Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1863-04-01
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 01 avril 1863 01 avril 1863
Description : 1863/04/01 (A8,N163). 1863/04/01 (A8,N163).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203242n
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 26/11/2012
JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 101
Tous nos journaux à peu près, de Paris et des dé-
partements, ont fait connaître le témoignage de
sympathie que Son Altesse avait donné aux popula-
tions laborieuses, en participant pour une somme de
5,000 francs à la souscription pour les ouvriers
cotonniers.
Dans le mois de février dernier, un déplorable in-
cendie a éclaté au Caire. Une partie du riche bazar
de cette ville a été anéantie avec les marchandises
qu'elle contenait. La munificence du prince n'est pas
restée indifférente pour les victimes de cette cata-
strophe, et voici, d'après le Salut public, de Lyon,
quels auraient été pour notre commerce et une partie
de nos concitoyens les résultats de cette sollicitude
et de cette libéralité :
« On sait, dit ce journal, qu'un incendie a dévoré
récemment, au Caire, le quartier des soieries du bazar
de Hamsaoui.
» Sur la demande de M. de Beauval, chargé d'affai-
res, en l'absence du consul général, le vice-roi d'E-
gypte a consenti à faire aux incendiés une avance de
150,000 francs, remboursables en dix ans. Cette avance
donnera aux incendiés, qui sont pour la plupart des
négociants égyptiens, débiteurs envers des maisons
lyonnaises, le moyen de s'acquitter, d'obtenir de nou_
veaux crédits et de continuer leurs affaires.
» Le prêt du vice-roi est donc un acte de réparation
fort intelligent auquel on doit applaudir, un gage de
sécurité qui ne peut que contribuer au développement
de notre commerce d'exportation.
» On se loue beaucoup, dans cette circonstance, du
zèle et de l'empressement déployés par M. de Beauval,
qui a largement contribué, par ses démarches actives,
au résultat obtenu. »
Nous ne saurions assez nous associer en même
temps à l'hommage rendu par le Salut public aux
qualités qu'a déployées M. de Beauval dans cette cir-
constance comme dans tant d'autres.
Nous avons également indiqué que tout en s'oc,,
cupant de tant de questions administratives et finan-
cières, Son Altesse ne négligeait pas les intérêts et
les progrès de la science. Nous avons dit ses encou-
ragements au service de l'intendance sanitaire
d'Egypte, nous avons dit qu'il avait fait savoir à
notre savant compatriote, M. Mariette, ses intentions
de continuer à lui fournir tous les moyens de pour-
suivre ses recherches, et de consacrer un nouveau
musée à la collection des antiquités égyptiennes.
L'organe de notre gouvernement, le Moniteur uni-
versel, nous donne la confirmation de ces nouvelles
en y ajoutant d'autres détails, que nous sommes
heureux de reproduire.
Voici la note que nous empruntons au Moniteur :
(Nous extrayons d'une lettre écrite par M. Aug.
Mariette-Bey à M. Ernest Desjardins, notre collabora-
teur, le passage suivant :
« Boulaq (près du Caire), 3 mars 1863.
« Je n'ai que de bonnes nouvelles à vous donner du
» musée. Le jour même de son avènement, le vice-roi
» me fit appeler à la citadelle et voulut bien me dire
» que, loin d'être compromise par le changement de
» règne, ma position en serait consolidée. En même
); temps Ismaïl-Pacha m'annonçait que je pouvais dès
)) à présent regarder comme décidée la construction d'un
D musée monumental qui serait placé sur l'Esbékieh,
M c'est-à-dire au centre du mouvement européen du Caire.
» L'édifice sera d'ailleurs élevé sur le plan le plus large.
D Outre le musée d'antiquités égyptiennes, auquel on
» réserve naturellement la place d'honneur, il contien-
» dra un musée d'antiquités grecques recueillies en
» Egypte, un musée arabe destiné à conserver ces ad-
» mirables morceaux qu'on vend maintenant au Caire,
» tels que lampes des mosquées, chandeliers de cuivre
» avec nielles d'argent, vases ornés d'inscriptions cou-
D fiques, meubles en nacre , ouvrages de marqueterie,
» en un mot tous les débris de cette vieille civilisation
» arabe qui a laissé en Égypte de si brillantes traces.
» Enfin au musée du Caire s'adjoindra aussi l'institut
« égyptien, dont le directeur deviendra secrétaire per-
t pétuel. Cet institut, bien entendu, entrainera la biblio-
D thèque qui sera tenue au courant et confiée à un con-
» servateur ad hoc. Bref, le vice-roi désire , comme vous
» le voyez, faire du musée le vrai centre scientifique
» de l'Égypte. Avec la persistance d'idées que tout le
» monde reconnait à S. A. Ismaïl-Pacha, je ne doute
Il pas que ce beau projet ne reçoive son accomplisse-
» ment.
» Vous savez que ce musée, résultat de mes seules
t découvertes, compte aujourd'hui 22,000 monuments ,
« et vous qui l'avez vu, vous pouvez dire que quand
» tous les objets en seront réunis dans le nouveau
» local qui leur est destiné, il n'aura pas de rival en
» Europe.
« Depuis votre départ, j'ai fait un second voyage
» dans la haute Egypte. Abydos m'a fourni une cen-
» taine de stèles nouvelles du genre de celles que vous
Il connaissez (xnc et XIIIe dynastie). A Thèbes, peu d'ob-
» jets scientifiques, mais beaucoup de très-belles mo-
* mies qui meubleront bien le musée. A Sàn, l'an-
» cienne Tanis, démontrée par M. de Rougé et M. Ma-
». riette être l'ancienne Àvaris des rois pasteurs, nous a-
» vons recueilli un assez grand nombre d'objets en or
» qui portent des cartouches inconnus de la XXIe dy-
» nastie. »
Une lettre écrite à la même personne par le docteur
Burguières-Bey, agrégé de la Faculté de médecine de
Paris, et ami particulier du vice-roi, confirme ces
bonnes dispositions d'Ismaïl-Pacha. L'école de méde-
cine est réorganisée avec le docteur Burguières-Bey
comme directeur ; l'instruction publique est relevée.
Les fouilles de Mariette-Bey ne se font plus par les fel-
lahs de corvée , puisqu'elles ont été abolies ; mais le
vice-roi a mis au service de notre savant et intrépide
compatriote deux compagnies du génie d'une façon
permanente. Il
ERNEST DESPLACES.
Tous nos journaux à peu près, de Paris et des dé-
partements, ont fait connaître le témoignage de
sympathie que Son Altesse avait donné aux popula-
tions laborieuses, en participant pour une somme de
5,000 francs à la souscription pour les ouvriers
cotonniers.
Dans le mois de février dernier, un déplorable in-
cendie a éclaté au Caire. Une partie du riche bazar
de cette ville a été anéantie avec les marchandises
qu'elle contenait. La munificence du prince n'est pas
restée indifférente pour les victimes de cette cata-
strophe, et voici, d'après le Salut public, de Lyon,
quels auraient été pour notre commerce et une partie
de nos concitoyens les résultats de cette sollicitude
et de cette libéralité :
« On sait, dit ce journal, qu'un incendie a dévoré
récemment, au Caire, le quartier des soieries du bazar
de Hamsaoui.
» Sur la demande de M. de Beauval, chargé d'affai-
res, en l'absence du consul général, le vice-roi d'E-
gypte a consenti à faire aux incendiés une avance de
150,000 francs, remboursables en dix ans. Cette avance
donnera aux incendiés, qui sont pour la plupart des
négociants égyptiens, débiteurs envers des maisons
lyonnaises, le moyen de s'acquitter, d'obtenir de nou_
veaux crédits et de continuer leurs affaires.
» Le prêt du vice-roi est donc un acte de réparation
fort intelligent auquel on doit applaudir, un gage de
sécurité qui ne peut que contribuer au développement
de notre commerce d'exportation.
» On se loue beaucoup, dans cette circonstance, du
zèle et de l'empressement déployés par M. de Beauval,
qui a largement contribué, par ses démarches actives,
au résultat obtenu. »
Nous ne saurions assez nous associer en même
temps à l'hommage rendu par le Salut public aux
qualités qu'a déployées M. de Beauval dans cette cir-
constance comme dans tant d'autres.
Nous avons également indiqué que tout en s'oc,,
cupant de tant de questions administratives et finan-
cières, Son Altesse ne négligeait pas les intérêts et
les progrès de la science. Nous avons dit ses encou-
ragements au service de l'intendance sanitaire
d'Egypte, nous avons dit qu'il avait fait savoir à
notre savant compatriote, M. Mariette, ses intentions
de continuer à lui fournir tous les moyens de pour-
suivre ses recherches, et de consacrer un nouveau
musée à la collection des antiquités égyptiennes.
L'organe de notre gouvernement, le Moniteur uni-
versel, nous donne la confirmation de ces nouvelles
en y ajoutant d'autres détails, que nous sommes
heureux de reproduire.
Voici la note que nous empruntons au Moniteur :
(Nous extrayons d'une lettre écrite par M. Aug.
Mariette-Bey à M. Ernest Desjardins, notre collabora-
teur, le passage suivant :
« Boulaq (près du Caire), 3 mars 1863.
« Je n'ai que de bonnes nouvelles à vous donner du
» musée. Le jour même de son avènement, le vice-roi
» me fit appeler à la citadelle et voulut bien me dire
» que, loin d'être compromise par le changement de
» règne, ma position en serait consolidée. En même
); temps Ismaïl-Pacha m'annonçait que je pouvais dès
)) à présent regarder comme décidée la construction d'un
D musée monumental qui serait placé sur l'Esbékieh,
M c'est-à-dire au centre du mouvement européen du Caire.
» L'édifice sera d'ailleurs élevé sur le plan le plus large.
D Outre le musée d'antiquités égyptiennes, auquel on
» réserve naturellement la place d'honneur, il contien-
» dra un musée d'antiquités grecques recueillies en
» Egypte, un musée arabe destiné à conserver ces ad-
» mirables morceaux qu'on vend maintenant au Caire,
» tels que lampes des mosquées, chandeliers de cuivre
» avec nielles d'argent, vases ornés d'inscriptions cou-
D fiques, meubles en nacre , ouvrages de marqueterie,
» en un mot tous les débris de cette vieille civilisation
» arabe qui a laissé en Égypte de si brillantes traces.
» Enfin au musée du Caire s'adjoindra aussi l'institut
« égyptien, dont le directeur deviendra secrétaire per-
t pétuel. Cet institut, bien entendu, entrainera la biblio-
D thèque qui sera tenue au courant et confiée à un con-
» servateur ad hoc. Bref, le vice-roi désire , comme vous
» le voyez, faire du musée le vrai centre scientifique
» de l'Égypte. Avec la persistance d'idées que tout le
» monde reconnait à S. A. Ismaïl-Pacha, je ne doute
Il pas que ce beau projet ne reçoive son accomplisse-
» ment.
» Vous savez que ce musée, résultat de mes seules
t découvertes, compte aujourd'hui 22,000 monuments ,
« et vous qui l'avez vu, vous pouvez dire que quand
» tous les objets en seront réunis dans le nouveau
» local qui leur est destiné, il n'aura pas de rival en
» Europe.
« Depuis votre départ, j'ai fait un second voyage
» dans la haute Egypte. Abydos m'a fourni une cen-
» taine de stèles nouvelles du genre de celles que vous
Il connaissez (xnc et XIIIe dynastie). A Thèbes, peu d'ob-
» jets scientifiques, mais beaucoup de très-belles mo-
* mies qui meubleront bien le musée. A Sàn, l'an-
» cienne Tanis, démontrée par M. de Rougé et M. Ma-
». riette être l'ancienne Àvaris des rois pasteurs, nous a-
» vons recueilli un assez grand nombre d'objets en or
» qui portent des cartouches inconnus de la XXIe dy-
» nastie. »
Une lettre écrite à la même personne par le docteur
Burguières-Bey, agrégé de la Faculté de médecine de
Paris, et ami particulier du vice-roi, confirme ces
bonnes dispositions d'Ismaïl-Pacha. L'école de méde-
cine est réorganisée avec le docteur Burguières-Bey
comme directeur ; l'instruction publique est relevée.
Les fouilles de Mariette-Bey ne se font plus par les fel-
lahs de corvée , puisqu'elles ont été abolies ; mais le
vice-roi a mis au service de notre savant et intrépide
compatriote deux compagnies du génie d'une façon
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