Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-02-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 février 1858 25 février 1858
Description : 1858/02/25 (A3,N41). 1858/02/25 (A3,N41).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203087j
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
JEUDI 25 FÉVRIER. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 95
s'emparer d'un terrain très-étendu au milieu de l'empire,
d'avoir à sa solde les principaux chefs arabes, et d'employer
des forces militaires pour la protection de la ligne ; elle dé-
clara qu'elle ne consentirait jamais à un pareil état de choses,
et qu'elle n'avait pas elle-même dans ce pays un pouvoir suf-
fisant pour se charger de la protection de la ligne. D'ailleurs,
pourquoi aussi protégerait-elle une ligne qui devait rester
entre .des mains étrangères ?
» Cette seconde violation des désirs de la Turquie finit par un
refus direct de l'autorisation demandée. Elle n'aurait jamais
refusé une demande raisonnable; et la preuve, c'est l'autorisa-
tion donnée au mois de mai 1856 pour la pose d'un télé-
graphe dans la mer Rouge, et dont le contrôle aurait été com-
plètement laissé entre les mains d'une compagnie anglaise,
Que devons-n'ous penser d'un gouvernement qui ne connaît ni
l'état de la Mésopotamie, ni ses habitants, ni leurs relations
avec la Porte, ni les sentiments de cette dernière à l'égard de
l'admission d'influences étrangères dans son pays? Non con-
tent de faire paraître une grossière ignorance géographique
et politique, il montra une égale ignorance de la nature des
communications télégraphiques et des principes sur lesquels
seuls elles peuvent être établies.
» Nous sommes sûr de l'approbation de tout homme intel-
ligent quand nous disons que le contrôle le plus parfait et le
plus exclusif est absolument nécessaire pour assurer la récep-
tion régulière, sans interception ni indiscrétion, de nos dé-
pêches politiques et commerciales de l'Inde. Il ne suffit pas
d'avoir nos employés et nos stations, lorsque les fils appar-
tiennent, à un autre gouvernement et qu'ils sont entretenus
par des étrangers.
» Ces principes n'avaient-ils pas été violés dans la convention
conclue avec le gouvernement de l'Autriche pour l'établisse-
ment d'une ligne de Raguse à Corfou et Alexandrie? L'exis-
tence de cette convention est encore un mystère officiel; mais
nous parlons d'une affaire historique. Nous apprenons que
la Compagnie des Indes vient, pour la troisième fois, de se
déclarer prête à payer une subvention pour le télégraphe de
la mer Rouge, et nous pouvons espérer que le gouvernement
a suffisamment profité des expériences du passé pour ne plus
refuser son adhésion. »
Il semble au contraire que le Premier Ministre, malgré ses
promesses du 28 août dernier, refuse d'appuyer la compagnie
qui doit établir le télégraphe par la mer Rouge.
Le Daily Nêws, le Morning Chronicle et plusieurs autres
journaux anglais ont publié la lettre de M. Ferd. de Lesseps
à M. Darby Griffith. Cette publication aura été fort utile pour
mettre le public anglais au courant de cette affaire, à un
moment où elle va être portée à la tribune. La véritable si-
tuation des choses à Constantinople est aujourd'hui connue,
et chacun sait quel est le caractère des démarches de M. Ferd.
de Lesseps auprès de la Porte Ottomane.
La Presse d' Orient du 6 février reproduit dans un article
très-développé une partie du rapport de M. le baron de
Czœrnig à l'Académie des sciences de Vienne. Elle insiste sur
l'importance de cette manifestation nouvelle, où elle voit
comme « une profession de foi » du gouvernement autrichien
en faveur du projet de M. F. de Lesseps. La Presse d'Orient
partage d'ailleurs toutes les espérances de M. le baron de
Czœrnig, et elle trouve dans l'ouverture de l'isthme de Suez
un immense avantage pour les progrès de la civilisation. -
La Presse d'Orient du 30 janvier donne le sommaire de
notre numéro du 10 janvier 1858 et le sommaire du Bulle-
tin de l'isthme de Suez du 31 décembre 1857.
La Presse d Orient publie aussi, dans son numéro du 3 fé-
vrier, le remarquable article que nous donpons plus haut sur
Venise et sur le projet qu'eut, au seizième siècle, la Sérénis-
sime République de percer l'isthme de Suez. Cette grande
opération, si on eût pir l'accomplir alors, aurait peut-être été ,
le salut de-Venise, et l'on ne peut dire ce qu'aurait produit
pour elle et le reste de l'Europe le commerce de l'Asie lorn-
bant entre ses mains.
La Gazette de Trieste du 10 février annonce, après d'autres
journaux, que M. Brown, chargé d'affaires des États-Unis il
Constantinople, a assuré M. Ferd. de Lesseps de la sympathie
que porte son gouvernement à l'entreprise du canal de Suez,
et de l'appui énergique qu'il compte y donner. -
Voici la singulière correspondance que l'Ost-Deutsche Post
du 26 janvier se fait écrire d'Egypte :
u Les fellahs attendent avec impatience le commencement
des travaux du canal de Suez, à cause du salaire élevé qui
leur est promis. Les autres classes, surtout les propriétaires,
ne sont pgs enchantées du canal, parce qu'elles craignent qu'il
ne leur manque des bras pour les travaux d'agriculture, et que
l'emploi de 100,000 fellahs aux travaux du canal ne fasse
augmenter le prix du travail, et en conséquence aussi celui des
produits. Parmi les étrangers en Égypte il n'y a que les Fran- -
çais de contents, qui attendent avec impatience le moment où
ils pourraient envahir les places d'ingénieurs, de chefs de bu-
reau, etc., dans l'administration du canal; les autres nationaux,
surtout les Anglais, sont jaloux de ce que cette entreprise
prend un caractère trop exclusivement français, et que toutes
les places ont été promises à des Français. »
L'auteur de la correspondance qui continue sur ce ton pré-
tend à la fin que les frais de construction du canal ont été
estimés trop bas; et il promet de traiter dans une prochaine
correspondance les difficultés que la navigation ne manquera
pas de rencontrer dans le canal.
VOsl-Deutsche Post devrait savoir que le Morning-Post,
organe du Premier Ministre à Londres, reçoit aussi d'Alexandrie
des correspondances analogues, et il devrait s'apercevoir que
c'est faire double emploi.
Du reste, on peut voir plus haut la réponse que la Gazette
autrichienne et le Moniteur de laflotte out faite à l'Ost-Deutsche
Post.
M. Frédéric Szarvady, que nos lecteurs connaissent déjà par
les excellents. articles qu'il publie de temps en temps sur la
question du canal dans la Gazette de Cologne, répond dans le
numéro du 20 février de ce journal à l'Ost-Deuttche Post et
à ses fausses assertions. L'attitude de certaines feuilles, commç
la feuille autrichienne et le Journal de Franrfort, que l'on
dit être inspirés quelquefois par le ministère des affaires
étrangères en Autriche, s'explique, suivant M. Szarvady, par
l'attitude même de ce ministère, qu'il ne faut pas confondre
avec les intentions réelles de leur gouvernement et aveo leur
véritable politique. Le Premier Ministre de l'Angleterre et son
ambassadeur à Constantinople étant opposés au canal, il est
concevable que les ministères des affaires étrangères en
Europe observent une certaine réserve, pour maintenir la
bonne entente avec l'Angleterre 4 c'est ainsi qu'il arrive que les
ministres évitent dans leurs actes, sinon dans leurs sentiments,
autant que possible tout ce qui pourrait blesser le chef du
Cabinet anglais. Mais cette attitude des ministres ne doit pas
être identifiée avec les dispositions des souverains, non plus
qu'avec la politique fondamentale des cabinets; on en a vu les
preuves à Vienne comme à Paris, à Turin comme à Constan-
tinople.
M. de Lesseps a parfaitement prévu cette complication
diplomatique, même avant d'obtenir la concession du Vice-roi
s'emparer d'un terrain très-étendu au milieu de l'empire,
d'avoir à sa solde les principaux chefs arabes, et d'employer
des forces militaires pour la protection de la ligne ; elle dé-
clara qu'elle ne consentirait jamais à un pareil état de choses,
et qu'elle n'avait pas elle-même dans ce pays un pouvoir suf-
fisant pour se charger de la protection de la ligne. D'ailleurs,
pourquoi aussi protégerait-elle une ligne qui devait rester
entre .des mains étrangères ?
» Cette seconde violation des désirs de la Turquie finit par un
refus direct de l'autorisation demandée. Elle n'aurait jamais
refusé une demande raisonnable; et la preuve, c'est l'autorisa-
tion donnée au mois de mai 1856 pour la pose d'un télé-
graphe dans la mer Rouge, et dont le contrôle aurait été com-
plètement laissé entre les mains d'une compagnie anglaise,
Que devons-n'ous penser d'un gouvernement qui ne connaît ni
l'état de la Mésopotamie, ni ses habitants, ni leurs relations
avec la Porte, ni les sentiments de cette dernière à l'égard de
l'admission d'influences étrangères dans son pays? Non con-
tent de faire paraître une grossière ignorance géographique
et politique, il montra une égale ignorance de la nature des
communications télégraphiques et des principes sur lesquels
seuls elles peuvent être établies.
» Nous sommes sûr de l'approbation de tout homme intel-
ligent quand nous disons que le contrôle le plus parfait et le
plus exclusif est absolument nécessaire pour assurer la récep-
tion régulière, sans interception ni indiscrétion, de nos dé-
pêches politiques et commerciales de l'Inde. Il ne suffit pas
d'avoir nos employés et nos stations, lorsque les fils appar-
tiennent, à un autre gouvernement et qu'ils sont entretenus
par des étrangers.
» Ces principes n'avaient-ils pas été violés dans la convention
conclue avec le gouvernement de l'Autriche pour l'établisse-
ment d'une ligne de Raguse à Corfou et Alexandrie? L'exis-
tence de cette convention est encore un mystère officiel; mais
nous parlons d'une affaire historique. Nous apprenons que
la Compagnie des Indes vient, pour la troisième fois, de se
déclarer prête à payer une subvention pour le télégraphe de
la mer Rouge, et nous pouvons espérer que le gouvernement
a suffisamment profité des expériences du passé pour ne plus
refuser son adhésion. »
Il semble au contraire que le Premier Ministre, malgré ses
promesses du 28 août dernier, refuse d'appuyer la compagnie
qui doit établir le télégraphe par la mer Rouge.
Le Daily Nêws, le Morning Chronicle et plusieurs autres
journaux anglais ont publié la lettre de M. Ferd. de Lesseps
à M. Darby Griffith. Cette publication aura été fort utile pour
mettre le public anglais au courant de cette affaire, à un
moment où elle va être portée à la tribune. La véritable si-
tuation des choses à Constantinople est aujourd'hui connue,
et chacun sait quel est le caractère des démarches de M. Ferd.
de Lesseps auprès de la Porte Ottomane.
La Presse d' Orient du 6 février reproduit dans un article
très-développé une partie du rapport de M. le baron de
Czœrnig à l'Académie des sciences de Vienne. Elle insiste sur
l'importance de cette manifestation nouvelle, où elle voit
comme « une profession de foi » du gouvernement autrichien
en faveur du projet de M. F. de Lesseps. La Presse d'Orient
partage d'ailleurs toutes les espérances de M. le baron de
Czœrnig, et elle trouve dans l'ouverture de l'isthme de Suez
un immense avantage pour les progrès de la civilisation. -
La Presse d'Orient du 30 janvier donne le sommaire de
notre numéro du 10 janvier 1858 et le sommaire du Bulle-
tin de l'isthme de Suez du 31 décembre 1857.
La Presse d Orient publie aussi, dans son numéro du 3 fé-
vrier, le remarquable article que nous donpons plus haut sur
Venise et sur le projet qu'eut, au seizième siècle, la Sérénis-
sime République de percer l'isthme de Suez. Cette grande
opération, si on eût pir l'accomplir alors, aurait peut-être été ,
le salut de-Venise, et l'on ne peut dire ce qu'aurait produit
pour elle et le reste de l'Europe le commerce de l'Asie lorn-
bant entre ses mains.
La Gazette de Trieste du 10 février annonce, après d'autres
journaux, que M. Brown, chargé d'affaires des États-Unis il
Constantinople, a assuré M. Ferd. de Lesseps de la sympathie
que porte son gouvernement à l'entreprise du canal de Suez,
et de l'appui énergique qu'il compte y donner. -
Voici la singulière correspondance que l'Ost-Deutsche Post
du 26 janvier se fait écrire d'Egypte :
u Les fellahs attendent avec impatience le commencement
des travaux du canal de Suez, à cause du salaire élevé qui
leur est promis. Les autres classes, surtout les propriétaires,
ne sont pgs enchantées du canal, parce qu'elles craignent qu'il
ne leur manque des bras pour les travaux d'agriculture, et que
l'emploi de 100,000 fellahs aux travaux du canal ne fasse
augmenter le prix du travail, et en conséquence aussi celui des
produits. Parmi les étrangers en Égypte il n'y a que les Fran- -
çais de contents, qui attendent avec impatience le moment où
ils pourraient envahir les places d'ingénieurs, de chefs de bu-
reau, etc., dans l'administration du canal; les autres nationaux,
surtout les Anglais, sont jaloux de ce que cette entreprise
prend un caractère trop exclusivement français, et que toutes
les places ont été promises à des Français. »
L'auteur de la correspondance qui continue sur ce ton pré-
tend à la fin que les frais de construction du canal ont été
estimés trop bas; et il promet de traiter dans une prochaine
correspondance les difficultés que la navigation ne manquera
pas de rencontrer dans le canal.
VOsl-Deutsche Post devrait savoir que le Morning-Post,
organe du Premier Ministre à Londres, reçoit aussi d'Alexandrie
des correspondances analogues, et il devrait s'apercevoir que
c'est faire double emploi.
Du reste, on peut voir plus haut la réponse que la Gazette
autrichienne et le Moniteur de laflotte out faite à l'Ost-Deutsche
Post.
M. Frédéric Szarvady, que nos lecteurs connaissent déjà par
les excellents. articles qu'il publie de temps en temps sur la
question du canal dans la Gazette de Cologne, répond dans le
numéro du 20 février de ce journal à l'Ost-Deuttche Post et
à ses fausses assertions. L'attitude de certaines feuilles, commç
la feuille autrichienne et le Journal de Franrfort, que l'on
dit être inspirés quelquefois par le ministère des affaires
étrangères en Autriche, s'explique, suivant M. Szarvady, par
l'attitude même de ce ministère, qu'il ne faut pas confondre
avec les intentions réelles de leur gouvernement et aveo leur
véritable politique. Le Premier Ministre de l'Angleterre et son
ambassadeur à Constantinople étant opposés au canal, il est
concevable que les ministères des affaires étrangères en
Europe observent une certaine réserve, pour maintenir la
bonne entente avec l'Angleterre 4 c'est ainsi qu'il arrive que les
ministres évitent dans leurs actes, sinon dans leurs sentiments,
autant que possible tout ce qui pourrait blesser le chef du
Cabinet anglais. Mais cette attitude des ministres ne doit pas
être identifiée avec les dispositions des souverains, non plus
qu'avec la politique fondamentale des cabinets; on en a vu les
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