Titre : L'Isthme de Suez : journal de l'union des deux mers / gérant Ernest Desplaces
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1858-05-10
Contributeur : Desplaces, Ernest (1828-1893?). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34430392j
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 4673 Nombre total de vues : 4673
Description : 10 mai 1858 10 mai 1858
Description : 1858/05/10 (A3,N46). 1858/05/10 (A3,N46).
Description : Collection numérique : Bibliothèques d'Orient Collection numérique : Bibliothèques d'Orient
Description : Collection numérique : Collections de l’École... Collection numérique : Collections de l’École nationale des ponts et chaussées
Description : Collection numérique : Thématique : ingénierie,... Collection numérique : Thématique : ingénierie, génie civil
Description : Collection numérique : Corpus : canaux, écluses,... Collection numérique : Corpus : canaux, écluses, navigation intérieure
Description : Collection numérique : Corpus : ports et travaux... Collection numérique : Corpus : ports et travaux maritimes
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6203092v
Source : Bibliothèque nationale de France, département Philosophie, histoire, sciences de l'homme, 4-O3b-240
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/05/2012
LUNDI 10 MAI. JOURNAL DE L'UNION DES DEUX MERS. 247
ter jusqu'à lui la cause de tous les faits qui peuvent être
blâmés.
» Telle est la tactique qui a été pratiquée par quelques or-
ganes de la Presse de Londres contre Saïd-Pacha; mais, il
faut le dire, sans aucun succès, car nos rapports avec l'Egypte
sont trop fréquents pour qu'il soit possible d'égarer l'opinion
publique par des mensonges intéressés.
» Tout le monde connaît les améliorations qui ont été réa-
lisées par le Vice-roi, et nous sommes convaincus que le
tableau suivant qu'en trace le Constitutionnel ne rencontrera
que des approbateurs parmi les hommes qui aiment la civili-
sation et la vérité. » — BLANCHARD.
(Suit l'article du Constitutionnel.)
Le Moniteur industriel du 22 avril se pose cette question :
« La Turquie vivra-t-elle ou se suicidera-t-elle? »
« Le canal de Suez, dit M. P. B-s Darnis, à l'autre extré-
mité de l'empire ottoman, serait un autre Bosphore ouvert au
monde pour lui livrer le passage le plus avantageux et le plus
direct entre les deux hémisphères; il donnerait par consé-
quent à toutes les puissances un intérêt immense et perma-
nent, d'abord à défendre l'indépendance et à garantir la
neutralité de ce passage, et ensuite à maintenir énergique-
ment le statu quo dans la mer Rouge et dans l'Egypte, c'est-
à-dire l'intégrité des possessions turques traversant ou bordant
le passage.
Mais dès lors il faut renoncer à toutes ces invasions poli-
tiques poursuivies par lord Palmerslon ; il faut renoncer à
isoler la Turquie de ses possessions arabiques et nubiennes;
il faut renoncer à s'attribuer la police de la mer Rouge, à
marcher de Périm à Massowah, de Massowah à Djeddah, de
Djeddah à Suez, de Suez à Alexandrie, et à envelopper les
plus belles provinces ottomanes dans un réseau silencieux de
manœuvres et d'empiétements qui en feraient la proie pro-
chaine et convoitée du léopard britannique. L'ouverture de
l'isthme de Suez fait évanouir tous ces grands projets en fumée;
l'ouverture du canal de Suez donne l'Europe pour protectrice
au Bosphore égyptien, comme elle l'est déjà pour le Bosphore
de Thrace; l'ouverture de l'isthme de Suez permet de montrer
aux populations des bords de la mer Rouge le pavillon du
chef de la foi et de leur maitre légitime. L'ouverture du canal
de Suez crée un titre nouveau , pressant et considérable pour
l'empire à la protection du monde. Elle met un terme efficace
et solide aux empiétements dont cet empire est si clairement
menacé du côté où il est aujourd'hui le plus faible et le plus
isolé; elle investit la Turquie d'une nouvelle popularité;
elle lui donne l'occasion de faire acte de vitalité; en un
mot, elle met entre ses mains sa vie ou sa mort, son salut
ou sa ruine. Nous le prédisons à coup sûr, et nous affirmons
que les événements ne manqueront pas de nous donner rai-
son. Si par l'exécution du canal des deux mers elle n'arrête
point le travail actif de dissolution et de sape qui mine dès à
présent toutes ses possessions asiatiques placées en face de la
mer des Indes, ses jours sont comptés : elle aura prouvé au
monde qu'elle n'avait pas l'intelligence de se conserver elle-
même et de vivre ; et d'ici à dix ans, à vingt ans tout au plus,
elle ne sera, plus qu'un souvenir de l'histoire.
Cette destinée, selon nous infaillible, il dépend d'elle de la
conjurer par une simple signature au bas d'un décret émané
de son initiative et de sa liberté légitime, » —P. B-s DARNIS.
Dans un second article intitulé : « Quelques mots au Times, n
M. P. B-s Darnis repousse avec une grande énergie les at-
taques du journal angfais contre les promoteurs du canal et
contre le caractère général de l'entreprise ; puis il se résume
ainsi :
«Non, le canal de Suez n'est ni une pensée d'ambition
nationale ni une manœuvre de haine politique : il est tout le
contraire; il est une entreprise de pacification et de progrès,
d'universalité et de civilisation. Il a été proposé à l'Angleterre
comme un des grands instruments d'une alliance qui devait
se prolonger par les œuvres, dans la paix comme dans la
guerre ; il a été présenté à l'Angleterre comme la branche
d'olivier, et le génie malfaisant de lord Palmerston en veut
faire à tout prix une pomme de discorde. Le Times le seconde
dans ces nobles efforts; il souffle le feu sur l'Angleterre, il
le souffle sur la France; il foule aux pieds avec le même dé-
dain et la dignité des nations et la dignité des personnes. Où
nous envisageons une entreprise conçue pour le bien et la
civilisation du globe, il veut substituer son propre système
d'accaparement et de domination exclusive; où nous voulions
consolider par une grande conception maritime et commer-
ciale l'intégrité et l'avenir de l'empire ottoman , il veut main-
tenir cet empire dans un état précaire, vacillant et ouvert à
toutes les tentatives; où nous voulions consolider la paix du
monde, il veut la rendre incertaine et troublée. De ces limites
des deux mondes où nous voulions montrer les deux grandes
nations de l'Occident disposées à ouvrir à tous une large et
nouvelle voie à l'échange, aux lumières, au commerce, il
veut repousser la France et l'Europe, et maintenir la borne
conservatrice de cette barbarie dont il entend se faire le tuteur
universel. Dans ce but, il ne recule pas devant le déchaîne-
ment des plus mauvais sentiments : il ne craint pas de mon-
trer son pays sous un jour qui le rendrait odieux et oppres-
seur. C'est à l'opinion publique en Angleterre à juger si cette
politique de la haine et de l'orgueil est encore de notre temps,
et s'il n'y a pas plus de danger à en courir les risques qu'il
n'y en a à voir la Compagnie universelle ridiculement lutter
contre les améliorations des ports ou la construction des ma-
gasins que les Anglais désireraient pour recevoir et abriter
leurs navires et leurs marchandises. » — P. B-s DARXIS.
Le Moniteur industriel cite aussi un article de l'Abeille du
Nord où l'on prend hautement la défense du canal de Suez
contre la politique anglaise. M. P. B-s Darnis commente cet
article et en montre toute l'importance. Sous ce titre : Rectifi-
cation, il redresse quelques assertions de Y Indépendance belge
dans une lettre de Paris très-bienveillante pour notre entre-
prise et M. Ferd. de Lesseps. Mais l'Indépendance s'était trom-
pée en annonçant qu'il avait quitté Constantinople.
« Le représentant du percement de l'isthme, dit M. P. B-s
Darnis, est donc bien loin d'être dans une situation découra-
geante ou découragée. Il a la fermeté, il a la raison, il a la
confiance, et cette confiance nous la partageons pleinement
avec lui. La lutte ne fera qu'ajouter au lustre de la victoire,
tandis que de l'autre côté la défaite et même le succès seront
accompagnés par la réprobation du monde et condamnés au
mépris de la postérité.
Dans ces conditions, il est facile de joindre la persévérance
à l'énergie, et comme le fait très-bien observer l'Indépendance
belge, ni l'une ni l'autre de ces qualités ne manquent à M. de
Lesseps.
On sait d'ailleurs que la feuille de Bruxelles s'est toujours
distinguée parmi les défenseurs sérieux et dévoués que le
canal de Suez compte en si vaste nombre et dans la presse
européenne et dans la presse universelle. Sa loyauté a voulu
aussi protester contre les injures et les calomnies du Times,
et nous nous faisons un plaisir de reproduire cette protesta-
tion, qui est en même temps une réfutation. )
P. B-s DARNIS.
ter jusqu'à lui la cause de tous les faits qui peuvent être
blâmés.
» Telle est la tactique qui a été pratiquée par quelques or-
ganes de la Presse de Londres contre Saïd-Pacha; mais, il
faut le dire, sans aucun succès, car nos rapports avec l'Egypte
sont trop fréquents pour qu'il soit possible d'égarer l'opinion
publique par des mensonges intéressés.
» Tout le monde connaît les améliorations qui ont été réa-
lisées par le Vice-roi, et nous sommes convaincus que le
tableau suivant qu'en trace le Constitutionnel ne rencontrera
que des approbateurs parmi les hommes qui aiment la civili-
sation et la vérité. » — BLANCHARD.
(Suit l'article du Constitutionnel.)
Le Moniteur industriel du 22 avril se pose cette question :
« La Turquie vivra-t-elle ou se suicidera-t-elle? »
« Le canal de Suez, dit M. P. B-s Darnis, à l'autre extré-
mité de l'empire ottoman, serait un autre Bosphore ouvert au
monde pour lui livrer le passage le plus avantageux et le plus
direct entre les deux hémisphères; il donnerait par consé-
quent à toutes les puissances un intérêt immense et perma-
nent, d'abord à défendre l'indépendance et à garantir la
neutralité de ce passage, et ensuite à maintenir énergique-
ment le statu quo dans la mer Rouge et dans l'Egypte, c'est-
à-dire l'intégrité des possessions turques traversant ou bordant
le passage.
Mais dès lors il faut renoncer à toutes ces invasions poli-
tiques poursuivies par lord Palmerslon ; il faut renoncer à
isoler la Turquie de ses possessions arabiques et nubiennes;
il faut renoncer à s'attribuer la police de la mer Rouge, à
marcher de Périm à Massowah, de Massowah à Djeddah, de
Djeddah à Suez, de Suez à Alexandrie, et à envelopper les
plus belles provinces ottomanes dans un réseau silencieux de
manœuvres et d'empiétements qui en feraient la proie pro-
chaine et convoitée du léopard britannique. L'ouverture de
l'isthme de Suez fait évanouir tous ces grands projets en fumée;
l'ouverture du canal de Suez donne l'Europe pour protectrice
au Bosphore égyptien, comme elle l'est déjà pour le Bosphore
de Thrace; l'ouverture de l'isthme de Suez permet de montrer
aux populations des bords de la mer Rouge le pavillon du
chef de la foi et de leur maitre légitime. L'ouverture du canal
de Suez crée un titre nouveau , pressant et considérable pour
l'empire à la protection du monde. Elle met un terme efficace
et solide aux empiétements dont cet empire est si clairement
menacé du côté où il est aujourd'hui le plus faible et le plus
isolé; elle investit la Turquie d'une nouvelle popularité;
elle lui donne l'occasion de faire acte de vitalité; en un
mot, elle met entre ses mains sa vie ou sa mort, son salut
ou sa ruine. Nous le prédisons à coup sûr, et nous affirmons
que les événements ne manqueront pas de nous donner rai-
son. Si par l'exécution du canal des deux mers elle n'arrête
point le travail actif de dissolution et de sape qui mine dès à
présent toutes ses possessions asiatiques placées en face de la
mer des Indes, ses jours sont comptés : elle aura prouvé au
monde qu'elle n'avait pas l'intelligence de se conserver elle-
même et de vivre ; et d'ici à dix ans, à vingt ans tout au plus,
elle ne sera, plus qu'un souvenir de l'histoire.
Cette destinée, selon nous infaillible, il dépend d'elle de la
conjurer par une simple signature au bas d'un décret émané
de son initiative et de sa liberté légitime, » —P. B-s DARNIS.
Dans un second article intitulé : « Quelques mots au Times, n
M. P. B-s Darnis repousse avec une grande énergie les at-
taques du journal angfais contre les promoteurs du canal et
contre le caractère général de l'entreprise ; puis il se résume
ainsi :
«Non, le canal de Suez n'est ni une pensée d'ambition
nationale ni une manœuvre de haine politique : il est tout le
contraire; il est une entreprise de pacification et de progrès,
d'universalité et de civilisation. Il a été proposé à l'Angleterre
comme un des grands instruments d'une alliance qui devait
se prolonger par les œuvres, dans la paix comme dans la
guerre ; il a été présenté à l'Angleterre comme la branche
d'olivier, et le génie malfaisant de lord Palmerston en veut
faire à tout prix une pomme de discorde. Le Times le seconde
dans ces nobles efforts; il souffle le feu sur l'Angleterre, il
le souffle sur la France; il foule aux pieds avec le même dé-
dain et la dignité des nations et la dignité des personnes. Où
nous envisageons une entreprise conçue pour le bien et la
civilisation du globe, il veut substituer son propre système
d'accaparement et de domination exclusive; où nous voulions
consolider par une grande conception maritime et commer-
ciale l'intégrité et l'avenir de l'empire ottoman , il veut main-
tenir cet empire dans un état précaire, vacillant et ouvert à
toutes les tentatives; où nous voulions consolider la paix du
monde, il veut la rendre incertaine et troublée. De ces limites
des deux mondes où nous voulions montrer les deux grandes
nations de l'Occident disposées à ouvrir à tous une large et
nouvelle voie à l'échange, aux lumières, au commerce, il
veut repousser la France et l'Europe, et maintenir la borne
conservatrice de cette barbarie dont il entend se faire le tuteur
universel. Dans ce but, il ne recule pas devant le déchaîne-
ment des plus mauvais sentiments : il ne craint pas de mon-
trer son pays sous un jour qui le rendrait odieux et oppres-
seur. C'est à l'opinion publique en Angleterre à juger si cette
politique de la haine et de l'orgueil est encore de notre temps,
et s'il n'y a pas plus de danger à en courir les risques qu'il
n'y en a à voir la Compagnie universelle ridiculement lutter
contre les améliorations des ports ou la construction des ma-
gasins que les Anglais désireraient pour recevoir et abriter
leurs navires et leurs marchandises. » — P. B-s DARXIS.
Le Moniteur industriel cite aussi un article de l'Abeille du
Nord où l'on prend hautement la défense du canal de Suez
contre la politique anglaise. M. P. B-s Darnis commente cet
article et en montre toute l'importance. Sous ce titre : Rectifi-
cation, il redresse quelques assertions de Y Indépendance belge
dans une lettre de Paris très-bienveillante pour notre entre-
prise et M. Ferd. de Lesseps. Mais l'Indépendance s'était trom-
pée en annonçant qu'il avait quitté Constantinople.
« Le représentant du percement de l'isthme, dit M. P. B-s
Darnis, est donc bien loin d'être dans une situation découra-
geante ou découragée. Il a la fermeté, il a la raison, il a la
confiance, et cette confiance nous la partageons pleinement
avec lui. La lutte ne fera qu'ajouter au lustre de la victoire,
tandis que de l'autre côté la défaite et même le succès seront
accompagnés par la réprobation du monde et condamnés au
mépris de la postérité.
Dans ces conditions, il est facile de joindre la persévérance
à l'énergie, et comme le fait très-bien observer l'Indépendance
belge, ni l'une ni l'autre de ces qualités ne manquent à M. de
Lesseps.
On sait d'ailleurs que la feuille de Bruxelles s'est toujours
distinguée parmi les défenseurs sérieux et dévoués que le
canal de Suez compte en si vaste nombre et dans la presse
européenne et dans la presse universelle. Sa loyauté a voulu
aussi protester contre les injures et les calomnies du Times,
et nous nous faisons un plaisir de reproduire cette protesta-
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P. B-s DARNIS.
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