Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-06-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 juin 1858 10 juin 1858
Description : 1858/06/10 (A3,N48). 1858/06/10 (A3,N48).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203094p
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/10/2012
f, -
JEUDI 10 JUIN. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS.. 285
l moitié sur la dépense et des troisquarts sur la durée du voyage.
Persister dans les anciens errements en présence de tels faits,
et quand il s'agissait de la conservation d'un empire, eût été
donner à l'opposition une arme trop formidable et trop légi-
time. -
Le Times, qui a épousé tous lespréjugés et toute la passion
de lord Palmerston contre le percement de l'isthme de Suez et
ses promoteurs, a fait comme son patron, il s'est rendu à l'é-
vidence. Aujourd'hui, il proclame plus haut que personne
que 1 Egypte est la voie la plus courte et la plus sûre par la-
quelle l'Angleterre puisse communiquer avec ses possessions de
l'Inde et même de l'Australie; ilest d'avis qu'on fasse passer
par la mer Rouge le télégraphe qui réunira Bombay et Lon-
dres. Les dépêches, les marchandises et les soldats de l'Angle-
terre ne doivent plus prendre d'autre route que l'Égypte, et
malheur au Pacha s'il s'avisait désormais de mettre obstacle
à leur passage !
Il n'y a là qu'une fanfaronnade ridicule. Le Pacha d'Egypte,
qui est en bons termes avec l'Angleterre, n'a aucun motif de
refuser aux voyageurs et aux produits anglais le passage à
travers ses Etats; il n'a aucun intérêt à écarter d'Alexandrie et
de Suez un transit qui profile à son pays. Mais si l'Angleterre
s avisait, de vouloir faire de ce transit un acheminement vers
une usurpation; si elle élevait sur les ports d'Alexandrie et de
Suez les prétentions dé surveillance, de garde et de protecto-
rat qui ont si longtemps empêché le Pacha de consentir à l'é-
tablissement d'un chemin de fer à travers le désert, le Pacha
serait parfaitement fondé à mettre fin à un transit qui devien-
drait la source de pareils empiétements. La France est la voie
la plus courte assurément pour aller- de Londres à Malte, l'An-
gleterre ne se croit pas fondée, pour cela, à imposer à la
France de laisser traverser son territoire par des régiments
anglais, chaque fois qu'elle voudra changer la garnison de
Malte. Une prétention qui ne serait pas légitime vis-à-vis de
la France ne saurait l'être vis-à-vis de l'É3ypte. L'intérêt et la
commodité d'une nation ne sauraient jamais préjudicier à l'in-
dépendance d'un autre État.
Ce qui n'est pas moins étrange que cette mainmise inatten-
due sur les droits du Pacha et sur l'indépendance de l'Egyptr,
cesl 1 obstination avec laquelle le Times continue à combattre
le percement de l'isthme de Suez. Il faut toute l'obstination
d'un parti pris pour ne pas voir que si, malgré deux transbor-
dements, la voie de Suez est la seule par laquelle l'Angleterre
doive désormais faire passer les troupes qu'elle enverra dans
l'Inde ou qu'elle en rappellera, les avantages de cette route
seraient bien plus grands si un navire parti de Londres, avec
un régiment à bord, pouvait aller jusqu'à Bombay sans rompre
charge. L'économie de temps et d'argent serait bien plus con
sidérablequ elle ne peut l'être aujourd'hui avec la nécessité de
débarquer à Alexandrie, de traverser l'Égypte en chemin de
fer, pour reprendre à Suez la voie de mer.
Le percement de l'isthme de Suez est donc la conséquence et
le complément nécessaire de cette grande révolution dans les
communications internationales qui, de l'aveu du Times, est
aujourd'hui un fait accompli. De toutes les puissances du
monde, celle à qui cette grande entreprise profilerait le plus
est assurément l'Angleterre, puisque c'est elle qui a le plus
d'intérêt à rendre promptes, économiques et sûres les relations
entre l'Europe et l'Asie. D'où vient donc cette opposition
inexplicable? Que le Times, s'il ne croit point le percement de
l'isthme de Suez une spéculation avantageuse, détourne les
capitaux anglais de s'y engager, cela se comprend, cela est
légitime, mais qu'il recoure à des insinuations menaçantes
pour dissuader soit le Sultan, soit le Paella d'Egypte de don-
ner la main à une œuvre dont l'Angleterre serait la première à
recueillir les bénéfices, c'est là une de ces aberrations dont la
passion seule peut donner la clef.
H n'y a là, du reste, rien dont les promoteurs delà plus grande
et de la plus noble entreprisé de ce siècle doivent s'alarmer. Il y
a moins d'un an que le chef du gouvernement anglais procla-
mait en plein Parlement qu'il était impossible d'envoyer des
troupes dans l'Inde par la voie de l'Egypte. Aujourd'hui, les
soldats anglais ne connaissent plus d'autre route. Le jour n'est
pas loin où l'Angleterre reconnaitra la nécessité de faire libre-
ment passer ses vaisseaux de là Méditerranée dans la mer
Rouge; et elle mettra autant d'ardeur à. presser l'exécution du
canal qu'elle montre aujourd'hui de passion pour l'empêcher.
- CUCHEVAL-CLARIGXY. -
L'ALLEMAGNE DU NORD ET LE CANAL DE SUEZ.
La Gazette de Trieste du 15 mai publie la correspon-
dance suivante :
« Stettin, le 11 mai.
» Le gouvernement prussien a ordonné les études prélimi-
naires pour un chemin de fer de Stettin à Kustrin. Cette
abréviation de la communication entre la Baltique et la mer
Adriatique donne lieu à de grandes espérances, qui se réali-
seront très-probablement. La Gazelle de la Baltique soutient
avec ardeur ce projet de chemin de fer, et dit à la fin de son
article : « Nous avons démontré par des chiffres l'accroisse-
Il ment de notre transit, surtout de celui qui provient de l'Au-
» triche ou se dirige vers cet empire; mais ce n'est qu'un
n premier pas en comparaison de ce qui aura lieu quand
Il le nouveau chemin de fer de Stettin à Kustrin aura abrégé
» la route de Vienne et de Trieste; alors Stettin se trouvera à
Il même de lutter, par rapport à ce transit, avec toutes les
» autres places du Nord, particulièrement avec Hambourg. Il
» ne nous paraît pas même trop hardi de tourner nos regards
n vers un commerce qui, -en attendant, se trouve encore être
Il en dehors de notre horizon, vers le commerce qui est assuré
a à l'Europe sud-est à la suite du percement de l'isthme de
» Suez. Le port de Stettin , point le plus méridional de la
» Bahique, en aura une part considérable aussitôt que la
Il distance de Trieste sera réduite au minimum; l'établisse-
» ment du chemin de Kustrin est le pas le plus important
a vers ce but. Il
On voit quelles espérances éveille le projet du canal
de Suez jusque dans le nord de l'Allemagne et sur les
bords de la mer Baltique. Nous croyons que ces espé-
rances sont parfaitement fondées ; et les considérations
qu'on vient de lire ont été déjà indiquées d'une manière
très-précise dans le rapport de M. le baron de Cziiernig à
l'Académie des sciences de Vienne. Il est certain que
Trieste, relié comme il est dès à présent avec le reste de
l'Europe et l'Allemagne par les chemins de fer, ne sera
pas seul à profiter du commerce des Indes. Ce sera bien
la marine autrichienne qui ira chercher les approvision-
nements en Asie ; mais de proche en proche, les avan-
tages de ce trafic et de la communication nouvelle s'é-
tendront beaucoup plus loin que l'Autriche; et la Gazette
de la Baltique ne se trompe pas dans ses prévision. Cet
avenir d'utilité universelle est indubitable ; et c'est la ce
qui fait que l'opposition à ce projet bienfaisant est une
faute très-grave contre la civilisation et l'humanité.
G. WAGENER.
JEUDI 10 JUIN. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS.. 285
l moitié sur la dépense et des troisquarts sur la durée du voyage.
Persister dans les anciens errements en présence de tels faits,
et quand il s'agissait de la conservation d'un empire, eût été
donner à l'opposition une arme trop formidable et trop légi-
time. -
Le Times, qui a épousé tous lespréjugés et toute la passion
de lord Palmerston contre le percement de l'isthme de Suez et
ses promoteurs, a fait comme son patron, il s'est rendu à l'é-
vidence. Aujourd'hui, il proclame plus haut que personne
que 1 Egypte est la voie la plus courte et la plus sûre par la-
quelle l'Angleterre puisse communiquer avec ses possessions de
l'Inde et même de l'Australie; ilest d'avis qu'on fasse passer
par la mer Rouge le télégraphe qui réunira Bombay et Lon-
dres. Les dépêches, les marchandises et les soldats de l'Angle-
terre ne doivent plus prendre d'autre route que l'Égypte, et
malheur au Pacha s'il s'avisait désormais de mettre obstacle
à leur passage !
Il n'y a là qu'une fanfaronnade ridicule. Le Pacha d'Egypte,
qui est en bons termes avec l'Angleterre, n'a aucun motif de
refuser aux voyageurs et aux produits anglais le passage à
travers ses Etats; il n'a aucun intérêt à écarter d'Alexandrie et
de Suez un transit qui profile à son pays. Mais si l'Angleterre
s avisait, de vouloir faire de ce transit un acheminement vers
une usurpation; si elle élevait sur les ports d'Alexandrie et de
Suez les prétentions dé surveillance, de garde et de protecto-
rat qui ont si longtemps empêché le Pacha de consentir à l'é-
tablissement d'un chemin de fer à travers le désert, le Pacha
serait parfaitement fondé à mettre fin à un transit qui devien-
drait la source de pareils empiétements. La France est la voie
la plus courte assurément pour aller- de Londres à Malte, l'An-
gleterre ne se croit pas fondée, pour cela, à imposer à la
France de laisser traverser son territoire par des régiments
anglais, chaque fois qu'elle voudra changer la garnison de
Malte. Une prétention qui ne serait pas légitime vis-à-vis de
la France ne saurait l'être vis-à-vis de l'É3ypte. L'intérêt et la
commodité d'une nation ne sauraient jamais préjudicier à l'in-
dépendance d'un autre État.
Ce qui n'est pas moins étrange que cette mainmise inatten-
due sur les droits du Pacha et sur l'indépendance de l'Egyptr,
cesl 1 obstination avec laquelle le Times continue à combattre
le percement de l'isthme de Suez. Il faut toute l'obstination
d'un parti pris pour ne pas voir que si, malgré deux transbor-
dements, la voie de Suez est la seule par laquelle l'Angleterre
doive désormais faire passer les troupes qu'elle enverra dans
l'Inde ou qu'elle en rappellera, les avantages de cette route
seraient bien plus grands si un navire parti de Londres, avec
un régiment à bord, pouvait aller jusqu'à Bombay sans rompre
charge. L'économie de temps et d'argent serait bien plus con
sidérablequ elle ne peut l'être aujourd'hui avec la nécessité de
débarquer à Alexandrie, de traverser l'Égypte en chemin de
fer, pour reprendre à Suez la voie de mer.
Le percement de l'isthme de Suez est donc la conséquence et
le complément nécessaire de cette grande révolution dans les
communications internationales qui, de l'aveu du Times, est
aujourd'hui un fait accompli. De toutes les puissances du
monde, celle à qui cette grande entreprise profilerait le plus
est assurément l'Angleterre, puisque c'est elle qui a le plus
d'intérêt à rendre promptes, économiques et sûres les relations
entre l'Europe et l'Asie. D'où vient donc cette opposition
inexplicable? Que le Times, s'il ne croit point le percement de
l'isthme de Suez une spéculation avantageuse, détourne les
capitaux anglais de s'y engager, cela se comprend, cela est
légitime, mais qu'il recoure à des insinuations menaçantes
pour dissuader soit le Sultan, soit le Paella d'Egypte de don-
ner la main à une œuvre dont l'Angleterre serait la première à
recueillir les bénéfices, c'est là une de ces aberrations dont la
passion seule peut donner la clef.
H n'y a là, du reste, rien dont les promoteurs delà plus grande
et de la plus noble entreprisé de ce siècle doivent s'alarmer. Il y
a moins d'un an que le chef du gouvernement anglais procla-
mait en plein Parlement qu'il était impossible d'envoyer des
troupes dans l'Inde par la voie de l'Egypte. Aujourd'hui, les
soldats anglais ne connaissent plus d'autre route. Le jour n'est
pas loin où l'Angleterre reconnaitra la nécessité de faire libre-
ment passer ses vaisseaux de là Méditerranée dans la mer
Rouge; et elle mettra autant d'ardeur à. presser l'exécution du
canal qu'elle montre aujourd'hui de passion pour l'empêcher.
- CUCHEVAL-CLARIGXY. -
L'ALLEMAGNE DU NORD ET LE CANAL DE SUEZ.
La Gazette de Trieste du 15 mai publie la correspon-
dance suivante :
« Stettin, le 11 mai.
» Le gouvernement prussien a ordonné les études prélimi-
naires pour un chemin de fer de Stettin à Kustrin. Cette
abréviation de la communication entre la Baltique et la mer
Adriatique donne lieu à de grandes espérances, qui se réali-
seront très-probablement. La Gazelle de la Baltique soutient
avec ardeur ce projet de chemin de fer, et dit à la fin de son
article : « Nous avons démontré par des chiffres l'accroisse-
Il ment de notre transit, surtout de celui qui provient de l'Au-
» triche ou se dirige vers cet empire; mais ce n'est qu'un
n premier pas en comparaison de ce qui aura lieu quand
Il le nouveau chemin de fer de Stettin à Kustrin aura abrégé
» la route de Vienne et de Trieste; alors Stettin se trouvera à
Il même de lutter, par rapport à ce transit, avec toutes les
» autres places du Nord, particulièrement avec Hambourg. Il
» ne nous paraît pas même trop hardi de tourner nos regards
n vers un commerce qui, -en attendant, se trouve encore être
Il en dehors de notre horizon, vers le commerce qui est assuré
a à l'Europe sud-est à la suite du percement de l'isthme de
» Suez. Le port de Stettin , point le plus méridional de la
» Bahique, en aura une part considérable aussitôt que la
Il distance de Trieste sera réduite au minimum; l'établisse-
» ment du chemin de Kustrin est le pas le plus important
a vers ce but. Il
On voit quelles espérances éveille le projet du canal
de Suez jusque dans le nord de l'Allemagne et sur les
bords de la mer Baltique. Nous croyons que ces espé-
rances sont parfaitement fondées ; et les considérations
qu'on vient de lire ont été déjà indiquées d'une manière
très-précise dans le rapport de M. le baron de Cziiernig à
l'Académie des sciences de Vienne. Il est certain que
Trieste, relié comme il est dès à présent avec le reste de
l'Europe et l'Allemagne par les chemins de fer, ne sera
pas seul à profiter du commerce des Indes. Ce sera bien
la marine autrichienne qui ira chercher les approvision-
nements en Asie ; mais de proche en proche, les avan-
tages de ce trafic et de la communication nouvelle s'é-
tendront beaucoup plus loin que l'Autriche; et la Gazette
de la Baltique ne se trompe pas dans ses prévision. Cet
avenir d'utilité universelle est indubitable ; et c'est la ce
qui fait que l'opposition à ce projet bienfaisant est une
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G. WAGENER.
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