Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-03-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 mars 1858 10 mars 1858
Description : 1858/03/10 (A3,N42). 1858/03/10 (A3,N42).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203088z
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/10/2012
MERCREDI 10 MARS. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 107
mois de décembre dernier, lord Derby, attaquant la
conduite de lord Palmerston, l'a vivement blâuié de ne
pas avoir fait passer les troupes anglaises par l'isthme
de Suez, quand la magnanimité de la France et l'em-
pressement du Vice-roi d'Egypte, d'accord avec la
pensée du Sultan, lui rendaient ce moyen de transport
si facile.
Enfin lord Derby et le comte de Malmesbury, ministre
des affaires étrangères, passent l'un et l'autre pour des
amis de la France, et les déclarations qu'a faites le Pre-
mier Lord de la Trésorerie en présentant son programme
attestent assez quels sont ses sentiments.
Ainsi, soit du côté de Constantinople, soit du côté de
l'Angleterre, les circonstances semblent tout à fait fa-
vorables; et il ne faut plus avoir qu'un peu de patience.
BARTHÉLÉMY SAINT-HILAIRE.
L'ACADÉMIE IMPÉRIALE DES SCIENCES DE VIENNE
ET LE CANAL DE SUEZ.
L'Académie impériale des sciences de Vienne, qui
avait entendu le discours de M. le baron de Czœrnig sur
le canal de Suez, dans sa séance du 8 janvier dernier,
a publié à part ce discours ou plutôt ce mémoire. La
question y est envisagée d'abord au point de vue géné-
ral, c'est-à-dire de l'intérêt commun de la civilisation;
et nos lecteurs peuvent se rappeler avec quelle éloquence
et quelle chaleur M. le baron de Czœrnig a présenté ces
considérations désintéressées, qui sont en effet les plus
hautes et les plus graves. Puis il a traité en particulier
des intérêts de l'Autriche dans cette grande entreprise, et
il a montré que cette communication nouvelle pourrait
apporter une immense activité au commerce de l'Adria-
tique , et surtout au commerce de Trieste et de Venise.
Le mémoire de M. le baron de Czœrnig ne contient
pas moins de 40 pages grand in-8°, dans les Mémoires
de la classe de philosophie et d'histoire (2Ge volume).
Nous ne reviendrons pas sur l'analyse de ce docu-
ment remarquable donné par nous en partie dans notre
numéro du 25 janvier dernier, page 37, mais nous trou-
vons dans le cours de ce travail, et surtout dans les
notes, quelques faits qu'il est bon de citer.
Ainsi M. le baron de Czœrnig rappelle l'opinion de
M. Petermann, qui jouit d'une.si grande autorité dans
toutes les matières de géographie ; et voici l'image très-
frappante que prend M. Petermann pour rendre sa pen-
sée sur l'ouverture de l'isthme de Suez. Nous l'avons
déjà citée, mais il est bon de la reproduire :
« S il était possible, dit-il, de faire un pont de Dou-
» vres à Calais, ou d'Europe en Amérique , cette com-
« munication colossale n'aurait pas sur le commerce
» universel et sur la puissance des peuples à beaucoup
« près autant d'influence que la destruction de cette pe-
» tite portion de terre qui joint l'Asie à l'Afrique ; car
« pour le grand commerce du monde ce sont les mers èt
» les golfes qui nous servent de ponts, puisque seuls les
» mers et les golfes réunissent les continents et mettent
» en communication les peuples les plus éloignés sur
» notre globe. » (Documents pour la géographie, 1855,
page 364. )
Un peu plus loin M. de Czœrnig, comparant le com-
merce des diverses nations aux deux époques de 1846
et 1856, c'est-à-dire à dix ans de distance, établit qu'en
1846 le commerce de Trieste était de 124 millions de
florins, ou 280 millions de francs, et qu'en 1856 il se
montait à 230 millions de florins. En dix ans ce com-
merce a donc doublé. Nulle part ailleurs la proportion
n'a été plus forte, ni en Angleterre ni en France. Ce seul
fait suffit à démontrer combien la ville de Trieste doit
attacher d'importance au canal maritime de Suez, et
quel aliment nouveau d'activité et d'industrie elle y pour-
rait puiser.
Dans une note fort curieuse et fort développée, p. 30,
M. le baron de Czœrnig a pris la peine de faire une sorte
de bibliographie de la question du canal de Suez et d'in-
diquer les principaux documents qui peuvent l'éclaircir.
Après ceux qu'a publiés M. de Lesseps, il cite avec élo-
ges plusieurs journaux, le nôtre d'abord, le Bollettino
delVistmo di Suez, le Moniteur industriel, etc., etc.
Plus loin, page 34, l'auteur donne les chiffres du
tonnage autrichien en 1854 et du commerce général de
l'Empire. Le tonnage total dans tous les ports autri-
chiens, entrées et sorties comprises, était, en 1854, de
7,776,000 tonneaux, dont 2,143,000 tonneaux pour
les ports seuls du Levant. La valeur totale des marchan-
dises transportées était de 392,409,000 florins, et pour
le Levant de 140,953,000 florins.
Il est indubitable que l'ouverture de l'isthme de Suez,
permettant à la marine autrichienne d'aller dans la mer
Rouge et la mer des Indes et de la Chine, augmenterait
prodigieusement tout ce mouvement commercial.
Nous pourrions encore extraire de l'excellent travail
de M. le baron de Czœrnig un grand nombre de faits
importants; mais nous regrettons que l'espace nous
manque cette fois; et nous devons nous borner à remer-
cier de nouveau M. de Czœrnig de l'attention si exacte
et si bienveillante qu'il a donnée, dans le sein de l'Aca-
démie des sciences de Vienne, à notre grande entre-
prise.
G. WAGENER.
L'ACADÉMIE ROYALE DES SCIENCES DE HOLLANDE
ET LE CANAL DE SUEZ.
Nous avons reçu le volume des Mémoires de l'Aca-
démie royale des sciences de Hollande où se trouve le
discours de M. F. W. Conrad, président de la Commis-
sion internationale, dont nous avons rendu compte dans
notre numéro du 10 décembre 1857 (page 514). Ce
volume est le septième du recueil de la savante Com-
pagnie; et le discours de M. Conrad y tient de la
page 169 à la page 199. Il a été prononcé, comme on
sait, en séance publique, le 28 novembre dernier.
Nous rappellerons succinctement les points principaux
mois de décembre dernier, lord Derby, attaquant la
conduite de lord Palmerston, l'a vivement blâuié de ne
pas avoir fait passer les troupes anglaises par l'isthme
de Suez, quand la magnanimité de la France et l'em-
pressement du Vice-roi d'Egypte, d'accord avec la
pensée du Sultan, lui rendaient ce moyen de transport
si facile.
Enfin lord Derby et le comte de Malmesbury, ministre
des affaires étrangères, passent l'un et l'autre pour des
amis de la France, et les déclarations qu'a faites le Pre-
mier Lord de la Trésorerie en présentant son programme
attestent assez quels sont ses sentiments.
Ainsi, soit du côté de Constantinople, soit du côté de
l'Angleterre, les circonstances semblent tout à fait fa-
vorables; et il ne faut plus avoir qu'un peu de patience.
BARTHÉLÉMY SAINT-HILAIRE.
L'ACADÉMIE IMPÉRIALE DES SCIENCES DE VIENNE
ET LE CANAL DE SUEZ.
L'Académie impériale des sciences de Vienne, qui
avait entendu le discours de M. le baron de Czœrnig sur
le canal de Suez, dans sa séance du 8 janvier dernier,
a publié à part ce discours ou plutôt ce mémoire. La
question y est envisagée d'abord au point de vue géné-
ral, c'est-à-dire de l'intérêt commun de la civilisation;
et nos lecteurs peuvent se rappeler avec quelle éloquence
et quelle chaleur M. le baron de Czœrnig a présenté ces
considérations désintéressées, qui sont en effet les plus
hautes et les plus graves. Puis il a traité en particulier
des intérêts de l'Autriche dans cette grande entreprise, et
il a montré que cette communication nouvelle pourrait
apporter une immense activité au commerce de l'Adria-
tique , et surtout au commerce de Trieste et de Venise.
Le mémoire de M. le baron de Czœrnig ne contient
pas moins de 40 pages grand in-8°, dans les Mémoires
de la classe de philosophie et d'histoire (2Ge volume).
Nous ne reviendrons pas sur l'analyse de ce docu-
ment remarquable donné par nous en partie dans notre
numéro du 25 janvier dernier, page 37, mais nous trou-
vons dans le cours de ce travail, et surtout dans les
notes, quelques faits qu'il est bon de citer.
Ainsi M. le baron de Czœrnig rappelle l'opinion de
M. Petermann, qui jouit d'une.si grande autorité dans
toutes les matières de géographie ; et voici l'image très-
frappante que prend M. Petermann pour rendre sa pen-
sée sur l'ouverture de l'isthme de Suez. Nous l'avons
déjà citée, mais il est bon de la reproduire :
« S il était possible, dit-il, de faire un pont de Dou-
» vres à Calais, ou d'Europe en Amérique , cette com-
« munication colossale n'aurait pas sur le commerce
» universel et sur la puissance des peuples à beaucoup
« près autant d'influence que la destruction de cette pe-
» tite portion de terre qui joint l'Asie à l'Afrique ; car
« pour le grand commerce du monde ce sont les mers èt
» les golfes qui nous servent de ponts, puisque seuls les
» mers et les golfes réunissent les continents et mettent
» en communication les peuples les plus éloignés sur
» notre globe. » (Documents pour la géographie, 1855,
page 364. )
Un peu plus loin M. de Czœrnig, comparant le com-
merce des diverses nations aux deux époques de 1846
et 1856, c'est-à-dire à dix ans de distance, établit qu'en
1846 le commerce de Trieste était de 124 millions de
florins, ou 280 millions de francs, et qu'en 1856 il se
montait à 230 millions de florins. En dix ans ce com-
merce a donc doublé. Nulle part ailleurs la proportion
n'a été plus forte, ni en Angleterre ni en France. Ce seul
fait suffit à démontrer combien la ville de Trieste doit
attacher d'importance au canal maritime de Suez, et
quel aliment nouveau d'activité et d'industrie elle y pour-
rait puiser.
Dans une note fort curieuse et fort développée, p. 30,
M. le baron de Czœrnig a pris la peine de faire une sorte
de bibliographie de la question du canal de Suez et d'in-
diquer les principaux documents qui peuvent l'éclaircir.
Après ceux qu'a publiés M. de Lesseps, il cite avec élo-
ges plusieurs journaux, le nôtre d'abord, le Bollettino
delVistmo di Suez, le Moniteur industriel, etc., etc.
Plus loin, page 34, l'auteur donne les chiffres du
tonnage autrichien en 1854 et du commerce général de
l'Empire. Le tonnage total dans tous les ports autri-
chiens, entrées et sorties comprises, était, en 1854, de
7,776,000 tonneaux, dont 2,143,000 tonneaux pour
les ports seuls du Levant. La valeur totale des marchan-
dises transportées était de 392,409,000 florins, et pour
le Levant de 140,953,000 florins.
Il est indubitable que l'ouverture de l'isthme de Suez,
permettant à la marine autrichienne d'aller dans la mer
Rouge et la mer des Indes et de la Chine, augmenterait
prodigieusement tout ce mouvement commercial.
Nous pourrions encore extraire de l'excellent travail
de M. le baron de Czœrnig un grand nombre de faits
importants; mais nous regrettons que l'espace nous
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et si bienveillante qu'il a donnée, dans le sein de l'Aca-
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ET LE CANAL DE SUEZ.
Nous avons reçu le volume des Mémoires de l'Aca-
démie royale des sciences de Hollande où se trouve le
discours de M. F. W. Conrad, président de la Commis-
sion internationale, dont nous avons rendu compte dans
notre numéro du 10 décembre 1857 (page 514). Ce
volume est le septième du recueil de la savante Com-
pagnie; et le discours de M. Conrad y tient de la
page 169 à la page 199. Il a été prononcé, comme on
sait, en séance publique, le 28 novembre dernier.
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