Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-02-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 février 1858 25 février 1858
Description : 1858/02/25 (A3,N41). 1858/02/25 (A3,N41).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203087j
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
88 L'ISTHME DE SUEZ, JEUDI 25 FÉVKIBK.
Le ministre serait souverain dans toutes les matières autres
que celles des finances; pour celles-là il aurait besoin de l'avis
du conseil. -
Les membres du conseil ne pourraient faire partie de la
Chambre des Communes ; mais le ministre aurait un secré-
taire, membre du Parlement.
La discussion générale a continué dans les séances sui-
vantes; -et jusqu'à présent le bill du ministère ne paraît pas
avoir rencontré de très-sérieuses difficultés.' -
Nous reviendrons sur ce bill important.
G. WAGENER.
* COMMUNICATIONS TÉLÉGRAPHIQUES
D'ANGLETERRE AUX INDES ORIENTALES.
La Chambre des Communes, dans sa séance du 8 fé-
vrier, s'est occupée de la question des communications
télégraphiques avec l'Inde. Voici quelle a été la discus-
sion, d'ailleurs fort incomplète, qui a eu lieu dans cette
séance.
M. Crawford a demandé au Premier Lord de la Trésorerie
si le gouvernement de Sa Majesté était entré dans quelques
arrangements pour étendre le système télégraphique sous-
marin de la Méditerranée jusqu'à Alexandrie, et si d'autres
arrangements avaient été conclus ou étalent sur le point de se
conclure par le gouvernement de Sa Majesté, afin de mettre
l'Inde en communication télégraphique avec l'Angleterre, par
la voie de l'Egypte et de la mer Rouge, ou par toute autre
route.
Lord Palmerston a répondu :
« Les arrangements dont parle mon honorable ami sont d'une
grande importance et excitent toute la sollicitude du gouverne-
ment. Il y a eu quelques pourparlers entre le gouvernement et
diverses compagnies relativement à la continuation de la ligne
télégraphique jusqu'à Alexandrie; mais le gouvernement de
Sa Majesté n'a. pu encore arrêter rien de précis avec ces com-
pagnies. En ce qui regarde la continuation de la ligne télé-
graphique le long de la mer Rouge et de là jusque dans l'Inde,
aucune offre n'a encore été soumise au gouvernement.
Il est impossible que l'impatience légitime du public
anglais se contente de ces explications. Le télégraphe
électrique va aujourd'hui jusqu'à Malté; et il ne paraît
pas que rien s'oppose à ce qu'on le continue de Malte à
Alexandrie. S'il était poussé jusque-là, ce serait encore
trois jours de gagnés pour la transmission des dépêches,
et il serait précieux d'obtenir cette abréviation. A en
juger par la réponse du Premier Ministre, il ne semble
pas que le gouvernement anglais s'en préoccupe beau-
coup. Cette réponse est aussi en contradiction avec les
faits que les journaux ont récemment publiés sur les né-
gociations pendantes pour le télégraphe électrique par
la mer Rouge. (Voir notre dernier numéro, page 60.)
Le Parlement reviendra certainement bientôt sur ces
questions.
ERNEST DESPLACES.
PRISE DE CANTON.
journaux anglais du 10 février donnaient, d'après
leurs correspondants de Malle, la dépêche télégraphique
suivante :
« Le bombardement de Canton a commencé le 28 décembre
au point du jour, et il a duré toute la journée et toute la nuit.
» L'assaut de la ville a été donné le lendemain 29, à six
heures du matin, par trois divisions anglaises et une division
française.
Le fort de Gough a été pris à deux heures, puis on l'a
fait sauter.
» Les Chinois continuaient leur feu de l'intérieur de leurs
maisons. On a défendu aux troupes de pénétrer dans la cité. »
On lit dans le Moniteur universel du 14 février :
« Le gouvernement de l'Empereur a reçu une dépêche de
M. le contre-amiral Rigault de Genouilly, qui donne quelques
détails sur la prise de Canton.
Le débarquement des forces-alliées a eu lieu le 28 décembre.
En raison du petit nombre d'hommes que M. le contre-
amiral Rigault de Genouilly pouvait mettre en ligne (900 hom-
mes environ), un poste d'honneur, c'est-à-dire la tête de l'une
des colonnes d'attaque, avait été réservé au corps de débar-
quement français par M. le contre-amiral Seymour, comman-
dant des forces anglaises.
Ce témoignage de sympathie a vivement touché nos marins
et nos soldats. ,.
Anglais et Français ont marché avec la même ardeur contre
les murs de Canton.
Le 28, après quelques engagements avec les troupes chi-
noises, le fort Lyn était pris. *
M. Martin des Pallières, sergent-major d'infanterie de ma-
rine, avait l'honneur d'être le premier à y planter le drapeau
de la France.
Le 29, les colonnes d'attaque ont été dirigées contre les
murailles de la ville.
Le second maître Pélissier, de la Capricieuse, arrivé le
premier sur la brèche, a arboré nos couleurs sur un corps de
garde de la muraille.
Il a été suivi de près et vaillamment soutenu par un chef de
pièce de la même corvette, le nommé Laurier.
cc Tout le monde, ajoute M. le contre-amiral Rigault de Ge-
nouilly, rivalisant de zèle avec nos Intrépides alliés, a fait
magnifiquemept son devoir pour soutenir l'honneur des armes
de l'Empereur, qui a été maintenu dans tout son éclat. »
Cet officier général cite comme ayant montré beaucoup
d'élan le capitaine de vaisseau Collier et les lieutenants de
vaisseau de Vautré et Vériot.
La dépêche se termine par ces mots :
« Canton est aux pieds des forces alliées. Les forts du Nord
paraissent abandonnés. Les pavillons de l'Angleterre et de la
France flottent sur la pagode à cinq étages. Nos pertes sont
peu considérables pour une attaque de vive force.
» Je me concerte avec M. l'amiral Seymour et M. le général
Straubenzée pour assurer les résultats de la victoire obtenue
par les armes de l'Angleterre et de la France. Le feu des bâ-
timents- alliés a été excellent et n'a pas peu contribué au
succès. »
Nos lecteurs se rappellent que M. le contre-amiral
Rigault de Genouilly est membre de la Commission
internationale pour l'isthme de Suez.
On pense recevoir d'un moment *à l'autre, dit le
Moniteur universel, et publier le rapport détaillé de
l'amiral Rigault de Genouilly. En attendant que cette
pièce se produise, nous croyons intéressant de faire con-
Le ministre serait souverain dans toutes les matières autres
que celles des finances; pour celles-là il aurait besoin de l'avis
du conseil. -
Les membres du conseil ne pourraient faire partie de la
Chambre des Communes ; mais le ministre aurait un secré-
taire, membre du Parlement.
La discussion générale a continué dans les séances sui-
vantes; -et jusqu'à présent le bill du ministère ne paraît pas
avoir rencontré de très-sérieuses difficultés.' -
Nous reviendrons sur ce bill important.
G. WAGENER.
* COMMUNICATIONS TÉLÉGRAPHIQUES
D'ANGLETERRE AUX INDES ORIENTALES.
La Chambre des Communes, dans sa séance du 8 fé-
vrier, s'est occupée de la question des communications
télégraphiques avec l'Inde. Voici quelle a été la discus-
sion, d'ailleurs fort incomplète, qui a eu lieu dans cette
séance.
M. Crawford a demandé au Premier Lord de la Trésorerie
si le gouvernement de Sa Majesté était entré dans quelques
arrangements pour étendre le système télégraphique sous-
marin de la Méditerranée jusqu'à Alexandrie, et si d'autres
arrangements avaient été conclus ou étalent sur le point de se
conclure par le gouvernement de Sa Majesté, afin de mettre
l'Inde en communication télégraphique avec l'Angleterre, par
la voie de l'Egypte et de la mer Rouge, ou par toute autre
route.
Lord Palmerston a répondu :
« Les arrangements dont parle mon honorable ami sont d'une
grande importance et excitent toute la sollicitude du gouverne-
ment. Il y a eu quelques pourparlers entre le gouvernement et
diverses compagnies relativement à la continuation de la ligne
télégraphique jusqu'à Alexandrie; mais le gouvernement de
Sa Majesté n'a. pu encore arrêter rien de précis avec ces com-
pagnies. En ce qui regarde la continuation de la ligne télé-
graphique le long de la mer Rouge et de là jusque dans l'Inde,
aucune offre n'a encore été soumise au gouvernement.
Il est impossible que l'impatience légitime du public
anglais se contente de ces explications. Le télégraphe
électrique va aujourd'hui jusqu'à Malté; et il ne paraît
pas que rien s'oppose à ce qu'on le continue de Malte à
Alexandrie. S'il était poussé jusque-là, ce serait encore
trois jours de gagnés pour la transmission des dépêches,
et il serait précieux d'obtenir cette abréviation. A en
juger par la réponse du Premier Ministre, il ne semble
pas que le gouvernement anglais s'en préoccupe beau-
coup. Cette réponse est aussi en contradiction avec les
faits que les journaux ont récemment publiés sur les né-
gociations pendantes pour le télégraphe électrique par
la mer Rouge. (Voir notre dernier numéro, page 60.)
Le Parlement reviendra certainement bientôt sur ces
questions.
ERNEST DESPLACES.
PRISE DE CANTON.
journaux anglais du 10 février donnaient, d'après
leurs correspondants de Malle, la dépêche télégraphique
suivante :
« Le bombardement de Canton a commencé le 28 décembre
au point du jour, et il a duré toute la journée et toute la nuit.
» L'assaut de la ville a été donné le lendemain 29, à six
heures du matin, par trois divisions anglaises et une division
française.
Le fort de Gough a été pris à deux heures, puis on l'a
fait sauter.
» Les Chinois continuaient leur feu de l'intérieur de leurs
maisons. On a défendu aux troupes de pénétrer dans la cité. »
On lit dans le Moniteur universel du 14 février :
« Le gouvernement de l'Empereur a reçu une dépêche de
M. le contre-amiral Rigault de Genouilly, qui donne quelques
détails sur la prise de Canton.
Le débarquement des forces-alliées a eu lieu le 28 décembre.
En raison du petit nombre d'hommes que M. le contre-
amiral Rigault de Genouilly pouvait mettre en ligne (900 hom-
mes environ), un poste d'honneur, c'est-à-dire la tête de l'une
des colonnes d'attaque, avait été réservé au corps de débar-
quement français par M. le contre-amiral Seymour, comman-
dant des forces anglaises.
Ce témoignage de sympathie a vivement touché nos marins
et nos soldats. ,.
Anglais et Français ont marché avec la même ardeur contre
les murs de Canton.
Le 28, après quelques engagements avec les troupes chi-
noises, le fort Lyn était pris. *
M. Martin des Pallières, sergent-major d'infanterie de ma-
rine, avait l'honneur d'être le premier à y planter le drapeau
de la France.
Le 29, les colonnes d'attaque ont été dirigées contre les
murailles de la ville.
Le second maître Pélissier, de la Capricieuse, arrivé le
premier sur la brèche, a arboré nos couleurs sur un corps de
garde de la muraille.
Il a été suivi de près et vaillamment soutenu par un chef de
pièce de la même corvette, le nommé Laurier.
cc Tout le monde, ajoute M. le contre-amiral Rigault de Ge-
nouilly, rivalisant de zèle avec nos Intrépides alliés, a fait
magnifiquemept son devoir pour soutenir l'honneur des armes
de l'Empereur, qui a été maintenu dans tout son éclat. »
Cet officier général cite comme ayant montré beaucoup
d'élan le capitaine de vaisseau Collier et les lieutenants de
vaisseau de Vautré et Vériot.
La dépêche se termine par ces mots :
« Canton est aux pieds des forces alliées. Les forts du Nord
paraissent abandonnés. Les pavillons de l'Angleterre et de la
France flottent sur la pagode à cinq étages. Nos pertes sont
peu considérables pour une attaque de vive force.
» Je me concerte avec M. l'amiral Seymour et M. le général
Straubenzée pour assurer les résultats de la victoire obtenue
par les armes de l'Angleterre et de la France. Le feu des bâ-
timents- alliés a été excellent et n'a pas peu contribué au
succès. »
Nos lecteurs se rappellent que M. le contre-amiral
Rigault de Genouilly est membre de la Commission
internationale pour l'isthme de Suez.
On pense recevoir d'un moment *à l'autre, dit le
Moniteur universel, et publier le rapport détaillé de
l'amiral Rigault de Genouilly. En attendant que cette
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