Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-02-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 février 1858 25 février 1858
Description : 1858/02/25 (A3,N41). 1858/02/25 (A3,N41).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203087j
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
90 L'ISTHME DE SUEZ, JEUDI 25 FÉVRIER. !
dans la confusion, et la malle part. Il me faut donc renvoyer
à la prochaine occasion de plus amples détails.
•» J'ai l'honneur, etc,
, » C. T. VAN STRAUBENZEE,
» Major général, commandant les troupes
en Chine.
» Le fort Gough est actuellement occupé.
» Au très-honorable secrétaire d'État de la guerre.
Quartier général.
« 29 décembre 1857.
» Monsieur, c'est avec la plus vive satisfaction que j'ai
l'honneur d'annoncer, pour qu'il en soit donné connaissance
aux lords commissaires de l'Amirauté, que la ville de Canton
a été attaquée, ce matin , par les forces navales et militaires
sous le commandement du contre-amiral Rigault de Genouilly,
du major général van Straubenzee et de moi-même, et qu'elle
a été prise par escalade. Le prochain paquebot transmettra
des détails complets.
» Le plaisir que nous a causé ce prompt succès, avec une
perte si légère, a été bien tempéré par un grand malheur: la
mort du capitaine Bâtes, du vaisseau de Sa Majesté l'Actéon,
qui il été tué par une balle.en reconnaissant un endroit favo-
rable pour la pose de nos échelles d'escalade. Ce triste événe-
ment a répandu le deuil dans toute l'armée, car le capitaine
fiâtes n'était pas moins chéri pour ses nombreuses qualités
qu'admiré et respecté pour ses talents de marin. Par la mort
du capitaine Bâtes, la Reine a perdu un habile, fidèle et dé-
voué serviteur.
» Nous avons encore à déplorer la perte d'un autre officier,
le lieutenant Hackett, du 5ge régiment, qui, peu après le dé- -
barquement, a été massacré par un détachement de soldats
chinois. Je n'ai entendu citer que deux officiers blessés : ce
sont le lieutenant lord Gilford, du Calcutta, grièvement, le
bras cassé par une balle, et M. Thompson, midshipman dit
Sans-Pareil, grièvement blessé par une fusée.
» Je travaille avec mes braves collègues à bien assurer notre
position.
» J'ai l'honneur, etc.
» M. SEYMOUR,
« Contre-amiral et commandant en chef.
» Au secrétaire de l'Amirauté.
» Londres. » (Idem.)
Les journaux de Londres publient de nombreuses corres-
pondances envoyées de Hong-kong et de Canton. Elles rendent
toutes pleine et entière justice à nos braves marins et consta-
tent que l'entente la plus cordiale, les rapports les plus loyaux
n'ont cessé de régner entre les Français et les Anglais. « Ces
journaux, dit le Moniteur de la flotte, mentionnent aussi un
bruit d'après lequel des hostilités seraient sur le point d'éclater
entre les Russes et les Chinois sur les frontières de la Mant-
chourie, au sujet de la prise de possession par la Russie d'un
territoire situé le long du fleuve Amour. »
Le Vice-roi Yeh a été fait prisonnier.
G. WAGENER.
PROGRÈS DE LA CIVILISATION AU JAPON.
Le Morning Chfonicle du 4 février annonce qu'on a
reçu des nouvelles du Japon confirmant le fait déjà
connu de la visite prochaine en, Europe du prince Tzi-
Kzuen, neveu de l'empereur. Ce prince a dû s'embar-
quer à la fin de décembre 1857, avec une suite nom-
breuse, à bôrd du vaisseau hollandais la Samarande,
affrété dans ce but par le gouvernement japonais. Il vi-
sitera la France, l'Angleterre, la.Russie, la Hollande,
et reviendra par l'Amérique. Parmi les personnes com-
posant sa suite se trouvent deux ingénieurs japonais,
dont la mission sera d'étudier le système des chemins
de fer. Ces ingénieurs, qui sont très-intelligents, ont
été déjà chargés par l'empereur d'établir le télégraphe
électrique qui a été donné il y a peu de temps à Sa
Majesté par le plénipotentiaire américain, lorsque le
traité de commerce fut signé entre les deux pays. Ce
télégraphe, qui va du palais d'été de l'empereur à Yeddo,
sa capitale, distante d'environ six milles, fonctionne
parfaitement. La conduite, du Japon encourageant l'in-
troduction des inventions européennes mérite d'être
remarquée, surtout au moment où la Chine montre des
sentiments si différents. Si le Japon se convertit sérieu-
sement à notre civilisation, c'est certainement à l'in-
fluence de la Hollande que l'on devra rapporter cet
heureux progrès. Le Japon gagnera plus encore à ces
relations nouvelles que les pays civilisés avec lesquels
il les contractera.
On se rappelle qu'un des points recommandés par
M. Sinibaldo de Mas aux puissances civilisées, en lutte
contre la Chine, était d'exiger de l'empereur qu'il en-
voyât des ambassades en Europe. (Voir notre numéro du
10 décembre 1857, p. 530.) Le Japon paraît avoir com-
pris ce besoin, et peut-être avant même d'avoir reçu ce
conseil de la part de la Hollande et des puissances de
l'Europe. Ce voyage du jeune prince Tzi-Kzuen est un
symptôme des plus significatifs et des plus favorables.
Ces espérances sont confirmées par des renseigne-
ments fort curieux que nous trouvons dans la Gazette
de Trieste du 6 février dernier et que nous analysons :
« Une transformation complète et fondamentale s'est opérée,
on peut dire, dans l'administration du gouvernement de Yeddo.
La cour du Seogum a compris combien est heureuse la posi-
tion du Japon entre l'Amérique et le continent asiatique. Si
les nouvelles qu'on nous donne sont exactes, le progrès a déjà
pénétré dans presque toutes les branches de l'administration et
de la vie sociale du peuple japonais. Le gouvernement ja-
ponais fait construire des vapeurs sur des modèles améri-
cains, et il les équipe avec ses nationaux, bien instruits et
fort habiles dans la manœuvre de ces bateaux. On a même
fait tous les préparatifs nécessaires pour l'établissement de
lignes télégraphiques. Tous les étrangers qui débarquent dans
les ports de Nagasaki, Simoda et Hakodadi, sont traités aveç
le plus grand empressement et on leur donne tout ce qu'ils
demandent. Les habitants d& cet empire, intelligents et amis
du progrès, sont loin de cet orgueil sauvage et inepte des
Chinois. Les Japonais accueillent avec joie ces nouveaux pro-
cédés administratifs de leur gouvernement. Plusieurs d'entre
eux ont déjà demandé aux autorités la permission de quitter
momentanément leur patrie pour s'instruire à l'étranger.
» Par suite d'une erreur du commodore Perry, tout le traité
de commerce conclu entre le Japon et l'Amérique du Nord
n'était devenu qu'un simple morceau de papier; on n'avait pas
pensé, parmi d'autres conditions du traité de Kanagawa
(3.1 mars 1854), à fixer l'équivalent des monnaies améri-
dans la confusion, et la malle part. Il me faut donc renvoyer
à la prochaine occasion de plus amples détails.
•» J'ai l'honneur, etc,
, » C. T. VAN STRAUBENZEE,
» Major général, commandant les troupes
en Chine.
» Le fort Gough est actuellement occupé.
» Au très-honorable secrétaire d'État de la guerre.
Quartier général.
« 29 décembre 1857.
» Monsieur, c'est avec la plus vive satisfaction que j'ai
l'honneur d'annoncer, pour qu'il en soit donné connaissance
aux lords commissaires de l'Amirauté, que la ville de Canton
a été attaquée, ce matin , par les forces navales et militaires
sous le commandement du contre-amiral Rigault de Genouilly,
du major général van Straubenzee et de moi-même, et qu'elle
a été prise par escalade. Le prochain paquebot transmettra
des détails complets.
» Le plaisir que nous a causé ce prompt succès, avec une
perte si légère, a été bien tempéré par un grand malheur: la
mort du capitaine Bâtes, du vaisseau de Sa Majesté l'Actéon,
qui il été tué par une balle.en reconnaissant un endroit favo-
rable pour la pose de nos échelles d'escalade. Ce triste événe-
ment a répandu le deuil dans toute l'armée, car le capitaine
fiâtes n'était pas moins chéri pour ses nombreuses qualités
qu'admiré et respecté pour ses talents de marin. Par la mort
du capitaine Bâtes, la Reine a perdu un habile, fidèle et dé-
voué serviteur.
» Nous avons encore à déplorer la perte d'un autre officier,
le lieutenant Hackett, du 5ge régiment, qui, peu après le dé- -
barquement, a été massacré par un détachement de soldats
chinois. Je n'ai entendu citer que deux officiers blessés : ce
sont le lieutenant lord Gilford, du Calcutta, grièvement, le
bras cassé par une balle, et M. Thompson, midshipman dit
Sans-Pareil, grièvement blessé par une fusée.
» Je travaille avec mes braves collègues à bien assurer notre
position.
» J'ai l'honneur, etc.
» M. SEYMOUR,
« Contre-amiral et commandant en chef.
» Au secrétaire de l'Amirauté.
» Londres. » (Idem.)
Les journaux de Londres publient de nombreuses corres-
pondances envoyées de Hong-kong et de Canton. Elles rendent
toutes pleine et entière justice à nos braves marins et consta-
tent que l'entente la plus cordiale, les rapports les plus loyaux
n'ont cessé de régner entre les Français et les Anglais. « Ces
journaux, dit le Moniteur de la flotte, mentionnent aussi un
bruit d'après lequel des hostilités seraient sur le point d'éclater
entre les Russes et les Chinois sur les frontières de la Mant-
chourie, au sujet de la prise de possession par la Russie d'un
territoire situé le long du fleuve Amour. »
Le Vice-roi Yeh a été fait prisonnier.
G. WAGENER.
PROGRÈS DE LA CIVILISATION AU JAPON.
Le Morning Chfonicle du 4 février annonce qu'on a
reçu des nouvelles du Japon confirmant le fait déjà
connu de la visite prochaine en, Europe du prince Tzi-
Kzuen, neveu de l'empereur. Ce prince a dû s'embar-
quer à la fin de décembre 1857, avec une suite nom-
breuse, à bôrd du vaisseau hollandais la Samarande,
affrété dans ce but par le gouvernement japonais. Il vi-
sitera la France, l'Angleterre, la.Russie, la Hollande,
et reviendra par l'Amérique. Parmi les personnes com-
posant sa suite se trouvent deux ingénieurs japonais,
dont la mission sera d'étudier le système des chemins
de fer. Ces ingénieurs, qui sont très-intelligents, ont
été déjà chargés par l'empereur d'établir le télégraphe
électrique qui a été donné il y a peu de temps à Sa
Majesté par le plénipotentiaire américain, lorsque le
traité de commerce fut signé entre les deux pays. Ce
télégraphe, qui va du palais d'été de l'empereur à Yeddo,
sa capitale, distante d'environ six milles, fonctionne
parfaitement. La conduite, du Japon encourageant l'in-
troduction des inventions européennes mérite d'être
remarquée, surtout au moment où la Chine montre des
sentiments si différents. Si le Japon se convertit sérieu-
sement à notre civilisation, c'est certainement à l'in-
fluence de la Hollande que l'on devra rapporter cet
heureux progrès. Le Japon gagnera plus encore à ces
relations nouvelles que les pays civilisés avec lesquels
il les contractera.
On se rappelle qu'un des points recommandés par
M. Sinibaldo de Mas aux puissances civilisées, en lutte
contre la Chine, était d'exiger de l'empereur qu'il en-
voyât des ambassades en Europe. (Voir notre numéro du
10 décembre 1857, p. 530.) Le Japon paraît avoir com-
pris ce besoin, et peut-être avant même d'avoir reçu ce
conseil de la part de la Hollande et des puissances de
l'Europe. Ce voyage du jeune prince Tzi-Kzuen est un
symptôme des plus significatifs et des plus favorables.
Ces espérances sont confirmées par des renseigne-
ments fort curieux que nous trouvons dans la Gazette
de Trieste du 6 février dernier et que nous analysons :
« Une transformation complète et fondamentale s'est opérée,
on peut dire, dans l'administration du gouvernement de Yeddo.
La cour du Seogum a compris combien est heureuse la posi-
tion du Japon entre l'Amérique et le continent asiatique. Si
les nouvelles qu'on nous donne sont exactes, le progrès a déjà
pénétré dans presque toutes les branches de l'administration et
de la vie sociale du peuple japonais. Le gouvernement ja-
ponais fait construire des vapeurs sur des modèles améri-
cains, et il les équipe avec ses nationaux, bien instruits et
fort habiles dans la manœuvre de ces bateaux. On a même
fait tous les préparatifs nécessaires pour l'établissement de
lignes télégraphiques. Tous les étrangers qui débarquent dans
les ports de Nagasaki, Simoda et Hakodadi, sont traités aveç
le plus grand empressement et on leur donne tout ce qu'ils
demandent. Les habitants d& cet empire, intelligents et amis
du progrès, sont loin de cet orgueil sauvage et inepte des
Chinois. Les Japonais accueillent avec joie ces nouveaux pro-
cédés administratifs de leur gouvernement. Plusieurs d'entre
eux ont déjà demandé aux autorités la permission de quitter
momentanément leur patrie pour s'instruire à l'étranger.
» Par suite d'une erreur du commodore Perry, tout le traité
de commerce conclu entre le Japon et l'Amérique du Nord
n'était devenu qu'un simple morceau de papier; on n'avait pas
pensé, parmi d'autres conditions du traité de Kanagawa
(3.1 mars 1854), à fixer l'équivalent des monnaies améri-
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.86%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.86%.
- Collections numériques similaires Thématique : ingénierie, génie civil Thématique : ingénierie, génie civil /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCthèm02"Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCcorp11" Corpus : ports et travaux maritimes Corpus : ports et travaux maritimes /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCcorp16"
- Auteurs similaires Desplaces Ernest Desplaces Ernest /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Desplaces Ernest" or dc.contributor adj "Desplaces Ernest")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 10/24
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k6203087j/f10.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k6203087j/f10.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k6203087j/f10.image
- Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k6203087j
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k6203087j
Facebook
Twitter