Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-02-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 février 1858 10 février 1858
Description : 1858/02/10 (A3,N40). 1858/02/10 (A3,N40).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62030864
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/10/2012
MERCREDI 10 FÉVRlEU. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 65
Enfin il faut dire que ces nombres sont ceux de la
jauge légale. Si l'on prenait la jauge réelle, il faudrait
y ajouter un quart tout au moins; et l'ensemble serait
alors de plus de 2,500,000 tonneaux.
G. WAGENER.
LES MALADES ANGLAIS A SUEZ.
On lit dans le Pays:
Nous avons des nouvelles particulières de l'Egypte du 20 jan-
vier. Le 17, il est arrivé à Suez, venant de Calcutta sur un
transport à voiles, un détachement de 400 hommes malades
ou blessés de l'armée anglaise des Indes. Il y a parmi eux très-
peu d'amputés, parce que presque toutes les amputations sont
suivies de la mort, à cause du climat et des conditions défavo-
rables dans lesquelles se trouvent les troupes. Il paraît qu'en
ce moment la mortalité est très-grande parmi les Anglais. Les
médecins attribuent cette situaiion au défaut d'acclimatation.
Ce premier détachement de 400 hommes doit être suivi
très-prochainement de plusieurs autres, et il est question d'é-
tablir à Suez un hôpital de convalescents. Les officiers de santé
de l'armée des Indes ont demandé que les malades, dans l'in-
térêt de leur rétablissement, fussent ramenés en Angleterre par
J'Egypte.
Nous avons insisté, à bien des reprises, pour démon-
trer que la santé des soldats envoyés aux Indes aurait
fort à souffrir d'un long voyage par le cap de Bonne-
Espérance, et nous avons essayé d'établir qu'au point de
vue de l'hygiène, comme pour le commerce et la poli-
tique, la seule route convenable était celle de la mer
Rouge.
La sollicitude des médecins vient à notre aide, et ils
demandent que les soldats malades ou invalides qui sont
forcés de revenir en Angleterre ne soient plus dirigés
par le Cap. C'est un nouvel argument contre le système
de lord Palmerston. Selon lui, la santé des soldats au-
rait été compromise s'ils étaient passés par la mer
Rouge. Les médecins de l'armée anglaise disent précisé-
ment tout le contraire. Il est évident qu'en ceci il faut
en croire les hommes spéciaux , et l'autorité du Premier
Ministre ne peut pas plus prévaloir contre la science des
.docteurs en médecine qu'elle ne pouvait prévaloir' na-
guère contre celle des ingénieurs.
Quant à la question d'un hôpital anglais à Suez,
c'est un fait d'un tout autre ordre, et nous y reviendrons
avec l'attention qu'il mérite, si cette nouvelle venait à
se confirmer.
ERNEST DESPLACES.
LA VAPEUR ET LA VOILE
POUR LE VOYAGE PAR LE CAP DE BONNE - ESPÉRANCE.
On se rappelle que, dans la discussion sur l'envoi des
renforts dans l'Inde, lord Palmerston soutint ces deux
assertions : qu'il était plus facile de passer par le cap de
Bonne-Espérance que par la mer Rouge, et que l'emploi
de navires à voiles valait l'emploi de navires à vapeur
pour la rapidité de ce trajet particulier.
Lord Palmerston a répondu lui-même à la première
assertion en faisant désormais passer les troupes par
l'Egypte. Quant à la seconde, voici des lettres que publie
le Times et qui prouvent que cette affirmation étrange
du Premier Ministre n'est pas mieux fondée que l'autre.
M. John Laird, qui écrit au Times, est le célèbre
constructeur dont nous avons publié une lettre dans
notre numéro du 25 mai 1857. Son opinion fait loi
dans la matière.
« Monsieur,
» Votre journal ayant fait de temps en temps des observa-
tions sur les avantages relatifs des vapeurs, des navires mixtes
et des navires à voiles pour le transport des troupes dans
l'Orient, je vous envoie la copie d'une lettre que j'ai reçue du
capitaine Atkins, du vapeur Imperador, qui a fait la plus
courte traversée connue d'Angleterre à Singapore. Ce navire
est parti de Plymoutb le 12 août 1857, de Singapore le
20 octobre, et il est arrivé à Hong-kong le 28 octobre, ayant
ainsi fait le voyage d'Angleterre 4 Hong-kong en soixante-dix-
sept jours.
» L'Imperatress, vapeur pareil à l'Imperador, est parti
d'Angleterre le même jour; mais ayant touché au Cap pour
prendre du charbon, il est arrivé à Hong-kong quelques jours
plus tard. Je pense que l'on avouera qu'un navire à voiles
n'aurait pu transporter des troupes aussi rapidement que ces
deux vapeurs ; car ils ont eu à lutter contre les vents nord-est
de Singapore à Hong-kong, qui auraient considérablement
retardé les navires à voiles, même dans le cas où ils. seraient
arrivés à Singapore aussi vite que les deux vapeurs.
» V Imperador et Y Imperatress sont de 1,700 tonneaux et
250 chevaux, et ont été construits par moi pour la Compagnie
de navigation à vapeur de l'Amérique du Sud; mais ils ont
principalement servi au transport de troupes en Crimée et au
cap de Bonne Espérance.
Il Je suis, etc.,
n JOHN LAIRD.
» Birkenhead, 29 janvier 1858. >
LETTRE DE M. ATKINS.
Vapeur Imperador, Singapore,
- 18 octobre 1857.
« Monsieur,
» J'ai la satisfaction de pouvoir vous annoncer notre heu-
reuse arrivée après une magnifique course. de 60 jours
19 heures depuis Plymouth, et de 67 jours en y comprenant.
les temps d'arrêt. ,
» Je ne suis pas descendu jusqu'aux vents sud-est après
avoir quitté Ascension, parce que le vent était léger et petit,
et je n'ai rencontré des vents d'ouest forts qu'à la hauteur du
Cap et à 44° lat. sud. Jusque-là, j'avais dépensé 200 tonneaux
de charbon, et le navire devenait trop léger pour le mauvais
temps. Cependant, à 28° longit. est, ma bonne fortune com-
mença, et nous allâmes comme si nous ne devions plus nous
arrêter, l'licLice faisant quelquefois 42 révolutions à * la mi-
nute. Quelques coups de vent ont été très-violents ; et comme
ma voilure était légère et vieille, ce furent des moments d'in-
quiétude. Un certain coup de vent était particulièrement très-
fort, avec des rafales et de la grêle, des vagues hautes comme
des montagnes. Le navire a tenu bon pendant les temps les
plus fâcheux; dans le salon, on s'aperçut à peine que le vent
soufflait dehors, et la carcasse ne craqua nulle part. Ma tra-
versée a été la plus courte que l'on ait jamais faite, celle qui
vient en seconde ligne ayant élé de 78 jours. Je vais partir
Enfin il faut dire que ces nombres sont ceux de la
jauge légale. Si l'on prenait la jauge réelle, il faudrait
y ajouter un quart tout au moins; et l'ensemble serait
alors de plus de 2,500,000 tonneaux.
G. WAGENER.
LES MALADES ANGLAIS A SUEZ.
On lit dans le Pays:
Nous avons des nouvelles particulières de l'Egypte du 20 jan-
vier. Le 17, il est arrivé à Suez, venant de Calcutta sur un
transport à voiles, un détachement de 400 hommes malades
ou blessés de l'armée anglaise des Indes. Il y a parmi eux très-
peu d'amputés, parce que presque toutes les amputations sont
suivies de la mort, à cause du climat et des conditions défavo-
rables dans lesquelles se trouvent les troupes. Il paraît qu'en
ce moment la mortalité est très-grande parmi les Anglais. Les
médecins attribuent cette situaiion au défaut d'acclimatation.
Ce premier détachement de 400 hommes doit être suivi
très-prochainement de plusieurs autres, et il est question d'é-
tablir à Suez un hôpital de convalescents. Les officiers de santé
de l'armée des Indes ont demandé que les malades, dans l'in-
térêt de leur rétablissement, fussent ramenés en Angleterre par
J'Egypte.
Nous avons insisté, à bien des reprises, pour démon-
trer que la santé des soldats envoyés aux Indes aurait
fort à souffrir d'un long voyage par le cap de Bonne-
Espérance, et nous avons essayé d'établir qu'au point de
vue de l'hygiène, comme pour le commerce et la poli-
tique, la seule route convenable était celle de la mer
Rouge.
La sollicitude des médecins vient à notre aide, et ils
demandent que les soldats malades ou invalides qui sont
forcés de revenir en Angleterre ne soient plus dirigés
par le Cap. C'est un nouvel argument contre le système
de lord Palmerston. Selon lui, la santé des soldats au-
rait été compromise s'ils étaient passés par la mer
Rouge. Les médecins de l'armée anglaise disent précisé-
ment tout le contraire. Il est évident qu'en ceci il faut
en croire les hommes spéciaux , et l'autorité du Premier
Ministre ne peut pas plus prévaloir contre la science des
.docteurs en médecine qu'elle ne pouvait prévaloir' na-
guère contre celle des ingénieurs.
Quant à la question d'un hôpital anglais à Suez,
c'est un fait d'un tout autre ordre, et nous y reviendrons
avec l'attention qu'il mérite, si cette nouvelle venait à
se confirmer.
ERNEST DESPLACES.
LA VAPEUR ET LA VOILE
POUR LE VOYAGE PAR LE CAP DE BONNE - ESPÉRANCE.
On se rappelle que, dans la discussion sur l'envoi des
renforts dans l'Inde, lord Palmerston soutint ces deux
assertions : qu'il était plus facile de passer par le cap de
Bonne-Espérance que par la mer Rouge, et que l'emploi
de navires à voiles valait l'emploi de navires à vapeur
pour la rapidité de ce trajet particulier.
Lord Palmerston a répondu lui-même à la première
assertion en faisant désormais passer les troupes par
l'Egypte. Quant à la seconde, voici des lettres que publie
le Times et qui prouvent que cette affirmation étrange
du Premier Ministre n'est pas mieux fondée que l'autre.
M. John Laird, qui écrit au Times, est le célèbre
constructeur dont nous avons publié une lettre dans
notre numéro du 25 mai 1857. Son opinion fait loi
dans la matière.
« Monsieur,
» Votre journal ayant fait de temps en temps des observa-
tions sur les avantages relatifs des vapeurs, des navires mixtes
et des navires à voiles pour le transport des troupes dans
l'Orient, je vous envoie la copie d'une lettre que j'ai reçue du
capitaine Atkins, du vapeur Imperador, qui a fait la plus
courte traversée connue d'Angleterre à Singapore. Ce navire
est parti de Plymoutb le 12 août 1857, de Singapore le
20 octobre, et il est arrivé à Hong-kong le 28 octobre, ayant
ainsi fait le voyage d'Angleterre 4 Hong-kong en soixante-dix-
sept jours.
» L'Imperatress, vapeur pareil à l'Imperador, est parti
d'Angleterre le même jour; mais ayant touché au Cap pour
prendre du charbon, il est arrivé à Hong-kong quelques jours
plus tard. Je pense que l'on avouera qu'un navire à voiles
n'aurait pu transporter des troupes aussi rapidement que ces
deux vapeurs ; car ils ont eu à lutter contre les vents nord-est
de Singapore à Hong-kong, qui auraient considérablement
retardé les navires à voiles, même dans le cas où ils. seraient
arrivés à Singapore aussi vite que les deux vapeurs.
» V Imperador et Y Imperatress sont de 1,700 tonneaux et
250 chevaux, et ont été construits par moi pour la Compagnie
de navigation à vapeur de l'Amérique du Sud; mais ils ont
principalement servi au transport de troupes en Crimée et au
cap de Bonne Espérance.
Il Je suis, etc.,
n JOHN LAIRD.
» Birkenhead, 29 janvier 1858. >
LETTRE DE M. ATKINS.
Vapeur Imperador, Singapore,
- 18 octobre 1857.
« Monsieur,
» J'ai la satisfaction de pouvoir vous annoncer notre heu-
reuse arrivée après une magnifique course. de 60 jours
19 heures depuis Plymouth, et de 67 jours en y comprenant.
les temps d'arrêt. ,
» Je ne suis pas descendu jusqu'aux vents sud-est après
avoir quitté Ascension, parce que le vent était léger et petit,
et je n'ai rencontré des vents d'ouest forts qu'à la hauteur du
Cap et à 44° lat. sud. Jusque-là, j'avais dépensé 200 tonneaux
de charbon, et le navire devenait trop léger pour le mauvais
temps. Cependant, à 28° longit. est, ma bonne fortune com-
mença, et nous allâmes comme si nous ne devions plus nous
arrêter, l'licLice faisant quelquefois 42 révolutions à * la mi-
nute. Quelques coups de vent ont été très-violents ; et comme
ma voilure était légère et vieille, ce furent des moments d'in-
quiétude. Un certain coup de vent était particulièrement très-
fort, avec des rafales et de la grêle, des vagues hautes comme
des montagnes. Le navire a tenu bon pendant les temps les
plus fâcheux; dans le salon, on s'aperçut à peine que le vent
soufflait dehors, et la carcasse ne craqua nulle part. Ma tra-
versée a été la plus courte que l'on ait jamais faite, celle qui
vient en seconde ligne ayant élé de 78 jours. Je vais partir
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.62%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.62%.
- Collections numériques similaires Thématique : ingénierie, génie civil Thématique : ingénierie, génie civil /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCthèm02"Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCcorp11" Corpus : ports et travaux maritimes Corpus : ports et travaux maritimes /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "EnPCcorp16"
- Auteurs similaires Desplaces Ernest Desplaces Ernest /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Desplaces Ernest" or dc.contributor adj "Desplaces Ernest")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 9/24
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k62030864/f9.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k62030864/f9.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k62030864/f9.image
- Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k62030864
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://heritage.ecoledesponts.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k62030864
Facebook
Twitter