Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-11-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 novembre 1858 25 novembre 1858
Description : 1858/11/25 (A3,N59). 1858/11/25 (A3,N59).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62031051
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
JEUDI 25 NOVEMBRE. JOURNAL DE L'UNION I>ES DEUX MERS. 593
dépenses pour agrandissements, embellissements, essais ou
autres, deviendra tout à fait secondaire en présence des bé-
néfices énormes que la Compagnie réalisera immédiatement.
» En effet, aujourd'hui l'Italie trafique avec la côte d'Afrique
sous pavillon anglais, l'Autriche envoie ses produits dans les
Indes par la voie de Hambourg et sous pavillon des villes
hanséatiques ou de la Hollande; mais elles secoueront le joug
de ces intermédiaires ruineux qui écrasent toute concurrence
le jour où l'isthme de Suez sera ouvert. On ignore, en général,
l'importance des marines spéciales de la Méditerranée et des
marines indigènes de la mer Rouge et de l'océan Indien. Les
statistiques cependant révèlent que le seul groupe des Etats
italiens possède à lui seul une flotte commerciale de seize
mille navires représentant cinq cent mille tonneaux, et montés
par plus de cent mille marins. Qu'on juge par là du mouve-
ment qui s'opérera dans le canal de Suez lorsque non-seule-
ment cette flotte, mais les marines grecques, les marines
arabes, pourront communiquer de l'Orient à l'Occident et
réciproquement, par une voie qui sera si voisine d'elles.
» Il faut donc se hâter de le leur ouvrir. Or elles n'ont pas
ces dimensions énormes qu'ont atteintes aujourd'hui les con-
structions navales en vue desquelles les ingénieurs de la
Commission ont déterminé les travaux du canal. Cent mètres
de largeur sont plus qu'il ne faut, au début, lorsqu'il ne
s'agit que de donner un passage facile et sûr, non pas seule-
ment aux caboteurs dont nous parlons, mais même aux bâ-
timents à vapeur des services ordinaires dans la Méditerranée.
Vingt mètres peuvent suffire, pourvu qu'on ne fasse qu'un
seul convoi de bâtiments, soit à l'aller, soit au retour;
chose facile avec les gares d'évitement, qui se trouvent déjà
toutes indiquées sur le parcours du canal au lac Timsah et
aux lacs Amers. De même huit mètres de profondeur sont
superflus, en commençant, pour admettre des bâtiments qui
tirent tous moins de cinq mètres d'eau. Cinq mètres de pro-
fondeur répondent parfaitement aux premiers besoins du
canal. Les travaux des ports, soit à Suez , soit à Péluse, se
trouveront naturellement diminués de toute la diminntion
qu'auront subie les dimensions du canal. Enfin, les jetées
n'auront plus besoin d'être conduites aussi loin en mer, et l'on
ne tient pas immédiatement à atteindre la profondeur de huit
mètres d'eau. Cette différence se fera sentir sur le prix des
blocs jetées, des maçonneries de béton, des parapets de jetées,
des murs du quai.
» Bref, pour ne pas poursuivre plus loin cette énumération ,
disons que, daprès des calculs approfondis, ce n'est pas cent
soixante millions, c'est seulement quarante à cinquante mil-
lions que le canal, construit dans ces conditions, coûtera à la
Compagnie. Or, comme nous l'avons prouvé, ces dimensions
suffisent pour donner un revenu considérable, qui laisse tout
le temps de poursuivre les travaux complémentaires.
» Ajoutons, d'ailleurs, qu'évidemment l'ouverture du canal
de Suez est destinée à influer sur les dimensions des bâti-
ments. On a été porté à exagérer ces dimensions, qui ont été
jusqu'à l'immobile et interminable Leviathan, à cause de la
longueur des traversées par le Cap. Il fallait en effet calculer
les proportions des navires sur la quantité de charbon et
d'approvisionnements à emporter. Mais quand la traversée
par le canal de Suez offrira sur presque toute l'étendue du
parcours, entre l'Europe et les Indes, des dépôts de charbon
et des lieux de ravitaillement, on économisera une partie des
formes considérables qu'on consacre aujourd'hui à la con-
struction des bâtiments, qui recevront nécessairement des di-
mensions moindres.
» En terminant, disons encore qu'il est à notre connaissance
que les offres les plus sérieuses d'exécution des travaux au-
dessous des devis établis par la commission internationale ont
été faites au .président-fondateur de la Compagnie, et que ces
offres sont appuyées par les garanties matérielles les plus so-
lides, et notamment par le dépôt proposé d'un cautionnement
très-élevé.
» Nous eussions voulu répondre amplement à la seconde ob-
jection, qui se rapporte au concours des grands capitaux,
mais, outre que la place nous manque, nous réfléchissons
qu'une telle discussion serait oiseuse. Ce concours est acquis.
Comment ne le serait-il pas en présence des résultats finan-
ciers que nous venons d'exposer? Comment aurait-il pu être
refusé sans trahison des intérêts les plus vitaux des Compa-
gnies dont les grandes maisons de banque sont les repré-
sentants? Le chemin de Paris à la Méditerranée, la Compa-
gnie des Messageries impériales, les entreprises des ports et
des docks de Marseille, les chemins de fer austro -lombards,
romains et napolitains, n'ont-ils pas un intérêt immense au
succès du percement de l'isthme? Les chemins russes, les
chemins espagnols échappent-ils à la nécessité d'encourager
l'exécution du canal de Suez? Evidemment non! Pourquoi
donc alors demander si les grandes maisons financières pren-
nent part à l'entreprise du percement de l'isthme?» P. DUBOIS.
lIloniteur de la Flotte, 21 novembre.
CAXAL DE SUEZ. — PHYSIONOMIE DE LA SOUSCRIPTION.
« Cette affaire du canal de Suez présente un si haut degré
d'intérêt national, que nous tiendrons nos lecteurs au courant
des particularités de la souscription jusqu'au moment de la
clôture, qui aura lieu le 30 de ce mois.
» Le succès n'a jamais été douteux; il est acquis aujourd'hui.
Le mouvement ferme et régulier de Paris a réagi sur les dé-
partements, et ceux-ci ont à leur tour donné à la souscription
parisienne une nouvelle impulsion.
» Chose remarquable! toutes ces objections qui semblaient
énormes au début, l'opposition anglaise, le prétendu défaut
de concours de la haute banque, l'ajournement de la nomi-
nation du conseil d'administration, se sont évanouies. Vérita-
bles fantômes! il a suffi de marcher dessus pour qu'elles se
dissipassent. L'Angleterre, loin d'être hostile, entre franche-
ment dans la souscription, comme le prouve une liste de
vingt-quatre correspondants dans les principales villes de la
Grande-Bretagne.
» La Suisse, l'Espagne, l'Italie, la Belgique, sont les pays
qui fourniront le premier contingent de l'étranger dans cette
affaire vraiment universelle.
» La Russie s'est émue à son tour: elle prend sa part dans la
formation du capital. Enfin on souscrit à Constantinople, et
le Sultan prouve une fois de plus tout son bon vouloir et toute
sa sympathie en couvrant la souscription de sa haute protec-
tion. S'il faut en croire certains bruits qui nous parviennent,
le mahométisme a fait une manifestation en faveur du perce-
ment de l'isthme dans la personne d'un de ses plus zélés et
plus énergiques représentants. On assure que l'ancien émir
Abd-el-Kader compte au nombre des adhérents; et que l'on
ne s'en étonne pas, quand on songe à l'intérêt capital qu'a le
chef des croyants à communiquer librement avec la Mecque.
Et nous savons que l'une des personnes qui se sont montrées les
plus sympathiques à l'entreprise pendant le séjour de M. de
Lesseps à Constantinople a été le cheik Klars este
plus rien des objections de l'extérieur. Qu l'iiitéi * -
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verra par les articles suivants que nous
sujet la plus parfaite entente entre les p * ,. et les grands;_<$*■]
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dépenses pour agrandissements, embellissements, essais ou
autres, deviendra tout à fait secondaire en présence des bé-
néfices énormes que la Compagnie réalisera immédiatement.
» En effet, aujourd'hui l'Italie trafique avec la côte d'Afrique
sous pavillon anglais, l'Autriche envoie ses produits dans les
Indes par la voie de Hambourg et sous pavillon des villes
hanséatiques ou de la Hollande; mais elles secoueront le joug
de ces intermédiaires ruineux qui écrasent toute concurrence
le jour où l'isthme de Suez sera ouvert. On ignore, en général,
l'importance des marines spéciales de la Méditerranée et des
marines indigènes de la mer Rouge et de l'océan Indien. Les
statistiques cependant révèlent que le seul groupe des Etats
italiens possède à lui seul une flotte commerciale de seize
mille navires représentant cinq cent mille tonneaux, et montés
par plus de cent mille marins. Qu'on juge par là du mouve-
ment qui s'opérera dans le canal de Suez lorsque non-seule-
ment cette flotte, mais les marines grecques, les marines
arabes, pourront communiquer de l'Orient à l'Occident et
réciproquement, par une voie qui sera si voisine d'elles.
» Il faut donc se hâter de le leur ouvrir. Or elles n'ont pas
ces dimensions énormes qu'ont atteintes aujourd'hui les con-
structions navales en vue desquelles les ingénieurs de la
Commission ont déterminé les travaux du canal. Cent mètres
de largeur sont plus qu'il ne faut, au début, lorsqu'il ne
s'agit que de donner un passage facile et sûr, non pas seule-
ment aux caboteurs dont nous parlons, mais même aux bâ-
timents à vapeur des services ordinaires dans la Méditerranée.
Vingt mètres peuvent suffire, pourvu qu'on ne fasse qu'un
seul convoi de bâtiments, soit à l'aller, soit au retour;
chose facile avec les gares d'évitement, qui se trouvent déjà
toutes indiquées sur le parcours du canal au lac Timsah et
aux lacs Amers. De même huit mètres de profondeur sont
superflus, en commençant, pour admettre des bâtiments qui
tirent tous moins de cinq mètres d'eau. Cinq mètres de pro-
fondeur répondent parfaitement aux premiers besoins du
canal. Les travaux des ports, soit à Suez , soit à Péluse, se
trouveront naturellement diminués de toute la diminntion
qu'auront subie les dimensions du canal. Enfin, les jetées
n'auront plus besoin d'être conduites aussi loin en mer, et l'on
ne tient pas immédiatement à atteindre la profondeur de huit
mètres d'eau. Cette différence se fera sentir sur le prix des
blocs jetées, des maçonneries de béton, des parapets de jetées,
des murs du quai.
» Bref, pour ne pas poursuivre plus loin cette énumération ,
disons que, daprès des calculs approfondis, ce n'est pas cent
soixante millions, c'est seulement quarante à cinquante mil-
lions que le canal, construit dans ces conditions, coûtera à la
Compagnie. Or, comme nous l'avons prouvé, ces dimensions
suffisent pour donner un revenu considérable, qui laisse tout
le temps de poursuivre les travaux complémentaires.
» Ajoutons, d'ailleurs, qu'évidemment l'ouverture du canal
de Suez est destinée à influer sur les dimensions des bâti-
ments. On a été porté à exagérer ces dimensions, qui ont été
jusqu'à l'immobile et interminable Leviathan, à cause de la
longueur des traversées par le Cap. Il fallait en effet calculer
les proportions des navires sur la quantité de charbon et
d'approvisionnements à emporter. Mais quand la traversée
par le canal de Suez offrira sur presque toute l'étendue du
parcours, entre l'Europe et les Indes, des dépôts de charbon
et des lieux de ravitaillement, on économisera une partie des
formes considérables qu'on consacre aujourd'hui à la con-
struction des bâtiments, qui recevront nécessairement des di-
mensions moindres.
» En terminant, disons encore qu'il est à notre connaissance
que les offres les plus sérieuses d'exécution des travaux au-
dessous des devis établis par la commission internationale ont
été faites au .président-fondateur de la Compagnie, et que ces
offres sont appuyées par les garanties matérielles les plus so-
lides, et notamment par le dépôt proposé d'un cautionnement
très-élevé.
» Nous eussions voulu répondre amplement à la seconde ob-
jection, qui se rapporte au concours des grands capitaux,
mais, outre que la place nous manque, nous réfléchissons
qu'une telle discussion serait oiseuse. Ce concours est acquis.
Comment ne le serait-il pas en présence des résultats finan-
ciers que nous venons d'exposer? Comment aurait-il pu être
refusé sans trahison des intérêts les plus vitaux des Compa-
gnies dont les grandes maisons de banque sont les repré-
sentants? Le chemin de Paris à la Méditerranée, la Compa-
gnie des Messageries impériales, les entreprises des ports et
des docks de Marseille, les chemins de fer austro -lombards,
romains et napolitains, n'ont-ils pas un intérêt immense au
succès du percement de l'isthme? Les chemins russes, les
chemins espagnols échappent-ils à la nécessité d'encourager
l'exécution du canal de Suez? Evidemment non! Pourquoi
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» Le succès n'a jamais été douteux; il est acquis aujourd'hui.
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dissipassent. L'Angleterre, loin d'être hostile, entre franche-
ment dans la souscription, comme le prouve une liste de
vingt-quatre correspondants dans les principales villes de la
Grande-Bretagne.
» La Suisse, l'Espagne, l'Italie, la Belgique, sont les pays
qui fourniront le premier contingent de l'étranger dans cette
affaire vraiment universelle.
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formation du capital. Enfin on souscrit à Constantinople, et
le Sultan prouve une fois de plus tout son bon vouloir et toute
sa sympathie en couvrant la souscription de sa haute protec-
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le mahométisme a fait une manifestation en faveur du perce-
ment de l'isthme dans la personne d'un de ses plus zélés et
plus énergiques représentants. On assure que l'ancien émir
Abd-el-Kader compte au nombre des adhérents; et que l'on
ne s'en étonne pas, quand on songe à l'intérêt capital qu'a le
chef des croyants à communiquer librement avec la Mecque.
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