Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-06-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 juin 1858 10 juin 1858
Description : 1858/06/10 (A3,N48). 1858/06/10 (A3,N48).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203094p
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/10/2012
284 L'ISTHME DE SUEZ, JEUDI 10 JUIN.
- droit de se plaindre si elle n'était pas écoutée convenablement
à Conslantinople. »
PRÉVOST-PARADOL.
Nos lecteurs connaissent déjà le talent si remarquable
de M. Prévost-Paradol. Cet article ne le cède à aucun
-
des précédents, et il est impossible de porter dans une
réfutation plus d'esprit, de vivacité et de bon sens.
De son côté, le Constitutionnel du 30 mai a fait aussi
une excellente réponse au Times. Nous voudrions pou-
voir la donner en'entier; mais l'espace nous force à n'en
extraire que les passages suivants.
Le Constitutionnel expose et répète les prétentions
du Times sur l'Egypte; puis il continue :
« Après avoir établi le prétendu droit de l'Angleterre au
passage de ses troupes à travers l'Egypte par le chemin de
fer, lè Times attaque un autre moyen de transit qui donnerait
réellement droit de passage à tout le monde. Nous voulons
parler de l'ouverture d'un canal à travers l'isthme de Suez.
Comme ce projet ne doit pas être exécuté au profit de l'Angle-
terre seule; comme la neutralité du canal serait placée sous la
garantie de l'Europe entière, dont le contrôle pourrail con-
trarier certaines vues; comme cette route maritime, traversant
un territoire aujourd'hui désert, n'introduirait pas les unifor-
mes rouges au cœur de l'Egypte même, livrée à la merci d'un
coup de main, le canal de Suez ne plaît pas. au Times, qui
honore le concessionnaire et ses amis, la Commission inter-
nationale , l'Institut de France, nos Conseils généraux et nos
Chambres de commerce de son hostilité violente et de sa polé-
mique, dont on connaît les allures, généralement dépourvues
d'urbanité.
» A l'entendre, le concessionnaire du canal de Suez aurait
échoué dans ses démarches auprès de la Porte Ottomane, il
aurait résolu néanmoins d'exécuter ce grand travail malgré la
défense du Sultan. Enfin, il se proposerait d'engager le Vice-
roi d'Egypte à faire les frais de l'entreprise. Le journal de la
Cité porte un grand amour à la Turquie et à l'Egypte, comme
chacun sait. Il suffit, pour s'en convaincre, de se rappeler les
articles qu'il a publiés pour prouver que le maintien de l'in-
dépendance et de l'intégrité de l'empire n'était qu'une chimère.
Aussi, comme nouvelle preuve de ses sentiments, il donne au
Vice-roi le conseil très-impératif de renoncer à ce qu'il appelle
un projet de visionnaire. — Qu'en dit l'Académie des sciences?
Qu'en disent les principaux ingénieurs de toute 1 Europe ? —
Si le Vice-roi n'obéit pas à cette injonction, le Times le me-
* nace de « sérieuses complications », toujours pour le remer-
cier de la bonté qu'il à eue d'admettre sans conditions les
troupes anglaises à traverser son territoire.
JI Il, n'y a pas, nous le croyons, un mot de vrai dans les
suppositions du journal anglais. Il n'est pas vrai que M. de
Lesseps ait échoué dans ses démarches auprès de la Porte- Ot-
tomane; il n'est pas vrai que le Divan s'oppose à l'exécution
du canal de Suez; il n'est pas vrai, enfin, que le Vice-roi d'E-
1 gypte soit appelé à supporter les frais de l'entreprise. C'est
l'Europe entière qui en fera les fonds. L'Angleterre y prendra
part aussi; car il n'est pas probable que les Chambres de
commerce et les associations commerciales de ce pays, après
avoir encouragé de leurs applaudissements et de leurs vœux
le projet qui leur était soumis, suivent l'exemple de palinodie
qu'a donné au gouvernement un membre de la Chambre qui,
dans l'opposition, s'était montré partisan du percement de
l'isthme. Quant au Times, il peut certes se dispenser de sous-
crire. On n'a pas plus besoin de son argent qu'on ne fait cas
de ses menaces. »
L'auteur termine ainsi :
« IVen déplaise ?iu Times, le concessionnaire du canal de Suez
peut très-bien se passer de son assentiment pour exécuter son
entreprise. Il n'appartient pas à un simple particulier de résou-
dre les difficultés diplomatiques que fait naître la politique
anglaise pour empêcher l'exécution d'un travail dont elle s'a-
larme, on ne sait pourquoi. Mais, armé de la concession du :
Vice roi, M. de Lesseps est parfaitement libre de commencer
les travaux du canal, s'il le juge utile. C'est une entreprise pri-
vée qui n'a de comptes à rendre qu'au gouvernement du pays. :
Du reste, les violences mêmes du Times trahissent le sentiment
qu'il a de cette situation et de son impuissance à la changer ;
elles prouvent encore que son parti redoute avec raison les
interpellations qui vont avoir lieu dans la Chambre des Com-
munes. Ces interpellations démontreront, en effet, que la po-
litique étroite qui convoite l'Egypte et qui redoute le dévelop-
pement des marines marchandes de la Méditerranée n'a pas
l'assentiment de tout le monde en Angleterre. »
P. DUBOIS.
La Patrie du 31 mai a publié en réponse au Times
l'article suivant, dù à M. Cucheval-Clarigny, dont nos
lecteurs connaissent dès longtemps le remarquable ta-
lent :
LE A TIMES Il ET L'ISTHME DE SUEZ.
Il n'est rien de tel que les conseils de l'intérêt pour réconci-
lier les gens avec ce qui leur déplaît. Quand l'insurrection
des Indes éclata, et que l'envoi immédiat de troupes Euro-
péennes devint nécessaire pour rétablir la domination anglaise
fort ébranlée, l'Egypte s'offrit à la pensée de tout le monde
comme la voie la plus prompte que pouvaient prendre les ren forts
expédiés au gouverneur général. On se souvient même que le
gouvernement français offrit au Cabinet de Londres délaisser
traverser notre territoire par les troupes anglaises qu'on en-
verrait par la Méditerranée.
Cette offre cordiale fut déclinée. Le Cabinet anglais ne vou-
lait point, disait-il, recourir à la voie d'Alexandrie et de Suez;
il prévoyait des difficultés de la part de la Porte, de la part
du Pacha d'Égypte. Dans le Parlement, on fit valoir les in-
convénients d'un voyage dans le désert, et les dangers que
présentait la navigation de la mer Rouge. Aucun de ces argu-
ments n'était sérieux. Un seul mobile dirigeait lord Palmerston:
c'était de ne point se donner un démenti à lui-même. Après
avoir représenté le percement de l'isthme de Suez comme une,
entreprise impraticable et sans utilité aucune, il ne fallait pas
démontrer par une expérience concluante que l'Egypte était
la véritable route de l'Inde. On préféra donc noliser à grands
frais des bâtiments de toute sorte, dont quelques-uns firent
naufrage, et condamner les soldats anglais à quatre mois
d'une navigation -périlleuse, au moment où le retard de quel-
ques jours pouvait compromettre à jamais l'empire anglo-in-
dien.
Bientôt la nécessité devint tellement impérieuse qu'elle fitj
tomber tous les scrupules de la vanité, toutes les résistances]
de la politique. Lorsqu'on sut les garnisons d'Agra et de Luck-j
now en péril, lorsque le salut de l'héroïque Havelock lui-même
devint un problème, on expédia en toute hâte par l'Egypte des
officiers et des soldats d'artillerie et du génie. Puis on cessa de
lutter contre l'évidence, et pendant les sept derniers mois de
l'administration de lord Palmerston, la totalité des renforts
expédiés dans l'Inde, c'est à-dire mille à douze cents hommes
par mois, a pris la route de Surz. Le gouvernement anglais
s'est convaincu qu'il réaliserait ainsi une économie de plus de
- droit de se plaindre si elle n'était pas écoutée convenablement
à Conslantinople. »
PRÉVOST-PARADOL.
Nos lecteurs connaissent déjà le talent si remarquable
de M. Prévost-Paradol. Cet article ne le cède à aucun
-
des précédents, et il est impossible de porter dans une
réfutation plus d'esprit, de vivacité et de bon sens.
De son côté, le Constitutionnel du 30 mai a fait aussi
une excellente réponse au Times. Nous voudrions pou-
voir la donner en'entier; mais l'espace nous force à n'en
extraire que les passages suivants.
Le Constitutionnel expose et répète les prétentions
du Times sur l'Egypte; puis il continue :
« Après avoir établi le prétendu droit de l'Angleterre au
passage de ses troupes à travers l'Egypte par le chemin de
fer, lè Times attaque un autre moyen de transit qui donnerait
réellement droit de passage à tout le monde. Nous voulons
parler de l'ouverture d'un canal à travers l'isthme de Suez.
Comme ce projet ne doit pas être exécuté au profit de l'Angle-
terre seule; comme la neutralité du canal serait placée sous la
garantie de l'Europe entière, dont le contrôle pourrail con-
trarier certaines vues; comme cette route maritime, traversant
un territoire aujourd'hui désert, n'introduirait pas les unifor-
mes rouges au cœur de l'Egypte même, livrée à la merci d'un
coup de main, le canal de Suez ne plaît pas. au Times, qui
honore le concessionnaire et ses amis, la Commission inter-
nationale , l'Institut de France, nos Conseils généraux et nos
Chambres de commerce de son hostilité violente et de sa polé-
mique, dont on connaît les allures, généralement dépourvues
d'urbanité.
» A l'entendre, le concessionnaire du canal de Suez aurait
échoué dans ses démarches auprès de la Porte Ottomane, il
aurait résolu néanmoins d'exécuter ce grand travail malgré la
défense du Sultan. Enfin, il se proposerait d'engager le Vice-
roi d'Egypte à faire les frais de l'entreprise. Le journal de la
Cité porte un grand amour à la Turquie et à l'Egypte, comme
chacun sait. Il suffit, pour s'en convaincre, de se rappeler les
articles qu'il a publiés pour prouver que le maintien de l'in-
dépendance et de l'intégrité de l'empire n'était qu'une chimère.
Aussi, comme nouvelle preuve de ses sentiments, il donne au
Vice-roi le conseil très-impératif de renoncer à ce qu'il appelle
un projet de visionnaire. — Qu'en dit l'Académie des sciences?
Qu'en disent les principaux ingénieurs de toute 1 Europe ? —
Si le Vice-roi n'obéit pas à cette injonction, le Times le me-
* nace de « sérieuses complications », toujours pour le remer-
cier de la bonté qu'il à eue d'admettre sans conditions les
troupes anglaises à traverser son territoire.
JI Il, n'y a pas, nous le croyons, un mot de vrai dans les
suppositions du journal anglais. Il n'est pas vrai que M. de
Lesseps ait échoué dans ses démarches auprès de la Porte- Ot-
tomane; il n'est pas vrai que le Divan s'oppose à l'exécution
du canal de Suez; il n'est pas vrai, enfin, que le Vice-roi d'E-
1 gypte soit appelé à supporter les frais de l'entreprise. C'est
l'Europe entière qui en fera les fonds. L'Angleterre y prendra
part aussi; car il n'est pas probable que les Chambres de
commerce et les associations commerciales de ce pays, après
avoir encouragé de leurs applaudissements et de leurs vœux
le projet qui leur était soumis, suivent l'exemple de palinodie
qu'a donné au gouvernement un membre de la Chambre qui,
dans l'opposition, s'était montré partisan du percement de
l'isthme. Quant au Times, il peut certes se dispenser de sous-
crire. On n'a pas plus besoin de son argent qu'on ne fait cas
de ses menaces. »
L'auteur termine ainsi :
« IVen déplaise ?iu Times, le concessionnaire du canal de Suez
peut très-bien se passer de son assentiment pour exécuter son
entreprise. Il n'appartient pas à un simple particulier de résou-
dre les difficultés diplomatiques que fait naître la politique
anglaise pour empêcher l'exécution d'un travail dont elle s'a-
larme, on ne sait pourquoi. Mais, armé de la concession du :
Vice roi, M. de Lesseps est parfaitement libre de commencer
les travaux du canal, s'il le juge utile. C'est une entreprise pri-
vée qui n'a de comptes à rendre qu'au gouvernement du pays. :
Du reste, les violences mêmes du Times trahissent le sentiment
qu'il a de cette situation et de son impuissance à la changer ;
elles prouvent encore que son parti redoute avec raison les
interpellations qui vont avoir lieu dans la Chambre des Com-
munes. Ces interpellations démontreront, en effet, que la po-
litique étroite qui convoite l'Egypte et qui redoute le dévelop-
pement des marines marchandes de la Méditerranée n'a pas
l'assentiment de tout le monde en Angleterre. »
P. DUBOIS.
La Patrie du 31 mai a publié en réponse au Times
l'article suivant, dù à M. Cucheval-Clarigny, dont nos
lecteurs connaissent dès longtemps le remarquable ta-
lent :
LE A TIMES Il ET L'ISTHME DE SUEZ.
Il n'est rien de tel que les conseils de l'intérêt pour réconci-
lier les gens avec ce qui leur déplaît. Quand l'insurrection
des Indes éclata, et que l'envoi immédiat de troupes Euro-
péennes devint nécessaire pour rétablir la domination anglaise
fort ébranlée, l'Egypte s'offrit à la pensée de tout le monde
comme la voie la plus prompte que pouvaient prendre les ren forts
expédiés au gouverneur général. On se souvient même que le
gouvernement français offrit au Cabinet de Londres délaisser
traverser notre territoire par les troupes anglaises qu'on en-
verrait par la Méditerranée.
Cette offre cordiale fut déclinée. Le Cabinet anglais ne vou-
lait point, disait-il, recourir à la voie d'Alexandrie et de Suez;
il prévoyait des difficultés de la part de la Porte, de la part
du Pacha d'Égypte. Dans le Parlement, on fit valoir les in-
convénients d'un voyage dans le désert, et les dangers que
présentait la navigation de la mer Rouge. Aucun de ces argu-
ments n'était sérieux. Un seul mobile dirigeait lord Palmerston:
c'était de ne point se donner un démenti à lui-même. Après
avoir représenté le percement de l'isthme de Suez comme une,
entreprise impraticable et sans utilité aucune, il ne fallait pas
démontrer par une expérience concluante que l'Egypte était
la véritable route de l'Inde. On préféra donc noliser à grands
frais des bâtiments de toute sorte, dont quelques-uns firent
naufrage, et condamner les soldats anglais à quatre mois
d'une navigation -périlleuse, au moment où le retard de quel-
ques jours pouvait compromettre à jamais l'empire anglo-in-
dien.
Bientôt la nécessité devint tellement impérieuse qu'elle fitj
tomber tous les scrupules de la vanité, toutes les résistances]
de la politique. Lorsqu'on sut les garnisons d'Agra et de Luck-j
now en péril, lorsque le salut de l'héroïque Havelock lui-même
devint un problème, on expédia en toute hâte par l'Egypte des
officiers et des soldats d'artillerie et du génie. Puis on cessa de
lutter contre l'évidence, et pendant les sept derniers mois de
l'administration de lord Palmerston, la totalité des renforts
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