Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-06-25
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 25 juin 1858 25 juin 1858
Description : 1858/06/25 (A3,N49). 1858/06/25 (A3,N49).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62030953
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 09/04/2012
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VENDREDI 25 JUIN. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 325 -
- On lit dans une correspondance de Smyrne, 17 mai, adres-
sée à la Presse d'Orient -du 22 mai :
« Après les réponses que la Presse d) Orient a faites au
Journal de Constantinople et à l'Impartial de Smyrne, au
sujet du canal de Suez, on ne s'attendait pas à voir encore
dans les colonnes de ces deux journaux des attaques contre le
projet de ce canal. Cependant Y Impartial du 14, dans sa cor-
respondance de Constantinople, consacré encore quelques li-
gnes à critiquer ce projet. Je ne vous dirai point combien on
se moque ici de ces petites diatribes contre un projet accepté
par l'opinion générale. Notre public est bien loin de partager
les idées étroites de l'Impartial ; il comprend assez les avan-
tages immenses que le percement de l'isthme de Suez apporte-
rait à notre commerce et à celui du monde entier, et il l'ap-
pelle de tous ses vœux.
, Je crois qu'on peut adresser à ces deux journaux, pour
dernière réponse à ce sujet, cette juste et profonde réflexion
d'un auteur estimé : Les journaux expriment l'opinion et ne
la font pas. Or, l'opinion sur le percement de l'isthme de
Suez étant faite, deux faibles organes de la presse orientale
chercheraient vainement à la changer. Ce qu'ils ont de mieux
à faire c'est de la suivre ou de se taire. »
La Gazette de Trieste du 4 juin annonce le vote de la
Chambre des Communes qui a repoussé la motion de M. Roe-
buck. Elle rappelle aussi les assertions de lord Palmerston et
dé M. Disraëli, relativement à la France, à l'Autriche et à la Tur-
quie. Puis la Gazette ajoute en note : « Si M. Disraëli a fait
n réellement les -déclarations que lui prête la dépêche citée
» plus haut, nous espérons qu'il recevra un démenti péremp-
» toire de la part des intéressés. »
La Gazette de Trieste du 6 et du 8 juin a donné deux
analyses successives de la discussion de la Chambre des Com-
munes sur le canal de Suez. Cette attention, si soutenue à
tout ce qui concerne notre grande entreprise montre assez
- toute l'importance qu'on y attache en Autriche, malgré ce
qu'en peuvent dire lord Palmerston et M. Disraëli.
La Gazette universelle allemande de Leipzig a publié, il
y a quelque temps, un article dans lequel l'auteur se propose
de pénétrer les vraies raisons d'opposition des hommes
d'Etat anglais au canal de Suez, et même de les justifier à
quelques égards. M. Szarvady y répond dans la Gazette de
Cologne du 2 juin, et, bien que l'on connaisse maintenant
les vues de nos adversaires d'une manière plus explicite
qu'autrefois et les réfutations que leur ont opposées des
membres éminents du Parlement, nos lecteurs nous sauront
toujours gré de leur donner au - moins un résumé de cet
article remarquable.
Après avoir rectifié les assertions erronées du correspon-
dant de la Gazette universelle allemande relatives aux dispo-
sitions de la Porte à l'égard du canal et aux causes de la
réserve qu'elle a été obligée d'observer, M. Szarvady discute
les autres hypothèses sur les motifs politiques de l'opposition
:anglaise.
« L'auteur de l'article que nous combattons, dit M. Szar-
- vady, trouve que la crainte inspirée par la France est fondée :
la nouvelle marine de la France égale presque celle de
l'Angleterre par le matériel et le personnel. Mais il suffit de
jeter un coup d'œil sur les chiffres officiels pour apprécier
cet argument à sa juste valeur. D'après la Liste navale du
mois dernier, l'Angleterre possède, outre l'escadre de réserve
( quarante huit bâtiments de guerre; de plus, cent seize garde-
côtes et cent quatre-vingt cinq canonnières (de soixante che-
vaux la plupart), tandis que la France, suivant le budget -
de 1859, n'a que cent cinquante deux bâtiments armés (par-
mi eux quinze vapeurs à hélice et cinquante sept vapeurs
à aubes), ensuite douze bâtiments de remplacement, douze
navires d'essai, douze en disponibilité, et.soixante-treize bâ-
timents d-e réserve, en tout deux cent soixante. Du reste, la
Gazette de Leipzig se fait à elle-même l'objection qu'en cas
d'entreprise contre les Indes, une flotte française pourrait
suivre la route du Cap aussi bien que celle de Suez; et elle
aurait dû ajouter que c'est même le seul chemin qui lui serait
ouvert, l'Angleterre tenant les clefs de la mer Rouge par
Aden et Périm.
) Mais cette éventualité ne constitue, aux yeux du corres-
pondant de la Gazette de Leipzig, qu'un danger très-éloigné,
tandis qu'il y en a un plus grave sur les lieux mêmes du
canal : c'est la conqête de l'Egypte par les Français. Pour
répondre à cette supposition, il suffit de rappeler l'issue de
l'expédition du général Bonaparte, la coalition européenne
qui se forma immédiatement lorsque la France parut, en 1840,
soutenir la cause de Méhémet-Ali. Et dans ce temps-là la
neutralité de l'Egypte était loin d'être un objet d'intérêt
aussi universel qu'elle le sera après la construction du canal
de Suez. Tous les États du monde seraient les gardiens ja-
loux de la route de l'Orient; et de plus le développement des
marines autrichienne et italiennes dispenserait l'Angleterre
du soin de veiller seule à la neutralité de ce passage. La
postérité saura même gré aux entrepreneurs du canal d'avoir
contribué au développement des intérêts de la paix, en ren-
dant impossible, par l'importance même de leur entreprise,
toute espèce de coup de main contre ces pays. L'Angleterre
n'a rien à craindre de la nouvelle route maritime, pas même
de voir son influence diminuer en Egypte.
» La conquête de l'Egypte par la France n'est d'ailleurs,
suivant la Gazette de Leipzig elle-même, qu'une éventualité
extrême. Ce que l'Angleterre craindrait plutôt et davantage,
ce serait l'établissement des Français en Egypte et dans le
golfe Arabique au point de compromettre les intérêts anglais.
Les Français chercheraient à gagner des positions et des in-
fluences qui entraveraient les entreprises anglaises; le gou-
vernement de la France saurait peut-être s'assurer une part
dans les fortifications du canal; des agents français, des con-
suls, des hommes de police et des gardes du commerce s'é-
tabliraient partout; des compagnies françaises les unes après
les autres sauraient obtenir toutes sortes de concessions, pour
entraver les projets des Anglais et paralyser leur position.
» Si l'auteur de l'article de la Gazette de Leipzig avait mis
le mot «Anglais» au lieu du mot « Français, » on pour-
rait, sans hésiter, signer ces prévisions; il ne faut pas être
devin pour s'en convaincre; mais il suffit de se rappeler le
passé et le présent. Un coup d'œil sur l'histoire démontre
que la seule situation favorable n'amène pas encore à sa suite
un grand développement d'influence commerciale; ce sont
plutôt les ressources commerciales et politiques, l'esprit d'en- ,
treprise, la persévérance du caractère d'une nation. Mais
sous ce rapport tous les peuples sont dépassés par la ra<*e
anglo-saxonne, et l'ouverture de l'isthme de Suez ne changera
rien à cet état de choses. D'ailleurs on a tort d'accuser les
Français, et surtout M. de Lesseps, de vues particulières en -
Egypte. Le chemin de fer d'Alexandrie à Suez ne sert qu'aux
Anglais, et lorsqu'il s'agissait du télégraphe par la mer
Rouge; ce fut M. de Lesseps qui obtint la concession pour
la compagnie anglaise.
» Celui qui connaît la manière de faire britannique ne
saurait-être surpris de voir l'orage éclater plus que jamais
VENDREDI 25 JUIN. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 325 -
- On lit dans une correspondance de Smyrne, 17 mai, adres-
sée à la Presse d'Orient -du 22 mai :
« Après les réponses que la Presse d) Orient a faites au
Journal de Constantinople et à l'Impartial de Smyrne, au
sujet du canal de Suez, on ne s'attendait pas à voir encore
dans les colonnes de ces deux journaux des attaques contre le
projet de ce canal. Cependant Y Impartial du 14, dans sa cor-
respondance de Constantinople, consacré encore quelques li-
gnes à critiquer ce projet. Je ne vous dirai point combien on
se moque ici de ces petites diatribes contre un projet accepté
par l'opinion générale. Notre public est bien loin de partager
les idées étroites de l'Impartial ; il comprend assez les avan-
tages immenses que le percement de l'isthme de Suez apporte-
rait à notre commerce et à celui du monde entier, et il l'ap-
pelle de tous ses vœux.
, Je crois qu'on peut adresser à ces deux journaux, pour
dernière réponse à ce sujet, cette juste et profonde réflexion
d'un auteur estimé : Les journaux expriment l'opinion et ne
la font pas. Or, l'opinion sur le percement de l'isthme de
Suez étant faite, deux faibles organes de la presse orientale
chercheraient vainement à la changer. Ce qu'ils ont de mieux
à faire c'est de la suivre ou de se taire. »
La Gazette de Trieste du 4 juin annonce le vote de la
Chambre des Communes qui a repoussé la motion de M. Roe-
buck. Elle rappelle aussi les assertions de lord Palmerston et
dé M. Disraëli, relativement à la France, à l'Autriche et à la Tur-
quie. Puis la Gazette ajoute en note : « Si M. Disraëli a fait
n réellement les -déclarations que lui prête la dépêche citée
» plus haut, nous espérons qu'il recevra un démenti péremp-
» toire de la part des intéressés. »
La Gazette de Trieste du 6 et du 8 juin a donné deux
analyses successives de la discussion de la Chambre des Com-
munes sur le canal de Suez. Cette attention, si soutenue à
tout ce qui concerne notre grande entreprise montre assez
- toute l'importance qu'on y attache en Autriche, malgré ce
qu'en peuvent dire lord Palmerston et M. Disraëli.
La Gazette universelle allemande de Leipzig a publié, il
y a quelque temps, un article dans lequel l'auteur se propose
de pénétrer les vraies raisons d'opposition des hommes
d'Etat anglais au canal de Suez, et même de les justifier à
quelques égards. M. Szarvady y répond dans la Gazette de
Cologne du 2 juin, et, bien que l'on connaisse maintenant
les vues de nos adversaires d'une manière plus explicite
qu'autrefois et les réfutations que leur ont opposées des
membres éminents du Parlement, nos lecteurs nous sauront
toujours gré de leur donner au - moins un résumé de cet
article remarquable.
Après avoir rectifié les assertions erronées du correspon-
dant de la Gazette universelle allemande relatives aux dispo-
sitions de la Porte à l'égard du canal et aux causes de la
réserve qu'elle a été obligée d'observer, M. Szarvady discute
les autres hypothèses sur les motifs politiques de l'opposition
:anglaise.
« L'auteur de l'article que nous combattons, dit M. Szar-
- vady, trouve que la crainte inspirée par la France est fondée :
la nouvelle marine de la France égale presque celle de
l'Angleterre par le matériel et le personnel. Mais il suffit de
jeter un coup d'œil sur les chiffres officiels pour apprécier
cet argument à sa juste valeur. D'après la Liste navale du
mois dernier, l'Angleterre possède, outre l'escadre de réserve
(
côtes et cent quatre-vingt cinq canonnières (de soixante che-
vaux la plupart), tandis que la France, suivant le budget -
de 1859, n'a que cent cinquante deux bâtiments armés (par-
mi eux quinze vapeurs à hélice et cinquante sept vapeurs
à aubes), ensuite douze bâtiments de remplacement, douze
navires d'essai, douze en disponibilité, et.soixante-treize bâ-
timents d-e réserve, en tout deux cent soixante. Du reste, la
Gazette de Leipzig se fait à elle-même l'objection qu'en cas
d'entreprise contre les Indes, une flotte française pourrait
suivre la route du Cap aussi bien que celle de Suez; et elle
aurait dû ajouter que c'est même le seul chemin qui lui serait
ouvert, l'Angleterre tenant les clefs de la mer Rouge par
Aden et Périm.
) Mais cette éventualité ne constitue, aux yeux du corres-
pondant de la Gazette de Leipzig, qu'un danger très-éloigné,
tandis qu'il y en a un plus grave sur les lieux mêmes du
canal : c'est la conqête de l'Egypte par les Français. Pour
répondre à cette supposition, il suffit de rappeler l'issue de
l'expédition du général Bonaparte, la coalition européenne
qui se forma immédiatement lorsque la France parut, en 1840,
soutenir la cause de Méhémet-Ali. Et dans ce temps-là la
neutralité de l'Egypte était loin d'être un objet d'intérêt
aussi universel qu'elle le sera après la construction du canal
de Suez. Tous les États du monde seraient les gardiens ja-
loux de la route de l'Orient; et de plus le développement des
marines autrichienne et italiennes dispenserait l'Angleterre
du soin de veiller seule à la neutralité de ce passage. La
postérité saura même gré aux entrepreneurs du canal d'avoir
contribué au développement des intérêts de la paix, en ren-
dant impossible, par l'importance même de leur entreprise,
toute espèce de coup de main contre ces pays. L'Angleterre
n'a rien à craindre de la nouvelle route maritime, pas même
de voir son influence diminuer en Egypte.
» La conquête de l'Egypte par la France n'est d'ailleurs,
suivant la Gazette de Leipzig elle-même, qu'une éventualité
extrême. Ce que l'Angleterre craindrait plutôt et davantage,
ce serait l'établissement des Français en Egypte et dans le
golfe Arabique au point de compromettre les intérêts anglais.
Les Français chercheraient à gagner des positions et des in-
fluences qui entraveraient les entreprises anglaises; le gou-
vernement de la France saurait peut-être s'assurer une part
dans les fortifications du canal; des agents français, des con-
suls, des hommes de police et des gardes du commerce s'é-
tabliraient partout; des compagnies françaises les unes après
les autres sauraient obtenir toutes sortes de concessions, pour
entraver les projets des Anglais et paralyser leur position.
» Si l'auteur de l'article de la Gazette de Leipzig avait mis
le mot «Anglais» au lieu du mot « Français, » on pour-
rait, sans hésiter, signer ces prévisions; il ne faut pas être
devin pour s'en convaincre; mais il suffit de se rappeler le
passé et le présent. Un coup d'œil sur l'histoire démontre
que la seule situation favorable n'amène pas encore à sa suite
un grand développement d'influence commerciale; ce sont
plutôt les ressources commerciales et politiques, l'esprit d'en- ,
treprise, la persévérance du caractère d'une nation. Mais
sous ce rapport tous les peuples sont dépassés par la ra<*e
anglo-saxonne, et l'ouverture de l'isthme de Suez ne changera
rien à cet état de choses. D'ailleurs on a tort d'accuser les
Français, et surtout M. de Lesseps, de vues particulières en -
Egypte. Le chemin de fer d'Alexandrie à Suez ne sert qu'aux
Anglais, et lorsqu'il s'agissait du télégraphe par la mer
Rouge; ce fut M. de Lesseps qui obtint la concession pour
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