Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-06-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 juin 1858 10 juin 1858
Description : 1858/06/10 (A3,N48). 1858/06/10 (A3,N48).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203094p
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/10/2012
JEUDI 10 JUIN. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS, 293
« On prête à M. de Lesseps l'idée de soumettre à la con-
férence la question relative au percement de l'isthme de
Suez. Il est vrai de dire que c'est le Times qui fait cette sup-
position. M. de Lesseps serait plutôt disposé à dégager le
projet des entraves diplomatiques qui, jusqu'à présent, en
ont retardé l'exécution, qu'à l'élever à la hauteur d'une ques-
tion européenne. Le journal anglais que je viens de citer émet
à ce sujet une bien étrange théorie : il dit que, pour prétendre
légitimement à percer l'isthme de Suez, une nation doit com-
mencer par couvrir la mer Rouge de steamers et sillonner son
lit de fils télégraphiques. Le Times dit aussi que ce n'est pas
par des déclamations sur la fraternité des nations qu'on fera
progresser le commerce et les communications de peuple à
peuple. On est d'accord avec le Times que les déclamations
ne suffisent pas pour amener un résultat si désirable; c'est
pour cela précisément qu'un esprit généreux, injustement
qualifié de rêveur, a conçu le projet de briser une barrière
qui divise les deux mondes et s'oppose à tout rapprochement,
à toute fraternisation industrielle et commerciale. Du reste,
autant le projet de M. de Lesseps est combattu en Angleterre,
autant il est appuyé en France. C'est un projet qui triomphera
de tous les obstacles que l'égoïsme ou l'aveuglement lui oppo-
sent, parce qu'il est bon et utile, parce qu'il est un des pro-
grès que la civilisation du dix-neuvième siècle doit réaliser, n
Le Nouvelliste de Marseille du 30 mai réfute, dans un ar-
ticle très-vigoureux, l'article du Times, et déclare que de
telles prétentions, exprimées au nom de la politique anglaise,
sont intolérables; il engage fortement les promoteurs du
canal de Suez à passer outre, bien certains que l'opinion pu-
blique et les gouvernements les soutiendront.
Le Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire reproduit
l'article de M. Ch. d'Argé sur le rapport de M. le baron
Charles Dupin à l'Académie des sciences de Paris.
Le Journal de Saint-Quentin du 21 mai rappelle l'article
du Lloyd de Pesth sur les négociations de Fouad-Pacha à
,Vienne relativement au canal de Suez ; et il s'étonne des dé-
lais interminables que l'on oppose à cette bienfaisante entre-
prise.
La France centrale, journal des intérêts provinciaux, espère
bien que le Divan saura secouer bientôt la pression anglaise
qui s'oppose à la ratification du canal de Suez.
Le Courrier de Marseille a donné de longs et intéressants
extraits du second rapport de M. le baron Charles Dupin,
sénateur, à l'Académie des sciences de l'Institut impérial de
France. Le Courrier a particulièrement cité les passages où
l'illustre académicien répond aux arguments de M. Stéphenson.
Le Moniteur industriel des 20 et 23 mai, dans un article
intitulé La politique de 1798, rappelle les discussions du Par-
lement anglais à cette époque, et il trouve dans une réponse
de M. le colonel Taylor à M. Dundas la clef de la politique
anglaise en ce qui concerne l'Egypte. L'Angleterre veut fer-
mer l'accès de la mer Rouge et des Indes aux autres nations,
et elle ne craint pas de laisser l'Egypte aux mains des Arabes,
qu'elle dominera toujours comme elle le voudra.
Le Moniteur industriel cite une réponse du Courrier de
Lyon signée E. Jouve à l'article du Times, qui justifiait la
confiscation du royaume d'Oude.
Le Moniteur industriel achève ensuite le rapport de M. le
baron Charles Dupin sur le canal de Suez.
Le Moniteur industriel du 27 mai publie un premier article
sur le canal de Suez sous ce titre : L'opposition anglaise à
Constantinople, Ce sont des réflexions sur le Journal de
Constantinople, que combat la Presse d'Orient dans l'article
que nous-mêmes nous croirons devoir reproduire plus tard.
M. P. D-s Darnis s'étonne que le Journal de Constantinople,
oubliant sou titre et ses anciennes sympathies plusieurs fois
exprimées, s'efforce aujourd'hui d'intimider la Porte au sujet
du canal de Suez. Le Moniteur industriel rappelle le discours
de M. Gladstone, et il y trouve les véritables principes qui
devraient conduire l'Angleterre dans ses rapports avec l'Orient
et la Turquie. Voici comment se termine l'article de M. P.
B-s Darnis :
« Le Journal de Constantinople n'est pas, sur les bords
du Bosphore, autre chose que l'instrument des conceptions et
des plans entretenus sur la Turquie par l'école de lord Pal-.
merston ; il n'est pas autre chose que le théoricien et le pré-
parateur de cette chaine de spoliations dont Aden et Périm
sont les premiers anneaux. Il est un des dangereux auxiliaires
de la dissolution de l'Empire, et il est remarquable que toutes
ses dissertations contre le canal de Suez concluent toujours
directement ou indirectement à la dépendance et à l'amoin-
drissement, et jusqu'au morcellement de la Turquie. C'est là
un fait profond que nous livrops, sans plus de commentaires,
aux méditations et à la clairvoyance des hommes d'Etat.
P. B-s DARNIS.
Dans un second article intitulé : Progrès à Constantinople,
le Moniteur industriel reproduit l'article de la Gazette uni-
verselle d'Augsbourg que nous avons donné dans notre der-
nier numéro.
M. P. B—s Darnis présente ensuite quelques observations
sur les nouvelles interpellations que M. Roebuck doit faire
dans la Chambre des Communes, en se plaignant, comme le
Constitutionnel, que jusqu'à présent la question n'ait pas été
tra:tée assez complètement dans le Parlement anglais; il
ajoute qu'il a pleine confiance en M. Roebuck, qui, dans un
récent débat, professait les principes les plus nobles et les
plus élevés sur les grands intérêts de la civilisation et de l'hu-
manité, auxquels doivent céder tous les intérêts particuliers
des peuples, et ceux même de l'Angleterre quand ils s'y trou-
vent opposés.
Le Moniteur industriel rapporte ensuite la lettre de la Com-
pagnie russe de navigation à vapeur, et les passages du rap-
port de M. J. Mirés, que nous avons cités nous-mêmes dans
notre numéro précédent. Il rapporte enfin le document que
nous a envoyé notre correspondant d'Alexandrie sur le nombre
de troupes anglaises qui ont traversé l'Egypte.
L'Observateur, presse commerciale, répond ainsi à l'article
du Times :
« Le Times revient encore sur cette grave question du canal
de Suez; il prend un ton de défi qui ne peut être que com-
promettant pour le gouvernement anglais. Ce n'est pas lorsque
la France a joué un si beau rôle dans la question d'Orient et
rendu d'aussi éminents et désintéressés services au Sultan,
qu'un journal qui se dit sérieux peut avancer, d'une manière
aussi dégagée, que la Sublime Porte n'accédera pas aux vœux
exprimés par M. de Lesseps, quoique appuyés par la France,
et répondant, de plus, aux véritables intérêts européens, et
cela, parce que la politique anglaise s'y opposerait.
» Que le Times demeure bien convaincu que s'il convient
à l' Angleterre de s'isoler en préférant les communications avec
l'Inde au moyen d'un chemin de fer insuffisant aujourd'hui,
le canal ne s'en fera pas moins, attendu qu'il ne peut conve-
nir, dans un siècle où l'on fait tant de sacrifices pour rappro-
cher les distances, aux navires de toutes les'nations de faire
quelques mille lieues de plus pour se rendre dans l'Inde ou
en Chine, alors que le canal de Suez les mettrait à deux pas
de leur destination. Nous croyons être de bons prophètes en
« On prête à M. de Lesseps l'idée de soumettre à la con-
férence la question relative au percement de l'isthme de
Suez. Il est vrai de dire que c'est le Times qui fait cette sup-
position. M. de Lesseps serait plutôt disposé à dégager le
projet des entraves diplomatiques qui, jusqu'à présent, en
ont retardé l'exécution, qu'à l'élever à la hauteur d'une ques-
tion européenne. Le journal anglais que je viens de citer émet
à ce sujet une bien étrange théorie : il dit que, pour prétendre
légitimement à percer l'isthme de Suez, une nation doit com-
mencer par couvrir la mer Rouge de steamers et sillonner son
lit de fils télégraphiques. Le Times dit aussi que ce n'est pas
par des déclamations sur la fraternité des nations qu'on fera
progresser le commerce et les communications de peuple à
peuple. On est d'accord avec le Times que les déclamations
ne suffisent pas pour amener un résultat si désirable; c'est
pour cela précisément qu'un esprit généreux, injustement
qualifié de rêveur, a conçu le projet de briser une barrière
qui divise les deux mondes et s'oppose à tout rapprochement,
à toute fraternisation industrielle et commerciale. Du reste,
autant le projet de M. de Lesseps est combattu en Angleterre,
autant il est appuyé en France. C'est un projet qui triomphera
de tous les obstacles que l'égoïsme ou l'aveuglement lui oppo-
sent, parce qu'il est bon et utile, parce qu'il est un des pro-
grès que la civilisation du dix-neuvième siècle doit réaliser, n
Le Nouvelliste de Marseille du 30 mai réfute, dans un ar-
ticle très-vigoureux, l'article du Times, et déclare que de
telles prétentions, exprimées au nom de la politique anglaise,
sont intolérables; il engage fortement les promoteurs du
canal de Suez à passer outre, bien certains que l'opinion pu-
blique et les gouvernements les soutiendront.
Le Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire reproduit
l'article de M. Ch. d'Argé sur le rapport de M. le baron
Charles Dupin à l'Académie des sciences de Paris.
Le Journal de Saint-Quentin du 21 mai rappelle l'article
du Lloyd de Pesth sur les négociations de Fouad-Pacha à
,Vienne relativement au canal de Suez ; et il s'étonne des dé-
lais interminables que l'on oppose à cette bienfaisante entre-
prise.
La France centrale, journal des intérêts provinciaux, espère
bien que le Divan saura secouer bientôt la pression anglaise
qui s'oppose à la ratification du canal de Suez.
Le Courrier de Marseille a donné de longs et intéressants
extraits du second rapport de M. le baron Charles Dupin,
sénateur, à l'Académie des sciences de l'Institut impérial de
France. Le Courrier a particulièrement cité les passages où
l'illustre académicien répond aux arguments de M. Stéphenson.
Le Moniteur industriel des 20 et 23 mai, dans un article
intitulé La politique de 1798, rappelle les discussions du Par-
lement anglais à cette époque, et il trouve dans une réponse
de M. le colonel Taylor à M. Dundas la clef de la politique
anglaise en ce qui concerne l'Egypte. L'Angleterre veut fer-
mer l'accès de la mer Rouge et des Indes aux autres nations,
et elle ne craint pas de laisser l'Egypte aux mains des Arabes,
qu'elle dominera toujours comme elle le voudra.
Le Moniteur industriel cite une réponse du Courrier de
Lyon signée E. Jouve à l'article du Times, qui justifiait la
confiscation du royaume d'Oude.
Le Moniteur industriel achève ensuite le rapport de M. le
baron Charles Dupin sur le canal de Suez.
Le Moniteur industriel du 27 mai publie un premier article
sur le canal de Suez sous ce titre : L'opposition anglaise à
Constantinople, Ce sont des réflexions sur le Journal de
Constantinople, que combat la Presse d'Orient dans l'article
que nous-mêmes nous croirons devoir reproduire plus tard.
M. P. D-s Darnis s'étonne que le Journal de Constantinople,
oubliant sou titre et ses anciennes sympathies plusieurs fois
exprimées, s'efforce aujourd'hui d'intimider la Porte au sujet
du canal de Suez. Le Moniteur industriel rappelle le discours
de M. Gladstone, et il y trouve les véritables principes qui
devraient conduire l'Angleterre dans ses rapports avec l'Orient
et la Turquie. Voici comment se termine l'article de M. P.
B-s Darnis :
« Le Journal de Constantinople n'est pas, sur les bords
du Bosphore, autre chose que l'instrument des conceptions et
des plans entretenus sur la Turquie par l'école de lord Pal-.
merston ; il n'est pas autre chose que le théoricien et le pré-
parateur de cette chaine de spoliations dont Aden et Périm
sont les premiers anneaux. Il est un des dangereux auxiliaires
de la dissolution de l'Empire, et il est remarquable que toutes
ses dissertations contre le canal de Suez concluent toujours
directement ou indirectement à la dépendance et à l'amoin-
drissement, et jusqu'au morcellement de la Turquie. C'est là
un fait profond que nous livrops, sans plus de commentaires,
aux méditations et à la clairvoyance des hommes d'Etat.
P. B-s DARNIS.
Dans un second article intitulé : Progrès à Constantinople,
le Moniteur industriel reproduit l'article de la Gazette uni-
verselle d'Augsbourg que nous avons donné dans notre der-
nier numéro.
M. P. B—s Darnis présente ensuite quelques observations
sur les nouvelles interpellations que M. Roebuck doit faire
dans la Chambre des Communes, en se plaignant, comme le
Constitutionnel, que jusqu'à présent la question n'ait pas été
tra:tée assez complètement dans le Parlement anglais; il
ajoute qu'il a pleine confiance en M. Roebuck, qui, dans un
récent débat, professait les principes les plus nobles et les
plus élevés sur les grands intérêts de la civilisation et de l'hu-
manité, auxquels doivent céder tous les intérêts particuliers
des peuples, et ceux même de l'Angleterre quand ils s'y trou-
vent opposés.
Le Moniteur industriel rapporte ensuite la lettre de la Com-
pagnie russe de navigation à vapeur, et les passages du rap-
port de M. J. Mirés, que nous avons cités nous-mêmes dans
notre numéro précédent. Il rapporte enfin le document que
nous a envoyé notre correspondant d'Alexandrie sur le nombre
de troupes anglaises qui ont traversé l'Egypte.
L'Observateur, presse commerciale, répond ainsi à l'article
du Times :
« Le Times revient encore sur cette grave question du canal
de Suez; il prend un ton de défi qui ne peut être que com-
promettant pour le gouvernement anglais. Ce n'est pas lorsque
la France a joué un si beau rôle dans la question d'Orient et
rendu d'aussi éminents et désintéressés services au Sultan,
qu'un journal qui se dit sérieux peut avancer, d'une manière
aussi dégagée, que la Sublime Porte n'accédera pas aux vœux
exprimés par M. de Lesseps, quoique appuyés par la France,
et répondant, de plus, aux véritables intérêts européens, et
cela, parce que la politique anglaise s'y opposerait.
» Que le Times demeure bien convaincu que s'il convient
à l' Angleterre de s'isoler en préférant les communications avec
l'Inde au moyen d'un chemin de fer insuffisant aujourd'hui,
le canal ne s'en fera pas moins, attendu qu'il ne peut conve-
nir, dans un siècle où l'on fait tant de sacrifices pour rappro-
cher les distances, aux navires de toutes les'nations de faire
quelques mille lieues de plus pour se rendre dans l'Inde ou
en Chine, alors que le canal de Suez les mettrait à deux pas
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