Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-08-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 août 1858 25 août 1858
Description : 1858/08/25 (A3,N53). 1858/08/25 (A3,N53).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203099r
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
MERCREDI 25 AOUT. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 425
LA MALLE D'AUSTRALIE.
« Le 29 juillet dernier, les membres de l'Association austra-
lienne se sont réunis à London Tavern, pour délibérer sur la
question des communications postales entre l'Angleterre et l'Aus-
tralie. Il a été résolu de faire tous les efforts possibles pour
l'établissement d'une communication tous les quinze jours, et
par la voie de Suez toute seule. Le résultat peu satisfaisant,
est-il dit dans cette résolution, des essais tentés par la voie
de Suez est évidemment la conséquence d'une mauvaise
direction et du manque d'expérience ; mais le succès est
hors de doute, dès que l'entreprise se trouvera entre les mains
d'hommes capables, possédant les moyens nécessaires, et l'on
ne devrait permettre d'aucune manière la substitution d'une
autre ligne à celle de Suez.
» Quant à la route de Panama, le capitaine Parfitt, très-expé-
rimenté dans la navigation des mers australiennes, a exprimé
la conviction qu'une communication de tous les quinze jours
par la voie de Suez pourrait être établie avec les mêmes frais
qu'une communication mensuelle par la voie de Panama. Le
secrétaire a fait remarquer également que des lettres partant
via Panama le 1er du mois n'arriveraient pas avant celles
expédiées via Suez le 16 du même mois. »
Les renseignements qui précèdent sont extraits du
Times du 2 août. Les faits qu'ils signalent sont très-
importants; et pour notre part, nous pensons absolu-
ment comme les membres de l'Association australienne.
La voie de Suez est la seule praticable ; et cette question
est par elle-même assez délicate et assez difficile pour
qu'on ne l'embarrasse pas inutilement. Mais on dirait qu'il
y a un esprit de vertige et d'intrigue qui embrouille à
plaisir les questions. C'est ainsi qu'on a opposé le chemin
de fer de l'Euphrate au canal de Suez, le télégraphe
par la Mésopotamie au télégraphe par la mer Rouge, le
passage des troupes par le Cap au passage par Suez et
Aden, etc., etc.
L'Association australienne a toute raison, et la solu-
tion qu'elle propose l'emportera.
G. WAGENER.
On lit dans le Mining* Journal :
« La question du service postal de l'Australie est encore en
délibération à la Trésorerie et à l'Amirauté anglaises, et rien
de définitif n'a été résolu. Des bruits ont circulé que le gouver-
nement avait résolu d'établir une communication de quinze
jours en quinze jours alternativement par Suez et par Panama ;
mais l'Amirauté a de si graves objections contre tout essai de
la route de Panama que cette route ne sera plus prise en consi-
dération. Ce seul fait que la route de Panama exposerait les pas-
sagers aux dangers de la fièvre jaune dans la traversée de l'île
Saint-Thomas est déjà une raison suffisante pour ne pas adopter
cette voie, tandis que d'un autre côté on donnerait aux Amé-
ricains des facilités de commercer avec les colonies austra-
liennes. Mais l'objection la plus importante et la plus déci-
sive est que les malles n'arriveraient pas même à Sydney,
la colonie la plus intéressée à la route de Panama, dans le
même espace de temps que par la voie de Suez, tandis que
les autres colonies de Victoria, de l'Australie du Sud, de
Tasmania, etc., refuseraient certainement de contribuer aux
subventions de la route de Panama. En outre, cette dernière
route n'a pas encore été éprouvée, probablement pour les
raisons que nous venons d'indiquer; mais celle de Suez a
paru pleinement répondre à tous les besoins de la métropole
et des colonies en ce qui concerne le service postal, malgré
la manière défectueuse dont il s'est fait jusqu'aujourd'hui.
Nous avons souvent reçu des nouvelles de Melbourne en
quarante jours, et avec de bons arrangements sur la ligne
de Suez, nous pourrions avoir des nouvelles télégraphiques en
trente-cinq jours. Nous sommes persuadés que, si l'on éta-
blissait une communication bi-mensuelle alternativement par
Suez et par Panama, la malle expédiée par Suez arriverait
aux colonies avant celle qui serait expédiée quinze jours plus
tôt par la voie de Panama. )
Le Times du 7 août contient une lettre de M. A. C. Ste-
wart, datée de Liverpool, du 3 août, qui traite encore du
service de malles entre la Grande-Bretagne et l'Australie.
L'auteur de la lettre, négociant australien, croit que la dis-
position d'après laquelle le bateau à vapeur doit se rendre
directement de Sydney à Suez, et retourner de Suez à Sydney,
et par conséquent faire un voyage de plus de quatre-vingt-
dix jours, sans avoir été réparé et nettoyé, est funesle à la
régularité du service. Il propose donc d'introduire dans le
service de la malle les réformes suivantes. Le steamer par-
tira, dûment équippé, de Sydney et se rendra à la Pointe de
Galle. Là il trouvera un second steamer qui chargera im-
médiatement les valeurs et les passagers et les conduira à
Suez. De Suez à Londres le transport n'offrirait aucune dif-
ficulté. Le steamer venu de la Pointe de Galle, n'ayant pas
effectué une longue traversée, retournerait immédiatement
au lieu de son départ, en emportant de Suez les voyageurs
et les valeurs destinés à se rendre aux colonies de l'Australie.
Dans l'intervalle, le bateau venu de Sydney aurait été nettoyé
et réparé et repartirait par conséquent, sans occasionner la
moindre perte de temps, pour Sydney. L'arrangement pro-
posé par M. Stewart n'exigerait qu'un bateau en sus du
nombre de ceux dont on se sert dans le système actuelle-
ment adopté, et il assurerait, à l'aide de ce petit sacrifice, la
régularité du service. Quant à l'objection faite, que le change-
ment de bateau à la Pointe de Galle causerait de grands ennuis
aux voyageurs, M. Stewart prétend qu'il n'est pas plus dés-
agréable de changer de bâtiment que de rester sur ce bâti-
ment pendant que l'on y embarque les charbons. « En tout
cas, dit-il, il s'agit en première ligne de la régularité du ser-
vice postal, et non du plus ou moins de comfort des passa-
gers. »
Le Daily-News du 5 août contient une lettre à l'éditeur du
journal, dans laquelle un Vieux colon exprime aussi son
opinion sur la malle australienne. Il dit que ce n'est pas la
faute du gouvernement si un nouveau contrat n'a pas été
conclu après la déclaration de l'ancienne compagnie de ne
plus pouvoir tenir ses engagements, mais que ce sont les
rivalités et jalousies des autres colonies, intéressées à cette
affaire, qui empêchent de la terminer. L'auteur de la lettre
accuse ensuite l'association qui représente l'Australie à
Londres et qui, « par son ignorance, incapacité et par des
causes plus fâcheuses encore, compromet gravement les in-
térêts de la colonie. »
Il termine en disant que le bien-être de l'Australie exige
l'établissement d'une seconde ligne de communication avec
l'Angleterre, via Panama, et désire, vu que le temps pour le-
quel la Compagnie royale s'est engagée à faire provisoirement
le service via Égypte et Ceylan expire bientôt, que l'on se
dépêche d'arriver à une conclusion, de peur que l'Australie
ne soit privée tout à fait d'une communication régulière avec
l'Europe.
53.
LA MALLE D'AUSTRALIE.
« Le 29 juillet dernier, les membres de l'Association austra-
lienne se sont réunis à London Tavern, pour délibérer sur la
question des communications postales entre l'Angleterre et l'Aus-
tralie. Il a été résolu de faire tous les efforts possibles pour
l'établissement d'une communication tous les quinze jours, et
par la voie de Suez toute seule. Le résultat peu satisfaisant,
est-il dit dans cette résolution, des essais tentés par la voie
de Suez est évidemment la conséquence d'une mauvaise
direction et du manque d'expérience ; mais le succès est
hors de doute, dès que l'entreprise se trouvera entre les mains
d'hommes capables, possédant les moyens nécessaires, et l'on
ne devrait permettre d'aucune manière la substitution d'une
autre ligne à celle de Suez.
» Quant à la route de Panama, le capitaine Parfitt, très-expé-
rimenté dans la navigation des mers australiennes, a exprimé
la conviction qu'une communication de tous les quinze jours
par la voie de Suez pourrait être établie avec les mêmes frais
qu'une communication mensuelle par la voie de Panama. Le
secrétaire a fait remarquer également que des lettres partant
via Panama le 1er du mois n'arriveraient pas avant celles
expédiées via Suez le 16 du même mois. »
Les renseignements qui précèdent sont extraits du
Times du 2 août. Les faits qu'ils signalent sont très-
importants; et pour notre part, nous pensons absolu-
ment comme les membres de l'Association australienne.
La voie de Suez est la seule praticable ; et cette question
est par elle-même assez délicate et assez difficile pour
qu'on ne l'embarrasse pas inutilement. Mais on dirait qu'il
y a un esprit de vertige et d'intrigue qui embrouille à
plaisir les questions. C'est ainsi qu'on a opposé le chemin
de fer de l'Euphrate au canal de Suez, le télégraphe
par la Mésopotamie au télégraphe par la mer Rouge, le
passage des troupes par le Cap au passage par Suez et
Aden, etc., etc.
L'Association australienne a toute raison, et la solu-
tion qu'elle propose l'emportera.
G. WAGENER.
On lit dans le Mining* Journal :
« La question du service postal de l'Australie est encore en
délibération à la Trésorerie et à l'Amirauté anglaises, et rien
de définitif n'a été résolu. Des bruits ont circulé que le gouver-
nement avait résolu d'établir une communication de quinze
jours en quinze jours alternativement par Suez et par Panama ;
mais l'Amirauté a de si graves objections contre tout essai de
la route de Panama que cette route ne sera plus prise en consi-
dération. Ce seul fait que la route de Panama exposerait les pas-
sagers aux dangers de la fièvre jaune dans la traversée de l'île
Saint-Thomas est déjà une raison suffisante pour ne pas adopter
cette voie, tandis que d'un autre côté on donnerait aux Amé-
ricains des facilités de commercer avec les colonies austra-
liennes. Mais l'objection la plus importante et la plus déci-
sive est que les malles n'arriveraient pas même à Sydney,
la colonie la plus intéressée à la route de Panama, dans le
même espace de temps que par la voie de Suez, tandis que
les autres colonies de Victoria, de l'Australie du Sud, de
Tasmania, etc., refuseraient certainement de contribuer aux
subventions de la route de Panama. En outre, cette dernière
route n'a pas encore été éprouvée, probablement pour les
raisons que nous venons d'indiquer; mais celle de Suez a
paru pleinement répondre à tous les besoins de la métropole
et des colonies en ce qui concerne le service postal, malgré
la manière défectueuse dont il s'est fait jusqu'aujourd'hui.
Nous avons souvent reçu des nouvelles de Melbourne en
quarante jours, et avec de bons arrangements sur la ligne
de Suez, nous pourrions avoir des nouvelles télégraphiques en
trente-cinq jours. Nous sommes persuadés que, si l'on éta-
blissait une communication bi-mensuelle alternativement par
Suez et par Panama, la malle expédiée par Suez arriverait
aux colonies avant celle qui serait expédiée quinze jours plus
tôt par la voie de Panama. )
Le Times du 7 août contient une lettre de M. A. C. Ste-
wart, datée de Liverpool, du 3 août, qui traite encore du
service de malles entre la Grande-Bretagne et l'Australie.
L'auteur de la lettre, négociant australien, croit que la dis-
position d'après laquelle le bateau à vapeur doit se rendre
directement de Sydney à Suez, et retourner de Suez à Sydney,
et par conséquent faire un voyage de plus de quatre-vingt-
dix jours, sans avoir été réparé et nettoyé, est funesle à la
régularité du service. Il propose donc d'introduire dans le
service de la malle les réformes suivantes. Le steamer par-
tira, dûment équippé, de Sydney et se rendra à la Pointe de
Galle. Là il trouvera un second steamer qui chargera im-
médiatement les valeurs et les passagers et les conduira à
Suez. De Suez à Londres le transport n'offrirait aucune dif-
ficulté. Le steamer venu de la Pointe de Galle, n'ayant pas
effectué une longue traversée, retournerait immédiatement
au lieu de son départ, en emportant de Suez les voyageurs
et les valeurs destinés à se rendre aux colonies de l'Australie.
Dans l'intervalle, le bateau venu de Sydney aurait été nettoyé
et réparé et repartirait par conséquent, sans occasionner la
moindre perte de temps, pour Sydney. L'arrangement pro-
posé par M. Stewart n'exigerait qu'un bateau en sus du
nombre de ceux dont on se sert dans le système actuelle-
ment adopté, et il assurerait, à l'aide de ce petit sacrifice, la
régularité du service. Quant à l'objection faite, que le change-
ment de bateau à la Pointe de Galle causerait de grands ennuis
aux voyageurs, M. Stewart prétend qu'il n'est pas plus dés-
agréable de changer de bâtiment que de rester sur ce bâti-
ment pendant que l'on y embarque les charbons. « En tout
cas, dit-il, il s'agit en première ligne de la régularité du ser-
vice postal, et non du plus ou moins de comfort des passa-
gers. »
Le Daily-News du 5 août contient une lettre à l'éditeur du
journal, dans laquelle un Vieux colon exprime aussi son
opinion sur la malle australienne. Il dit que ce n'est pas la
faute du gouvernement si un nouveau contrat n'a pas été
conclu après la déclaration de l'ancienne compagnie de ne
plus pouvoir tenir ses engagements, mais que ce sont les
rivalités et jalousies des autres colonies, intéressées à cette
affaire, qui empêchent de la terminer. L'auteur de la lettre
accuse ensuite l'association qui représente l'Australie à
Londres et qui, « par son ignorance, incapacité et par des
causes plus fâcheuses encore, compromet gravement les in-
térêts de la colonie. »
Il termine en disant que le bien-être de l'Australie exige
l'établissement d'une seconde ligne de communication avec
l'Angleterre, via Panama, et désire, vu que le temps pour le-
quel la Compagnie royale s'est engagée à faire provisoirement
le service via Égypte et Ceylan expire bientôt, que l'on se
dépêche d'arriver à une conclusion, de peur que l'Australie
ne soit privée tout à fait d'une communication régulière avec
l'Europe.
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