Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-03-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 mars 1858 10 mars 1858
Description : 1858/03/10 (A3,N42). 1858/03/10 (A3,N42).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203088z
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/10/2012
[ MERCREDI 10 MARS. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 115
la ville et la province sont tranquillisées, et elles sont actuelle-
ment régies par le lieutenant-gouverneur, sous la direction
des chefs alliés.
En attendant, on ne saurait rien présumer sur l'effet que
la nouvelle des derniers événements produira à Pékin. Nous
espérons tous qu'il arrivera un commissaire impérial, et que
l'on évitera d'autres hostilités. S'il n'en était pas ainsi, le pro-
chain but des opérations serait le Pé-cho; je suis persuadé
que l'on prendra alors des mesures suffisantes pour s'ap-
procher en forces si près de la capitale, qu'on sera bien assuré
d'y répandre une panique complète.
Les ministres russe et américain séjournent à la campagne
près de Macao, sans avoir eu à participer à la lutte; ils atten-
dent pour agir une occasion qui leur semblera.plus opportune
que celle-ci. L'avenir dira quel a été leur véritable dessein.
Nous trouvons dans la Gazette de Trieste du 24 fé-
vrier, quelques nouvelles commerciales de Chine. On
écrit à ce journal de Hong-kong, le 14 janvier :
Le blocus de la rivière n'est pas encore levé, il est plutôt
resserré encore, et en conséquence les négociants chinois n'ont
pilS beaucoup de confiance dans l'état des choses; ils n'ap-
portent plus d'exportations sur le marché et n'achètent aucune
espèce d'importations, cherchant au contraire à se retirer dans
• l'intérieur du pays avec leurs fonds. On attend avec impatience
la malle d'Europe, parce que l'on craint, à cause de la crise
universelle, des nouvelles encore plus malheureuses. La der-
nière malle n'a d'ailleurs pas produit ici un effet aussi mau-
vais qu'à Shang-haï; les cours sont plus bas, il est vrai, les
affaires peu animées, et des envois de numéraire assez con-
sidérables ont été faits pour l'Angleterre; mais nous n'avons
à rapporter aucune suspension de payement, et les banques
ont toutes satisfait aux demandes considérables qui leur ont
été faites.
On écrit de Shang-haï, le 8 janvier :
Les nouvelles alarmantes d'une crise en Angleterre n'ont pas
manqué de produire un grand effet sur notre place. Avant
l'arrivée de ces nouvelles il y avait encore des affaires impor-
tantes en thé et en soies, grâce à la conviction générale que
les prix étaient arrivés au cours les plus bas de la saison ;
mais à présent il en est autrement, et si les Chinois veulent
trouver des acheteurs, il faut qu'ils cèdent considérablement
l' de leurs prétentions ordinaires. Lorsque la rareté du numé-
raire sur les marchés d'Europe et d'Amérique aura cessé, et
que nos prix du thé et de la soie auront atteint un cours rai-
sonnable, les affaires ne manqueront pas de se relever
promptement.
En attendant, la reprise de la capitale de Chin-kiang par
les Impériaux est un fait important pour la situation politique
de cette partie de la Chine. Chin-kiang, située sur l'embou-
chure du grand canal dans le Yang-tsé-kiang, était fermée au
commerce depuis cinq ans, et par la reprise de cette ville les
provinces de Kiang-sou et de Tché-kiang sont de nouveau ou-
vertes à nos importations. Ces circonstances exerceront une
influence favorable, principalement sur les cotonnades et les
tissus de laine.
G. WAGEXER.
COMMERCE DES INDES ORIENTALES.
PORTS DE CALCUTTA, BOMBAY ET MADRAS.
Nous avons publié dans notre numéro du 25 décembre
1857 et dans notre numéro du 25 décembre 1856,
page 198, des détails fort intéressants donnés par un de
nos correspondants sur le commerce de Calcutta. La
même personne veut bien nous écrire la lettre suivante :
a Je viens compléter les renseignements publiés dans un des
derniers numéros de votre journal sur le mouvement de la
navigation dans le port de Calcutta. J'y ai joint des données
semblables pour les résidences de Bombay et de Madras,
ainsi qu'un tableau du commerce extérieur des trois prési-
dences avec le monde entier.
Ces documents, tirés des états publiés annuellement par
chaque capitale, sont d'une exactitude parfaite, tant pour la -
navigation que pour la valeur des marchandises suivant les
estimations de la douane. PourMadras seulement, la navigation
est estimée d'après le chiffre de son commerce comparé à
celui de Calcutta. C'est le seul moyen de ne pas tomber dans
des erreurs très-graves par suite de double emploi. En effet,
Calcutta porte ses arrivages et ses départs pour l'Angleterre
a viâ Madras et le Cap , « et Madras les fait figurer comme
départs et arrivages directs. Si tous les navires de Calcutta
touchaient à Madras, il n'y aurait pas de difficultés; mais il
n'en est pas ainsi. Il y a aussi répétition pour les navires qui
s'arrêtent successivement à plusieurs points de la côte; enfin
il y a un grand nombre de navires venant de l'Australie et
autres localités qui ne touchent à Madras que pour y compléter
leur chargement. Or la communication par le canal comprend,
outre l'Inde, plusieurs pays d'une haute importance com-
merciale dont la statistique doit être faite séparément, si l'on
veut s'assurer de ce que peut réellement produire la grande
entreprise dont vous vous occupez, et quoique le chiffre que
j'attribue à la navigation deMadrassoitcertainement au-dessous
de la réalité, il était nécessaire d'éviter des répétitions qui
eussent conduit à des appréciations erronées. „
D'ailleurs ce n'est pas vingt-cinq ou trente navires qui
peuvent faire une différence bien sensible sur la navigation
de l'Inde.
Il est à regretter qu'il n'y ait pas uniformité entre les rap-
ports publiés dans chaque présidence. -
Je regrette aussi que par un malentendu de libraire, les
rapports dç Madras et de Bombay pour 1856 à 1857 ne soient
pas encore arrivés. Quant à Calcutta, vous remarquerez qu'il
y a une diminution de 71,000 tonnes comparativement à
l'année précédente. Ce résultat avait été en partie prévu dans
une précédente communication. En effet, la fin de la guerre
et les espérances d'une meilleure récolte en Europe devaient
influencer les exportations des graines oléagineuses, ainsi que
du riz et du blé. La différence sur ces trois articles est de
100,139 tonnes. Pour Madras et Bombay, elle sera peu con-
sidérable , ces ports exportant peu de ces produits. Et comme
en somme la diminution du tonnage n'est que de 71,000 ton-
nes, il en résulte qu'il doit y avoir un excédant sur d'autres
articles. C'est en effet ce qui est arrivé pour le salpêtre, le
sucre, la soie, les peaux, etc. Il est inutile de répéter que pour
tous les ports le tonnage est la jauge officielle, qui, comme on
le sait, est généralement d'un quart tout au moins ou d'un
cinquième au-dessous de la réalité. Je terminerai par une
observation qui n'est pas sans importance, à savoir : que par
navire le tonnage a subi un accroissement assez considérable,
Ainsi, pour les voyages d'Europe le terme moyen des navires
anglais était de 695 tonnes en 1853-1854 et de 815 en 1856-
1857. Les Américains sont dans une proportion un peu plus
forte, c'est-à-dire de 640 à 820, tandis que les Français et
autres nationalités d'Europe ne représentent que 400 et 485
seulement.
la ville et la province sont tranquillisées, et elles sont actuelle-
ment régies par le lieutenant-gouverneur, sous la direction
des chefs alliés.
En attendant, on ne saurait rien présumer sur l'effet que
la nouvelle des derniers événements produira à Pékin. Nous
espérons tous qu'il arrivera un commissaire impérial, et que
l'on évitera d'autres hostilités. S'il n'en était pas ainsi, le pro-
chain but des opérations serait le Pé-cho; je suis persuadé
que l'on prendra alors des mesures suffisantes pour s'ap-
procher en forces si près de la capitale, qu'on sera bien assuré
d'y répandre une panique complète.
Les ministres russe et américain séjournent à la campagne
près de Macao, sans avoir eu à participer à la lutte; ils atten-
dent pour agir une occasion qui leur semblera.plus opportune
que celle-ci. L'avenir dira quel a été leur véritable dessein.
Nous trouvons dans la Gazette de Trieste du 24 fé-
vrier, quelques nouvelles commerciales de Chine. On
écrit à ce journal de Hong-kong, le 14 janvier :
Le blocus de la rivière n'est pas encore levé, il est plutôt
resserré encore, et en conséquence les négociants chinois n'ont
pilS beaucoup de confiance dans l'état des choses; ils n'ap-
portent plus d'exportations sur le marché et n'achètent aucune
espèce d'importations, cherchant au contraire à se retirer dans
• l'intérieur du pays avec leurs fonds. On attend avec impatience
la malle d'Europe, parce que l'on craint, à cause de la crise
universelle, des nouvelles encore plus malheureuses. La der-
nière malle n'a d'ailleurs pas produit ici un effet aussi mau-
vais qu'à Shang-haï; les cours sont plus bas, il est vrai, les
affaires peu animées, et des envois de numéraire assez con-
sidérables ont été faits pour l'Angleterre; mais nous n'avons
à rapporter aucune suspension de payement, et les banques
ont toutes satisfait aux demandes considérables qui leur ont
été faites.
On écrit de Shang-haï, le 8 janvier :
Les nouvelles alarmantes d'une crise en Angleterre n'ont pas
manqué de produire un grand effet sur notre place. Avant
l'arrivée de ces nouvelles il y avait encore des affaires impor-
tantes en thé et en soies, grâce à la conviction générale que
les prix étaient arrivés au cours les plus bas de la saison ;
mais à présent il en est autrement, et si les Chinois veulent
trouver des acheteurs, il faut qu'ils cèdent considérablement
l' de leurs prétentions ordinaires. Lorsque la rareté du numé-
raire sur les marchés d'Europe et d'Amérique aura cessé, et
que nos prix du thé et de la soie auront atteint un cours rai-
sonnable, les affaires ne manqueront pas de se relever
promptement.
En attendant, la reprise de la capitale de Chin-kiang par
les Impériaux est un fait important pour la situation politique
de cette partie de la Chine. Chin-kiang, située sur l'embou-
chure du grand canal dans le Yang-tsé-kiang, était fermée au
commerce depuis cinq ans, et par la reprise de cette ville les
provinces de Kiang-sou et de Tché-kiang sont de nouveau ou-
vertes à nos importations. Ces circonstances exerceront une
influence favorable, principalement sur les cotonnades et les
tissus de laine.
G. WAGEXER.
COMMERCE DES INDES ORIENTALES.
PORTS DE CALCUTTA, BOMBAY ET MADRAS.
Nous avons publié dans notre numéro du 25 décembre
1857 et dans notre numéro du 25 décembre 1856,
page 198, des détails fort intéressants donnés par un de
nos correspondants sur le commerce de Calcutta. La
même personne veut bien nous écrire la lettre suivante :
a Je viens compléter les renseignements publiés dans un des
derniers numéros de votre journal sur le mouvement de la
navigation dans le port de Calcutta. J'y ai joint des données
semblables pour les résidences de Bombay et de Madras,
ainsi qu'un tableau du commerce extérieur des trois prési-
dences avec le monde entier.
Ces documents, tirés des états publiés annuellement par
chaque capitale, sont d'une exactitude parfaite, tant pour la -
navigation que pour la valeur des marchandises suivant les
estimations de la douane. PourMadras seulement, la navigation
est estimée d'après le chiffre de son commerce comparé à
celui de Calcutta. C'est le seul moyen de ne pas tomber dans
des erreurs très-graves par suite de double emploi. En effet,
Calcutta porte ses arrivages et ses départs pour l'Angleterre
a viâ Madras et le Cap , « et Madras les fait figurer comme
départs et arrivages directs. Si tous les navires de Calcutta
touchaient à Madras, il n'y aurait pas de difficultés; mais il
n'en est pas ainsi. Il y a aussi répétition pour les navires qui
s'arrêtent successivement à plusieurs points de la côte; enfin
il y a un grand nombre de navires venant de l'Australie et
autres localités qui ne touchent à Madras que pour y compléter
leur chargement. Or la communication par le canal comprend,
outre l'Inde, plusieurs pays d'une haute importance com-
merciale dont la statistique doit être faite séparément, si l'on
veut s'assurer de ce que peut réellement produire la grande
entreprise dont vous vous occupez, et quoique le chiffre que
j'attribue à la navigation deMadrassoitcertainement au-dessous
de la réalité, il était nécessaire d'éviter des répétitions qui
eussent conduit à des appréciations erronées. „
D'ailleurs ce n'est pas vingt-cinq ou trente navires qui
peuvent faire une différence bien sensible sur la navigation
de l'Inde.
Il est à regretter qu'il n'y ait pas uniformité entre les rap-
ports publiés dans chaque présidence. -
Je regrette aussi que par un malentendu de libraire, les
rapports dç Madras et de Bombay pour 1856 à 1857 ne soient
pas encore arrivés. Quant à Calcutta, vous remarquerez qu'il
y a une diminution de 71,000 tonnes comparativement à
l'année précédente. Ce résultat avait été en partie prévu dans
une précédente communication. En effet, la fin de la guerre
et les espérances d'une meilleure récolte en Europe devaient
influencer les exportations des graines oléagineuses, ainsi que
du riz et du blé. La différence sur ces trois articles est de
100,139 tonnes. Pour Madras et Bombay, elle sera peu con-
sidérable , ces ports exportant peu de ces produits. Et comme
en somme la diminution du tonnage n'est que de 71,000 ton-
nes, il en résulte qu'il doit y avoir un excédant sur d'autres
articles. C'est en effet ce qui est arrivé pour le salpêtre, le
sucre, la soie, les peaux, etc. Il est inutile de répéter que pour
tous les ports le tonnage est la jauge officielle, qui, comme on
le sait, est généralement d'un quart tout au moins ou d'un
cinquième au-dessous de la réalité. Je terminerai par une
observation qui n'est pas sans importance, à savoir : que par
navire le tonnage a subi un accroissement assez considérable,
Ainsi, pour les voyages d'Europe le terme moyen des navires
anglais était de 695 tonnes en 1853-1854 et de 815 en 1856-
1857. Les Américains sont dans une proportion un peu plus
forte, c'est-à-dire de 640 à 820, tandis que les Français et
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