Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-09-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 septembre 1858 10 septembre 1858
Description : 1858/09/10 (A3,N54). 1858/09/10 (A3,N54).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203100z
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
466 L'ISTHME DE SUEZ, VENDREDI 10 SEPTEMBRE.
garder encore le silence; mais notre affaire a fait tant de
chemin dans l'opinion publique, même au delà du détroit,
qu'il a été forcé de prendre la parole. Son assertion de ne
pas avoir répondu à ses adversaires parce qu'ils n'auraient
pas été dignes d'une réponse ne peut être prise au sérieux.
M. Paléocapa, qui est considéré par beaucoup de personnes
comme le premier ingénieur hydrographique de l'Europe, et
par tous ses collègues comme une illustration, avait bien
mérité une réponse, surtout après qu'il avait été l'organe de
la Commission internationale. M. Conrad et M. Dupin de
l'Académie ne sont pas non plus les premiers venus; et nous
ne comprenons pas quelle différence il y a entre M. Négrelli
l'individu et M. Négrelli membre de la Commission interna-
tionale.
» M. Stéphenson prétend, ce que d'autres ont prétendu
avant lui, que les eaux du canal deviendront stagnantes,
parce que les deux mers ont le même niveau et qu'il n'y a
pas assez de marée, et par conséquent pas assez de courant
dans le canal. La Commission a examiné ses objections sur
les lieux mêmes, et elle a trouvé que la marée de la mer
Rouge est de deux mètres; ce qui suffit pour un canal de
trente lieues de longueur. Le courant dans le canal sera
même tellement fort que, sans les grands lacs Amers, il aurait
fallu des écluses.
» Quant au limon du Nil, les ingénieurs européens, après
de nombreuses recherches, sont d'avis qu'il n'y a rien à
craindre, et même l'induction toute théorique du capitaine
Spratt, connu par son travail sur les embouchures du Danube,
ne peut ébranler leur conviction. L'exemple d'Alexandre le
Grand qui établit un port à Alexandrie, et non à Péluse,
n'est pas non plus d'un grand poids. Ce n'est pas le limon du
Nil qui a empêché Alexandre d'établir un port à Péluse, mais
il a trouvé plus commode d'élargir le port naturel de Ra-
khotis, comme M. P. Dubois le fait remarquer avec raison
dans le Constitutionnel.
» M. Spratt, qui vient en aide avec son autorité au gouver-
nement anglais, et sur lequel s'appuie M. Stéphenson, s'ap-
puie de son côté sur les travaux du capitaine Mansell. Or,
nous savons que cet hydrographe a fait des sondages dans la
baie de Péluse par ordre de l'amirauté anglaise, et qu'il a
dessiné une carte semblable en tous points aux travaux de la
Commission internationale , et l'assertion relative au mouve-
ment du sable dans cette baie n'est pas autre chose qu'une
induction de l'honorable M. Spratt. M. Lieussou, de regret-
table mémoire, et dont M. Spratt invoque aussi le témoignage,
a démontré expressément la permanence des côtes de Péluse.
Il a déclaré que le port de Saïd n'a pas d'encombrement à
craindre, la côte de Péluse n'ayant subi aucun changement
depuis un temps immémorial, surtout depuis Strabon.
» M. Spratt, nous le répétons, doit sa réputation entre
autres à ses travaux sur les bouches du Danube. Et là aussi
il a été obligé d'abandonner sa première opinion et de se
joindre à M. Paléocapa. Nous ne renonçons donc pas à voir
M. Spratt se convertir à une meilleure opinion à l'égard de la
baie de Péluse.
» De tout ce que nos adversaires publient au delà du dé-
troit, il résulte cette seule chose, savoir : que le gouverne-
ment anglais cherche à empêcher le succès de cette entreprise ;
il veut que l'on démontre l'impossibilité d'une œuvre qui lui
est incommode, et tant qu'il aura ce désir, il trouvera aussi
des voix qui chanteront sur ce ton. Si la communication élec-
trique entre l'ancien et le nouveau monde ne lui avait pas
convenu, il aurait aussi déclaré impossible un télégraphe
transatlantique. Heureusement M. de Lesseps ne s'y trompe
pas, et ses efforts, que l'on ne saurait pas assez reconnaître,
tendent à écarter ces obstacles. D'après les dernières nou-
velles de Constantinople et de Vienne, l'état des choses n'est
pas mauvais, et la persévérance de cet homme éminent
réussira à démontrer par le fait au gouvernement anglais
que le canal de Suez n'est pas impossible. »
La Gazette de Cologne, dans ses numéros du 1er et du
2 septembre, reproduit nos articles sur la réception dt
M. de Lesseps à Odessa, la lettre de M. Stéphenson et l'ar-
ticle du Daily-News en réponse à cette lettre, l'extrait du
mémoire du capitaine Spratt et le chapitre sur la question de
l'opium en Chine, traduit de la brochure anglaise.
La Gazette de Trieste du 21 août raconte en ces termes la
réception de M. Ferd. de Lesseps à Odessa :
« D'après des nouvelles d'Odessa, M. de Lesseps y est ar-
rivé le 5 août, venant de Constantinople, pour passer une
semaine dans le port russe. Il a été reçu avec les plus grands
honneurs et fêté de la manière la plus flatteuse par les auto-
rités et le commerce. Les fêtes s'ouvrirent par un dîner splen-
dide à bord du IVladimir, le plus beau vapeur de l'associa-
tion commerciale de la Russie du Sud. Le gouverneur général
de la Nouvelle-Russie et de la Bessarabie, comte Strogonoff,
l'aide de camp général de Bezak, le gouverneur d'Odessa,
baron Mestmacher, M. Yourieff, directeur de la banque de
Saint-Pétersbourg, et d'autres personnes de distinction, le
corps consulaire, les négociants les plus considérables, les
administrateurs de l'association, etc., prirent part au banquet.
Au dessert, le conseiller d'État de Novosselski, directeur de
l'association commerciale, porta un toast à M. de Lesseps et
au succès de sa grande entreprise; ce dernier répondit par
un toast à l'empereur Alexandre , en remerciant M. de Novos-
selski et l'association qu'il dirige.
» Le 11 août, les négociants d'Odessa offrirent à M. de
Lesseps, dans la salle de la Bourse, un banquet solennel, que
les personnes mentionnées plus haut honoraient encore de
leur présence. On y remarquait en outre les habitants les plus
considérés de la ville. Le conseiller du commerce Loghinoff
prit sur lui de donner une expression aux sentiments de l'as-
semblée, et manifesta la ferme espérance du succès de la
grande œuvre. M. de Lesseps remercia dans des termes cha-
leureux de l'appui sympathique qu'il avait rencontré en
Russie, et il émit des vœux pour la prospérité du commerce
et de la ville d'Odessa; il termina par un toast respectueux à
l'empereur Alexandre et à son illustre frère le grand-duc
Constantin, « protecteur naturel et intelligent de la marine
et du commerce de la Russie. »
» Nous apprenons en cette occasion que déjà, au mois de
février 1858, le conseiller d'État M. de Novosselski a écrit au
consul général des Pays-Bas, M. Ruyssenaers, agent général
de la Compagnie de l'isthme de Suez à Alexandrie, pour lui
faire, de la part de l'association commerciale de la Russie du
Sud, l'offre de transporter tous les matériaux nécessaires au
canal par les vapeurs de cette association, avec une diminu-
tion des frets de 20 p. 100 pour les matériaux expédiés des
ports de la Russie méridionale, et une diminution de 10 p. 100
pour ceux qui seraient expédiés de quelque autre port de la
Méditerranée. Dans cette lettre, il exprimait aussi l'espérance
que le Lloyd autrichien et les Messageries françaises ne reste-
raient pas en arrière pour aider une entreprise aussi impor-
tante.
» On assure également que le gouvernement russe veut
prendre part à la canalisation de l'isthme, avec un capital de
6 millions de roubles , et qu'il invitera le commerce russe
à fournir également les capitaux à cette entreprise. MM. No-
garder encore le silence; mais notre affaire a fait tant de
chemin dans l'opinion publique, même au delà du détroit,
qu'il a été forcé de prendre la parole. Son assertion de ne
pas avoir répondu à ses adversaires parce qu'ils n'auraient
pas été dignes d'une réponse ne peut être prise au sérieux.
M. Paléocapa, qui est considéré par beaucoup de personnes
comme le premier ingénieur hydrographique de l'Europe, et
par tous ses collègues comme une illustration, avait bien
mérité une réponse, surtout après qu'il avait été l'organe de
la Commission internationale. M. Conrad et M. Dupin de
l'Académie ne sont pas non plus les premiers venus; et nous
ne comprenons pas quelle différence il y a entre M. Négrelli
l'individu et M. Négrelli membre de la Commission interna-
tionale.
» M. Stéphenson prétend, ce que d'autres ont prétendu
avant lui, que les eaux du canal deviendront stagnantes,
parce que les deux mers ont le même niveau et qu'il n'y a
pas assez de marée, et par conséquent pas assez de courant
dans le canal. La Commission a examiné ses objections sur
les lieux mêmes, et elle a trouvé que la marée de la mer
Rouge est de deux mètres; ce qui suffit pour un canal de
trente lieues de longueur. Le courant dans le canal sera
même tellement fort que, sans les grands lacs Amers, il aurait
fallu des écluses.
» Quant au limon du Nil, les ingénieurs européens, après
de nombreuses recherches, sont d'avis qu'il n'y a rien à
craindre, et même l'induction toute théorique du capitaine
Spratt, connu par son travail sur les embouchures du Danube,
ne peut ébranler leur conviction. L'exemple d'Alexandre le
Grand qui établit un port à Alexandrie, et non à Péluse,
n'est pas non plus d'un grand poids. Ce n'est pas le limon du
Nil qui a empêché Alexandre d'établir un port à Péluse, mais
il a trouvé plus commode d'élargir le port naturel de Ra-
khotis, comme M. P. Dubois le fait remarquer avec raison
dans le Constitutionnel.
» M. Spratt, qui vient en aide avec son autorité au gouver-
nement anglais, et sur lequel s'appuie M. Stéphenson, s'ap-
puie de son côté sur les travaux du capitaine Mansell. Or,
nous savons que cet hydrographe a fait des sondages dans la
baie de Péluse par ordre de l'amirauté anglaise, et qu'il a
dessiné une carte semblable en tous points aux travaux de la
Commission internationale , et l'assertion relative au mouve-
ment du sable dans cette baie n'est pas autre chose qu'une
induction de l'honorable M. Spratt. M. Lieussou, de regret-
table mémoire, et dont M. Spratt invoque aussi le témoignage,
a démontré expressément la permanence des côtes de Péluse.
Il a déclaré que le port de Saïd n'a pas d'encombrement à
craindre, la côte de Péluse n'ayant subi aucun changement
depuis un temps immémorial, surtout depuis Strabon.
» M. Spratt, nous le répétons, doit sa réputation entre
autres à ses travaux sur les bouches du Danube. Et là aussi
il a été obligé d'abandonner sa première opinion et de se
joindre à M. Paléocapa. Nous ne renonçons donc pas à voir
M. Spratt se convertir à une meilleure opinion à l'égard de la
baie de Péluse.
» De tout ce que nos adversaires publient au delà du dé-
troit, il résulte cette seule chose, savoir : que le gouverne-
ment anglais cherche à empêcher le succès de cette entreprise ;
il veut que l'on démontre l'impossibilité d'une œuvre qui lui
est incommode, et tant qu'il aura ce désir, il trouvera aussi
des voix qui chanteront sur ce ton. Si la communication élec-
trique entre l'ancien et le nouveau monde ne lui avait pas
convenu, il aurait aussi déclaré impossible un télégraphe
transatlantique. Heureusement M. de Lesseps ne s'y trompe
pas, et ses efforts, que l'on ne saurait pas assez reconnaître,
tendent à écarter ces obstacles. D'après les dernières nou-
velles de Constantinople et de Vienne, l'état des choses n'est
pas mauvais, et la persévérance de cet homme éminent
réussira à démontrer par le fait au gouvernement anglais
que le canal de Suez n'est pas impossible. »
La Gazette de Cologne, dans ses numéros du 1er et du
2 septembre, reproduit nos articles sur la réception dt
M. de Lesseps à Odessa, la lettre de M. Stéphenson et l'ar-
ticle du Daily-News en réponse à cette lettre, l'extrait du
mémoire du capitaine Spratt et le chapitre sur la question de
l'opium en Chine, traduit de la brochure anglaise.
La Gazette de Trieste du 21 août raconte en ces termes la
réception de M. Ferd. de Lesseps à Odessa :
« D'après des nouvelles d'Odessa, M. de Lesseps y est ar-
rivé le 5 août, venant de Constantinople, pour passer une
semaine dans le port russe. Il a été reçu avec les plus grands
honneurs et fêté de la manière la plus flatteuse par les auto-
rités et le commerce. Les fêtes s'ouvrirent par un dîner splen-
dide à bord du IVladimir, le plus beau vapeur de l'associa-
tion commerciale de la Russie du Sud. Le gouverneur général
de la Nouvelle-Russie et de la Bessarabie, comte Strogonoff,
l'aide de camp général de Bezak, le gouverneur d'Odessa,
baron Mestmacher, M. Yourieff, directeur de la banque de
Saint-Pétersbourg, et d'autres personnes de distinction, le
corps consulaire, les négociants les plus considérables, les
administrateurs de l'association, etc., prirent part au banquet.
Au dessert, le conseiller d'État de Novosselski, directeur de
l'association commerciale, porta un toast à M. de Lesseps et
au succès de sa grande entreprise; ce dernier répondit par
un toast à l'empereur Alexandre , en remerciant M. de Novos-
selski et l'association qu'il dirige.
» Le 11 août, les négociants d'Odessa offrirent à M. de
Lesseps, dans la salle de la Bourse, un banquet solennel, que
les personnes mentionnées plus haut honoraient encore de
leur présence. On y remarquait en outre les habitants les plus
considérés de la ville. Le conseiller du commerce Loghinoff
prit sur lui de donner une expression aux sentiments de l'as-
semblée, et manifesta la ferme espérance du succès de la
grande œuvre. M. de Lesseps remercia dans des termes cha-
leureux de l'appui sympathique qu'il avait rencontré en
Russie, et il émit des vœux pour la prospérité du commerce
et de la ville d'Odessa; il termina par un toast respectueux à
l'empereur Alexandre et à son illustre frère le grand-duc
Constantin, « protecteur naturel et intelligent de la marine
et du commerce de la Russie. »
» Nous apprenons en cette occasion que déjà, au mois de
février 1858, le conseiller d'État M. de Novosselski a écrit au
consul général des Pays-Bas, M. Ruyssenaers, agent général
de la Compagnie de l'isthme de Suez à Alexandrie, pour lui
faire, de la part de l'association commerciale de la Russie du
Sud, l'offre de transporter tous les matériaux nécessaires au
canal par les vapeurs de cette association, avec une diminu-
tion des frets de 20 p. 100 pour les matériaux expédiés des
ports de la Russie méridionale, et une diminution de 10 p. 100
pour ceux qui seraient expédiés de quelque autre port de la
Méditerranée. Dans cette lettre, il exprimait aussi l'espérance
que le Lloyd autrichien et les Messageries françaises ne reste-
raient pas en arrière pour aider une entreprise aussi impor-
tante.
» On assure également que le gouvernement russe veut
prendre part à la canalisation de l'isthme, avec un capital de
6 millions de roubles , et qu'il invitera le commerce russe
à fournir également les capitaux à cette entreprise. MM. No-
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