Titre : Nouvelles annales de la construction : publication rapide et économique des documents les plus récents et les plus intéressants relatifs à la construction française et étrangère... / C.-A. Oppermann
Titre : New annals of the construction
Titre : Neue Annalen der Baukunst
Éditeur : V. Dalmont (Paris)
Éditeur : V. DalmontV. Dalmont (Paris)
Éditeur : DunodDunod (Paris)
Éditeur : J. BaudryJ. Baudry (Paris)
Éditeur : C. BérangerC. Béranger (Paris)
Date d'édition : 1857-08-01
Contributeur : Oppermann, Charles Alfred (18..-18.. ; ingénieur des Ponts et chaussées). Éditeur scientifique
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32826369p
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 5529 Nombre total de vues : 5529
Description : 01 août 1857 01 août 1857
Description : 1857/08/01 (A3,N8)-1857/08/31. 1857/08/01 (A3,N8)-1857/08/31.
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Corpus : Art de l'ingénieur Collection numérique : Corpus : Art de l'ingénieur
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5577511t
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, V-3528
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 30/11/2010
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NOUVELLES ANNALES DE LA CONSTRUCTION. — AOUT 1857.
force est double de celle du bois avant la pose des nervures, et dont
le prix moyen représente une économie de 35 p. 100 pour les Départe-
ments où l'on débite le bois en grume, et de 25 p. 100 pour Paris. Les
sciages faits à Paris produisent beaucoup de bois de rebut susceptible
d'être employé comme nervures de renfort.
En chargeant le milieu de la pièce avant et après avoir été armée,
on observe que les flèches sont doubles dans le deuxième cas, pour les
mêmes poids. Ce résultat de l'observation se prouve facilement par la
considération des moments d'inertie.
En pratique, la nervure faite avec les dosses peut être considérée,
au milieu de la pièce, c'est-à-dire à la section dangereuse, comme à
très-peu près équivalente en force à une pièce rectangulaire d'une hau-
teur égale à la moitié de l'âme, et d'une épaisseur égale à celle de l'âme.
Le principe de cambrer les pièces avant de les nerver fait éloigner
des nervures les fibres invariables, augmenter le bras de levier suivant
lequel travaillent les nervures, et produit une force utilisable qui est
double pour les pièces en bois nervé, et qui peut devenir triple ou en-
core plus élevée pour les pièces métalliques auxquelles le principe ci-
dessus est applicable.
En pratique, le procédé de la cambrure a cet avantage que les pièces
nervées se redressent et reprennent leur forme rectiligne sous les char-
ges utiles de grande sécurité auxquelles elles sont destinées. Exemple :
d'après MM. BULLET et EMY, une poutre de plancher de 8m.77 longeur,
27/30 doit être séparée de la poutre voisine de 0m.49 d'axe en axe.
A ppliquant les formules, on trouve R = 24k, /"= 0m.01 en nombres ronds.
MM. BULLET et EMÏ n'ignoraient pas qu'on pût faire travailler le bois à
48" ; mais alors la flèche eût été double, /"= 0m.02, et le cube du bois
employé diminué de moitié. La flexion dans ce cas, ramenée de 0m.02 à
Om.Q\,\)rodmtm~\eaug?nentationdedépensedelQûp. 100, dont l'économie
est entièrement réalisée par la cambrure des pièces avant de les nerver.
Couvertures économiques
à voligeages en roseaux du Midi.
Systèmo LAGOUT, Ingénieur des Ponts et Chaussées au chemin de fer du Midi.
PL. àQ.
L'économie de ce système est de 66 p. 100 sur les voligeages en plan-
ches jointives, peintes à trois couches. Les roseaux employés aux stations
et maisons de garde exécutées par M. LAGOUT au chemin de fer du Midi
sont d'une grande légèreté, ils sont pourvus d'un vernis naturel inal-
térable; ils n'atlirent pas, comme les bois résineux, les insectes et les
souris. On les trouve en grande quantité dans tout le midi de Bordeaux,
à Marseille et à Nice; ils ont une longueur moyenne de 4 à 5 mètres
avec 24 millimètres de diamètre dans le bas.
Une claie en roseaux joinlifs reliés avec des fils de fer par des roseaux
placés transversalement à 0m.33 de distance, n'a coûté que lf.60 par
mètre quarré mis en place.
Pont provisoire de Saint-G®rmiain=8ÏIeg-ïr<»s&é®.
Travaux de consolidation.
(Suite. — Voir les Annales de la Construction de Février 1857. — PI. 9 et 10.)
Depuis que ce pont est livré à la circulation il a parfaitement résisté
aux diverses épreuves auxquelles il a été soumis, ainsi qu'à l'action
des trains de voyageurs et de marchandises.
On a remarqué toutefois que, lorsqu'une locomotive et son tender, pe-
sant ensemble 60 tonnes, arrivent au milieu d'une travée, la pression con-
sidérable exercée par eux sur les poutres horizontales, se transmet, à
l'aide des contre-fiches, aux palées des travées voisines qui s'inclinent
légèrement, et ne reviennent à leur position verticale que lorsque la lo-
comotive est passée.
Quoique ces oscillations n'aient que de 1 à 2 centimètres d'amplitude
au maximum, on a craint qu'elles ne finissent à la longue par fatiguer
et déraciner les pieux, et qu'il ne puisse se produire des accidents plus
graves.
Sur la proposition de M. BOUCAUMONT, Ingénieur en chef des Ponts
et Chaussées, on a donc pris le parti de placer à chaque palée, et à
mi-distance du pied des contre-fiches et des poutres du pont, des moises
horizontales embrassant les pieux et leurs contre-fiches, et de réunir
les moises de 2 palées consécutives, et de 2 en 2 travées, par des en-
traits dont les extrémités sont serrées par les moises elles-mêmes.
De celte manière , lorsque la locomotive est au-dessus d'une travée
à entraits, ceux-ci résistent par extension, et, lorsqu'au contraire la
locomotive est au-dessus d'une travée sans entraits, les enfraits des 2
travées adjacentes résistent par compression.
Cette disposition a eu pour résultat d'empêcher complètement les
oscillations dont il s'agit.
Le système ne coûte en tout que 5,000 fr. et n'apporte aucun obstacle
à la navigation.
Il laisse, en effet, complètement libre la moitié des travées, et dans
les autres, les entraits, qui sont placés à 4m.50 au-dessus de l'étiage,
sont encore suffisamment élevés pour ne gêner en rien la circulation
des bateaux. '
De nouvelles expériences, faites le 25 février dernier, après la con-
solidation du pont, ont donné les résultats suivants :
Sous un train d'épreuve pesant 283 tonnes 693, et composé d'une
machine avec son tender, pesant 51 tonnes, plus 24 wagons de mar-
chandises pesant chacun 10 tonnes environ, la vitesse étant de 30 kilo-
mètres à l'heure, il ne s'est manifesté aucune oscillation des palées.
Cependant la vitesse était trois fois plus grande que dans l'épreuve faite
avant la consolidation, les 24 et 25 octobre 1856.
Les flèches d'élasticité des poutres, qui avaient varié dans les pre-
mières expériences de 12 à 27 millimètres, n'ont plus été que de 10 à
20 millimètres.
Les abaissements éprouvés par chaque travée étaient d'ailleurs me-
surés au moyen d'aiguilles mobiles glissant le long de pieux battus en
lit de rivière.
Mote sur l'Éclairage électritgue
et son prix de revient actuel, comparé à ceux du gaz, de l'huile
et de la bougie.
Par M. EDMOND BECQUEREL.
Les régulateurs de la lumière électrique que l'on possède actuellement
fonctionnent suffisamment bien pour que leur utilisation soit possible
dans le cas où la source d'électricité offrirait les conditions de constance
et d'économie voulues ; il est seulement à désirer que l'on améliore la
fabrication des conducteurs en charbon destinés à former l'arc, car le
défaut de pureté et d'homogénéité de ces conducteurs est la principale
cause des intermittences que l'on observe avec cette source lumineuse.
Le point le plus important était de déterminer la dépense occasionnée
par les piles qui produisent l'électricité, en évaluant la consommation
du zinc, de l'acide sulfurique et de l'acide azotique nécessaires pour
donner à un arc voltaïque une quantité de lumière donnée pendant
une durée de plusieurs heures. Les résultais obtenus ont montré que
l'intensité lumineuse de l'arc, mesurée à l'aide d'un photomètre, a
diminué très-rapidement pendant le cours des expériences, alors que
l'intensité du courant électrique n'avait que peu varié. Mais on se rend
aisément compte de cet effet, si l'on réfléchit que l'intensité lumineuse
doit être fonction de la quantité de chaleur dégagée, laquelle varie
comme le carré de la quantité d'électricité qui traverse le circuit dans
un temps donné : le décroissement de lumière a même été plus rapide
que ne l'indiquait cette loi.
Si l'intensité lumineuse de l'arc voltaïque ne varie pas proportion-
nellement à la consommation des matières qui produisent l'électricité
de la pile voltaïque, il devient presque impossible de reconnaître sui-
vant quelle loi varie la dépense nécessaire à la production d'une lumière
d'intensité déterminée, comme lorsqu'il s'agit de l'éclairage par cer-
taines matières combustibles. Mais on peut, comme nous allons le faire,
indiquer les limites entre lesquelles se trouve comprise la dépense,
quand on fait usage de couples de BUNSEN de dimensions ordinaires,
dans lesquels le diaphragme, ou vase cylindrique poreux, a 20 cent, de
hauteur et 6 cent. 15 de diamètre,et dont le nombre est compris entre 40
et 80. Avec une pile de 60 éléments qui a fonctionné pendant trois
heures, la quantité de zinc consommée par heure était, au commence-
ment, l"11., 086, la dépense totale ou valeur des produits consommés,
2 fr. 85; l'intensité lumineuse obtenue, 506 bougies. Après trois heures,
la consommation de zinc n'était plus que de 826 grammes, la dépense
totale de 2fr. 15, l'intensité lumineuse, de 195 bougies. En moyenne,
donc, par heure, le zinc consommé est de 956 grammes, la dépense de
2 fr. 50, l'intensité lumineuse de 350 bougies. La dépense en zinc a été
calculée d'après l'intensité du courant mesurée par une boussole de
sinus introduite dans le circuit, et rapportée à l'action qui serait pro-
duite dans un voltamètre à sulfate de cuivre par un courant électrique
de même intensité; celle en acide sulfurique et azotique a été calculée
par les équivalents.
Or la dépense réelle des couples est plus forte que ne l'indique la
théorie des décompositions électro-chimiques en proportions définies,
car, si le zinc qui provient d'une opéralion antérieure peut servir pour
une nouvelle expérience, l'acide azotique dont le degré aréométrique
s'est abaissé de 36° à 25°, ne donne plus aux couples une action assez
énergique pour obtenir l'arc lumineux dans de bonnes conditions. En
outre, il faut avoir égard à la perte de mercure, à la consommation de
zinc un peu plus grande que celle que la théorie indique, au prix de
revient des conducteurs en charbon entre lesquels se produit l'arc vol-
taïque, etc.
D'après ces motifs, nous pensons que, dans les conditions des expé-
riences précédentes, et avec une résistance à la conductibilité extérieure
NOUVELLES ANNALES DE LA CONSTRUCTION. — AOUT 1857.
force est double de celle du bois avant la pose des nervures, et dont
le prix moyen représente une économie de 35 p. 100 pour les Départe-
ments où l'on débite le bois en grume, et de 25 p. 100 pour Paris. Les
sciages faits à Paris produisent beaucoup de bois de rebut susceptible
d'être employé comme nervures de renfort.
En chargeant le milieu de la pièce avant et après avoir été armée,
on observe que les flèches sont doubles dans le deuxième cas, pour les
mêmes poids. Ce résultat de l'observation se prouve facilement par la
considération des moments d'inertie.
En pratique, la nervure faite avec les dosses peut être considérée,
au milieu de la pièce, c'est-à-dire à la section dangereuse, comme à
très-peu près équivalente en force à une pièce rectangulaire d'une hau-
teur égale à la moitié de l'âme, et d'une épaisseur égale à celle de l'âme.
Le principe de cambrer les pièces avant de les nerver fait éloigner
des nervures les fibres invariables, augmenter le bras de levier suivant
lequel travaillent les nervures, et produit une force utilisable qui est
double pour les pièces en bois nervé, et qui peut devenir triple ou en-
core plus élevée pour les pièces métalliques auxquelles le principe ci-
dessus est applicable.
En pratique, le procédé de la cambrure a cet avantage que les pièces
nervées se redressent et reprennent leur forme rectiligne sous les char-
ges utiles de grande sécurité auxquelles elles sont destinées. Exemple :
d'après MM. BULLET et EMY, une poutre de plancher de 8m.77 longeur,
27/30 doit être séparée de la poutre voisine de 0m.49 d'axe en axe.
A ppliquant les formules, on trouve R = 24k, /"= 0m.01 en nombres ronds.
MM. BULLET et EMÏ n'ignoraient pas qu'on pût faire travailler le bois à
48" ; mais alors la flèche eût été double, /"= 0m.02, et le cube du bois
employé diminué de moitié. La flexion dans ce cas, ramenée de 0m.02 à
Om.Q\,\)rodmtm~\eaug?nentationdedépensedelQûp. 100, dont l'économie
est entièrement réalisée par la cambrure des pièces avant de les nerver.
Couvertures économiques
à voligeages en roseaux du Midi.
Systèmo LAGOUT, Ingénieur des Ponts et Chaussées au chemin de fer du Midi.
PL. àQ.
L'économie de ce système est de 66 p. 100 sur les voligeages en plan-
ches jointives, peintes à trois couches. Les roseaux employés aux stations
et maisons de garde exécutées par M. LAGOUT au chemin de fer du Midi
sont d'une grande légèreté, ils sont pourvus d'un vernis naturel inal-
térable; ils n'atlirent pas, comme les bois résineux, les insectes et les
souris. On les trouve en grande quantité dans tout le midi de Bordeaux,
à Marseille et à Nice; ils ont une longueur moyenne de 4 à 5 mètres
avec 24 millimètres de diamètre dans le bas.
Une claie en roseaux joinlifs reliés avec des fils de fer par des roseaux
placés transversalement à 0m.33 de distance, n'a coûté que lf.60 par
mètre quarré mis en place.
Pont provisoire de Saint-G®rmiain=8ÏIeg-ïr<»s&é®.
Travaux de consolidation.
(Suite. — Voir les Annales de la Construction de Février 1857. — PI. 9 et 10.)
Depuis que ce pont est livré à la circulation il a parfaitement résisté
aux diverses épreuves auxquelles il a été soumis, ainsi qu'à l'action
des trains de voyageurs et de marchandises.
On a remarqué toutefois que, lorsqu'une locomotive et son tender, pe-
sant ensemble 60 tonnes, arrivent au milieu d'une travée, la pression con-
sidérable exercée par eux sur les poutres horizontales, se transmet, à
l'aide des contre-fiches, aux palées des travées voisines qui s'inclinent
légèrement, et ne reviennent à leur position verticale que lorsque la lo-
comotive est passée.
Quoique ces oscillations n'aient que de 1 à 2 centimètres d'amplitude
au maximum, on a craint qu'elles ne finissent à la longue par fatiguer
et déraciner les pieux, et qu'il ne puisse se produire des accidents plus
graves.
Sur la proposition de M. BOUCAUMONT, Ingénieur en chef des Ponts
et Chaussées, on a donc pris le parti de placer à chaque palée, et à
mi-distance du pied des contre-fiches et des poutres du pont, des moises
horizontales embrassant les pieux et leurs contre-fiches, et de réunir
les moises de 2 palées consécutives, et de 2 en 2 travées, par des en-
traits dont les extrémités sont serrées par les moises elles-mêmes.
De celte manière , lorsque la locomotive est au-dessus d'une travée
à entraits, ceux-ci résistent par extension, et, lorsqu'au contraire la
locomotive est au-dessus d'une travée sans entraits, les enfraits des 2
travées adjacentes résistent par compression.
Cette disposition a eu pour résultat d'empêcher complètement les
oscillations dont il s'agit.
Le système ne coûte en tout que 5,000 fr. et n'apporte aucun obstacle
à la navigation.
Il laisse, en effet, complètement libre la moitié des travées, et dans
les autres, les entraits, qui sont placés à 4m.50 au-dessus de l'étiage,
sont encore suffisamment élevés pour ne gêner en rien la circulation
des bateaux. '
De nouvelles expériences, faites le 25 février dernier, après la con-
solidation du pont, ont donné les résultats suivants :
Sous un train d'épreuve pesant 283 tonnes 693, et composé d'une
machine avec son tender, pesant 51 tonnes, plus 24 wagons de mar-
chandises pesant chacun 10 tonnes environ, la vitesse étant de 30 kilo-
mètres à l'heure, il ne s'est manifesté aucune oscillation des palées.
Cependant la vitesse était trois fois plus grande que dans l'épreuve faite
avant la consolidation, les 24 et 25 octobre 1856.
Les flèches d'élasticité des poutres, qui avaient varié dans les pre-
mières expériences de 12 à 27 millimètres, n'ont plus été que de 10 à
20 millimètres.
Les abaissements éprouvés par chaque travée étaient d'ailleurs me-
surés au moyen d'aiguilles mobiles glissant le long de pieux battus en
lit de rivière.
Mote sur l'Éclairage électritgue
et son prix de revient actuel, comparé à ceux du gaz, de l'huile
et de la bougie.
Par M. EDMOND BECQUEREL.
Les régulateurs de la lumière électrique que l'on possède actuellement
fonctionnent suffisamment bien pour que leur utilisation soit possible
dans le cas où la source d'électricité offrirait les conditions de constance
et d'économie voulues ; il est seulement à désirer que l'on améliore la
fabrication des conducteurs en charbon destinés à former l'arc, car le
défaut de pureté et d'homogénéité de ces conducteurs est la principale
cause des intermittences que l'on observe avec cette source lumineuse.
Le point le plus important était de déterminer la dépense occasionnée
par les piles qui produisent l'électricité, en évaluant la consommation
du zinc, de l'acide sulfurique et de l'acide azotique nécessaires pour
donner à un arc voltaïque une quantité de lumière donnée pendant
une durée de plusieurs heures. Les résultais obtenus ont montré que
l'intensité lumineuse de l'arc, mesurée à l'aide d'un photomètre, a
diminué très-rapidement pendant le cours des expériences, alors que
l'intensité du courant électrique n'avait que peu varié. Mais on se rend
aisément compte de cet effet, si l'on réfléchit que l'intensité lumineuse
doit être fonction de la quantité de chaleur dégagée, laquelle varie
comme le carré de la quantité d'électricité qui traverse le circuit dans
un temps donné : le décroissement de lumière a même été plus rapide
que ne l'indiquait cette loi.
Si l'intensité lumineuse de l'arc voltaïque ne varie pas proportion-
nellement à la consommation des matières qui produisent l'électricité
de la pile voltaïque, il devient presque impossible de reconnaître sui-
vant quelle loi varie la dépense nécessaire à la production d'une lumière
d'intensité déterminée, comme lorsqu'il s'agit de l'éclairage par cer-
taines matières combustibles. Mais on peut, comme nous allons le faire,
indiquer les limites entre lesquelles se trouve comprise la dépense,
quand on fait usage de couples de BUNSEN de dimensions ordinaires,
dans lesquels le diaphragme, ou vase cylindrique poreux, a 20 cent, de
hauteur et 6 cent. 15 de diamètre,et dont le nombre est compris entre 40
et 80. Avec une pile de 60 éléments qui a fonctionné pendant trois
heures, la quantité de zinc consommée par heure était, au commence-
ment, l"11., 086, la dépense totale ou valeur des produits consommés,
2 fr. 85; l'intensité lumineuse obtenue, 506 bougies. Après trois heures,
la consommation de zinc n'était plus que de 826 grammes, la dépense
totale de 2fr. 15, l'intensité lumineuse, de 195 bougies. En moyenne,
donc, par heure, le zinc consommé est de 956 grammes, la dépense de
2 fr. 50, l'intensité lumineuse de 350 bougies. La dépense en zinc a été
calculée d'après l'intensité du courant mesurée par une boussole de
sinus introduite dans le circuit, et rapportée à l'action qui serait pro-
duite dans un voltamètre à sulfate de cuivre par un courant électrique
de même intensité; celle en acide sulfurique et azotique a été calculée
par les équivalents.
Or la dépense réelle des couples est plus forte que ne l'indique la
théorie des décompositions électro-chimiques en proportions définies,
car, si le zinc qui provient d'une opéralion antérieure peut servir pour
une nouvelle expérience, l'acide azotique dont le degré aréométrique
s'est abaissé de 36° à 25°, ne donne plus aux couples une action assez
énergique pour obtenir l'arc lumineux dans de bonnes conditions. En
outre, il faut avoir égard à la perte de mercure, à la consommation de
zinc un peu plus grande que celle que la théorie indique, au prix de
revient des conducteurs en charbon entre lesquels se produit l'arc vol-
taïque, etc.
D'après ces motifs, nous pensons que, dans les conditions des expé-
riences précédentes, et avec une résistance à la conductibilité extérieure
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