux et forêts, un autre ministre de la santé publique, et ces
dénominations font comprendre la nature de leurs attribu-
tions.
Indépendamment de ses ministres, l'Empereur a un keun-
ki-tachin ou conseil privé choisi parmi les hauts fonctionnaires
de l'Etat sans égard au rang et dont le nombre n'est pas li-
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