Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-02-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 février 1858 25 février 1858
Description : 1858/02/25 (A3,N41). 1858/02/25 (A3,N41).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203087j
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
102 L'ISTHME DE SUEZ, JEUDI 25 FÉVKIEB.
d'un point, il ouvre des idées qui n'avaient point encore
été développées, ou qui, du moins, ne l'avaient point été
avec autant de force et de netteté. *
Le troisième et dernier livre de l'ouvrage traite exclu-
sivement du Soudan et des réformes si bienfaisantes que
le voyage de S. A. le Vice-roi y a provoquées. M. P.
Merruau est remonté à la conquête de cette province
sous Méhémet-Ali , et il a rappelé quels affreux désordres
avaient suivi et s'étaient perpétués depuis cette époque.
La présence de Mohammed-Saïd, et l'enquête qu'il a
-voulu faire de sa personne, à la fin de l'année 1850 et
au début de 1857, ont fait cesser le mal ; et les ordon-
nances que le Prince a rendues pour mettre fin à cette
situation déplorable ont obtenu l'estime et l'admiration
de l'Europe entière dès qu'elles y ont été connues. Une
innovation aussi généreuse qu'intelligente, la nomina-
tion d'un gouverneur chrétien , a réussi au delà de toute
espérance, et l'administration de M. Arakel-Bey n'a été
signalée jusqu'à ce jour que par les plus heureux résul-
tats. La paix, la sécurité, le travail, ont été ramenés
dans ces contrées, pour lesquelles de la visite du ice-roi
datera une ère nouvelle de bonheur à la fois et de pro-
grès.
En terminant son ouvrage, M. P. Merroau exprime
des vœux avec lesquels nous sympathisons bien vive-
ment, et qui seront approuvés de tous les amis de la
civilisation.
a D'après tout ce que nous venons d'exposer, dit-il,
n on voit que l'œuvre de Méhémet-Ali se continue au-
.11 jourd'hui en Égypte sous la direction d'un prince
n mieux pénétré de l'esprit de son temps. Il n'y a pas
n de comparaison à établir entre l'état de l'Egypte à la
v mort de Méhémet-Ali et sa situation actuelle. Méhé-
» met-Ali n'a pas eu le temps de faire autre chose qu'une
» ébauche. Il avait posé çà et là des assises; mais la
guerre l'a empêché d'élever un édifice solide et du-
« rable. Il appartenait à son fils de poursuivre cette
» œuvre de paix, en profitant de toute l'expérience ac-
« quise et en se gardant de retomber dans les fautes
» inévitables du début. Que ce gouvernement persiste
» dans la voie où il marche depuis trois ans, et le succès
de la réforme en Égypte parait assuré. »
M. F. de Lesseps, dans la lettre qu'il a adressée à
,M. P. Merruau pour le féliciter d'avoir entrepris son
livre, partage cette espérance, et nous la partageons
comme lui. L'ouvrage de M. P. Merruau contribuera
beaucoup à assurer à l'Egypte les sympathies qui la doi-
vent soutenir dans la carrière où elle est entrée, et où
elle a encore tant à faire, sous le patronage bienveillant
.àe toutes les puissances européennes.
Dans une introduction peu étendue, mais substantielle,
l'auteur a parcouru le passé de l'Égypte pour en signa-
ler les faits principaux. Il n'a pas voulu qu'on oubliât
cette glorieuse histoire qui rattache l'Egypte de nos
jours à celle des Pharaons et des Grecs, et l'Égypte des
chemins de fer,à celle des pyramides et de Thèbes aux
cent portes. M. Merruau a eu bien raison d'évoquer ces
.grands souvenirs ; car ils; projettent sur ce. noble pays,
^
civilisation, une auréole singulière que nul ne peut
-lui disputer. Cette étude du passé montre en outre
par quelles épreuves cette contrée a successivement
passé, et de quel abîme elle avait à sortir quand l'expé-
dition des Français, en 1798, est venue la tirer de ce
long sommeil !
Parmi les pièces justificatives, une de celles qui nous
ont le plus frappé , c'est le rapport adressé au Directoire
exécutif le 25 pluviôse an VI, sur les relations de la
France et de l'Egypte. C'est ce rapport, remis au géné-
ral Bonaparte, qui a déterminé sa mémorable entreprise.
Nous croyons que ce document, si grave pour l'histoire,
est resté jusqu'à cette heure inédit ; et c'est une bonne
fortune pour M. Merruau d'avoir pu le fournir aux futurs
historiens de l'expédition d'Egypte.
Nous aurions encore à dire bien des choses sur le
livre de M. Merruau ; mais il faut nous borner. Ce que
nous en avons dit suffira pour bien faire voir ce qu'il
est : un exposé fidèle et complet des principaux événe-
ments administratifs et politiques qui se sont accomplis
en Égypte depuis le règne de Mohammed-Said. La
forme qu'a adoptée l'auteur est aussi attachante qu'elle
est simple ; et son ouvrage est composé avec une netteté
qui en rend laiecture agréable et facile. Le style en est
élégant et rapide. En un mot, nous croyons que depuis
longtemps il n'a rien été publié sur 1 Égypte qui la fasse
aussi bien connaître et aussi justement apprécier.
L'Égypte prend tous les jours de plus en plus d'impor-
tance aux yeux de l'Europe, puisqu'elle devient la route
obligée des mers de l'Asie, où s'agitent actuellement de
si grands problèmes ; et le public européen doit com-
prendre que la bonne administration de 1 Égypte est un
élément considérable de tous les progrès que la civilisa-
tion chrétienne poursuit en Orient. A ce titre, comme à
plusieurs autres, le livre de M. Merruau se recom-
mande à l'attention de tous les hommes d'État, et il
contribuera, nous n'en doutons pas, à entretenir en fa-
veur de l'Égypte toutes les sympathies qu'elle mérite à
tant d'égards.
BARTHÉLÉMY SAINT-HILAIRE.
LE COMMERCE EN CHINE.
( Suite. )
Ainsi que nous le promettions dans notre numéro du
10 janvier (page 31), nous revenons à la correspondance
curieuse que le Times reçoit de Shang-haï. Quatre
causes, disait le correspondant anonyme, s'opposent. au
progrès du commerce en Chine : d'abord la routine,
puis l'industrie, ensuite l'insurrection, enfin l'élévation
des droits d'entrée.
La quatrième cause par laquelle on explique l'absence dii
progrès dans la vente des produits aoglais en Chine, est
l'élévation des droits d'entrée. ,
En Angleterre on est généralement convaincu, et cette con-
viction est partagée par les maisons anglaises à Hoog-kong ,
que les douanes chinoises enferment tous les produits anglais
dans un littoral très-étroit. M. Hutherford Alcock, qui, en
d'un point, il ouvre des idées qui n'avaient point encore
été développées, ou qui, du moins, ne l'avaient point été
avec autant de force et de netteté. *
Le troisième et dernier livre de l'ouvrage traite exclu-
sivement du Soudan et des réformes si bienfaisantes que
le voyage de S. A. le Vice-roi y a provoquées. M. P.
Merruau est remonté à la conquête de cette province
sous Méhémet-Ali , et il a rappelé quels affreux désordres
avaient suivi et s'étaient perpétués depuis cette époque.
La présence de Mohammed-Saïd, et l'enquête qu'il a
-voulu faire de sa personne, à la fin de l'année 1850 et
au début de 1857, ont fait cesser le mal ; et les ordon-
nances que le Prince a rendues pour mettre fin à cette
situation déplorable ont obtenu l'estime et l'admiration
de l'Europe entière dès qu'elles y ont été connues. Une
innovation aussi généreuse qu'intelligente, la nomina-
tion d'un gouverneur chrétien , a réussi au delà de toute
espérance, et l'administration de M. Arakel-Bey n'a été
signalée jusqu'à ce jour que par les plus heureux résul-
tats. La paix, la sécurité, le travail, ont été ramenés
dans ces contrées, pour lesquelles de la visite du ice-roi
datera une ère nouvelle de bonheur à la fois et de pro-
grès.
En terminant son ouvrage, M. P. Merroau exprime
des vœux avec lesquels nous sympathisons bien vive-
ment, et qui seront approuvés de tous les amis de la
civilisation.
a D'après tout ce que nous venons d'exposer, dit-il,
n on voit que l'œuvre de Méhémet-Ali se continue au-
.11 jourd'hui en Égypte sous la direction d'un prince
n mieux pénétré de l'esprit de son temps. Il n'y a pas
n de comparaison à établir entre l'état de l'Egypte à la
v mort de Méhémet-Ali et sa situation actuelle. Méhé-
» met-Ali n'a pas eu le temps de faire autre chose qu'une
» ébauche. Il avait posé çà et là des assises; mais la
guerre l'a empêché d'élever un édifice solide et du-
« rable. Il appartenait à son fils de poursuivre cette
» œuvre de paix, en profitant de toute l'expérience ac-
« quise et en se gardant de retomber dans les fautes
» inévitables du début. Que ce gouvernement persiste
» dans la voie où il marche depuis trois ans, et le succès
de la réforme en Égypte parait assuré. »
M. F. de Lesseps, dans la lettre qu'il a adressée à
,M. P. Merruau pour le féliciter d'avoir entrepris son
livre, partage cette espérance, et nous la partageons
comme lui. L'ouvrage de M. P. Merruau contribuera
beaucoup à assurer à l'Egypte les sympathies qui la doi-
vent soutenir dans la carrière où elle est entrée, et où
elle a encore tant à faire, sous le patronage bienveillant
.àe toutes les puissances européennes.
Dans une introduction peu étendue, mais substantielle,
l'auteur a parcouru le passé de l'Égypte pour en signa-
ler les faits principaux. Il n'a pas voulu qu'on oubliât
cette glorieuse histoire qui rattache l'Egypte de nos
jours à celle des Pharaons et des Grecs, et l'Égypte des
chemins de fer,à celle des pyramides et de Thèbes aux
cent portes. M. Merruau a eu bien raison d'évoquer ces
.grands souvenirs ; car ils; projettent sur ce. noble pays,
^
civilisation, une auréole singulière que nul ne peut
-lui disputer. Cette étude du passé montre en outre
par quelles épreuves cette contrée a successivement
passé, et de quel abîme elle avait à sortir quand l'expé-
dition des Français, en 1798, est venue la tirer de ce
long sommeil !
Parmi les pièces justificatives, une de celles qui nous
ont le plus frappé , c'est le rapport adressé au Directoire
exécutif le 25 pluviôse an VI, sur les relations de la
France et de l'Egypte. C'est ce rapport, remis au géné-
ral Bonaparte, qui a déterminé sa mémorable entreprise.
Nous croyons que ce document, si grave pour l'histoire,
est resté jusqu'à cette heure inédit ; et c'est une bonne
fortune pour M. Merruau d'avoir pu le fournir aux futurs
historiens de l'expédition d'Egypte.
Nous aurions encore à dire bien des choses sur le
livre de M. Merruau ; mais il faut nous borner. Ce que
nous en avons dit suffira pour bien faire voir ce qu'il
est : un exposé fidèle et complet des principaux événe-
ments administratifs et politiques qui se sont accomplis
en Égypte depuis le règne de Mohammed-Said. La
forme qu'a adoptée l'auteur est aussi attachante qu'elle
est simple ; et son ouvrage est composé avec une netteté
qui en rend laiecture agréable et facile. Le style en est
élégant et rapide. En un mot, nous croyons que depuis
longtemps il n'a rien été publié sur 1 Égypte qui la fasse
aussi bien connaître et aussi justement apprécier.
L'Égypte prend tous les jours de plus en plus d'impor-
tance aux yeux de l'Europe, puisqu'elle devient la route
obligée des mers de l'Asie, où s'agitent actuellement de
si grands problèmes ; et le public européen doit com-
prendre que la bonne administration de 1 Égypte est un
élément considérable de tous les progrès que la civilisa-
tion chrétienne poursuit en Orient. A ce titre, comme à
plusieurs autres, le livre de M. Merruau se recom-
mande à l'attention de tous les hommes d'État, et il
contribuera, nous n'en doutons pas, à entretenir en fa-
veur de l'Égypte toutes les sympathies qu'elle mérite à
tant d'égards.
BARTHÉLÉMY SAINT-HILAIRE.
LE COMMERCE EN CHINE.
( Suite. )
Ainsi que nous le promettions dans notre numéro du
10 janvier (page 31), nous revenons à la correspondance
curieuse que le Times reçoit de Shang-haï. Quatre
causes, disait le correspondant anonyme, s'opposent. au
progrès du commerce en Chine : d'abord la routine,
puis l'industrie, ensuite l'insurrection, enfin l'élévation
des droits d'entrée.
La quatrième cause par laquelle on explique l'absence dii
progrès dans la vente des produits aoglais en Chine, est
l'élévation des droits d'entrée. ,
En Angleterre on est généralement convaincu, et cette con-
viction est partagée par les maisons anglaises à Hoog-kong ,
que les douanes chinoises enferment tous les produits anglais
dans un littoral très-étroit. M. Hutherford Alcock, qui, en
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